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André Franquin

André Franquin en 1983.

André Franquin, né le à Etterbeek (Belgique) et mort le à Saint-Laurent-du-Var (France), est un auteur belge francophone de bande dessinée, principalement connu pour les séries Spirou et Fantasio, Gaston, Modeste et Pompon et les Idées noires ; il est le créateur du Marsupilami, animal imaginaire.

Formé par Jijé en compagnie de Morris et Will, Franquin débute dans la bande dessinée en 1946, en reprenant dans le journal Spirou la série vedette Spirou et Fantasio, que son mentor vient alors d'abandonner. Franquin va construire l'univers de la série en inventant des personnages comme le comte de Champignac, Zorglub et surtout le Marsupilami. Brouillé avec Charles Dupuis en 1955, il rejoint le Journal de Tintin et crée la série Modeste et Pompon, avant de revenir dans le giron des éditions Dupuis.

À la fin des années 1950, il crée, en compagnie d'Yvan Delporte, le personnage de Gaston Lagaffe pour animer le journal Spirou, avant d'en faire une série à part entière. À la même époque, accablé par le travail, Franquin crée son atelier et y réunit de jeunes auteurs dont les plus fameux sont Greg, Roba et Jidéhem. Malade, puis en dépression dans les années 1960, il abandonne la série Spirou et Fantasio pour se consacrer entièrement à Gaston et pour écrire le scénario de la série Isabelle. À la fin des années 1970, Franquin est un des instigateurs de l'éphémère Trombone illustré, où il crée la série Idées noires, qui, par la suite, est publiée dans Fluide glacial. André Franquin meurt en 1997 des suites d'un infarctus

Arnt van der Dussen

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Arnt van der Dussen (*1417-1418? à Bruxelles, † 1484-1502? à Bruxelles), dit Rinaldo Boteram, est un tapissier et marchand brabançon.

Arnt van der Dussen est le personnage central dans l'introduction et la diffusion des tapisseries flamandes dans l'Italie du XVe siècle. Pendant un demi-siècle, il voyage entre l'Italie et les Pays-Bas bourguignons en établissant tout un réseau de contacts et de clients et correspond personnellement avec des membres importants des cours d'Italie comme la marquise de Mantoue Barbara de Gonzague.

Rinaldo Boteram est un personnage mineur de l'histoire de l'art et de la Première Renaissance et comme pour la plupart des personnes de son époque et de son rang, on ne dispose que de traces fragmentaires de son itinéraire, d'interprétation parfois délicate, dans des documents variés.

Malgré cette rareté de documentation et donc d'analyses historiques, l'étude de sa vie permet de mieux comprendre l'histoire de la tapisserie mais aussi les échanges commerciaux et culturels entre le nord et le sud de l'Europe au XVe siècle ainsi que l'évolution des mœurs et des idées en Occident au moment de la Première Renaissance.

Evere

La maison communale d'Evere.

Evere est une des dix-neuf communes bilingues de la Région de Bruxelles-Capitale en Belgique. Ses habitants sont appelés les Everois et son saint patron est saint Vincent.

En 1954, un arrêté royal sort la commune de l'espace néerlandophone de l'ancienne province de Brabant pour la rattacher à l'arrondissement administratif de Bruxelles-Capitale. D'emblée, Evere se dote d'un statut, d'un enseignement communal et d'une administration bilingue ce qui en fait, avant même Bruxelles et avant les premières lois linguistiques de 1963 qui ont réglementé l'emploi des langues dans l'enseignement, la première commune de Belgique à adopter cette position.

Ses maraîchers, pionniers de la culture du witloof, ont fait sa renommée. Elle a également été le centre de l'histoire de l'aviation en Belgique entre 1914 et 1945 accueillant, entre autre, les nouvelles Société anonyme belge de constructions aéronautiques (SABCA) et Société anonyme belge d’exploitation de la navigation aérienne (SABENA).

Evere est restée une commune essentiellement rurale jusqu'au sortir de la Seconde Guerre mondiale, la forte augmentation de sa population a ensuite provoqué la disparition totale de la surface agricole en 25 années.Au , elle compte 37 569 habitants pour une superficie de 5,02 km2 soit une densité de 7 483,9 hab./km2.

Francisation de Bruxelles

Français et néerlandais sont tous deux langues officielles de la Région Bruxelles-Capitale et de toutes ses communes.

La francisation de Bruxelles est la transformation progressive de Bruxelles, ville quasiment entièrement néerlandophone il y a deux siècles, en une ville multilingue, avec le français pour langue majoritaire et véhiculaire. Cette évolution s’explique avant tout par la conversion linguistique de la population flamande au cours des générations, mais aussi par les mouvements de populations francophones de France et de Wallonie vers Bruxelles.

La francisation démarra graduellement au XVIIIe siècle mais ne prit toute son ampleur que lorsque la Belgique devint indépendante et que le nombre d’habitants de la nouvelle capitale s’accrut rapidement. Le recul massif du dialecte brabançon, communément appelé dialecte flamand, ne commença que dans la seconde moitié du XIXe siècle. Le français — seule langue officielle en dépit de la majorité flamande — était la langue des tribunaux, de l’administration, de l’armée, de la culture, des médias et de l’enseignement. En tant que langue du pouvoir économique et politique, et des échanges internationaux à l’époque, adopter le français était considéré comme absolument nécessaire pour progresser socialement. À partir de 1880, on constate une véritable explosion du nombre de personnes bilingues au détriment des néerlandophones unilingues. Le néerlandais ne se transmettait plus à la génération suivante, ce qui a eu pour effet une augmentation considérable du nombre des francophones unilingues après 1910.

À partir des années 1960, à la suite de la fixation de la frontière linguistique et de l’essor socio-économique de la Région flamande, la francisation a stagné. Durant la seconde partie du XXe siècle, Bruxelles devint progressivement une ville d’échanges internationaux, ce qui contribua à un afflux d’immigrants qui favorisèrent l’augmentation de l'usage du français ainsi que de l'émergence d'autres langues, aux dépens du néerlandais. Simultanément, suite à l’urbanisation, un nombre supplémentaire de communes précédemment néerlandophones de la Flandre environnante devinrent majoritairement francophones. Ce phénomène, connu en Flandre comme la « tache d’huile », constitue, en même temps que la question du statut de Bruxelles, un des principaux sujets de contentieux de la politique belge.

Métro de Bruxelles

Symbole représentant les entrées des stations du métro de Bruxelles

Le métro de Bruxelles est un des nombreux moyens de transport desservant la capitale de la Belgique. Le métro bruxellois est le seul métro lourd de Belgique. Il possède 3 lignes dont deux ayant un traçé commun de 6,1 kilomètres. Les lignes totalisent une petite cinquantaine de kilomètres de voies, dont environ 37,5 km souterraines.

Le premier projet de métro fut projeté en 1892. Ce n'est qu'en 1965, que fut mis en service un petit embryon du projet, concrétisé par un tunnel de prémétro reliant 6 stations.

En 2006, il transportait environ 340 000 passagers par jour soit 124 millions par an. Il possède 59 stations de métro lourd dont 7 ayant une correspondance avec une autre ligne. Il est classé en 63e position si on le classe selon la longueur.

L'exploitation du métro de Bruxelles est assurée par la STIB, entreprise publique assurant également l'exploitation des trams et bus de la région.

Peyo

Peyo en 1990, par Erling Mandelmann

Peyo, de son véritable nom Pierre Culliford, né le à Schaerbeek (Belgique) et décédé le à Bruxelles (Belgique), est un auteur belge francophone de bande dessinée, principalement connu pour les séries Benoît Brisefer, Jacky et Célestin, Johan et Pirlouit, Poussy et Les Schtroumpfs.

Après une petite expérience dans un studio de dessin animé belge, il débute dans la bande dessinée après guerre en plaçant des planches dans plusieurs quotidiens comme Poussy, qui paraît dans Le Soir. Il entre au journal Spirou au début des années 1950 et y reprend son personnage du page Johan, bientôt rejoint par le lutin Pirlouit qui va faire de Peyo l'un des piliers de l'hebdomadaire. En 1958, il crée dans l'histoire La Flûte à six trous des petits lutins bleus qu'il nomme Les Schtroumpfs et qui vont rapidement supplanter ses deux héros Johan et Pirlouit, au point qu'il devra les abandonner.

Au début des années 1960, il fonde un studio pour accueillir ses assistants comme François Walthéry, Gos ou encore Marc Wasterlain et crée les séries Benoît Brisefer et Jacky et Célestin. Au début des années 1970, la production de Peyo va beaucoup diminuer. D'abord parce qu'en 1975, sort au cinéma le film animé La Flûte à six schtroumpfs adapté de l'un de ses albums et dans lequel il s'est beaucoup investi. Puis au début des années 1980, c'est Hollywood qui adapte Les Schtroumpfs en série animée, ce qui occupe beaucoup Peyo malgré ses problèmes de santé récurrents. Peu après l'aventure américaine, il quitte les éditions Dupuis et Spirou pour fonder sa propre maison d'édition, Cartoon Creation, et son propre journal, Schtroumpf !, qui sont rapidement fermés à la suite de problèmes de gestion. En 1992, il rejoint les éditions Le Lombard, mais meurt quelques mois plus tard. Depuis sa mort, ses enfants continuent son œuvre grâce à la marque « Peyo ».

Hergé

Hergé, de son vrai nom Georges Prosper Remi (né le à Etterbeek et mort le à Woluwe-Saint-Lambert, Belgique), est un auteur belge de bande dessinée francophone, principalement connu pour Les Aventures de Tintin.

D’abord dessinateur amateur d’une revue scoute, il signe ses planches du pseudonyme « Hergé » à partir de 1924. Quelques mois plus tard, il entre au quotidien de droite Le Vingtième Siècle, dont il devient rapidement l’homme providentiel grâce aux Aventures de Tintin qu’il lance à partir du dans le supplément Le Petit Vingtième. Importateur de la bande dessinée américaine à bulles, il est souvent considéré comme « le père de la bande dessinée européenne ».

Durant les années 1930, Hergé diversifie son activité artistique (illustrations de journaux, de romans, de cartes et de publicités), tout en poursuivant la bande dessinée. Il crée tour à tour Les Exploits de Quick et Flupke (1930), Popol et Virginie au pays des Lapinos (1934) et enfin Jo, Zette et Jocko (1935). En 1934, il fait la rencontre de Tchang Tchong-Jen, jeune étudiant chinois qui bouleverse sa pensée et son dessin. Après la Seconde Guerre mondiale, le personnage de Tintin lui confère une renommée européenne, puis internationale.

Yvan Delporte

Yvan Delporte, né le à Saint-Gilles (Belgique) et mort le à Bruxelles (Belgique), est un scénariste belge francophone de bande dessinée et le rédacteur en chef du journal Spirou de 1956 à 1968 durant l'âge d'or de l'hebdomadaire.

Il entre chez Dupuis en 1945 comme homme à tout faire puis il grimpe les échelons jusqu'à être propulsé officieusement à la tête de la rédaction du journal Spirou en 1956 où il fait profiter le périodique de sa fantaisie grâce à de nombreuses animations et des numéros spéciaux. Il forme une équipe d'auteurs composée de grands noms comme André Franquin, Peyo, Morris, Maurice Tillieux ou encore Jean Roba. En 1968, il est licencié par sa direction officiellement pour un malentendu avec Peyo, officieusement pour sa gestion administrative, comptable et commerciale chaotique.

Il écrit aussi des scénarios pour plusieurs auteurs dont le plus fameux reste l'histoire Le Schtroumpfissime. C'est surtout après son départ de Spirou qu'il scénarise sérieusement plusieurs séries pour des auteurs comme René Follet ou Dino Attanasio. Il crée surtout, avec Raymond Macherot, la série Isabelle pour Will. Il anime ensuite cette série avec André Franquin jusqu'en 1994. En 1977, il crée dans Spirou un supplément qui se déclare indépendant, qu'il appelle Le Trombone illustré et qui réunit les auteurs les plus en vogue à l'époque. Malgré l'arrêt de l'expérience un an après, suite à plusieurs censures de l'éditeur, cette expérience marque toute une génération d'auteurs et de lecteurs.

Dans les années 1980, il participe à la création de la série animée Les Schtroumpfs du studio Hanna-Barbera Productions. De plus, il écrit de nouveau des scénarios notamment pour Frédéric Jannin, Jean Roba (avec l'histoire Boule et Bill globe-trotters) ou encore Carine De Brab. Il multiplie les activités avec la création d'un syndicat, le dessin animé Les Tifous et il participe à la création du journal Schtroumpf !. À la mort de Peyo, il reprend le scénario de Johan et Pirlouit pendant quelques épisodes. En 1995, il devient le chanteur d'un groupe de musique composé d'auteurs de bandes dessinées.