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Albon

commune française du département de la Drôme
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Albon (homonymie).

Albon
Albon
La tour d'Albon.
Blason de Albon
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Valence
Canton Saint-Vallier
Intercommunalité Communauté de communes Porte de DrômArdèche
Maire
Mandat
Jean-Pierre Payraud
2014-2020
Code postal 26140
Code commune 26002
Démographie
Gentilé Albonnais, Albonnaises
Population
municipale
1 933 hab. (2016 en augmentation de 12,06 % par rapport à 2011)
Densité 75 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 14′ 47″ nord, 4° 50′ 58″ est
Altitude Min. 134 m
Max. 365 m
Superficie 25,62 km2
Localisation

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Albon

Albon est une commune française située dans le nord du département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

GéographieModifier

LocalisationModifier

La commune se situe dans la plaine de la Valloire. Elle est composée du village de Saint-Romain-d'Albon et de trois hameaux principaux : Saint-Martin-des-Rosiers, le Creux-de-La-Thine et Saint-Philibert.

Les villages en bordure d'Albon sont Anneyron, Beausemblant, Andancette, Saint-Rambert-d'Albon, Fay-le-Clos, La Motte-de-Galaure, Saint-Uze.

ToponymieModifier

AttestationsModifier

  • 517 : Epao / Epaonense / Epauna (Labbe et Cossart, Concilia, II, 1052)[1],[2].
  • 831 : Vicus qui dicitur Eppaonis (D. Bouquet, VI, 570)[1].
  • 883 : le mandement d'Albon est appelé Ager Ebbaonensi in pago Viennensi (Charvet, Hist. église de Vienne, 120)[1].
  • 887 : Ebaonem sive Tortilianum (d'Achery, Spicileg., III, 363)[1].
  • ca. 1080 : Villa de Albon (cartulaire de Romans, 150)[1].
  • 1132 : Albio (cartulaire de Grenoble, 270)[1].
  • 1215 : Castrum Albeonis (doc. inéd., 31)[1].
  • 1328 : Castrum de Albone (de Gallier, Essai sur Clérieu, 91)[1].
  • 1334 : le mandement d'Albon est appelé mandamentum et territorium de Albone (Inventaire des Dauphins, 196)[1].
  • 1891 : Albon, commune du canton de Saint-Vallier, commune dont le chef-lieu est au village de Saint-Romain-d'Albon et de laquelle ont été successivement distraites les communes d'Anneyron, de Saint-Rambert-d'Albon et d'Andancette.

ÉtymologieModifier

Ernest Nègre[2] propose plusieurs hypothèses sur l'origine du nom « Albon » :

  • Du mot gaulois Epo (cheval) et d'un suffixe -auno. Le sens en serait « Oppidium du Cheval » et attesterait la présence d'un élevage de chevaux[3].
  • Du mot occitan alba (aube).
  • D'un nom latin d’homme, Albus qui signifie blanc.

HistoireModifier

Les Gallo-romainsModifier

Albon est, à l'époque gallo-romaine, un grand domaine comportant une « villa ».

Sur la commune furent trouvées des tombes paléo-chrétiennes.

VIe siècleModifier

Le domaine appartient à l'Église de Vienne.

Traditionnellement, Saint-Romain-d'Albon est considéré comme la Parocchia Epaonensis (paroisse d'Épaone).

Des fouilles anciennes ont mis au jour un habitat ainsi qu'une basilique funéraire du VIe siècle, propriété de l'évêque de Vienne.

Les fouilles de M. Duc, au début du siècle, avaient permis de reconnaître un important site paléo-chrétien (Duc, Essais historiques sur la commune d'Albon). Des sondages furent repris, sans grands résultats; cependant une tentative de datation pour la basilique a été tentée grâce aux inscriptions[4].

517 : le concile d'ÉpaoneModifier

En 517, Albon a probablement accueilli le concile d'Épaone réunissant l'Église burgonde. D'autres auteurs considèrent qu'il s'est tenu à Évian.

VIIIe siècleModifier

La tour date du VIIIe siècle[5].

831 : Saint-André et Saint-RomainModifier

Albon, possession ancienne de l'église archiépiscopale de Vienne, avait été confisqué par l'empereur Louis I le Pieux (ou le Débonnaire) au profit d'un certain comte Abbo. L'évêque en obtient la restitution en 831[1].

Un diplôme de l'empereur Louis le Pieux (778-840), daté du , cite le vicus Eppaonis (bourg d'Épaone). Ce dernier possède deux églises en ruines dédiées à saint André et saint Romain. On sait que saint Romain a été le titulaire de l'église d'Albon et saint André celui de la paroisse d'Andancette (qui a appartenu à Saint-Romain-d'Albon jusqu'en 1872)[6].

Le nom de Saint-Romain-d'Albon n'est donné au village qu'au XIIe-XIIIe siècle.

924 : Les terres de l'abbaye de Saint-Martin d'AutunModifier

En 924, le roi Raoul de France, confirme la donation de terres de l'ancienne Épaone à l'abbaye de Saint-Martin d'Autun.

1016 à 1349 : les comtes d'Albon-Viennois puis dauphins du ViennoisModifier

Article détaillé : Dauphiné de Viennois.

Trois familles (ou maisons, ou « races ») se succèdent :

La population s'installe autour du château d'Albon dressé sur la colline par les seigneurs[7].

Les seigneurs se qualifient de comtes d'Albon[1]:

  • 1134 : Comes Albionensis (cartulaire de Romans, 284). Le comté est appelé Comitatus Albionensis.
  • 1191 : Comitissa Albonii (doc. inédit, 29).
  • 1215 : Comes Viennensis et Albeonensis (ibid, 30).
  • 1231 : Comes Ailbonis (cartulaire de Léoncel, 108).
  • 1239 : le comté est appelé Comitatus Albonis (Inv. des Dauphins, 375)
  • 1244 : Delphinus Vienne et Albonis comes (ibid, 34)
  • 1247 : Comes Albonensis (ibid, 36).

Du temps des Dauphins, la dénomination de comté d'Albon s'applique de manière assez vague à tout le pays situé entre Vienne et l'Isère. Cette dénomination sera par la suite restreinte au seul mandement d'Albon.

1349 : Le « transport » de la province du Dauphiné de Viennois au Royaume de FranceModifier

Article détaillé : Province du Dauphiné.

Les seigneurs du comté d'AlbonModifier

Le comté est engagé en tant que seigneurie[1].

  • La seigneurie d'Albon est engagée aux barons de Clérieu.
  • La seigneurie d'Albon passe par héritage aux Poitiers-Saint-Vallier qui s'éteignent en 1546.
  • 1546 : La seigneurie d'Albon passe aux Tournons.
  • 1644 : La seigneurie d'Albon passe par héritage aux Lévis-Ventadour.
  • 1694 : La seigneurie d'Albon fait partie de la dot d'une des filles des Lévis-Ventadour, mariée chez les Rohan-Soubise. Ces derniers seront les derniers seigneurs d'Albon.

Le village actuel, probablement du fait de l'abandon du château au XVIe siècle, s'est développé autour de l'église paroissiale sur l'emplacement primitif du haut Moyen Âge[7][source insuffisante].

Le mandement d'Albon semble avoir toujours eu la même étendue que la communauté d'Albon.

La communauté d'Albon relève de l'élection et subdélégation de Romans, et du bailliage de Saint-Marcellin.

Avant 1790, la communauté d'Albon comprend les paroisses suivantes :

De la Révolution à nos joursModifier

En 1790, Albon devient le chef-lieu d'un canton du district de Romans. Il comprend les municipalités d'Albon et de Mantaille, mais, en l'an VIII, le canton tout entier devient une simple commune du canton de Saint-Vallier [1].

HéraldiqueModifier

Les armoiries d'Albon se blasonnent ainsi : « au premier et au quatrième de sable à la croix d'or, au deuxième et au troisième d'or au dauphin d'azur, allumé, langué, loré, peautré et oreillé de gueules ».

Politique et administrationModifier

Administration municipaleModifier

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 1 500 et 2 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 19.

À la suite de l'élection municipale de 2014, le conseil municipal est composé de 5 adjoints et de 13 conseillers municipaux[8].

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1833 juillet 1841 Joseph Baboin SE  
juillet 1841 1842 Claude Hector Fontaine SE  
mars 2001 mars 2008 Jacques Carcel PS  
septembre 2008 mars 2014 Michel Debost SE  
mars 2014 En cours Jean-Pierre Payraud[8] PS Retraité

La commune d'Albon appartient à la communauté de communes Porte de DrômArdèche qui comprend des villages de la Drôme et de l'Ardèche.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[10].

En 2016, la commune comptait 1 933 habitants[Note 1], en augmentation de 12,06 % par rapport à 2011 (Drôme : +4,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 4452 4722 8272 0162 6632 9002 1582 3992 470
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 5372 5072 4012 2511 6241 5341 5431 5381 518
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5031 3901 3281 1931 2251 2551 2351 1531 157
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 1731 2061 1361 3131 5431 5731 6821 7251 933
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Vie localeModifier

EnseignementModifier

SantéModifier

CultesModifier

ÉconomieModifier

En 1992 : céréales, arbres fruitiers, bovins, ovins[5].

Loisirs et tourismeModifier

  • La tour[5].
  • Belvédère du Dauphiné rhodanien[5].
  • Equitation[5].
  • Fête : dernier dimanche de septembre[5].
  • Albon fait partie des villages botaniques de la Drôme sur le thème des plantes magiques et symboliques[réf. nécessaire].

Lieux et monumentsModifier

  • Tour d'Albon, tour sur motte construite au VIIIe siècle.
  • L'église romane Saint-Philibert d'Albon et son prieuré ont été construits au XIe siècle par des moines venus de l'abbaye de Tournus. Elle se compose d'une nef à deux travées, abside semi-circulaire, et d'un porche roman plein cintre surmonté d'un vitrail et d'une arcade recevant la cloche. En 1230, elle est agrandie d'une travée et d'une abside gothique flamboyant. Les moines qui l'ont desservie jusqu'au XIIIe siècle, avant d'en laisser le service au clergé séculier, y avaient déposé le cœur de saint Philibert. De nombreux pèlerinages ont eu lieu jusqu'en 1562, date à laquelle les troupes du baron des Adrets, n'ayant pas trouvé cette relique, détruisirent la quasi totalité de l'église. Reconstruite sommairement au début du XVIIe siècle avec, côté sud, la chapelle Notre-Dame-de-Pitié, elle n'a jamais retrouvé son architecture du XVIe siècle.
  • Château des Rosiers.
  • Château de Senaud.
  • Porte de Chanas datant du XIVe siècle, dans l'enceinte du village de Saint-Romain-d'Albon.
  • Église du XIXe siècle à Saint-Romain.
  • Église du XIXe siècle à Saint-Martin-des-Rosiers. En , la voûte du chœur s'est effondrée. On a alors limité l'édifice à la nef en la séparant de la ruine par un vitrail. Ce dernier est l'un des plus grands vitraux d'Europe.
  • Aérodrome / Site aérorétro avec son musée d'avions anciens.

Personnalités liées à la communeModifier

BibliographieModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. a b c d e f g h i j k l et m J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 4
  2. a et b Pierre Palengat, La Drôme insolite: d'Aix-en-Diois à Volvent : les 370 communes du département : La Drôme historique, monumentale, anecdotique, légendaire, statistique, culturelle, page 9
  3. Pierre Miquel - 2016 - Petite Histoire des noms de lieux, villages et villes de France - (ISBN 2226381767)
  4. André Pelletier, André Blanc, Pierre Broise, Jean Prieur, Histoire et archéologie de la France ancienne, Rhône-Alpes (de l'âge du fer au Haut Moyen Age), Le Coteau (42120), Horvath, (ISBN 27171-0561-1), page 226
  5. a b c d e et f Michel de la Torre, Drôme; le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), Albon
  6. Noël Duval, Albon - Basilique paléochrétienne, p. 224-226, dans Les premiers monuments chrétiens de la France, tome 1, Sud-Est et Corse, Picard éditeur, Ministère de la Culture et de la Francophonie, Paris, 1995 (ISBN 2-7084-0442-3)
  7. a et b Action thématique programmée en archéologie métropolitaine : « inventaire des fortifications de terre » (groupe Rhône-Alpes), Château de Terre : de la motte à la maison-forte - histoire et archéologie médiévales dans la région Rhône-Alpes, juin 1987-décembre 1988, p. 32.
  8. a et b Albon sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 12 mars 2015).
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

AnnexesModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier