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Métro

transport en commun urbain par rail
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Rame de métro à la station Érasme dans le métro de Bruxelles (Belgique).
Quais de la station Shinjuku du métro de Tokyo (Japon).
Le VAL de Rennes, longtemps la plus petite ville du monde à avoir un métro.
Une rame quittant la station Mouton-Duvernet du métro de Paris.

Le métro, apocope de métropolitain, pour « chemin de fer métropolitain », est un moyen de transport en commun urbain. Dans différentes parties du monde, les systèmes de métro sont également connus sous le nom de heavy rail (Etats-Unis), rapid transit, mass transit, underground (Londres), subway (New York) ou tube, light rail transit (en Asie) sans que cette liste soit exhaustive. Les premiers véhicules voyageurs de métro (Londres, New York, ...) furent tirés par des locomotives à vapeur. La traction électrique s'imposera partout dès les toutes premières années du XXe siècle.

Sommaire

DéfinitionsModifier

Au fil des ans l'UITP donne des définitions du métro légèrement différentes. En 1981, le Comité des Métropolitains de l’UITP définit « le chemin de fer métropolitain » comme « Un chemin de fer conçu pour constituer un réseau permettant le transport d’un grand nombre de voyageurs à l’intérieur d’une zone urbaine au moyen de véhicules sur rails avec contrôle externe, dans un espace totalement ou partiellement en tunnel et entièrement réservé à cet usage ».

Une autre définition indique que ; "Les chemins de fer métropolitains sont des systèmes de transports urbains et électriques à haute capacité et haute fréquence de service. Les métros sont totalement indépendants des autres trafics, de la route ou des piétons. Ils sont par conséquent conçu pour des opérations en tunnel, viaducs ou sur niveau de surface mais avec séparation physique."[1]

En s'appuyant sur la notion de transport urbain guidé (TUG), l'UITP définit un métro comme un système de transport public guidé en permanence par au moins un rail, destiné à l'exploitation de services de passagers locaux, urbains et suburbains, avec des véhicules automoteurs exploités en étant séparé du trafic routier et piétonnier. Les métros, fonctionnant indépendamment les uns des autres, sont par conséquent conçus pour des opérations dans des tunnels, des viaducs ou en surface, mais avec une séparation physique telle qu'un accès involontaire n'est pas possible. Les systèmes ferroviaires présentant des problèmes de construction spécifiques et opérant sur une voie de guidage séparée (monorail, chemins de fer à crémaillère, par exemple) sont également considérés comme des métros dans la mesure où ils sont désignés comme faisant partie du réseau de transport en commun urbain.[2]

Ces définitions ne se réfèrent pas seulement aux systèmes ferroviaires avec roues en acier sur rails en acier, mais comprend également avec des pneus en caoutchouc, des systèmes de monorail et des systèmes en lévitation magnétique.[3]

Pour l'Association nord-américaine des gestionnaires de transports publics, l'APTA, le métro (heavy rail) « C’est un transport public urbain de masse en mode guidé sur site propre intégral, sans croisement avec tout autre mode de transport ni accès piétonnier. » Cette définition permet de qualifier de métro le premier réseau à New York, inauguré en 1878, qui était sur infrastructures aériennes. Selon une définition récente plus élaborée le métro (heavy rail) c'est : « Un mode de transport en commun exploité sur un chemin de fer (rail) électrique avec une capacité de transport importante (heavy). Il se caractérise par des véhicules pouvant atteindre une vitesse élevée et une accélération rapide, opérant seuls ou en rames à plusieurs voitures sur des rails fixes ; sur des voies réservées (separate rights-of-way) sur lesquelles tous les autres véhicules ou le passage piétonnier sont exclus ; avec une signalisation sophistiquée et un accès en plateforme haute. »[4]

Ces définitions qualifient le métro comme un moyen de transport de masse urbain sur site propre, excluant les systèmes locaux hectométriques (type navettes d'aéroports ou urbaines), les réseaux sur voie non exclusive (type tramway, parfois désigné sous le terme de « Métro léger ») ainsi que les réseaux suburbains (type réseau express régional ou lignes de banlieue) dont une partie n'est plus sur voie réservée ou atteignant des zones non urbaines.

Construction d'un métroModifier

Besoin de transport, études préalables, choix du métroModifier

Dans les années 1970, des villes allemandes, ainsi que Bruxelles, Charleroi et Anvers en Belgique, ont choisi de réaliser un métro léger ou un prémétro, en enterrant certaines sections de leurs lignes de tramway. C’est un mode hybride, le métro-tram. À Bruxelles, les lignes en question sont conçues dès le départ pour être transformées plus tard en métros lourds à peu de frais, d’où le terme pré-métro.

Certains métros sont construits pour résister à des froids intenses. C'est le cas de la ligne mise en service à Harbin, capitale de la province du Heilongjiang, fin 2012, conçue pour fonctionner jusqu'à −38 °C d'après son constructeur[5].

Financement et décision politiqueModifier

La construction du métro fait appel à différentes technologies classées en deux parties, le génie civil et la composante système.

Construction d'un métro, le génie civilModifier

Les tunnelsModifier

Différentes méthodes de construction de tunnel (tunnelier, tranchée couverte, ...)

Les viaducs et les pontsModifier

Les stations, leur conception architecturaleModifier

Les porte-palièresModifier

La présence de porte palière en bordure de quai du métro permet d'éviter les suicides. Par exemple, le métro de Lille Métropole n'en compte aucun, contre plus de cent par an pour le métro de Paris[6]

Le garage - atelierModifier

Construction d'un métro, le système et ses sous-ensemblesModifier

Le matériel roulantModifier

Métros sur ferModifier
Métro sur pneumatiquesModifier

Le métro sur pneumatiques est une technologie d’origine française, développée à partir des années 1950 par la RATP. Le premier système de métro entièrement sur pneus est celui de Montréal, construit en collaboration avec des ingénieurs français. Le métro de Mexico et celui de Santiago du Chili utilisent aussi cette technologie.

En 2008, le métro de Lausanne, qui est une ville à forte pente, a été inauguré. Ce métro, majoritairement souterrain gravit des pentes à 12 %. C’est un métro sur pneus automatique (sans conducteur) doté de freins d’urgence à patins magnétiques.

Monorails et autres systèmesModifier

Les voiesModifier

La plupart des métros roulent sur des rails classiques à écartement standard.

Les courants forts et le système de traction électrique)Modifier

Les courants faibles et la signalisationModifier

L'automatisationModifier

La conduite de certains métros est automatisée à partir de la même époque. À partir du début des années 1980 apparaissent les métros entièrement automatiques, sans conducteur, à petit gabarit (VAL), à Lille (1983), Toulouse (1993) et à Rennes en 2002, ou à grand gabarit : le premier fut la ligne D à Lyon (1991), suivie de la ligne 14 à Paris en 1998. Les premiers métros automatiques japonais et les SkyTrains apparaissent également à cette époque.

Organisation d'un métroModifier

Après la construction le fonctionnement du métro fait appel à des compétences d'exploitation et de maintenance.

La compagnie d'exploitationModifier

Le personnel d'exploitation et de maintenanceModifier

Tarification et billettiqueModifier

Le serviceModifier

intervalle, fréquence, heures d'ouverture, ...

La fréquentationModifier

Le bilan financierModifier

Les métros dans le mondeModifier

Au 31 décembre 2017, 178 villes dans le monde bénéficiaient d'un réseau de métro, totalisant 642 lignes pour presque 14 000 km et un peu plus de 11 000 stations. Sur ces lignes circulent 114 000 véhicules[7].

Les métros de plus de 200 km sont au nombre de 17 dont six en Chine, cinq dans les autres pays d'Asie, quatre en Europe et deux en Amérique.

Par la longueur des lignes, les plus importants métros sont ceux de Shanghai (639 km) et de Pékin (590 km). Le plus grand réseau de métro par le nombre de stations est celui de New York. Les métros les plus fréquentés sont ceux de Tokyo (3,46 milliards de voyages en 2017), Moscou, Shanghaï, Séoul et Pékin.

HistoireModifier

Les débuts au XIXe siècleModifier

 
Premier métro électrique d’Europe continentale, à Budapest (Hongrie).

Les premiers véhicules de métro étaient tirés par des locomotives à vapeur, ce qui posait des problèmes de ventilation dans les tunnels. À Londres, le problème est amplifié par le plan urbain historique, riche en rues tortueuses et étroites. La première ligne londonienne transporte 38 000 passagers dès le premier jour[8]. Les quatre premières lignes du métro londonien, construites entre 1863 et 1884, furent électrifiées en 1905-1906. À partir de 1890, toutes les lignes seront à traction électrique initialement.

Les premiers véhicules du réseau de métro aérien « elevated » de New York, inauguré en 1878, étaient également à traction vapeur. Ces lignes seront électrifiées au cours des toutes premières années du XXe siècle. Ce réseau aérien sera progressivement démantelé au profit du métro souterrain « subway » inauguré en 1904.

Le métro est inauguré à Chicago en 1888 : il s'agissait d'une ligne aérienne desservie par des locomotives à vapeur. La ligne sera électrifiée en 1898. La première ligne de métro à être initialement à traction électrique sera mise en service en 1892.

Furent mis en service en 1896 des métros dans les villes européennes de Glasgow et Budapest, premier métro d'Europe continentale.

Métro de LondresModifier

Article détaillé : Métro de Londres.

Le premier métro est le « Metropolitan Railway » de Londres, qui s'appelle aujourd'hui London Underground. Il est imaginé par Charles Pearson et inauguré le [8] ; le premier tronçon fait 6,5 km de long (quatre miles). Il relie Farringdon Street à la Gare de Paddington et son tunnel est constitué d'une tranchée couverte. La construction du métro de Londres est décidée pour régler les énormes problèmes de circulation que connaissait la métropole à l’époque, avec ses 2 500 000 habitants sur 90 km2.

Malgré les difficultés techniques et les problèmes de confort, le métro connaît un grand succès populaire, et le nombre de lignes augmente assez rapidement (quatre lignes inaugurées en vingt ans).

Métro de ParisModifier

Article détaillé : Métro de Paris.

Le métro de Paris, dont la construction débute le , est directement conçu à traction électrique. C'est la Compagnie générale de traction d'Édouard Louis Joseph Empain qui remporte le projet. 2 000 ouvriers travaillent sur les chantiers. Paris voit sa première ligne mise en service pour l’exposition universelle de 1900, le 19 juillet, au terme de 17 mois de travaux sous la direction de Fulgence Bienvenüe, alors ingénieur des ponts et chaussées. La première ligne, qui relie la porte Maillot à la porte de Vincennes, connaît un succès immédiat : au , on estime que 16 000 000 de passagers ont pris le métro[8].

Le , à cause d'un court-circuit, un incendie se déclenche sur la ligne 2 à la station Couronnes ; 84 décès sont déplorés. À la suite de cet accident, des mesures de sécurité strictes sont prises[8].

En 2013, le métro parisien compte 16 lignes et 220 km de voies[8].

La première moitié du XXe siècleModifier

Furent mis en service successivement des métros dans des villes européennes : à Glasgow (1896), Paris (1900), Berlin (1902), Hambourg (1912), Madrid (1919) et Barcelone (1924). Les réseaux de métro sont inaugurés dans les villes américaines de Boston (1901) et Philadelphie (1907).

En 1913, le métro de Buenos Aires est le premier métro mis en service dans l'hémisphère sud et comporte six lignes.

Le est inauguré le premier métro d'Asie, celui de Tokyo. La ligne de 2,2 km relie le quartier d'Ueno à celui d'Asakusa[8]. Ce premier métro asiatique sera suivi par celui d'Osaka en 1933.

Moscou est la dernière ville à être dotée d'un métro avant la seconde guerre mondiale. Le , la première ligne relie Sokolniki à Koultoury. Jusqu'en 1955, il est baptisé du nom de « Kaganovitch », en l'honneur de Lazare Kaganovitch, homme d'État soviétique. Depuis 1955, il porte le nom de « Lénine ».

Au total, seize villes sont équipées d'un réseau de métro à la veille de la seconde guerre mondiale..

Expansion depuis la seconde moitié du XXe siècleModifier

La première ville qui inaugure un métro après la seconde guerre mondiale est Stockholm en 1950.

Le métro de São Paulo est le second inauguré dans l'hémisphère sud. Achevé en 1972, il comporte cinq lignes.

 
Métro de Lille : premier métro automatique léger (VAL) au monde (1983).
 
Rame du métro automatique de Lausanne (Suisse), mis en service en 2008.
 
Portion aérienne du métro de Miami (États-Unis).


Nombre de trajets annuels en métroModifier

La pertinence de cette section est remise en cause. Considérez son contenu avec précaution. Améliorez-le ou discutez-en. (8 septembre 2019)

Plus d'un milliard de trajets annuelsModifier

Plus de 500 millions de trajets annuelsModifier

Plus de 200 millions de trajets annuelsModifier

Moins de 200 millions de trajets annuelModifier

Premiers métros (traction à vapeur, aérien)Modifier

Métros électriques, principalement en souterrainModifier

À partir de 1969, le nombre de villes possédant des lignes de métro explose, avec l'ouverture de réseaux dans des villes moins peuplées (métro de Lyon : 1974 et métro de Bruxelles en 1976, deux villes comptant environ 1 million d'habitants) et dans des pays moins développés (métro de Pékin et métro de Mexico : 1969) notamment des pays de l'hémisphère sud (ouverture du métro de São Paulo en 1974 : ce n'est alors que le second réseau de tout l'hémisphère Sud).

Notes et référencesModifier

  1. (en) UITP, Metro, light rail and tram systems in Europe, ERRAC, , 44 p., p. 4
  2. « Wayback Machine », sur web.archive.org, (consulté le 4 novembre 2019)
  3. (en) Jonathan Peter Powell, Anna Fraszczyk, Chun Nok Cheong et Ho Ki Yeung, « Potential Benefits and Obstacles of Implementing Driverless Train Operation on the Tyne and Wear Metro: A Simulation Exercise », Urban Rail Transit, vol. 2, no 3,‎ , p. 114–127 (ISSN 2199-6679, DOI 10.1007/s40864-016-0046-9, lire en ligne, consulté le 4 novembre 2019)
  4. (en) American Public Transportation Association, Compendium of Definitions and Acronyms for Rail Systems, Washington, APTA, , 263 p. (lire en ligne), p. 99
  5. « Chine : construction d'une rame de métro résistante au froid », sur french.peopledaily.com.cn, (consulté le 29 août 2012)
  6. Robin Foot, « Faut-il protéger le métro des voyageurs ? Ou l'appréhension du voyageur par les ingénieurs et les conducteurs », Travailler, no 14,‎ , p. 169 à 206 (lire en ligne).
  7. (en) « World metro figures 2018 » [PDF], sur uitp.org
  8. a b c d e et f « Jour par Jour, Métro », sur linternaute.com (consulté le 7 avril 2013)
  9. a b c d e et f « The world’s top 10 busiest metros », sur Railway Technology (consulté le 20 mars 2016).
  10. (az) « Ötən il Bakı metrosu ilə 222 mln. sərnişin daşınıb », Apa.az, 21 janvier 2016 lire en ligne (consulté le 20 septembre 2016).
  11. « Lille Métropole : Ligne 1 - 165 000 par jour - Ligne 2 - 180 000 par jour = 345 000 », sur http://www.lillemetropole.fr, .

BibliographieModifier

  • (en) Christian Wolmar, The Subterranean Raiway. How the London Underground was built and how it changed the city forever, Atlantic Books, London, 2005
  • Article Sur le Métro de Lyon (en français) - Wikipédia, Section Histoire. 2011

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Lien externeModifier