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Djeddah

ville d'Arabie saoudite
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Jedda.
Djeddah
Jeddah Seafront.jpg
Géographie
Pays
Province
Superficie
1 600 km2Voir et modifier les données sur Wikidata
Altitude
12 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées
Démographie
Population
3 976 000 hab. ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Densité
2 485 hab./km2 ()
Fonctionnement
Statut
Chef de l'exécutif
Saleh Al-Turki (d) (depuis le )Voir et modifier les données sur Wikidata
Statut patrimonial
Jumelage
Identifiants
Code postal
21000Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web

Djeddah[1] (en arabe : جدّة), parfois orthographié Jeddah ou Gedda, est la deuxième ville d'Arabie saoudite et un grand centre de commerce, située sur les bords de la mer Rouge.

Djeddah est considérée comme la porte des lieux saints de La Mecque et de Médine depuis 647 lorsque le calife Othmân ibn Affân transforme ce qui était un petit village de pêcheurs en place stratégique pour le commerce maritime et le transport des fidèles venus effectuer le pèlerinage. La partie ancienne de la ville est classée au Patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2014 sous la dénomination « Ville historique de Djeddah, la porte de La Mecque »[2]. Le jet d'eau du roi Fahd, haut de 312 mètres, est le plus haut jet d'eau du monde. La tour Djeddah est un gratte-ciel de plus de 1 000 mètres actuellement en construction à Djeddah et pourrait devenir le plus haut du monde au cours de 2020.

ÉtymologieModifier

L'origine du nom de la ville de Djeddah a plusieurs explications. La première suppose que Djeddah vient du nom du chef du clan Quda'a, Jeddah Ibn Helwaan Al-Qudaa'iy. La seconde explication, et la plus communément admise, suppose que le nom de la ville est un dérivé de "Jaddah", c'est-à-dire la grand-mère en arabe. Ce nom viendrait du fait qu’Ève, considérée comme la grand-mère de l'Humanité, serait enterrée à Djeddah. Si l'existence du tombeau n'a jamais été prouvée, des inscriptions à l'entrée du cimetière où il est entreposé font état de sa présence. La sépulture supposée d'Eve est cependant scellée depuis 1975 afin d'éviter que l’endroit ne devienne source d'idolâtrie, un péché dans l'Islam[3],[4].

La transcription du nom Djeddah en alphabet latin suppose plusieurs orthographes. Ainsi, sur une carte en français de 1827, le nom de la localité est orthographié Gedda. En 2008, le Consulat Général de France et les autres représentations francophones de la ville écrivent Djeddah. Cependant, en France, le Ministère des affaires étrangères recommande « Djedda »[1] En anglais, les autorités britanniques utilisent jusqu’en 2007 la graphie Jedda, mais sont passées depuis lors à Jeddah, graphie qui se retrouve aussi dans les documents officiels saoudiens[5].

HistoireModifier

Période pré-islamiqueModifier

Les excavations de la vieille ville d'Al-Balad suggèrent qu'à l’aube de l'ère des Omeyyades au VIIe siècle, la tribu yéménite Quada (بني قضاعة) fonde un village de pêcheurs après avoir quitté le Yémen central pour se rendre à La Mecque. Ce mouvement migratoire aurait été causé par la rupture du barrage de Marib dans la région d’origine de ce peuple[6].

D’autres études archéologiques ont montré que la zone était déjà peuplée pendant l’âge de pierre, à la suite de la découverte d’écritures Thamudidans le Wadi Briman (وادي بريمان), à l’ouest de la ville, et le Wadi Boweb (وادي بويب), au nord-ouest.

En 702 le royaume d'Aksoum occupe le port de Djedda afin de tenter l'invasion du Hedjaz.

Califat de RashidunModifier

La période des califes bien guidés (اَلْخِلَافَةُ ٱلرَّاشِدَةُ) qui suit la mort de Mohammed en 632 conduit Djeddah à se développer. La révélation de la religion islamique et l’établissement du pèlerinage à La Mecque comme un pilier obligatoire de l'Islam transforme ce port de pêcheur en porte des lieux saints de La Mecque et de Médine où transitent les pèlerins. Cette transformation s'opère sous le règne de Othmân ibn Affân (عثمان بن عفان بن أبي العاص بن أمية) avec le développement des infrastructures d'accueil des pèlerins. Le troisième calife fait de la ville le port officiel de La Mecque en 647. Djeddah devient alors une ville dynamique et fait l'objet de nombreuses conquêtes[7],[2].

Califat fatimideModifier

En 969, la dynastie chiite fatimide prend le contrôle de la côte ouest de la péninsule arabique et envahit Djeddah. Depuis l'Égypte, le califat chiite prend possession des territoires côtiers de la Méditerranée et de la Mer Rouge entre l'actuelle Algérie et l'Arabie saoudite. La province du Hedjaz et Djeddah est soumise à ce califat durant près de 200 ans pendant lesquels la ville devient un centre économique important. Le califat inclut le port de Djeddah dans sa stratégie diplomatique et de développement économique en lien avec l'Océan Indien, ce qui offre une nouvelle dimension économique à Djeddah qui revêtait auparavant une vocation exclusivement religieuse[8].

Empire ayyoubideModifier

Saladin est le premier dirigeant de la dynastie ayyoubide qui met un terme à un califat chiite fatimide agonisant en 1170. À partir de sa prise de pouvoir au Caire, il étend ses conquêtes de Jérusalem au Yémen ainsi que dans la province du Hedjaz, et par là même Djeddah[9]. Ces conquêtes s'inscrivent dans un vaste objectif d'unification des territoires musulmans mais aussi de contre-attaque des invasions franques qui se multiplient dans la région[10]. Saladin étend la politique de fondation des écoles juridico-religieuses (madrasas), destinée à la formation des cadres du régime. S'il entreprend durant son règne de mener la guerre sainte dans la région moyen-orientale, il tient à ne pas persécuter les fidèles des autres religions. De cette manière, la région peut bénéficier durant cette période d'une certaine prospérité culturelle et économique. À sa mort de Saladin en 1193, le sultanat se divise en quatre branches et se délite progressivement jusqu’en 1260[11].

Sultanat MameloukModifier

La septième croisade donne aux Mamelouks l'opportunité de se substituer au pouvoir de la dynastie Ayyoubie affaiblie par les divisions. En 1254, le Hedjaz bascule et passe sous contrôle mamelouk. Alors que la zone d'influence du sultanat Mamelouk s'étend à l'Égypte, Djeddah devient la place stratégique de commerce dans l'Océan Indien grâce à son positionnement sur la Mer Rouge. Mais le sultanat mamelouk doit faire face aux incursions navales des Portugais qui tentent de prendre le contrôle de la route des épices. Dans les années 1500, l'empire mamelouk ne peut plus faire face à ces attaques. Il contracte alors une alliance avec l'empire Ottoman pour contrer les charges portugaises[12].

Entre 1505 et 1517, Djeddah est le théâtre d'affrontements entre l'alliance islamique ottomane-mamelouke et les Portugais. Ces derniers ont pour objectif de prendre les lieux saints de La Mecque et de Médine et de les faire passer sous domination chrétienne. Djeddah est fortifiée et se retrouve protégée des invasions européennes[12].

Empire ottomanModifier

 
Djeddah en 1517 pendant une attaque portugaise.

En 1517, après avoir repoussé les invasions portugaises l'empire Ottoman se retourne contre l'empire Mamelouk et prend le contrôle du Hedjaz. Selim Ier, sultan ottoman, conquiert aussi l'Égypte et la Syrie, l'empire mamelouk tout entier est désormais sous domination ottomane. Le sultan devient le gardien des lieux saints de l'Islam après la soumission du Chérif de La Mecque[13]. En 1525, l'héritier de Selim Ier, Soliman le Magnifique, prend conscience de l'importance stratégique de la ville de Djeddah et entreprend de nouvelles fortifications conséquentes pour la protéger des invasions. Ces fortifications comptent 6 tours de garde et 6 portes : la Porte de La Mecque à l'Est, la Porte du Maghreb à l'Ouest, la Porte du Chérif au Sud. Les autres portes, celles d'Al Bunt, du Sham et de Médine, sont orientées vers le nord[8].

Ahmed Al-Jazzar, le militaire ottoman connu pour son rôle dans le siège de Saint-Jean-d'Acre en 1799, passa la première partie de sa carrière à Djedda, où il tua en 1750 soixante-dix nomades qui se rebellaient contre l’exécution de leur chef Abdullah Beg. Ce fait lui valut pour le reste de sa vie le surnom de Jezzar ou boucher en arabe.

Guerre saoudo-ottomaneModifier

 
Plan de la rade de Djeddah, ca 1827.

Durant la seconde moitié du XVIIIe siècle, les tribus du Nejd et la dynastie al Saoud s'unissent pour créer le premier État saoudien. Alors qu'il suscitait l'hostilité des Ottomans contrôlant le Hedjaz et les lieux saints de l'Islam, ce premier État saoudien entre en confrontation directe avec l'empire turc. En 1802, les saoudiens détruisent Kerbala, une des villes saintes chiites. Après cette razzia, ils se donnent pour objectif de conquérir La Mecque ainsi que Djeddah[13]. Ils y parviennent en 1803 avant d’être délogés en 1813 par le Chérif Pacha qui reprend le contrôle de la région avec l'appui du wali d’Acre, Ahmad Pacha al-Jazzar, à la suite d’une bataille décisive qui se déroule à Djeddah[8].

Dans les années 1700, le Hedjaz et ses villes principales dont Djeddah se vide de ses habitants à cause d'une famine qui sévit dans la région, une pénurie due à l'opposition entre l'armée ottomane et l'armée du Nejd qui s'affrontent à cette période[14].

Royaume du HedjazModifier

À la suite de sa reconquête par les Ottomans, Djeddah reste sous domination turque jusqu'à la Première Guerre mondiale. Mais l'empire est à l'agonie et dès le début du XIXe siècle, Djeddah est l’une des villes les plus importantes de la province indépendante du Hedjaz. En 1916, Djeddah bascule sous le contrôle du royaume hachémite et du Chérif Hussein ben Ali. Puis en 1925, Abdelaziz ben Abderrahmane Al Saoud, fondateur du troisième État saoudien, s'empare de la région du Hedjaz et l'intègre à ce qui forme à partir de 1932 le Royaume d'Arabie saoudite.

Troisième royaume saoudienModifier

 
Djeddah en 1924.
 
Djeddah en 1938.

Le 22 septembre 1932, les provinces du Nejd et du Hedjaz fusionnent pour donner naissance au Royaume d'Arabie saoudite. La capitale de la province nouvellement créée devient la Mecque et Djeddah perd son statut historique de ville politique. Cependant, tandis que l'Arabie saoudite s'ouvre progressivement aux relations internationales avec les autres États, Djeddah se trouve une place au niveau diplomatique. Les États étrangers ouvrent leurs consulats et ambassades à Djeddah, ville réputée plus libérale que Riyad la conservatrice. Ce n'est que plus tard dans les années 1980 que les ambassades et les centres décisionnels sont transférés dans la capitale saoudienne qui se modernise[15],[16].

Géographie et climatModifier

Djeddah se situe dans la province du Hedjaz qui signifie littéralement "la barrière”. Ce nom provient d'une chaîne de montage qui s'étend sur plus de 2000 kilomètres entre la Jordanie et le Yémen. Djeddah se situe sur la plaine côtière appelée Tihama qui désigne l’ensemble du littoral ouest de la péninsule arabique.

Le climat de Djeddah est de type désertique. Selon la classification de Köppen, le climat de Djeddah est de type BWh, un climat chaud et désertique[17]. La température en hiver est élevée, allant de 15°C à l'aube à 28°C l'après-midi. Les températures estivales sont extrêmement chaudes, dépassant souvent les 43°C dans l'après-midi et tombant à 30°C dans la soirée. Les étés sont également très humides. Les précipitations à Djeddah sont clairsemées et se produisent en petites quantités en novembre et en décembre. Les orages violents sont fréquents en hiver. Les tempêtes de poussière se produisent en été et parfois en hiver, venant des déserts de la péninsule arabique ou d'Afrique du Nord[18].

ÉconomieModifier

Djeddah est le siège d'institutions islamiques à l'instar de l'Organisation de la coopération islamique (OCI) et de la Banque islamique de développement. La ville dispose d'un port et d'un aéroport international pour l'accueil des pèlerins en route pour les lieux saints. Jusque dans les années 1950, le principal revenu économique de Djeddah était basé sur le droit de douane imposé aux pèlerins et aux marchandises. La ville connaît une très forte croissance à partir des années 1970 tout comme le reste du pays depuis que l'exploitation du pétrole s’est intensifiée[19]. 70% de la marchandise qui entre dans le pays par voie maritime transite par le port de Djeddah, ce qui en fait le port le plus important du pays[20].

TransportsModifier

Djeddah possède l'aéroport international Roi-Abdelaziz qui est également l'aéroport desservant la Mecque pour les pèlerinages du Hajj. L'aéroport est situé à 30 kilomètres au nord du centre-ville.

Au niveau maritime, le port de Djeddah (en) est le plus important port saoudien et l'un des plus importants au monde, où transitent les marchandises venant d'Occident vers l'intérieur du pays. La ville constituait un relais sur la route des Indes.

Depuis le , la LGV Haramain est une ligne à grande vitesse qui relie La Mecque à Médine en passant par Djeddah[21]. La ligne est équipée d'une double voie longue de 450 km sur laquelle les trains peuvent circuler à 320 km/h. La ligne ferroviaire compte cinq gares : deux gares terminales à La Mecque et Médine, une à Djeddah et une à l’aéroport international Roi-Abdelaziz[22].

Urbanisme et architectureModifier

Djeddah s'étend sur 80 kilomètres de littoral et se divise en plusieurs quartiers, une partie moderne et une partie plus ancienne[19].

RuesModifier

La rue King Abdullah, l'une des rues les plus importantes de Djeddah, s'étend de King Fahd Road à l'ouest de Djeddah, jusqu'à l'extrémité est de la ville. Elle est réputée pour ses nombreux bureaux d'entreprise, et se situe à proximité de la gare centrale de Djeddah. Dans cette rue se situe le plus haut mât de drapeau du monde, qui culmine à une hauteur de 170 mètres[23].

Tahlia Street est une importante rue commerçante du centre de Djeddah, réputée pour ses grands magasins et boutiques haut de gamme. Elle est renommée « Prince Mohammad bin Abdul Aziz Road » par le gouvernement, mais ce nom officiel n'est pas très utilisé[24].

Quartier d'al BaladModifier

Al Balad (المدينة, littéralement « la ville ») a été fondé au VIIe siècle et constitue le centre historique de Djeddah. La spécificité architecturale de ce quartier sont les bâtiments historiques qui disposent de balcons en bois caractéristiques[25]. Les efforts de préservation historique sont entamés dans les années 1970. En 1991, la municipalité de Djeddah fonde la Société de préservation historique de Djeddah afin de préserver l'architecture et la culture historique d'al Balad[26]. En 2009, al Balad est nommé par la Commission saoudienne du tourisme et des antiquités pour être inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO[2]. Dont elle fait ainsi partie depuis 2017.

Al Balad est divisé en plusieurs quartiers qui ont hérité leurs noms de leur emplacement géographique dans la ville ou pour certains événements célèbres dont ils ont été témoins : Haret Al Mazloom, Haret Al-Sham, Haret Al Yemin, Haret Al Bahr, Krintena Hara, Haret Al million Tifl[7].

MonumentsModifier

 
La porte de la Mecque.

Pendant le boom pétrolier à la fin des années 1970 et 1980, le maire de la ville de l'époque, Mohammed Said Farsito, amène l'art dans les espaces publics de Djeddah. Jeddah contient un grand nombre de sculptures et d'œuvres d'art moderne, généralement situées dans des ronds-points. Les sculptures comprennent des œuvres de Jean Arp, César Baldaccini, Alexander Calder, Henry Moore, Joan Miró et Victor Vasarely[27]. Dans le cadre d'un accord avec la France, l'Arabie saoudite se lance en 2018 dans la construction d'un opéra à Djeddah[28].

La fontaine du roi Fahd est le jet d'eau est le plus haut du monde avec 312 mètres de hauteur les jours de vent favorable. Construite dans les années 1980 selon le modèle déjà existant à Genève, la fontaine du roi Fahd est mise en service en 1985.

La porte de la Mecque, appelée « Porte du Coran » (بوابة مكة), est située à 60 km de Djeddah, sur la route Makkah Mukkarram de l'autoroute reliant Djeddah à La Mecque. La porte matérialise la limite de la zone haram de la ville de La Mecque, à partir de laquelle les non-musulmans ne sont pas admis. Cette porte est conçue en 1979 par le designer saoudien Dia Aziz Dia. La structure géante représente un livre, le Coran, posé sur un repose-livre[29].

Gratte-cielsModifier

Quelques-uns des gratte-ciels de la ville[30] :

  • Tour NCB (126 mètres) ;
  • Tour IDB : (104 mètres) ;
  • Tour Al Jawharah (187 mètres) ;
  • Tour King Road (170 mètres) ;
  • Jeddah Tower (construction en cours, plus de 1 000 mètres prévus).

MosquéesModifier

De nombreuses mosquées historiques sont présentes dans le quartier d'al Balad. La mosquée d'Othmân ibn Affân, située dans le quartier Al Mazloom, est surnommée la mosquée d'ébène car deux poteaux d'ébène soutiennent sa structure. Elle dispose d’un minaret construit au cours du XVe siècle[8]. Les mosquées Akash et Al Mem'ar, construites au XIVe siècle, sont toujours en activité grâce aux dons des fidèles[31]. La mosquée al Rahma, construite en 1985 dans le district d'Al Shatti du quartier d'al Balad, occupe une superficie de 1670 m² dont une partie se trouve sur pilotis au dessus de la mer, et peut accueillir plus de 300 fidèles[32]. La mosquée Al Pacha, située à Haret al-Sham, est construite par un pacha turc, Baker, qui est nommé chef de Djeddah en 1735. Cette mosquée est dotée d'un style particulier de minaret qui en fait un monument archéologique de la ville. Le vieux minaret est resté ainsi jusqu'en 1978 lorsqu’il fut démoli et remplacé par un nouveau minaret[7].

La mosquée du roi Fahd, construite en 1986, est connue pour son architecture typiquement marocaine et disparate des autres mosquées du Royaume saoudien. La mosquée du roi Saoud est la plus grande mosquée de Djeddah. Construite en 1987, elle couvre une superficie de 9700 m². Parmi ses nombreux dômes, le plus grand a une envergure de 20 mètres et atteint une hauteur de 42 mètres[33].

MuséesModifier

Fondé en 1996 et situé au centre-ville, le musée Abdul Raouf Khalil propose une vaste collection d'objets et d'artefacts appartenant aux Turcs ottomans et aux tribus de pêcheurs, premiers habitants de la région[34].

Complexes sportifsModifier

Le stade Roi-Abdallah (مدينة الملك عبدالله الرياضية) est situé à environ 60 kilomètres au nord de Djeddah. Construit en 2012, le stade dispose d'une capacité de 62.241 places. C’est le deuxième plus grand stade d'Arabie saoudite après le stade international du Roi-Fahd à Riyad.

EnseignementModifier

Liste des universités et instituts de Djeddah[35] :

  • Université du roi Abdulaziz ;
  • Prince Sultan College For Tourism and Business ;
  • Effat College ;
  • Dar Al-Hekma College ;
  • College of Business Administration (CBA) ;
  • Prince Sultan Aviation Academy ;
  • Jeddah College of Technology ;
  • Jeddah Teacher's College ;
  • College of Telecom & Electronics ;
  • Jeddah Private College ;
  • Jeddah College of Health Care ;
  • Ibn Sina National College for Medical Studies ;
  • Batterjee Medical College.

Personnalités liées à la villeModifier

JumelagesModifier

Djeddah est jumelée avec de nombreuses villes étrangères, qui ont été sélectionnées sur des critères économiques, culturels et politiques.

Notes et référencesModifier

  1. a et b Terme recommandé par la Commission générale de terminologie et de néologie, et publié au Journal officiel de la République française le 24 septembre 2008 (source).
  2. a b et c Ville historique de Djeddah, la porte de La Mecque, wwww.whc.unesco.org, 2014 (consulté le 27 décembre 2018)
  3. (en) The meanings behind 13 Arab city names, www.stepfeed.com, 4 novembre 2016 (consulté le 24 septembre 2018)
  4. La tombe d'Ève, entre légende et mythe - article de Donna Abou-nasr - La Presse du 28 novembre 2008
  5. (en) M. J. Kister, The Encyclopedia of Islam, New Edition, Bosworth, 1986 , pp. 315–318. (ISBN 9004078193)
  6. (en) Andrey Korotayev, Ancient Yemen, Oxford University Press, 1995 (ISBN 0-19-922237-1)
  7. a b et c (en) Historical Old Jeddah, www.scta.gov.sa, 13 décembre 2016 (consulté le 27 décembre 2018)
  8. a b c et d David Bizet, Les mosquées de la vieille ville de Jeddah inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO, www.desdomesetdesminarets.fr, 22 juin 2014 (consulté le 27 décembre 2018)
  9. Kamal S. Salibi, The Modern History of Jordan, I.B.Tauris, 1998, pp. 53–55. (ISBN 9781860643316)
  10. 3 juillet 1187 Saladin victorieux à Hattîn, www.herodote.net, 31 janvier 203 (consulté le 24 septembre 2018)
  11. René Grousset, Histoire des croisades et du royaume franc de Jérusalem, Perrin, 1936
  12. a et b L’étonnante ambassade de Louis XII au Soudan Mamelouk d’Egypte, www.autourdesromans.com, 24 mars 2014 (consulté le 2 janvier 2019)
  13. a et b Anne-Lucie Chaigne-Oudin, Empire Ottoman, www.lescerclesdumoyenorient.com, 1er décembre 2010 (consulté le 27 décembre 2018)
  14. Yara El Khoury, Le Wahhabisme : le fondateur, la doctrine, l'alliance de Mohammad ben Abdel Wahhab avec les Saoud, www.lescerclesdumoyenorient.com, 9 f'evrier 2015 (consult'e le 2 janvier 2019)
  15. Fiche Générale - Les provinces de la région Ouest de l’Arabie saoudite, www.tresor.economie.gouv.fr (consulté le 2 janvier 2019)
  16. Anne-Bénédicte Hoffner, Arabie saoudite et wahhabisme  : trois questions pour comprendre, www.la-croix.com, 27 septembre 2017 (consulté le 2 janvier 2019)
  17. Climat Djeddah, www.fr.climate-data.org (consulté le 27 décembre 2018)
  18. (en) Weather, climate, temperature by months in Jeddah, www.unipage.net (consulté le 2 janvier 2019)
  19. a et b Djeddah accueil - Edition de février 2015, www.consulfrance.org, 19 mars 2015 (consulté le 24 septembre 2018)
  20. Fiche Générale - Les provinces de la région Ouest de l’Arabie saoudite, www.economie.gouv.fr (consulté le 24 septembre 2018)
  21. (en) « Saudi Arabia opens high-speed train linking Islam's holiest cities », Reuters,‎ (lire en ligne, consulté le 10 mars 2019)
  22. « Le TGV Haramain arrive enfin à Makkah », sur katibin.fr, (consulté le 24 septembre 2018)
  23. Djeddah, le plus haut drapeau du monde, www.kawa-news.com, 3 août 2017 (consulté le 24 septembre 2018)
  24. (en) Mohammad Al-Sulami, 4 Al-Rajhi properties auctioned for $172 million, www.pressreader.com, 8 mai 2017 (consulté le 24 septembre 2018)
  25. (en) John Pint, Susy Pint, Discovering Old Jeddah, www.saudicaves.com, 2005 (consulté le 27 décembre 2018)
  26. (en) Caitlin Clark, Al-Balad: Architectural gem of Old Jeddah showcased at WEP photography exhibition, www.kaust.edu.sa, 11 mars 2015 (consulté le 2 janvuier 2019)
  27. (en) Jonathan Jones, Sculptural oasis: why the giants of art made for Jeddah, www.theguardian.com, 1er juin 2015 (consulté le 24 septembre 2018)
  28. La France va aider l'Arabie saoudite à créer un orchestre et un opéra, www.europe1.fr, 9 avril 2018 (consulté le 2 janvier 2019)
  29. (en) Khamis al-Zahrani, VIDEO: Meet Saudi artist Dia Aziz Dia, the designer behind the ‘Gate to Mecca’, www.alarabiya.net, 26 mai 2018 (consulté le 2 janvier 2018)
  30. (en) Jeddah, Saudi Arabia, www.skyscrappercenter.com (consulté le 27 décembre 2018)
  31. (en) Nadeem al-Hamid, 229-year-old mosque shines in heart of downtown Jeddah, www.arabnews.com, 31 juillet 2013 (consulté le 2 janvier 2019)
  32. (en) Jeddah mosques opened for non-Muslims to get them acquainted with Islamic civilization, www.ummid.com, 30 mai 2016 (consulté le 2 janvier 2018)
  33. (en) Mohammed Mirza, Jeddah’s Most Beautiful Mosques, www.destinationksa.com, 16 juillet 2015 (consulté le 27 décembre 2018)
  34. (en) Abdul Raouf Khalil Museum of Jeddah, www.unesco.org (consulté le 27 décembre 2018)
  35. (en) List of universities and colleges in Saudi Arabia, www.cgijeddah.com (consulté le 27 décembre 2018)

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier