Navette automatique (transport de personnes)

petits réseaux de transports automatique desservant de petites zones (un aéroport, un parc, un petit quartier)

La fonction de navette est de desservir un site spécifique (aéroport, centre commercial, parc d'attractions, université, centre historique, hôpital, etc), soit en navette interne (par exemple à l'aéroport Roissy), soit en navette externe vers un système de transport urbain (par exemple aéroport d'Orly). Dans la plupart des cas il s'agit d'un système simple d'aller-retour avec parfois un seul véhicule desservant deux stations. On parle parfois de transport hectométrique pour un mode de déplacement adapté à de courtes distances.

Une navette automatique est un système de transport de personnes en site propre entièrement automatisé (sans conducteur).

La navette automatique (correspondant au concept Automated People Mover)[1] est un système de transport qui se situe entre le transport urbain guidé (métro automatique, correspondant au concept Automated Guideway Transit)[2] et le taxi robot (navette autonome, correspondant au concept Personal Rapid Transit)[3]. La distinction entre une navette automatique en service dans une zone urbaine et qui comporte plusieurs points d'arrêts (ligne de rabattement sur un système de transport lourd) et un métro automatique est parfois difficile à faire.

ConceptModifier

L’expression transport hectométrique concerne en principe tous les moyens de déplacements de faible longueur, allant de quelques mètres à quelques kilomètres.[réf. nécessaire] Le premier transport hectométrique qui est en même temps le plus simple est la marche à pied. Pour la faciliter il faut des voies aisément praticables (chemins aptes aux piétons et les moins accidentés possibles, escaliers). Les inconvénients éventuels en sont la pénibilité ainsi que la lenteur relative du déplacement.

Pour pallier ces inconvénients, il faut avoir recours à des machines. Des modes individuels existent, notamment la bicyclette, lesquels peuvent être organisés (Vélib' à Paris ou BIXI à Montréal), et plus précisément des modes motorisés et des transports en commun. Ainsi les autobus de diverses capacités (depuis les minibus jusqu’aux véhicules articulés), et également les taxis, ont fait leurs preuves, qu’ils circulent sur la voie publique ou en site propre. Les tapis roulants (dont les escaliers mobiles), éventuellement multiples, sont couramment utilisés, dans les aéroports ou le métro notamment. La RATP (transports collectifs parisiens) a expérimenté sans succès il y a quelques années un équipement accéléré à la station de métro Montparnasse - Bienvenüe. Les modes entièrement guidés viennent ensuite, depuis les tramways jusqu’aux systèmes automatiques de type « VAL », en passant pour les déplacements escarpés, aux funiculaires ou aux remontées mécaniques.

TechnologiesModifier

Les navettes automatiques, réalisant un transport de personnes spécifique, utilisent une variété de technologies plus large que les systèmes de transport urbain de masse. Parmi ces technologies figurent les systèmes à câble, les monorails, les systèmes à lévitation magnétique et à air comprimé.

HistoireModifier

Une des plus anciennes technologies de navettes est le monorail, sous ses différentes formes. Les premières navettes en monorail à être automatisées furent celui de Disneyland et celui de Seattle.

Une autre technologie a été développée en 1964 pour le pavillon Ford Magic Skyway de la Foire internationale de New York 1964-1965 par la société de conception d'attraction de Disney. Le terme PeopleMover a été forgé par Walt Disney quand il travaillait en 1967 à la rénovation du Tomorrowland de Disneyland. PeopleMover était le titre de travail d'une nouvelle attraction. Selon Bob Gurr, le nom a été retenu pour désigner l'attraction californienne puis celle similaire de Floride. La technologie a été brevetée sous le nom WEDWay.

La première navette automatique à être installée dans un aéroport le fut en 1971 à l'aéroport international de Tampa (États-Unis).

Le VAL (Véhicule automatique léger) de Lille (France), inauguré en 1983, est souvent cité comme le premier people mover destiné au transport de masse,[réf. nécessaire] mais ce titre est contesté par le Port Liner de Kōbe (Japon), qui est en service depuis 1981. Le VAL est cependant incontestablement le premier people mover destiné à desservir une zone urbaine préexistante.

Les métros sans conducteurs sont devenus courants en Europe et dans certaines régions d'Asie. La structure de coût des trains automatiques leur permettent d'être rentables pour des villes considérées comme trop petites pour construire un métro. Ainsi Rennes, Lausanne, Brescia, etc. se sont engagées dans la construction de métros automatisés. Les people movers sont parallèlement devenus communs dans les grands aéroports et hôpitaux.

ExemplesModifier

Transport urbainModifier

AéroportsModifier

La majorité des navettes automatiques sont en service dans des aéroports et certaines font la liaison avec d'autres réseaux de transport public (navette externe).

RéférencesModifier

  1. (en) « People mover », dans Wikipedia, (lire en ligne)
  2. (en) « Automated guideway transit », dans Wikipedia, (lire en ligne)
  3. (en) « Personal rapid transit », dans Wikipedia, (lire en ligne)

Articles connexesModifier