Montauban-sur-l'Ouvèze

commune française du département de la Drôme

Montauban-sur-l'Ouvèze
Montauban-sur-l'Ouvèze
Blason de Montauban-sur-l'Ouvèze
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Intercommunalité Communauté de communes des Baronnies en Drôme Provençale
Maire
Mandat
Gérard Coupon
2020-2026
Code postal 26170
Code commune 26189
Démographie
Gentilé Montalbanais, Montalbanaises
Population
municipale
110 hab. (2017 en augmentation de 7,84 % par rapport à 2012)
Densité 3,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 16′ 00″ nord, 5° 30′ 00″ est
Altitude Min. 665 m
Max. 1 532 m
Superficie 32,29 km2
Élections
Départementales Canton de Nyons et Baronnies
Législatives Troisième circonscription

Séderon (avant mars 2015)

Localisation
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Montauban-sur-l'Ouvèze
Liens
Site web montauban-sur-ouveze.fr

Montauban-sur-l'Ouvèze est une commune française située dans le département de la Drôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

GéographieModifier

LocalisationModifier

 
Carte de Montauban-sur-l'Ouvèze.

Montauban sur l'Ouvèze est situé à 24 km (par la route, 9 km à vol d'oiseau) de Séderon (chef-lieu de canton) et à 22 km à l'est de Buis-les-Baronnies.

  Montguers Chauvac-Laux-Montaux  
Rioms N Laborel
O    Montauban-sur-l'Ouvèze    E
S
Mévouillon Izon-la-Bruisse

Géologie et reliefModifier

Le sol est sédimentaire de formation argileuse marno-calcaire.

Dernier village de la haute vallée établi à une altitude moyenne de 730 mètres avant la montée en lacets de la route atteignant au col du Perty (1 303 mètres).

Le point culminant de la commune est la montagne de Chamousse.

HydrographieModifier

Près de Somécure, l'Ouvèze prend sa source au-dessus de 800 mètres d'altitude.

ClimatModifier

Voies de communication et transportsModifier

Ancienne route des princes d'Orange).

UrbanismeModifier

Morphologie urbaineModifier

La commune est composés de hameaux anciens disséminés[1].

Hameaux et lieux-ditsModifier

  • Hameaux : Somécure, Ruissas, la Combe et Bons-Bagnols.
  • Quartiers et lieux-dits : Bagnoux, Bouxes, Roigne.

ToponymieModifier

AttestationsModifier

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[2] :

  • 1284 : mention de la baronnie : Baronia Montis Albani (Inventaire des dauphins, 234).
  • 1293 : Castrum de Monte Albano (Inventaire des dauphins, 226).
  • 1343 : mention de la baronnie : La Baronie de Montalban (Duchesne : Dauphins de Viennois, 69).
  • 1400 : Mont-Alban (choix de docum., 235).
  • 1516 : mention du prieuré : Prioratus Montis Albani (pouillé de Gap).
  • 1891 : Montauban, commune du canton de Séderon.

En 1920 : Montauban-sur-l'Ouvèze[3].

ÉtymologieModifier

HistoireModifier

Du Moyen Âge à la RévolutionModifier

La seigneurie[2] :

  • Au point de vue féodal, Montauban était une terre de l'ancienne baronnie de ce nom, souverainement possédée, dès 1206, par les Montauban.
  • 1278 : passe (par mariage) aux Castellane.
  • Passe (par héritage) aux Adhémar de Lombers.
  • 1302 : les Adhémar de Lombers l'abandonnent aux dauphins.
  • 1349 : la terre devient domaniale.
  • 1543 : vendue (sous faculté de rachat) aux Plovier dont les droits sont rachetés par les habitants.
  • 1559 : vendue aux Bon.
  • 1593 : vendue aux La Tour.
  • 1638 : vendue aux Pingré.
  • Vers 1710 : passe (par héritage) aux Crombis de Cheisolme, derniers seigneurs.

La baronnie de Montauban comprenait tout ou partie des terres et châteaux suivants[2] :

  • Drôme : Aubres, Autane, Ban, la Bâtie-Côte-Chaude, la Bâtie-Verdun, Baume-la-Lance, Bécone, Châteauneuf-de-Bordette, Châteauratier, Chauvac, Dulion, Durfort, la Fare, Gignac, Gouvernet, Lemps, Linseuil, Marsoin, Mirabel, Montauban, Montbrison, Montferrand, Montguers, Montjoux, Montaulieu, Montréal, Noveysan, Nyons, Oddefred, Ollon, Pennafort, Piégon, Rioms, Rocheblave, Rochebrune, Rochegude, Roussieux, Sahune, Sainte-Euphémie, Sainte-Jalle, Tarandol, Taulignan, Teyssières, Venterol, Vercoiran, Vinsobres.
  • Hautes-Alpes : la Baume-Rison, Ribiers, Rosans, Saint-André de Rosans.
  • Vaucluse : Cayrane, Derboux, Grillon, Valréas.

1302 : Montauban est l'une des trois baronnies réunies au Dauphiné[1].

Le château seigneurial disparait durant les guerres du XVIe siècle[réf. nécessaire]. Ce château du XIIe siècle fut définitivement détruit sur décisions des villageois[4].

1639 (démographie) : 1000 à 1100 habitants[2].

Avant 1790, Montauban était une communauté de l'élection de Monlélimar et de la subdélégation et du bailliage du Buis, formant une paroisse du diocèse de Gap, dont l'église, sous le vocable de Notre-Dame de Saint-Quentin, était celle d'un prieuré de l'ordre de Saint-Benoît, filiation de Cluny, et dont les dimes appartenaient au prieur, qui présentait à la cure[2].

De la Révolution à nos joursModifier

En 1790, Montauban devint le chef-lieu d'un canton du district du Buis, comprenant les municipalités de Ballons, Chauvac, Eygalayes, Laborel, Lachau, Mévouillon, Montauban Montguers, Rioms, Roussieux, Saint-Auban, Sainte-Euphémie, Villebois, Villefranche et Vers. La réorganisation de l'an VIII en fait une simple commune du canton de Séderon[2].

Politique et administrationModifier

Tendance politique et résultatsModifier

Administration municipaleModifier

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 100 et 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 11.

À la suite de l'élection municipale de 2014, le conseil municipal est composé de 2 adjoints et de 8 conseillers municipaux[5].

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 En cours Gérard Coupon[5] DVG Agriculteur

Rattachements administratifs et électorauxModifier

Politique environnementaleModifier

Finances localesModifier

JumelagesModifier

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[7].

En 2017, la commune comptait 110 habitants[Note 1], en augmentation de 7,84 % par rapport à 2012 (Drôme : +4,12 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
530564549503535523519502487
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
464446457433445423413354337
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
330302310275263245227198175
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
14714092808185113104107
2017 - - - - - - - -
110--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

EnseignementModifier

Manifestations culturelles et festivitésModifier

Fête : le dernier dimanche de juillet[1].

LoisirsModifier

SantéModifier

Services et équipementsModifier

SportsModifier

MédiasModifier

CultesModifier

ÉconomieModifier

En 1992 : plantes médicinales, lavande, ovins[1], caprins[réf. nécessaire].

  • Marché : le 28 septembre[1].

La culture du tilleul, qui a fait la réputation des baronnies, a presque totalement disparu[réf. nécessaire].

TourismeModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Patrimoine culturelModifier

Patrimoine naturelModifier

Personnalités liées à la communeModifier

Héraldique, logotype et deviseModifier

  Blason
D'azur à trois tours d'or maçonnées de sable[10].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

AnnexesModifier

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BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

  1. a b c d e f g h i j k et l Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), p. Cobonne
  2. a b c d e et f J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 223
  3. Toponymie Ouvèze
  4. Histoire
  5. a et b Association des maires et présidents de communautés de la Drôme, rechercher « MONTAUBAN-S/L'OUVEZE » dans le champ « Commune » (consulté le 13 mars 2015).
  6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  10. « 26189 Montauban-sur-l'Ouvèze (Drôme) », sur armorialdefrance.fr (consulté le 17 juin 2020)