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Halanzy
Halanzy
L'ancienne maison communale
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Luxembourg Province de Luxembourg
Arrondissement Arlon
Commune Aubange
Code postal 6792
Zone téléphonique 063
Démographie
Gentilé Halanzinois(e)
Population 2 809 hab. (31/12/2012[1])
Coordonnées 49° 33′ 35″ nord, 5° 44′ 35″ est

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Halanzy (gaumais : Halazi, luxembourgeois : Hueldang[2]/Hoeldang, Holdingen en allemand) est un village ainsi qu'une section de la ville belge d'Aubange située dans la province de Luxembourg dans le Pays d'Arlon et dans la gaume, frontière entre les deux sous-région.

Elle fait partie de la Gaume, sous-région où la langue vernaculaire traditionnelle est le gaumais. Halanzy fait d'ailleurs office de limite linguistique entre la Gaume et le Pays d'Arlon où la langue historique est le luxembourgeois. Cependant le français reste majoritairement utilisé dans ces deux sous-régions.

C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977. Elle connut sa période de gloire entre les XIXe et XXe siècles grâce à son usine sidérurgique et à sa mine de fer.

Au , la population totale du village est de 2 809 habitants (1 408 hommes et 1 401 femmes)[1].

Sommaire

GéographieModifier

SituationModifier

La section de Halanzy est située à l'extrême sud-est de la province et du royaume. Elle se trouve relativement au centre de la commune d'Aubange.

Le village est limitrophe au sud et au sud-est du département français de Meurthe-et-Moselle.

Localités environnantesModifier

La section d'HalanzyModifier

En Belgique, une section est normalement définie par les limites des anciennes communes d'avant la fusion de 1977. À cette date, les quatre (anciennes) communes d'Athus, d'Aubange, d'Halanzy et de Rachecourt créèrent donc la « nouvelle » (et actuelle) commune d'Aubange et leurs anciens territoires en devinrent les actuelles sections.

L'actuelle section d'Halanzy se compose de trois localités:

La section d'Halanzy est la plus grande des quatre sections de la commune d'Aubange pour ce qui est de la superficie et se place numéro 3 pour la population avec 3 879 habitants (au ), derrière Athus (7 646) et Aubange (4 006).

GéologieModifier

Le village se trouve en Lorraine belge, aux confins du Bassin parisien, sur la troisième cuesta de Lorraine (bajocienne). Celle-ci est caractérisée par un front raide au sud, couvert de forêts, et une pente douce au nord, avec les ruisseaux ferrugineux de l'Aubée et de la Batte, ce dernier ayant sa source à Battincourt et se jetant dans la Vire au nord d'Halanzy.

Le flanc sud est protégé par une couche de calcaire de Longwy qui fut exploité pour la construction. Sous cette couche se trouve un minerai assez pauvre en fer (environ 30 %) : la minette, extraite abondamment lors des XIXe et XXe siècles au profit de l'activité métallurgique et sidérurgique de la région, aujourd'hui révolue.

HistoireModifier

Les débutsModifier

  • Des traces d'une villa attestent d'une présence à l'époque romaine au Fays, sur le versant sud.
  • Au IIIe siècle, le village — comme toute la région — est dévasté par une invasion germanique. Les Francs firent de même un peu plus d'un siècle plus tard. des tombes franques furent découvertes en 1880.
  • Halanzy est, depuis 1318, affranchi à la Loi de Beaumont.
  • Au Moyen Âge, un seigneur local règne sur le village. Il est le vassal du châtelain de Longwy, qui dépend du duché de Lorraine puis du comté de Bar.
  • En 1336, Hugo de Halanzy, instaure une fondation en faveur des pauvres qu'il dédie à saint Nicolas (autel qui existe encore en l'église de Halanzy).
  • En 1368, le duc de Bar engage la chatellainerie de Longwy à Wenceslas I, roi de Bohême et duc de Luxembourg, en échange de sa remise en liberté.
  • En 1371, l'ecuyer Arnould d'Halanzy, fils d'Hugo, suit son suzerain Wenceslas de Luxembourg qui s'engage dans la bataille de Baesweiler. Celui-ci est défait et son armée est emprisonnée. Arnould ne sera libéré qu'en 1374. Un parchemin mentionne qu'Arnould est prévôt de Longwy de 1397 à 1399.
  • En 1380, Raoul de Sterpigny est mentionné comme collateur de la fondation "familiale" de saint Nicolas à Halanzy, ce qui laisse penser qu'Arnould n'a pas eu de fils et que sa fille aînée a épousé Raoul de Sterpigny (famille originaire d'Autel).
  • En 1636, la population est victime de la peste et passe de 350 à 220 habitants.
  • En 1791, c'est un important incendie qui détruit de nombreuses habitations et le chateau-ferme. L'année suivante, le village échappe au choléra, comme en atteste la chapelle construite non loin du cimetière.

L'exploitation du fer et la sidérurgieModifier

Pour la première fois en 1733, on trouve trace d'une exploitation du minerai de fer en surface et à faible profondeur (grattage). Il s'agit alors de paysans qui assurent l'extraction à titre complémentaire. Dans un premier temps, cette exploitation vise à alimenter les forges de la région qui bénéficient des forêts avoisinantes comme combustible pour fondre le minerai et de la proximité des rivières. L'exploitation prend progressivement de l'ampleur. L'usine d'Halanzy est créée le . La population double en une vingtaine d'années, dépassant les 2 000 âmes au début de la Première Guerre mondiale.

Après la Seconde Guerre mondiale et la fusion avec l'usine de Musson, les hauts fourneaux — moins performants — ne seront pas rallumés, alors que d'importants investissements dans les usines sidérurgiques de Longwy, Athus ou Dudelange justifient la poursuite et l'intensification de l'extraction qui sera mécanisée, mais la pauvre teneur en fer du minerai, à hauteur de 40 % maximum, en limite l'utilisation aux plus anciennes unités de transformation.

Période moderneModifier

En 1977, la commune d'Halanzy (qui compte trois sections : Battincourt, Aix-sur-Cloie et Halanzy) est rattachée à celle d'Aubange au cours de la fusion qui s'opère à l'échelle nationale. En 1978, le dernier wagonnet de minerai est extrait du bois haut, à la suite de la fermeture de l'usine d'Athus et à la concurrence du minerai d'importation suédois ou brésilien, beaucoup plus riche en fer et moins couteux à transformer. C'est le début de la crise de la sidérurgie dans le bassin lorrain. Pour le village comme pour l'industrie transfrontalière débute une lente reconversion qui verra la disparition d'une part importante des nombreux bistrots et commerces qui étaient implantés au centre du village, ainsi que la concentration des exploitations agricoles en grands ensembles mécanisés.

Le , deux trains de marchandise se percutent de manière frontale sur la ligne 165, à hauteur du village, lors d'une circulation à voie unique. L'accident fait deux blessés et engendre une lourde pollution[3].

Article détaillé : Accident ferroviaire d'Halanzy.

Au début du XXIe siècle, le principal pourvoyeur d'emploi est le secteur des services (financiers) implanté au Grand-Duché de Luxembourg.

DémographieModifier

Le graphique suivant représente l'évolution du nombre d'habitants uniquement dans le village d'Halanzy depuis le premier recensement de la « nouvelle » commune d'Aubange, ayant intégré celle d'Halanzy, soit en 1978[4]:

 

On remarque sur ce graphique la chute de la population à partir de la fin des années 1970. Elle s'explique par le début de la crise de la sidérurgie dans le bassin lorrain, qui toucha durement Halanzy et ses environs. En effet l'usine de Musson du fermer ses portes en 1967 suivie par celle d'Athus en 1977. Cela entraina la fuite de bon nombre de travailleurs résidant auparavant dans le village.

CuriositésModifier

 
L'église Saint-Remi.
  • L'église Saint-Remi[5]
  • Le musée de la mine
  • Le monument aux Morts et sa sculpture, devant l'ancien « hôtel de ville »

Vie associativeModifier

L'histoire du village a — comme la plupart des régions industrialisées à l'aube du XXe siècle — pilarisé la vie associative de sa population entre le mouvement catholique d'une part et le mouvement socialiste de l'autre, même si cela fut un peu moins marqué que dans le village voisin de Musson ou le même type d'industrialisation a pris place.

Ainsi, le village compte une école libre (réseau catholique) et une école du réseau officiel (ancienne « école de l'état », reprise par la Communauté française lors de la création de cette institution).

On comptait également deux harmonies (sociétés de musique) : l'une, l’Harmonie Royale Saint-Remy (fondée en 1926), apparentée catholique et l'autre, l’Harmonie Royale La Fraternité (fondée en 1877), d'affinité socialiste. En 1999, elles fusionnèrent pour constituer Les Harmonies d'Halanzy qui, en 2010, se classe en division d’honneur au concours de la Fédération musicale du Luxembourg belge et est reconnue comme groupe producteur des Tournées Art et Vie du Ministère de la Communauté française[6].

Le pilier catholique structure également divers aspects de la vie locale avec des mouvements de jeunesse (l'unité scoute Guy de Larigaudie pour les garçons et le Patro Sainte Geneviève pour les filles), les ateliers de réflexion et d'éducation permanente du mouvement vie féminine, le cercle Saint-Rémy et son cinéma (qui fermera début des années 1980) et est toujours épisodiquement utilisé comme salle de fêtes et de culture.

Les associations sportives, notamment le club de football du Royal Cercle Sportif d'Halanzy et le syndicat d'initiative « Amifer » (baptisé ainsi en hommage aux travailleurs de l'usine et aux mineurs de la localité), situé dans la gare de Halanzy et accessible tous les mardis et vendredis soirs, n'ont plus cette coloration philosophique.

L'ancienne maison communale héberge une antenne de l'académie de musique d'Arlon ainsi que l'Atelier gaumais, un centre d'expression et de créativité organisant diverses activités artistiques.

Notons aussi les amis du rail d'Halanzy (ARH asbl), qui est un groupement apolitique défendant le rail belge dans l'ensemble de la province de Luxembourg.

Le marché hebdomadaire se déroule sur la Grand-place du village le samedi matin[7].

L'association Mistral Marathon, collecte de fonds pour la réalisation de rêves d’enfants malade, en province de Luxembourg, active depuis 2011, (organisation d'un marathon dans les rues du village et le long de la batte).

Halanzygaiement, organisation de bénévoles Halanzynois sur la grand place depuis 2002, avec le traditionnel feu d'artifice de la fête nationale.

TransportsModifier

 
La gare

RouteModifier

Le village est traversé d'ouest en est par la route nationale 88 qui le relie à Florenville et Athus.

RailModifier

Sa gare ferroviaire se situe sur la ligne 165 dite aussi « Athus - Meuse ». De celle-ci il est possible de rejoindre la ville de Luxembourg (via Rodange) ainsi que Namur ou Bruxelles (via Libramont ou Arlon). Le bâtiment a été acquis en 2005 et rénové par l'administration communale qui en a fait une maison des associations (voir plus haut) ainsi qu'une antenne de la police locale[8].

SportsModifier

Halanzy compte plusieurs clubs sportifs, parmi lesquels :

  • le Tennis Club d'Halanzy ;
  • le Royal Cercle Sportif d'Halanzy (football).

Galerie de photographiesModifier

Notes et référencesModifier

  1. a et b Recensement officiel annuel de la commune d'Aubange, service population, au 31 décembre 2012
  2. Zesummegestallt vum Henri Leyder-Lëtzebuerger Marienkalender 1997-iwwerschaft 3/2011.
  3. Catherine Dethine, « Dégâts matériels importants dans une collision ferroviaire. Catastrophe évitée à Halanzy », sur Le Soir, , p. 22
  4. Source : registres de la population de la commune d'Aubange consultés en avril 2013.
  5. « Aubange », sur le Site des Combles et Clochers
  6. « Histoire des Harmonies d'Halanzy », sur Site internet des Harmonies d'Halanzy
  7. « Marché d'Halanzy », sur Site internet des marchés de belgique
  8. L'avenir.net Aubange - Un million d'euros de subsides

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Liens externesModifier