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Guy Lefrand
Illustration.
Fonctions
Président d'Évreux Portes de Normandie
En fonction depuis le
(2 ans, 4 mois et 11 jours)
Élection
Prédécesseur Création de la communauté d'agglomération
Vice-président du Conseil
régional de Normandie
[N 1]
En fonction depuis le
(3 ans, 4 mois et 16 jours)
Élection 13 décembre 2015
Président Hervé Morin
Maire d'Évreux
En fonction depuis le
(5 ans, 1 mois et 15 jours)
Élection 30 mars 2014
Prédécesseur Michel Champredon
Député de la 1re circonscription de l'Eure

(2 jours)
Législature XIVe (Cinquième République)
Prédécesseur Bruno Le Maire
Successeur Bruno Le Maire

(3 ans, 5 mois et 6 jours)
Élection 17 juin 2007 (suppléant)
Législature XIIIe
Groupe politique UMP
Prédécesseur Bruno Le Maire
Successeur Bruno Le Maire
Biographie
Nom de naissance Guy Georges Camille Lefrand
Date de naissance (56 ans)
Lieu de naissance Caen (Calvados)
Nationalité française
Parti politique UMP puis Les Républicains
Profession Médecin

Guy Lefrand, né le à Caen (Calvados), est un homme politique français, membre du parti Les Républicains et maire d'Évreux depuis 2014.

Sommaire

BiographieModifier

Études et carrière professionnelleModifier

Docteur en médecine, Guy Lefrand possède en outre un diplôme universitaire d'alcoologie et une Capacité en aide médicale d'urgence ainsi qu'en médecine de catastrophe. Il commence sa carrière professionnelle au SAMU de Caen et SMUR d'Évreux.

En 1994, il fonde le service d'accueil des urgences à la clinique Bergouignan d'Évreux dont il sera responsable jusqu'en 2002. À cette même époque, il est également responsable du programme de médicalisation des systèmes d'information à la clinique Bergouignan et à la clinique Charentonne de Bernay.

Entre 2005 et 2007, il est directeur général de la société 3E (Études-Expositions-Éditions)[1], spécialisée dans l'organisation de salons pour des professionnels de santé. En 2007, il devient directeur médical du groupe PPDL[2], le leader de la communication multimédia auprès des professionnels de santé qu'il quittera en 2010.

Il travaille également comme directeur associé du cabinet de recrutement Hommes & Entreprises International, dans le département "Secteur Public", dédié aux collectivités locales[3].

Carrière politiqueModifier

Adjoint au maire d'ÉvreuxModifier

En parallèle, Guy Lefrand commence sa carrière politique en tant qu'adjoint au maire d'Evreux en 2001, puis entre au cabinet de Jean-Louis Debré, alors Président de l'Assemblée nationale, en tant que chargé de mission. Il a aussi été membre de la Communauté d'agglomération d'Évreux.

Député de l'Eure (2009-2012)Modifier

Lors des élections législatives de 2007, il est suppléant de Bruno Le Maire. Le , il devient député de la 1re circonscription de l'Eure à la suite de l'entrée de celui-ci dans le gouvernement Fillon II.

Dans le cadre de ses fonctions de député, Guy Lefrand a été nommé rapporteur de deux propositions de loi (l'indemnisation des victimes de dommages corporels et la réforme de la médecine du travail) et du projet de loi faisant l'objet de soins psychiatriques[4]. La commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale, dont il est membre actif, lui a confié plusieurs missions dont celle de rapporteur d'une mission d'information sur les victimes de l'amiante et de rapporteur d'une mission d'évaluation sur les préconisations de la mission d'information sur les victimes de l'amiante.

En février 2011, Guy Lefrand est nommé secrétaire national chargé des professions médicales à l'UMP par son secrétaire général, Jean-François Copé.

Il quitte son siège de député de la première circonscription à l’occasion des élections législatives de 2012 au profit de Bruno Le Maire.

Maire d'Évreux (depuis 2014)Modifier

Le , la liste UMP-UDI que Guy Lefrand conduit pour les élections municipales à Évreux obtient 4 758 voix, soit 32,32 % des suffrages exprimés à l'issue du premier tour, soit un peu plus de dix points d'avance sur la liste socialiste dirigée par le maire sortant, Michel Champredon. La semaine suivante, le 30 mars, sans surprise, la liste de Guy Lefrand, forte du soutien de Bruno Le Maire, remporte le deuxième tour de ces élections, avec 7 952 voix, soit 51,74 % des suffrages exprimés contre 36,17 % pour la liste Champredon et 12,08 % pour la liste présentée par Emmanuel Camoin, candidat du Front national.

En 2015, les premiers choix budgétaires décidés par la majorité municipale de droite suscitent la polémique avec le mécontentement du milieu culturel et associatif local[5].

Il est président de l'agglomération du Grand Évreux de 2014 à 2017. À partir du 9 janvier 2017, il est président de la nouvelle entité Évreux Portes de Normandie, fusion du Grand Évreux et de la communauté de communes La porte normande.

À l'occasion du vote du budget primitif 2019 au conseil municipal, il est mis en difficulté par les défections de plusieurs élus centristes de sa majorité. Le budget primitif n'est alors voté qu'à une courte majorité, 21 voix contre 20[6]. Malgré tout, le budget sera retoqué sur décision du préfet de l'Eure. Cette décision fait suite à la saisine par le groupe d'opposition « La Gauche Rassemblée » menée par Timour Veyri, dénonçant plusieurs irrégularités constatées lors du débat d’orientation budgétaire et ne permettant pas aux conseillers municipaux de se prononcer en toute connaissance de cause en ce qui concerne le vote du budget[7].

Conseiller régional de Normandie (depuis 2015)Modifier

Le 13 décembre 2015, Guy Lefrand est élu au conseil régional de la nouvelle région Normandie sur la liste d'Union de la droite menée par l'ancien ministre Hervé Morin. Celui-ci l'emporte de peu face au candidat d'Union de la gauche, Nicolas Mayer-Rossignol, président de la région Haute-Normandie. Le 4 janvier 2016, à la suite de l'élection d'Hervé Morin comme président du conseil régional, il devient vice-président de ce même conseil chargé de l'aménagement du territoire, des relations avec les collectivités locales et de la ruralité.

Prises de positionModifier

À la suite de l'attentat de Nice le 14 juillet 2016, Guy Lefrand demande à ce que l'État communique aux maires la liste des fichés S résidant dans leur commune. Il réitère cette demande en 2018 et propose la création d'un "fichier T pour terrorisme"[8].

En novembre 2018, il apporte son soutien au mouvement des Gilets jaunes en apparaissant dans une vidéo Facebook sur un point de blocage dans sa commune. Se gardant d'afficher un soutien public pour ne pas « faire de récupération », il encourage cependant les manifestants à bloquer la préfecture de l'Eure et un centre des impôts provoquant ainsi une vive réaction de la part du préfet de l'Eure Thierry Coudert[9]. Visé par une enquête, il écope finalement d'un simple rappel à la loi quelques semaines plus tard[10].

DécorationModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Huitième vice-président, chargé de l'aménagement du territoire, des relations avec les collectivités locales et de la ruralité.

RéférencesModifier

Voir aussiModifier