Marquisat

seigneurie bordant une frontière

Un marquisat était à l'origine dans l'Empire carolingien un fief aux frontières qui avait une fonction de défense contre les territoires voisins. Par la suite en France sous l'Ancien Régime le nom a été donné à des terres érigées en dignité de marquisat.

HistoireModifier

Un marquisat désignait à l'origine dans l'Empire carolingien un fief créé dans une zone frontalière auquel le souverain attribuait une fonction de défense contre les territoires voisins.

Devenu en France sous l'Ancien Régime à partir du XVIe siècle un titre honorifique héréditaire accordé à une terre[1], un marquisat suivant un édit d'août 1579, devait être composé de trois baronnies et de trois châtellenies, mais le nombre des seigneuries particulières tenait lieu de celui des baronnies et châtellenies exigées par l'édit. Les marquisats relevaient de la couronne et étaient indivisibles[2] Le bénéficiaire noble d'une terre érigée en marquisat et ses héritiers mâles par ordre de primogéniture de la terre portait le titre de noblesse de marquis.

Un non-noble qui achetait une terre qui avait été érigée en marquisat n'avait pas droit de porter le titre de marquis mais était « seigneur du marquisat de ... » .

À partir du XVIIIe siècle, le titre a été utilisé par courtoisie pour désigner parfois le fils aîné d'un duc, ou pris comme titre de courtoisie lors de la présentation aux Honneurs de la Cour par des nobles ne possédant par de titre.

Le plus ancien marquisat français est celui de Trans, érigé en 1505 en faveur de Louis de Villeneuve, seigneur de Trans[1].

ListeModifier

Voir Liste des marquisats de France

Notes et référencesModifier

  1. a et b Ludovic Lalanne, Dictionnaire historique de la France, Hachette, 1867, page 1235.
  2. Paul D. de P, Dictionnaire de l'ancien régime et des abus féodaux, P. Mongie, l'aîné, 1820, page 348.

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

BibliographieModifier

  • Éric Thiou, Dictionnaire des titres et des terres titrées en France sous l’Ancien Régime, Éditions Mémoire et Documents, Versailles, 2003, 270 p.