Georges Bernard (homme politique)

personnalité politique française

Georges Bernard
Illustration.
Fonctions
Sénateur de l'Eure

(8 ans, 10 mois et 13 jours)
Successeur Jean Brajeux
Conseiller général du canton de Saint-Georges-du-Vièvre
Prédécesseur Maurice Férière
Successeur Claude Bernard
Maire d'Évreux
Prédécesseur Georges Chauvin
Successeur Armand Mandle
Prédécesseur Raymond Thierry
Successeur Georges Chauvin
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Ivry-la-Bataille (Eure)
Date de décès (à 73 ans)
Lieu de décès Évreux (Eure)
Nationalité Française
Profession Directeur général

Georges Bernard, né le à Ivry-la-Bataille (Eure) et mort le à Évreux (Eure), est un homme politique français.

BiographieModifier

Georges Bernard[1] est né d'un père distillateur ; sa mère est couturière. Il prend des parts dans une entreprise de fabrication d'alcool à base de pommes, présente en Normandie, Bretagne et Île-de-France.

Joueur lui-même, il encourage la pratique du rugby et de l'escrime. Il est l'un des membres fondateurs de l'Évreux Athletic Club et de l'Aéroclub de l'Eure.

Pendant la Première Guerre mondiale, il modifie sa date de naissance pour s'enrôler comme pilote de reconnaissance. Sa bravoure lui vaut la croix de guerre.

Georges Bernard entre au conseil municipal d'Évreux en 1935.

Durant la Seconde Guerre mondiale, il s'engage dans la Résistance et devient président du comité départemental de libération de l'Eure en 1944. À l'occasion de la Libération d'Évreux, il fait partie des résistants partis le rejoindre l'état-major américain à Champigny-la-Futelaye, au château d'Osmoy (Eure), afin de prévenir le général Hobbs qui menace de détruire la ville.

Or les soldats allemands ont déjà tous évacué la ville. Le véhicule des résistants saute sur une mine, deux passagers sont tués, mais le commandant André Stouls, chef du 3e bureau, et Georges Bernard, blessé à la tête, parviennent à délivrer le message à temps.

Le , les Américains entrent dans Évreux ; Georges Bernard est nommé maire[2].

Le suivant, accompagné notamment du préfet Edmond Cornu et de Pierre Mendès France, il reçoit le général de Gaulle, lors de sa tournée en Normandie. Après les municipales de 1945, il cède sa place à Georges Chauvin qui, l'ayant abandonné par force en 1940, retrouve son poste de maire alors qu'il revient de déportation.

En 1947, il est élu maire pendant 6 ans. Durant son mandat, il gère la reconstruction d'Évreux, à qui les urbanistes vont modeler un nouveau visage respectueux toutefois de l'architecture disparue. Il permet à sa ville, très meurtrie par les bombardements, d'obtenir la Légion d’honneur et la croix de Guerre.

En 1954, il est réélu président de la commission des boissons du Conseil de la République[3].

En 1956, il se présente à la présidence du conseil général de l'Eure, mais il est battu par Pierre Mendès France[4].

DécorationsModifier

Georges Bernard est :

Détail des fonctions et des mandatsModifier

Mandats locauxModifier

Mandats parlementairesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Sources fascicule 20 personnalités qui ont fait Évreux édité à l'occasion des Journées du Patrimoine 2010 par les Archives municipales d'Évreux.
  2. [1]
  3. M. Plaisant reste à la tête de la commission sénatoriale des affaires étrangères, Le Monde, 18 janvier 1954.
  4. LA RÉÉLECTION DES PRÉSIDENTS DE CONSEILS GÉNÉRAUX, Le Monde, 23 octobre 1956.
  5. « Notice 19800035/846/96818 », base Léonore, ministère français de la Culture

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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