Famille de La Tour du Pin

La Tour du Pin
Armes de la famille.
Armes de la famille : La Tour du Pin

Blasonnement De gueules à la tour d'argent, avec son avant-mur de même
Branches de Vinay, de Clelles, de Gouvernet, de Montauban, de Verclause, de La Charce de Chambly

La famille de La Tour du Pin est une famille subsistante de la noblesse française originaire du Viennois où une commune porte ce nom aujourd’hui (département de l’Isère)

Elle est à l'origine de plusieurs dauphins de Viennois à partir de Humbert Ier de la Tour du Pin devenant Humbert Ier de Viennois de 1282 à 1306, suivi de son fils Jean II de la Tour du Pin ou de Viennois de 1306 à 1319 né d' Anne d'Albon, sœur du dernier dauphin du Viennois et comte d'Albon Jean d'Albon, mort prématurément d'une chute de cheval.

Jean II aura deux fils dauphins de Viennois de Béatrice de Hongrie : Guigues VIII jusqu'en 1333, puis Humbert II de Viennois jusqu'en 1349.

Plusieurs branches entre autres en descendent : de Vinay, de Clelles, de Gouvernet, de Montauban, de Verclause, de La Charce de Chambly[1].

HistoireModifier

OriginesModifier

Plusieurs hypothèses ont été avancées sur les origines de la famille de La Tour-du Pin dont la dénomination ne remonte qu'au XIIe siècle[2].

D'après Étienne Baluze[3], Geraud de La Tour, comte d'Auvergne de la maison de La Tour d'Auvergne, époux de Gausberge aurait engendré Berlion, marié avec Leutgarde, mais selon le site de la Foundation for Medieval Genealogy[4], les actes cités à Brioude n'ont pas été retrouvés. René Poupardin[5] dit ne pas avoir connaissance de l'acte de Nicolas Chorier dans le Cartulaire de Saint-Maurice de Vienne en 1004 et n'intègre pas Geraud de la Tour d'Auvergne dans la généalogie mais nomme Bérilon descendant des vicomtes de Vienne marié avec Leutgarde, à l'origine d'un autre Bérilon marié avec Ildéardis en 1032[6].

Selon René Poupardin, Bérilon dit "Le Blanc" est le frère d'Hector qui a fait la guerre à l'archevêque de Romans, puis de Vienne, Léger avant 1030.

De Bérilon, deux branches vont se dissocier, l'une formera la seigneurie de Beauvoir de Marc, l'autre la seigneurie de La Tour[7].

Ainsi, vers 1083, le chanoine Rostaing de Beauvoir, du consentement de son frère Artaud, concède des biens qu'il avait à Reventin, avec la signature de l'archevêque[8]. En 1080, le chevalier Bérilon, seigneur de Pressins et possiblement de La Tour[9],[10], fils d'Artaud, son épouse Adalsendis, ses fils Arbert et Guillaume donnent au monastère de St-André-le-Bas, en présence de l'abbé Humbert, la chapelle du château de Pinet et l'église de St-Pierre à Eyzin[11]. Ce sont ces biens à Pinet qui seront réclamés à Guillaume II de Beauvoir de Marc en 1203 par Albert II de La Tour du Pin en présence d'André dauphin de Viennois et de sa mère Béatrice[12],[7].

Vers 1083, le même Bérilon, sa femme et ses fils, donnent au monastère de St-André dans les murs de Vienne et à l'abbé Humbert la moitié de l'église de St-Eusèbe à Pressins au diocèse de Belley[13].

  • Vers 1100, Berlion et Amblard de la Tour, chevaliers, sont témoins d'une donation faite à l'église de Belley par Guy[14].
  • Berlion de La Tour, en 1107, fait avec ses fils Girold et Walon, don de certains biens au prieuré bénédictin d'Innimont en Bugey[15].
  • En 1124, Girold de la Tour, décédé après 1130, fils de Berlion, donne à la maison de Portes l'usage des pâturages, ce que confirme Amblard de la Tour en présence d'Humbald archevêque de Lyon et d'Humbert évêque de Genève[16]. Il épouse la comtesse Marie de Saint-Rambert-en-Bugey, décédée après 1130.
  • Albert Ier, son fils, est cité en 1130 faisant une donation au chapitre St-Paul de Lyon pour le salut de l'âme de ses parents[17]. En 1161, il est en compagnie du dauphin Guigues, comte d'Albon au sujet d'une querelle contre les chanoines de Romans pour la construction de murs pour clore leur ville[18]. Il décède après 1176 et est le père d'Albert II qui suit et de Berlion qui confirment en 1180 à la chartreuse de Portes les donations de leur père avant d'être chevalier, et de leur aïeul Girold[19].Berlion ou Bérilon fait avec son frère une donation en 1185 à Saint-Maurice de Vienne[20], il est possiblement à l'origine de la branche de Vinay[21].

L'incertitude a régné jusqu'à la fin du XVIIIème siècle sur la façon dont la Maison de La Tour-du-Pin actuelle se rattachait aux Dauphins de Viennois, ce rattachement étant mentionné de 4 façons différentes dans les documents du Cabinet des Titres, et ce n'est qu'à la suite des travaux de Moulinet en 1787, et de la découverte des archives de la branche aînée de Ia famille, celle de La Tour de Clesses, qu'il est apparu que les La Tour-du-Pin-Gouvernet étaient un rameau cadet de la branche de Vinay[2].

GénéalogieModifier

Branche des barons de La Tour du Pin et dauphins de Viennois, éteinte en 1355Modifier

Au cours des XIe et XIIe siècles la maison de la Tour se tailla une importante baronnie sur la rive gauche du Rhône qui s'étendait approximativement des rives du Guiers jusqu'à Bourgoin (actuellement Bourgoin-Jallieu) et Crémieu ; et comptait, à l'époque d'Albert III, près de 80 bourgs et châteaux. Cet ensemble, connu sous le nom de "Terre de la Tour", était pour l'essentiel tenu en franc-alleu par les sires de la Tour qui ne reconnaissaient donc que l'autorité (assez théorique) des souverains du Saint-Empire Romain. L'historien Nicolas Chorier cite d'ailleurs les sires de la Tour parmi les principaux barons du Dauphiné et souligne leur rang et leur puissance[22]. C'est cette famille qui donna quatre dauphins de Viennois de 1282 à 1349, date de la vente du dauphiné de Viennois à la couronne de France.

  • Albert II, décédé vers 1226, seigneur de la Tour-du-Pin chevalier-croisé en 1190, dont le nom et les armes figurent dans la première des salles des croisades du château de Versailles épouse Marie d'Auvergne, fille de Robert IV Dauphin d'Auvergne (v. 1150-1234) et de Mathilde de Bourgogne. Ils ont plusieurs enfants dont :
    • Albert III décédé après 1259, seigneur de la Tour-du-Pin, sénéchal du royaume d'Arles, épouse avant 1220 Béatrix dame de Coligny[21].
    • Guy, archidiacre de Lyon décédé vers 1249[21].
    • Hugues de la Tour, évêque de Clermont, décédé le 29 décembre 1249 en terre sainte[21].
    • Humbert : il est cité comme doyen de Clermont en décembre 1266 dans le Regeste Dauphinois.
    • Sibylle, décédée après 1242, mariée avec Siboud de Beauvoir de Marc, seigneur de Beauvoir, Septème et Pinet, mistral de Vienne, décédé après 1242[21].
    • Alice, décédée après 1256, dame de Cornillon et de Bornant probablement mariée avant 1215 avec le comte Guillaume II de Genève[23],[21]. Pour l'historien Matthieu de La Corbière, Alice serait issue de la famille de Faucigny[24].
    • Alix, décédée après mars 1248, dame du château de St-Jean-de-Bournay mariée avec Drodon de Beauvoir de Marc, décédé après 1189, croisé (3ème croisade) ; puis mariée vers 1200 avec Bertrand Raimbaud de Royans[21].
    • une fille mariée en novembre 1198 avec Aymar IV de Bressieux[21].
  • D'Albert III et de Béatrice de Coligny sont issus :

Humbert Ier et Anne d'Albon qui amène le titre de dauphin à la famille de La Tour du Pin sont à l'origine de :

      • Humbert II de La Tour du Pin, seigneur de Faucigny, dauphin de Viennois sous le nom de Humbert II de Viennois (1312-1355). Sans enfant vivant de son mariage en juillet 1332 avec Marie des Baux (vers 1319-mars 1347), fille de Bertrand des Baux de Berre († 1351), comte d'Andria et de Béatrice d'Anjou (1295 † 1321), leur unique fils, André, étant mort à 2 ans en 1335[28], il vend le Dauphiné au roi de France Philippe VI pour payer ses dettes et signe le 30 mars 1349 le traité de Romans avec le Royaume de France. Il est le dernier dauphin de Viennois de la branche des barons de La Tour du Pin.

Branche de La Tour du Pin de VinayModifier

  • Berlion, seigneur de La Tour de Vinay, présent en septembre 1219 lors de la fondation de l'abbaye de Beaulieu près de Vinay en remplacement de l'Abbaye d'Albeval inondée par le lac Saint-Laurent, en présence de sa mère Alaisia. Son frère Aynard est cité défunt en chassant les païens en Espagne. Deux frères de Berlion sont présents en 1219: Géraud et Chabert[29]. En novembre 1240 Berlion confirma la donation de la condamine de St Martin par son aïeul Arbert de la Tour, du champ de Gontard d'EchirolIes. Sont nommés Gontard, Gérold et Chabert, clercs, frères de Berlion[30]. Il décède après testament de 1256 ayant vendu ses différents biens à la Motte-Saint-Antoine[31].
  • Son fils Aynard est cité juge de paix dans un conflit en février 1249 entre son père et Audebert de Châteauneuf concernant le château d'Armieu qui s'en remettent au jugement du dauphin Guigues VII, comte de Viennois et d'Albon[32]. Il est seigneur de Vinay ,d’Armieu et de Vatilieu. Il teste le 07 septembre 1282, nommant sa première femme Béatrice, décédée, mère de Berlion tué dans les guerres delphino-savoyardes, ainsi qu'un fils naturel Amblard. Il épouse avant cette date Agnès de Thoire et Villars (°1238-†1298) fille d'Étienne II (°1200 - †1248),sire de Thoire-Villars et de Béatrix de Faucigny (°v.1210-†ap. le 8 mars 1276).

Aynard de la Tour de Vinay décédé après avril 1298 et Agnès de Thoire et Villars ont comme enfants[31]:

  • Guillaume, archidiacre de Viviers, décédé après le 12 juillet 1303.
  • Pierre, cité au testament de son père, coseigneur de Vinay en mai 1315 avec son fils Girard.
  • Béatrix décédée avant le 01 avril 1298, citée au testament de sa mère.
  • Jean décédé après le 01 avril 1298, cité au testament de sa mère.
  • Henri de La Tour, seigneur de Vinay, décédé après le 24 février 1323, marié après le 18 juillet 1279 avec Béatrice des Baux, décédée après février 1330, fille de Bertrand des Baux, seigneur de Meyrargues décédé en 1266, et de sa seconde épouse Alix.

Henri de La Tour et Béatrice des Baux engendrent[31]:

  • Bertrand de La Tour, décédé après le 01 avril 1298.
  • Hénard de La Tour, prieur de Saint-Antoine, décédé après le 02 septembre 1326.
  • Raymond de La Tour, prieur de Beaulieu, décédé après le 07 janvier 1336.
  • Alix de La Tour, mariée vers le 16 février 1314 avec Humbert d'Illins, fille de Guillaume d'Illins.
  • Pierre dit Perronet, châtelain de Chatte, de Saint-Geoirs, Bardonnèche, de Veynes, d'Oulx, bailli delphinal, décédé après 1345[33],[34], époux d'Huguette de Granges, formant la branche cadette de Vinay.
  • Hugues de La Tour dit Turpin, seigneur de Vinay, décédé après le 28 juin 1327, marié vers octobre 1312 avec Aymare (Adémaria) de Tournon, fille de Guy II, seigneur de Tournon décédé après décembre 1313 et d'Alix de la Roche qui teste le 10 novembre 1311.

D'Hugues de la Tour de Vinay et d'Aymare de Tournon sont issus[31]:

  • Guillaume de La Tour, décédé après le 02 novembre 1345.
  • Henri de La Tour, décédé après le 02 novembre 1345.
  • Huguette de La Tour, mariée le 12 avril 1336 avec Henri Bérenger, seigneur de Pont-en-Royans et Baron de Sassenage en 1339[34], décédé en 1351, fils d'Aymar Bérenger, seigneur de Pont-en-Royans et de Beatrix de Sassenage.
  • Aynard III de La Tour, seigneur de Vinay, décédé en 1371, marié après 1332 avec Artaude de Bressieux, décédée après 1346, fille d'Aymar VI de Bressieux, baron de Bressieux et de Béatrix de Roussillon, dont [31],[34],[35],[36],
    • Antoine de La Tour, seigneur de Vinay, coseigneur de la Tour-du-Pin, décédé en 1394, marié avec Catherine de Chaste, décédée après 1417, fille de Joffrey de Chaste et de Françoise de Saint-Quentin. Le couple n'a pas de descendance. Antoine de La Tour a un fils naturel : Aynard de La Tour.
    • Hugues II dit Turpin, de La Tour, seigneur d'Illins, des Côtes-d'Arey et de Surieu, décédé en 1392, marié vers 1383 avec Alix d'Uzès, dame d'Ay et d'Iserand ,veuve de Guillaume III de Tournon, fille de Robert III Décan d'Uzès, vicomte d'Uzès (1320-1371) et d'Agathe des Baux (†1359/), sans descendance.
    • Billette de La Tour, décédée après le 04 septembre 1419, mariée avec Archemand ou Archingaud de Grolée, seigneur de Vassalieu, d'où Eléonore ou Elmorge de Grolée qui épouse en 1396 Guillaume IV de Tournon, baron de Tournon, fils de Guillaume IIII et d'Alix d'Uzès alors veuve, mentionnés ci-dessus. Billette de La Tour aura ensuite comme époux Antoine de La Tour d'Illens, seigneur d'Arconciel et Attalens au Canton de Fribourg, puis Hardouin de Lavey sans autre descendance.

Aynard III hérita après le décès d'Humbert II de la Tour-du-Pin en 1355 de la maison de la Tour-du-Pin et nomma ses fils héritiers puis leur sœur, mais ces derniers désignèrent comme successeurs leurs cousins germains de la maison de Sassenage. François de Sassenage fils d'Henri Bérenger se qualifia seigneur de Sassenage et de Vinay. Après un long procès, en 1398, dans l'église de l'abbaye de Saint-Chef, François de Sassenage put conserver les terres et seigneuries de Vinay, Armieu et Vatillieu, mais Billette récupéra les biens de la Tour-du-Pin, avec ses villes, châteaux territoires et mandements, et toutes les possessions qu'avaient eues ses ancêtres et les transmit par sa fille à la famille de Tournon qui les conserva jusqu'au XVIIème siècle. Les possessions de Vinay allèrent au neveu de François de Sassenage, Albert, fils de son frère Aymar marié en 1373 avec Humilie Aynard, qui prit les noms et armes de La Tour de Vinay[34]. Au cours du XVIème siècle la seigneurie de Vinay passa par mariages successifs entre les mains des familles d'Ancezune, de La Baume de Suze, de Maugiron en Viennois puis par procédure en 1586 à Gaspard de Montagny[37].

Branche de La Tour du Pin de Vinay à la Branche de La Tour du Pin GouvernetModifier

Descendance de Pierre de La Tour de Vinay et d'Huguette de Granges:

  • Guigues de La Tour de Vinay, châtelain de Veynes, d'Oulx, bailli delphinal qui prêta serment, au nom de son père, pour la châtellenie d'Oulx, lorsque le dauphin Humbert II fit la remise de ses places du Dauphiné au roi de France en 1343, décédé en 1349, marié avec Béatrix de Bérenger de Morges, dame de Clelles et Darne, fille de Pierre Bérenger de Morges et de Gilette[33],[34],[35],[38]. Leurs enfants sont :
    • Jean de La Tour dit de Montromain en procès en 1390 contre Hugues Grinde seigneur de Miribel en Trièves et du Molard pour reconnaissances de dettes[39]. Il épouse Guigonnes d'Arces citée en 1413 veuve de noble Jean de La Tour dit de Mont-Romain, pour ses possessions à Theys, La Pierre et Domène[40]. En 1413 noble Jean de La Tour, fils de Jean dit de Mont-Romain, possède des mandements de Vif et de La Cluse[40]. En 1431 est réalisée une vente d’une terre dépendant de la directe du seigneur de Varces, par noble Claude de La Tour, dit de Mont-Romain[40]. Enfin est cité en 1445 noble Antoine de La Tour alias de Montromain[40]. Cette branche ne perdure pas par la suite.
    • Girard Ier de La Tour, châtelain delphinal d'Oulx, seigneur de Vinay et de Darne, est dit fils de Guigonnet qui réclama, en 1350 des sommes que le dauphin devait à son père et à son aïeul. Il vendit, en 1357, avec Jean, son frère son terrier de rentes, en la paroisse de Saint Martin-le-Vinoux[33].

Girard de la Tour est à l'origine de la branche de la branche de Clelles et a pour descendants :

  • Jean de la Tour cité en 1411,prieur de la paroisse de La Cluse[35],[40].
  • Aynarde de la Tour mariée en 1372 à Vif avec Humbert Alleman, seigneur de Champrond[35].
  • Vraisemblablement Guigue de La Tour dit Viret en 1407 et effectuant une vente dans la paroisse de Vif en 1411[40].
  • Girard II, seigneur de Darne et de Clelles, en 1427, est dit fils de Girard Ier dans un acte de 1388[33] et marié en 1418 avec Catherine de Bucher[41].
    • Guigues de la Tour, prieur de Clelles, décédé après 1480[42].
    • Guigues II de la Tour de Clelles, seigneur de Darne, de Clelles, de Chaffault, de Thoranne, de Saint-Martin, décédé après 1485, marié avec Antoinette de Theys[42], d'où
      • Guigues III de la Tour de Clelles, châtelain de Clelles, qui effectua l'ascension du Mont Aiguille le 1er juillet 1492[42], décédé après 1534, marié en 1469 avec Anne Alleman des seigneurs de Pasquiers[34],[43],[41].

De Guigues III de Clelles et d'Anne Alleman sont issus[38]:

  • Hugues, qui a continué la branche de Clelles, seigneur de Darne et de Cornillon décédé après 1540, marié avec Françoise de Roddes sans descendance puis avec Catherine Martin des seigneurs de Champoléon, dont entre autres
    • Guigues IV de La Tour, seigneur de Darne décédé en 1551, marié avec Anne Olivier de Gouvernet, dont une fille Dauphine.
    • Girard III de La Tour, seigneur de Darne décédé en 1564 sans héritier.
    • Catherine, mariée en 1558 à Michel de Revilliasc, seigneur de Chabestan apporta les biens et les titres de la branche de Clelles, qui passèrent en 1574 dans la maison de Bardonnenche par le mariage d'une fille nommée Jeanne avec Jean de Bardonnenche[33].
  • Pierre II de La Tour de Clelles, seigneur de Gouvernet, coseigneur de Saint-Sauveur, de Mévouillon, de La Bâtie-Verdun, châtelain de Thorane, décédé après 1563.

Branche de La Tour du Pin GouvernetModifier

Pierre II de La Tour épousa en 1510 Madeleine de Silve, dame de Gouvernet, fille de Rainaud de Silve et Marie Olivier et devint par son mariage seigneur de Gouvernet[33]. Ils donnèrent naissance à Guigues de La Tour, seigneur de Gouvernet, co-seigneur de Saint-Sauveur, marié le 7 janvier 1542 avec Esprite du Bousquet, fille de Jacques du Bousquet et Catherine de Vérone. De cette union sortirent[33],[38]

  • Jacques Ier de La Tour Gouvernet, décédé après 1620 seigneur de Verclause, de Saint-Sauveur marié en 1583 avec Jeanne de Sade à l'origine des branches de Verclause, Verclause de Taillades, Verclause-Verfeuil et de Tarandol.
  • René de La Tour Gouvernet, né en 1543, baron d’Aix, et de Montauban, maréchal de camp, sénéchal de Valentinois, gouverneur de Mévouillon, de Montélimar (1600), gouverneur de Die, conseiller d'Etat. Commandant des troupes protestantes du Roi de Navarre en 1580, nommé Maréchal de Camp par Henri IV le 1er avril 1591, compagnon de Lesdiguières,il eut sa terre de La Charce érigée en marquisat par lettres du roi Louis XIII du mois de mai 1619. De son union le 1er janvier 1573 avec Isabeau Artaud de Montauban sont issues plusieurs branches:
    • Depuis Charles Ier de La Tour Gouvernet (1575-†ap1643) marié en 1597 avec Antoinette de Bourrellon[35],[38],
      • celle des Marquis de Gouvernet éteinte en 1775 avec Charles V Frédéric de La Tour Gouvernet[35],[38],
      • celle des comtes de Paulin, puis reprenant les titres de la branche aînée, marquis de Gouvernet et de La Tour du Pin jusqu'en 1943.
    • Depuis César de La Tour Gouvernet (1587-1645) marquis de La Charce, baron de Valgaudemar, page du roi Henri IV et capitaine d'infanterie en 1606, nommé par le duc Henri II de Rohan gouverneur de Meyrueis en Languedoc marié en 1604 avec Claudine de Ginestous, celles des marquis de La Charce éteinte en 1867, de la branche de la Tour du Pin jusqu'en 1865 et de la branche de la Tour du Pin La Charce Chambly encore existante.
    • Depuis Hector de La Tour Gouvernet (1585-1630) seigneur de Gouvernet, baron de Montauban, de Lachau, seigneur de Saou marié en 1616 avec Charlotte de Sauvain celle des marquis de Lachau éteinte en 1807, et des marquis de Montauban éteinte en 1899.
Personnalités de La Tour du Pin GouvernetModifier

Armes : D’azur à une tour crénelée de 5 pièces d’argent, maçonnée et portillée de sable au chef cousu de gueules, chargé de 3 heaumes d’or, posés de profil

Devises : Turris Fortitudo mea, Courage et loyauté

Branche de La Tour du Pin VerclauseModifier

Cette branche est issue de la branche de La Tour du Pin Gouvernet. Elle débute avec Auguste de La Tour du Pin Verclause, époux de Marie Rose de Laugier, et fils de Auguste de La Tour du Pin Gouvernet († 21 septembre 1721) et de Catherine de La Bastide.

Branche de MontaubanModifier

Branche également issue de celle de Gouvernet :

Branche de La Tour du Pin ChamblyModifier

 
Tombes de la Famille De la Tour du Pin Chambly au pied de l'église foritfiée de Bosmont-sur-Serre, Aisne
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PossessionsModifier

Liste non exhaustives des possessions tenues en nom propre ou en fief de la famille de La Tour du Pin :

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Georges Martin, Histoire et Généalogie de la Maison de La Tour du Pin, Lyon, 1985, 237 p. ; deuxième édition, 2006, 263 p.
  • Gustave de Rivoire de La Bâtie, Armorial de Dauphiné contenant les armoiries figurées de toutes les familles nobles et notables de cette province, accompagnées de notices généalogiques complétant les nobiliaires de Chorier et de Guy Allard, Lyon, Imprimerie Louis Perrin (réimpr. 1969 (Allier - Grenoble)) (1re éd. 1867), 821 p. (lire en ligne), p. 617
  • Francois Roche, Armorial du Trièves : symbolisme et vieilles familles, Grenoble, Académie Delphinale, 1962, 24 p.
  • Édouard Barthélemy, Note historique sur la maison de La Tour Du Pin, d’après des documents inédits, Paris, 1861.
  • René de La Tour du Pin Chambly de La Charce, Une famille dauphinoise, La-Tour-du-Pin, Valence, 1912 (Extrait du "Bulletin de la Société d’archéologie de la Drôme", T. XLVI, 1912).
  • Ulysse Chevalier, Regeste dauphinois, ou Répertoire chronologique et analytique des documents imprimés et manuscrits relatifs à l'histoire du Dauphiné, des origines chrétiennes à l'année 1349, Impr. valentinoise, 1913-1926 (volumes présents sur gallica.bnf.fr, présentation en ligne).

Articles connexesModifier

Lien externeModifier

Notes et référencesModifier

  1. Archives nationales, « La Tour du Pin (famille de) XIIIe-XXe siècles », sur France Archives
  2. a b et c Raoul de Warren, Grand armorial de France, volume 6, Édition héraldique, 1952, page 333 ([PDF] présentation en ligne).
  3. Étienne Baluze, Histoire généalogique de la maison d'Auvergne justifiée par chartes, titres, histoires anciennes et autres preuves authentiques, t. I, Antoine Dezallier, , 480 p., p. 258-259
  4. (en) « Vicomtes de Vienne », sur fmg.ac/MedLands (Foundation for Medieval Genealogy).
  5. René Poupardin, Le royaume de Provence sous les Carolingiens (855-933?), Librairie Émile Bouillon, , p. 351-356
  6. Ulysse Chevalier, Regeste dauphinois, ou Répertoire chronologique et analytique des documents imprimés et manuscrits relatifs à l'histoire du Dauphiné, des origines chrétiennes à l'année 1349. T1, fascicules 1-3, Valence, Imp. valentinoise, (lire en ligne), p. 293
  7. a et b Pierre Cavard, La noblesse viennoise. De la boutique au manoir, Ouvrage manuscrit, 1963-1967, 361 p., p. 1-44
  8. Ulysse Chevalier, Regeste dauphinois, ou Répertoire chronologique et analytique des documents imprimés et manuscrits relatifs à l'histoire du Dauphiné, des origines chrétiennes à l'année 1349. T1, fascicules 1-3, Valence, Imp. valentinoise, (lire en ligne), p. 407
  9. Bulletin d'histoire ecclesiastique et d'archéologie religieuse des diocèses de Valence, Gap, Grenoble et Viviers, t. XII, Romans, (lire en ligne), p. 217-219
  10. Alexis Auvergne, Bulletin d'histoire ecclesiastique et d'archéologie religieuse des diocèses de Valence, Gap, Grenoble et Viviers, Romans, (lire en ligne), p. 5
  11. Ulysse Chevalier, Regeste dauphinois, ou Répertoire chronologique et analytique des documents imprimés et manuscrits relatifs à l'histoire du Dauphiné, des origines chrétiennes à l'année 1349. T1, fascicules 1-3, Valence, Imp. valentinoise, (lire en ligne), p. 389
  12. Ulysse Chevalier, Regeste dauphinois, ou Répertoire chronologique et analytique des documents imprimés et manuscrits relatifs à l'histoire du Dauphiné, des origines chrétiennes à l'année 1349 (T1, fascicules 1-3), vol. 1, Valence, Imp. valentinoise, (lire en ligne), p. 959
  13. Ulysse Chevalier, Regeste dauphinois, ou Répertoire chronologique et analytique des documents imprimés et manuscrits relatifs à l'histoire du Dauphiné, des origines chrétiennes à l'année 1349. T1, fascicules 1-3, vol. 1, Valence, Imp. valentinoise, 1913, (lire en ligne), p. 405
  14. Ulysse Chevalier, Regeste dauphinois, ou Répertoire chronologique et analytique des documents imprimés et manuscrits relatifs à l'histoire du Dauphiné, des origines chrétiennes à l'année 1349 (T1, fascicules 1-3), vol. 1, Valence, Imp. valentinoise, (lire en ligne), p. 475
  15. Ulysse Chevalier, Regeste dauphinois, ou Répertoire chronologique et analytique des documents imprimés et manuscrits relatifs à l'histoire du Dauphiné, des origines chrétiennes à l'année 1349, vol. 1, Valence, Imp. valentinoise, (lire en ligne), p. 503, no 2951.
  16. Ulysse Chevalier, Regeste dauphinois, ou Répertoire chronologique et analytique des documents imprimés et manuscrits relatifs à l'histoire du Dauphiné, des origines chrétiennes à l'année 1349 (T1, fascicules 1-3), vol. 1, Valence, Imp. valentinoise, (lire en ligne), p. 571
  17. Ulysse Chevalier, Regeste dauphinois, ou Répertoire chronologique et analytique des documents imprimés et manuscrits relatifs à l'histoire du Dauphiné, des origines chrétiennes à l'année 1349, vol. 1, Valence, Imp. valentinoise, (lire en ligne), p. 587, no 3459.
  18. Ulysse Chevalier, Regeste dauphinois, ou Répertoire chronologique et analytique des documents imprimés et manuscrits relatifs à l'histoire du Dauphiné, des origines chrétiennes à l'année 1349. T1, fascicules 1-3, Valence, Imp. valentinoise, (lire en ligne), p. 689-690
  19. Ulysse Chevalier, Regeste dauphinois, ou Répertoire chronologique et analytique des documents imprimés et manuscrits relatifs à l'histoire du Dauphiné, des origines chrétiennes à l'année 1349 (T1, fascicules 1-3), vol. 1, Valence, Imp. valentinoise, (lire en ligne), p. 790
  20. Ulysse Chevalier, Regeste dauphinois, ou Répertoire chronologique et analytique des documents imprimés et manuscrits relatifs à l'histoire du Dauphiné, des origines chrétiennes à l'année 1349 (T1, fascicules 1-3), vol. 1, Valence, Imp. valentinoise, (lire en ligne), p. 826
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  44. Vissec et son étrange rivière, Par Adrienne Durand-Tullou, Publié par Espace Sud éditions, 1995, p. 59.