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Saint-Geoirs

commune française du département de l'Isère

Saint-Geoirs
Saint-Geoirs
Entrée de la commune de Saint-Geoirs depuis la RD 154
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Vienne[1]
Canton Bièvre
Intercommunalité Communauté de communes Bièvre Isère
Maire
Mandat
Michel Champon
2014-2020
Code postal 38590
Code commune 38387
Démographie
Population
municipale
521 hab. (2016 en augmentation de 2,16 % par rapport à 2011)
Densité 75 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 19′ 23″ nord, 5° 21′ 19″ est
Altitude 438 m
Min. 414 m
Max. 747 m
Superficie 6,93 km2
Localisation

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Saint-Geoirs

Saint-Geoirs est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

La commune, située sur les pentes septentrionales de la partie orientale du plateau de Chambaran, est adhérente à la communauté de communes Bièvre Isère dont le siège est situé à Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs.

Ses habitants sont dénommés les Saint-Geoirdeaux[2].

Sommaire

GéographieModifier

Localisation et descriptionModifier

Située entre Lyon, Grenoble, Valence et Bourgoin-Jallieu, dans le secteur du Bas Dauphiné, en Isère, la commune s'est principalement développée sur les premières pentes d'un plateau boisé en lisère de la plaine de la Bièvre.

Communes limitrophesModifier

Géologie et reliefModifier

 
Paysage autour de Saint-Geoirs

Le territoire communal s'étend sur la partie orientale mais aussi la plus élevée du plateau de Chambaran, lequel est constitué d'une ossature en molasse miocène, recouverte en grande partie par un placage de terres argilo-limoneuses ou argilo-sableuses [3].

Article connexe : plateau de Chambaran.

Saint-Geoirs se positionne dans un secteur de basse montagne à quelques kilomètres à l'est du point culminant de ce plateau qui atteint 789 m[4] au sommet de l'oppidum du Camp de César[5], sur la commune voisine de Plan. Le point culminant de la commune s'élève à 747 m en limite avec la commune de Quincieu, non loin du col de la Croix de Toutes Aures lequel s'élève à 626 mètres et dont la route traverse le territoire de la commune au niveau du hameau de Cours[6].

HydrographieModifier

S'écoulant depuis le plateau de Chambaran, le Rival est le seul cours d'eau notable de la commune. Il s'agit d'un ruisseau au débit irrégulier s'écoulant dans un axe Sud-Est - Nord-Ouest sur le territoire communal[7]. Le ruisseau de Saint-Michel, un modeste affluent, le rejoint aux limites septentrionales de la commune.

ClimatModifier

Article connexe : Climat de l'Isère.

La région de Saint-Geoirs présente un climat de type semi-continental[8] qui se caractérise par des précipitations plus importantes en été qu'en hiver.

Les étés sont généralement chauds mais souvent marqués par de violents orages. Les hivers sont généralement assez froids et marqués par des gelées fréquentes, d'autant plus que le secteur resté très longtemps marécageux est souvent marqués par de nombreuses brumes matinales et des brouillards plus ou moins persistant durant les périodes froides.

Tableaux de températuresModifier

Voies de communicationModifier

Accès routierModifier

Le bourg central de Saint-Geoirs est relié à Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs, siège de la communauté de communes par la RD154. Cette même route relie la commune à ses voisines jusqu'à Vinay par raccordement avec la RD22. La ville de Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs se situe, quant à elle, au centre d'une triangle formé par les autoroutes A7, A48 et A49

Les hameaux de Cours et du Gillet sont traversés par la RD518 qui relie Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs à Saint-Marcellin.

Saint-Geoirs se situe, par la route, à 4,6 kilomètres de l'Aéroport de Grenoble-Alpes-Isère [9].

UrbanismeModifier

Morphologie urbaineModifier

La commune est constitué d'un bourg, de dimension modeste entouré de quelques hameaux éparpillés dans les vallées. Cet ensemble est composé essentiellement de maison individuelles, de fermes souvent réaménagées en maisons de résidence.

Hameaux lieux-dits et écartsModifier

Voici, ci-dessous, la liste la plus complète possible des divers hameaux, quartiers et lieux-dits résidentiels urbains comme ruraux qui composent le territoire de la commune de Saint-Geoirs, présentés selon les références toponymiques fournies par le site géoportail de l'Institut géographique national[10].

  • Cours
  • Cours le Veyron
  • le Frisat
  • Petit Berthier
  • le Gillet
  • les Abrenières
  • Tarmarin
  • le Billoux
  • Servas
  • les Fouillouses
  • Téney
  • Molézin
  • la Contamine
  • Château du Sublet
  • les Bresses
  • le Barboin
  • Bramafan
  • Combe Profonde
  • les Arêtes
  • le Devès (sommet)
  • Combe de Beaumont

LogementModifier

Risques naturels et technologiques majeursModifier

Risques sismiquesModifier

La totalité du territoire de la commune de Saint-Geoirs est situé en zone de sismicité n°3 (modérée), comme la plupart des communes de son secteur géographique[11].

Terminologie des zones sismiques[12]
Type de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)
Zone 3 Sismicité modérée accélération = 1,1 m/s2

ToponymieModifier

Le nom de « Saint-Geoire » peut faire référence à saint Georges (Georges de Lydda) un martyr chrétien légendaire qui aurait vécu au IVe siècle, connu pour avoir livré un combat acharné contre un dragon afin de sauver la fille d'un roi de la région de Beyrouth. Il existe cependant une deuxième hypothèse concernant cette première partie à l'instar du toponyme de Saint-Geoire-en-Valdaine, située dans le même département de l'Isère ou il serait question de Saint-Georges-de-Vienne, évêque de Vienne qui vécut au cours du VIIIe siècle. L'église de la paroisse est dédiée à Saint-Georges sans autre précsion.

HistoireModifier

Pour un article plus général, voir Histoire de l'Isère.
 
Le village au début du XXe siècle

Préhistoire et AntiquitéModifier

Au début de l'Antiquité, le territoire des Allobroges s'étendait sur la plus grande partie des pays qui seront nommés plus tard la Sapaudia (ce « pays des sapins » deviendra la Savoie) et au nord de l'Isère. Les Allobroges, comme bien d'autres peuples gaulois, sont une « confédération ». En fait, les Romains donnèrent, par commodité le nom d'Allobroges à l'ensemble des peuples gaulois vivant dans la civitate (cité) de Vienne, à l'ouest et au sud de la Sapaudia.

Moyen Âge et Temps ModernesModifier

Durant la période médiévale, la paroisse dépendait de la baronnie de Bressieux, famille issue d'un ancien lignage noble du Dauphiné de Viennois. La terre de Bressieux était un fief du comté de Salmorenc[13], et aurait pris son indépendance à la chute du royaume de Bourgogne quand le comté fut partagé entre l'évêque de Vienne et celui de Grenoble en 1107.

La terre de Bressieux fut érigée en marquisat en faveur de la Famille de Grolée en 1612.

Époque contemporaineModifier

Révolution françaiseModifier

La commune de Saint-Geoirs est née du démembrement de la commune de Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs en 1790.

Durant la période de la Terreur lié à la prise du pouvoir par les montagnards à Paris, la municipalité donna le nom de Mont-Geoirs à sa commune [14].

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 En cours Michel Champon UMP-LR Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[16].

En 2016, la commune comptait 521 habitants[Note 1], en augmentation de 2,16 % par rapport à 2011 (Isère : +3,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
643444575750702702668742655
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
598620632602587602591543509
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
486515465395428437380384376
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
331281269314354410455489521
2016 - - - - - - - -
521--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

EnseignementModifier

La commune dépend de l'académie de Grenoble. Il n'existe qu'une école primaire située dans le bourg central (village) avec un effectif officiel de vingt-six élèves pour la rentrée 2018/2019[19].

Équipement culturel et sportifModifier

Manifestations culturelles et festivitésModifier

MédiasModifier

Presse régionale

Historiquement, le quotidien à grand tirage Le Dauphiné libéré consacre, chaque jour, y compris le dimanche, dans son édition de Chartreuse et Sud Grésivaudan, un ou plusieurs articles à l'actualité du canton, quelquefois sur la commune, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales, les travaux routiers, et autres événements divers se déroulant dans le secteur.

CultesModifier

Culte catholiqueModifier

La communauté catholique et l'église de Saint-Geoirs (propriété de la commune) dépendent de la paroisse Saint Paul de Toutes Aures, avec onze autres communes de la région. Cette paroisse est rattachée au diocèse de Grenoble-Vienne[20].

ÉconomieModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Patrimoine architecturalModifier

  • L'église Saint Georges, située dans le vieux bourg central, est de style roman et date du XIIe siècle[21]
  • La chapelle du hameau de Cours.

Patrimoine naturelModifier

  • La grotte de Mandrin est une cavité creusée par l'homme, située entre le village de Saint-Geoirs et le territoire de Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs, à proximité d'une zone humide intéressante pour sa faune et sa flore [22]

Personnalités liées à la communeModifier

  • Louis Mandrin (1725-1755), contrebandier né dans la commune voisine (alors rattachée à la même paroisse) a donné son nom à une grotte artificielle située en limite de territoire.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. http://www.isere.gouv.fr/Publications/Salle-de-presse/Derniers-communiques/Les-limites-territoriales-des-arrondissements-du-departement-de-l-Isere-seront-modifiees-le-2017
  2. Site habitants.fr, page sur le nom des habitants des communes de l'Isère, consulté le 17 mars 2019
  3. Site geoglaciaire.net les paysages galaciaires, "Origine du plateau de Chambaran", consulté le 22 février 2019
  4. Géoportail : latitude 45.309708°, longitude 5.408331°
  5. « Le Camp de César », sur le site internet isere-tourisme.com (consulté le 24 décembre 2018).
  6. Site Isère Tourisme page sur le col de Toutes Aures, consulté le 17 mars 2019
  7. Site de la SIERM, page L'eau dans la commune de Saint-Geoirs, consulté le 17 mars 2019
  8. Annick Auffray, Alain Brisson, Agnès Tamburini, Valérie Dziak, Véronique Maloisel, Sophie Martinoni-Lapierre, « Climat de la région Rhône-Alpes », sur rhone-alpes.developpement-durable.gouv.fr, (consulté le 23 juin 2016)
  9. Site air affaires, page "Villes à proximité de Aéroport Grenoble Isère", consulté le 17 mars 2019
  10. carte Site géoportail, page des cartes IGN
  11. Site de la préfecture de l'Isère, carte des zones de sismicité
  12. Arrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal » - Légifrance
  13. Recherches historiques sur le Voironnais, Hector Blanchet, 1864, p. 16
  14. Livre "Histoire des communes de l'Isère", éditions Horvath, page 91 (ISBN 9-782717-10494-3)
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  19. Site du journal des femmmes, page sur l'école élémentaire de Saint-Geoirs, consulté le 23 février 2019
  20. Site du docièse de Grenoble-Vienne, page sur la paroisse Saint-Paul de Toutes Aures, consultée le 17 mars 2019
  21. Dictionnaire d'Amboise Dauphiné et Ardèche, éditions d'Amboise, page 297 (ISBN 2-903795-28-2)
  22. Site de Radio Brézins, page ballade "la grotte de Mandrin", consulté le 17 mars 2019

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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