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Zone de secours Luxembourg

Zone de secours Luxembourg

(nl) Hulpverleningszone Luxemburg

Description de cette image, également commentée ci-après
Une veste de feu des pompiers de la zone Luxembourg.
Caractéristiques
Type Zone de secours
État-major Arlon
Communes protégées 44
Superficie 4 440 km2
Population 271 000 hab.
Effectifs
Nombre de casernes 16
Chef de zone Capitaine Stéphane Thiry
Nombre de pompiers 700 (530 volontaires et 170 professionnels).
Localisation
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Luxembourg Province de Luxembourg

Liens
Site web http://www.zslux.be
La zone de secours Luxembourg a pour particularité de couvrir l'entierté de la province de Luxembourg et ses 44 communes.

La zone de secours Luxembourg est l'une des 34 zones de secours de Belgique[1] (c'est-à-dire la nouvelle organisation des services de pompiers belges depuis le ).

Elle a la particularité d'être une zone unique couvrant toute une province, celle de Luxembourg et ses 44 communes en l’occurrence. Elle est composée de 16 casernes (appelées « postes ») qui sont les 14 anciens services régionaux d'incendie (SRI) situés dans la province (dont deux d'entre eux disposaient d'une caserne dite « poste-avancé », portant donc le nombre total de casernes à 16).

Le chef de zone est, depuis 2017, le Capitaine Stéphane Thiry.

CaractéristiquesModifier

S'étendant sur la totalité de la province de Luxembourg, la zone couvre 4 440 km2 et protège environ 270 000 habitants. Elle est la plus grande des 34 zones de secours belges en termes de superficie.

Communes protégéesModifier

OrganisationModifier

DépartementsModifier

La zone est divisée en 5 départements:

État-majorModifier

 
Le Palais provincial d'Arlon, situé place Léopold, abrite l’État-major de la zone.

L’État-major se trouve dans le Palais provincial d'Arlon, chef-lieu de la province de Luxembourg. Il est le siège des différents départements et abrite les officiers supérieurs ainsi que le personnel civil administratif.

La réception et le traitement des appels se font via la centrale provinciale « 112 » située à Arlon, dans les mêmes locaux que celle de la Police.

GroupementsModifier

La zone est subdivisée en 4 « groupements », regroupant un certain nombre de casernes géographiquement proches. Ils sont dirigés par deux officiers: un chef de groupement et un chef de groupement adjoint.

CasernesModifier

 
Vu la géographie vallonnée de la province de Luxembourg, beaucoup de casernes disposent de véhicules 4x4, comme ici à Houffalize.
 
La « Pompe 110 », une autopompe légère, basée à Neufchâteau.

Voir aussi : Liste des services d'incendie belges

La zone est composée de 16 casernes (appelées « postes ») réparties, avant la réforme, en 14 services d'incendie et 2 postes-avancés (Florenville et La Roche-en-Ardenne). Chaque poste est dirigé par deux sous-officiers: un chef de poste (généralement un Adjudant) et un chef de poste adjoint.

Le territoire d'intervention des casernes est variable selon la règle de l'aide adéquate la plus rapide, adoptée par le gouvernement fédéral belge lors de la réforme de la sécurité civile belge et ne dépend donc pas de frontières politiques des arrondissements ou des communes.

Ci-dessous la liste des 16 postes:

Numéro du poste (commune) Localité Interventions annuelles moyennes Superficie (km²) Population
Poste 1 (Arlon)[2], poste 1 Arlon 3 290 335.23 km² 47 750
Poste 2 (Aubange)[3], poste 2 Athus 1 800 137,24 km² 23 850
Poste 3 (Bastogne) Bastogne 2 200[4]
Poste 4 (Bertrix) Bertrix
Poste 5 (Bouillon) Bouillon
Poste 6 (Érezée) Érezée
Poste 7 (Étalle) Étalle
Poste 8 (Houffalize) Houffalize
Poste 9 (Marche-en-Famenne)[5] Marche-en-Famenne 2 817
Poste 10 (Neufchâteau) Neufchâteau
Poste 11 (Paiseul) Paliseul
Poste 12 (Saint-Hubert) Saint-Hubert
Poste 13 (Vielsalm) Vielsalm
Poste 14 (Virton) Virton
Poste 15 (Florenville)[6] Florenville
Poste 16 (La Roche-en-Ardenne)[7] La Roche-en-Ardenne

PersonnelModifier

La zone dispose de 700 sapeurs-pompiers dont 530 volontaires et 170 professionnels[8]. Ces derniers étant majoritairement stationnés dans les deux casernes de classe Y: Arlon et Marche-en-Famenne.

Le chef de zone est le Capitaine Stéphane Thiry qui succéda, en 2017, au premier commandant de la zone, le Colonel Joël Even.

VéhiculesModifier

 
Une auto-échelle d'Étalle.
 
Les nouveaux camions citerne de 14 500 litres d'eau, ici celui de la caserne d'Athus.
 
Véhicule de désincarcération de Bouillon.
 
Une des 4 ambulances de la caserne de Marche-en-Famenne.
 
Nouvelle ambulance presentée au défilé national de 2019 à Bruxelles.

Les véhicules de pompiers de la zone sont essentiellement les mêmes que les autres véhicules de pompiers belges et assurent les mêmes missions [9]. Ils sont séparés en deux types : les véhicules « pompiers » et les véhicules d'« aide médicale urgente ».

Voici les véhicules de base pour les missions « pompiers » [10]:

  • L'autopompe : C'est l'unité de base des véhicules « pompiers », elle est généralement « semi-lourde », référant aux caractéristiques de la pompe dont le camion dispose et transporte 6 hommes. Elle est présente sur toutes les missions incendie ou représentant un danger d'explosion. Certaines peuvent être de types 4x4 pour les feux dans des endroits inaccessibles par route comme les champs ou les forêts, nombreux en province de Luxembourg.
  • Les engins de travail en hauteur : Ils peuvent être de deux types : soit auto-échelles soit auto-élévateurs. L'élévateur ne disposant pas d’échelons afin de grimper dans la nacelle mais disposant d'un bras articulé permettant une plus grande liberté de mouvements. Les auto-échelles sont généralement de 32 mètres de haut tandis que les bras-élévateur tournent entre 18 et 26 mètres à quelques exceptions près. Ces engins sont équipés par 2 ou 3 pompiers maximum.
  • Les camions citerne : Ils sont chargés de l'approvisionnement en eau des autopompes et des auto-échelles. Leur capacité en eau varie selon les modèles : de 5 000 litres pour les anciens à 14 500 litres pour les plus récents. Ils transportent 2 ou 3 pompiers maximum.
  • Les véhicules de désincarcération : Ce sont les camions qui interviennent sur toutes les interventions techniques et spécialement les accidents de la route. Ils disposent d'une foule de matériels d’enfonçage ou de découpage et notamment de cisaille(s) et d'écarteur(s) permettant de découper un véhicule afin d'en extraire (désincarcérer) une victime. Il n'y prend place que 2 ou 3 pompiers maximum.
  • Les véhicules divers : Ce sont tout le restant des véhicules pompiers qui sont plus spécialisés, comme les véhicules de balisage, les véhicules de logistique, les véhicules de transport de personnel, les véhicules « GRIMP » (Groupe de Reconnaissance et d'Intervention en Milieux Périlleux), les véhicules plongeurs, les remorques-motopompes, les camions porte-conteneurs et bien d'autres.

Quant à l'aide médicale urgente les secours de la zone disposent de [11] :

  • Ambulances : Peinte en jaune depuis le début des années 2000, elles étaient autrefois armées de 3 hommes mais, dû au manque de personnel dans la plupart des casernes de la province et de Belgique, il n'y a plus que 2 pompiers par ambulance. Elle contiennent tout le matériel nécessaire aux premiers soins, y compris aux réanimations. Elles ne transportent qu'un seul patient à la fois.
Article détaillé : Services d'ambulance en Belgique.
  • P.I.T. (Paramedical Intervention Team, équipe d'intervention paramédicale) : C'est une voiture armée d'un pompier et d'un infirmier se déplaçant conjointement avec une ambulance. Ils peuvent être basés à un hôpital ou dans une caserne de pompiers. Il en existe 2 en province du Luxembourg : un à Virton et un à Bouillon mais ce genre de véhicule devrait se généraliser car il permet d'apporter aux pompiers une assistance médicale sans avoir à recourir à un médecin [12]
Article détaillé : Paramedical Intervention Team.
  • SMUR (Service Mobile d'Urgence et de Réanimation) : Ce sont également des voitures composées cette fois-ci d'un infirmier et d'un médecin, qui démarrent du service des urgences d'un des hôpitaux de la Province. Il existe également un hélicoptère SMUR basé à Bra-sur-Lienne dans la Famenne et qui, lui, peut intervenir partout en Belgique et même à l'étranger. Il existe 4 SMUR conventionnels pour la zone, basés dans les services d'urgence des hôpitaux de : Arlon, Bastogne, Libramont et Marche-en-Famenne. Des conventions sont cependant faites avec les hôpitaux des autres provinces et même avec ceux des autres pays comme avec les SAMU français de Meurthe-et-Moselle pour le secteur d'Aubange[13] et ceux de Meuse pour ceux de Bouillon et Virton [14].

La zone compte également une unité de la Protection Civile, basée à Libramont.

Article détaillé : SMUR en Belgique.

Nomenclatures des véhiculesModifier

 
Plusieurs véhicules de commandement et de liaison de la zone Luxembourg, on peut y lire les inscriptions de nomenclature apposées sur les véhicules.

Chaque type de véhicule possède une lettre appropriée (voir ci-dessous). Les numéros des postes sont utilisés dans la nomenclature des véhicules via le modèle suivant : « (lettre identifiant le véhicule) (chiffre du véhicule) (numéro du poste en 2 chiffres) ». Exemple : la première autopompe d'Arlon se nommera « P 1 01 », la deuxième citerne de Marche sera « C 2 09 » etc.

  • A : Ambulance
  • B : Balisage
  • C : Citerne
  • D : Désinca(rcération)
  • E : Échelle / Élévateur
  • K : Porte-conteneur
  • L : Logistique
  • P : Pompe
  • Pf : Pompe Forêt
  • R : Roméo (véhicules officier)
  • S : Secours
  • V : Véhicule

L'alphabet phonétique de l'OTAN devrait être utilisé dans un avenir proche pour l'identification des véhicules par communication radio.

Notes et référencesModifier

Textes de loiModifier

RéférencesModifier

  1. « Arrêté royal du 2 février 2009 (M.B. 17.02.2009) », sur Site internet officiel de la sécurité civile belge
  2. « Rapport annuel du SRI Arlon pour l'exercice 2013. », sur Site internet officiel de la Ville d'Arlon.
  3. « Présentation de la caserne d'Athus. », sur Site internet officiel de la commune d'Aubange.
  4. « Statistiques des pompiers de Bastogne pour l'année 2012. », sur Site internet du quotidien belge « L'Avenir du Luxembourg ».
  5. [1]
  6. Ancien poste avancé du SRI de Bouillon (poste 5).
  7. Ancien poste avancé du SRI de Marche-en-Famenne (poste 9).
  8. « Présentation de la zone de secours Luxembourg. », sur Site internet de la chaîne télévisée « TVLux ».
  9. « Missions des services d'incendie belges », sur Site internet officiel de la sécurité civile belge
  10. « Liste officielle du matériel ministériel des services d'incendie en Belgique », sur Site internet officiel de la sécurité civile belge
  11. « Premiers secours en Belgique », sur Site internet de l'Université de Liège
  12. « Avis sur les P.I.T. », sur Site internet officiel de la santé publique belge
  13. « Renforts interfrontaliers des services de secours en Province de Luxembourg et dans le Département français 54 », sur Site internet du quotidien "Sud Presse"
  14. « Rapport de la séance du Sénat belge du Jeudi 30 avril 2009 dans l'après-midi », sur Site internet officiel du Sénat belge
  15. « Loi du 15 mai 2007 », sur Site internet de la Justice Belge

Voir aussiModifier