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Saint-Ismier

commune française du département de l'Isère
Page d'aide sur l'homonymie Pour la commune suisse, voir Saint-Imier.

Saint-Ismier
Saint-Ismier
Vue de Saint-Ismier.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
(Grenoble)
Arrondissement Arrondissement de Grenoble
Canton Le Moyen Grésivaudan
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Grésivaudan
Maire
Mandat
Henri Baile
2014-2020
Code postal 38330
Code commune 38397
Démographie
Gentilé Ismérusiens
Population
municipale
6 907 hab. (2016 en augmentation de 6,66 % par rapport à 2011)
Densité 464 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 14′ 58″ nord, 5° 49′ 29″ est
Altitude Min. 216 m
Max. 1 489 m
Superficie 14,90 km2
Localisation

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Saint-Ismier
Liens
Site web www.mairie-saint-ismier.fr

Saint-Ismier est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Ismérusiens.

Sommaire

GéographieModifier

Sites géologiques remarquablesModifier

Le « torrent du Manival » (Magni et Val qui signifie grande vallée), avec ses ouvrages de correction torrentielle, est un site géologique remarquable de 69,18 hectares qui se trouve sur les communes de Bernin, Saint-Ismier et Saint-Nazaire-les-Eymes. En 2014, ce site d'intérêt géomorphologique est classé « deux étoiles » à l'« Inventaire du patrimoine géologique »[1]. Ce torrent possède le plus grand cône de déjection de toutes les Alpes françaises. Ce dernier a causé autrefois de grands ravages, d'où les travaux importants effectués dans son lit afin de canaliser ses humeurs[2].

Situé dans les contreforts du massif de la Chartreuse, la composition pétrographique de ce site est constituée de roche sédimentaires disposées en strates (alternance de couches argileuses et de calcaires). Les roches de Chartreuse, principalement calcaires, ont pour origine les résidus de coquillages marins datant de l'ère secondaire (-250 millions à - 60 millions d'années )[3].

Lieux-dits et écartsModifier

Les Essarts, les Bouts, le Fayolle, le Rozat, les Maréchaux, les Varciaux, la Bâtie, Pratel, la Fontaine Amélie, les Semaises, le Fangeat, Bougie, le Coin.

Communes limitrophesModifier

ToponymieModifier

Pendant la période révolutionnaire, qui supprimait volontiers toutes les références religieuses dans les toponymes, la commune fut brièvement appelée Mansval[7].

HistoireModifier

 
Le mémorial Doyen Gosse.

Avant le redécoupage des cantons de 2014, Saint-Ismier était un chef-lieu de canton.



Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

 
La mairie de Saint-Ismier.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1871 1883 Auguste Jore - -
1883 1894 Auguste Jore (fils) - -
1894 1904 Just Saint-Pierre - -
1904 1908 Auguste Jore (fils) - -
1908 1912 François Colin - -
1912 1916 Just Saint-Pierre - -
1916 1919      
1919 1926 Achille Raymond - -
1926 1931 Auguste Faure - -
1931 1947 André Picard - -
1947 1961 Joseph Perrin - -
1961 1967 Achille Maurice - -
1967 1971 René Broche - -
1971 1977 André Fabre - -
1977 2002 François-Régis Bériot UDF-PR puis DL Conseiller général du Canton de Saint-Ismier (1998-2002)
2002 2004 Michel David - -
2004 2014 Lucile Ferradou DVD Conseillère générale du Canton de Saint-Ismier (2012-2015)
2014 En cours Henri Baile UMP-LR Fonctionnaire
Les données manquantes sont à compléter.

JumelagesModifier

 
Panneaux à l'entrée de la ville.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[9].

En 2016, la commune comptait 6 907 habitants[Note 1], en augmentation de 6,66 % par rapport à 2011 (Isère : +3,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1071 2051 2411 5381 3251 3781 3731 3981 380
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3581 3641 4031 3431 3601 3651 3491 2791 145
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0911 0851 0661 0619979689659591 219
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 1851 6873 0854 4725 2925 9356 1916 2206 249
2013 2016 - - - - - - -
6 6216 907-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

EnseignementModifier

 
Le Lycée horticole.

On dénombre trois écoles primaires :

  • l'école de la Poulatière ;
  • l'école du Clos Marchand ;
  • l'école des Vignes ;

un collège public :

  • le collège du Grésivaudan ;

un lycée public :

  • l'Établissement Public Local d'Enseignement et de Formation Professionnelle Agricole de Grenoble Saint-Ismier (EPLEFPA) ;

et un lycée public agricole (géré par le ministère de l'Agriculture).

SportsModifier

  • Entente Sportive du Manival, club de football regroupant les communes de Montbonnot-Saint-Martin, Biviers, Saint-Ismier, Saint-Nazaire-les-Eymes et Bernin.
  • Isère Gresivaudan Floorball (les Tigres du Grésivaudan), Club de Floorball évoluant en Élite Nationale amateur, a son siège à la commune de Saint-Ismier.
  • Saint-Ismier Tennis, club de tennis de la commune.
  • Shotokan Karaté Club de Saint-Ismier à l'Agora.

ÉconomieModifier

La commune fait partie de l'aire géographique de production et transformation du « Bois de Chartreuse », la première AOC de la filière Bois en France[12],[13].

Revenus de la population et fiscalitéModifier

En 2015, le revenu fiscal médian par ménage était de 33 242 , ce qui plaçait Saint-Ismier au 169e rang parmi les 32 252 communes d'au moins 50 ménages en métropole et au 4e rang départemental[14].

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Patrimoine civilModifier

  • La maison forte de la Bâtie Champrond, du XIIIe siècle, est dite aussi "Bâtie d'en Bas"[15] ou "bâtie de Saint Nazaire"[réf. souhaitée]. Elle est à l'origine de l'appellation du Bois de la Batie et de l'espace naturel sensible homonyme.
  • La tour d'Arces, du XIIIe siècle, dans la forêt domaniale du Saint-Eynard, en haut de Saint-Ismier, est un tour médiévale en ruines. Elle est présumée être la Bâtie de Saint-Ismier[16].
  • Le mémorial Doyen Gosse. En octobre 1948, René Gosse et son fils Jean, tous les deux assassinés par la milice en 1943, sont inhumés dans un ancien four à chaux également utilisé pour le stockage de charbon puis transformé en mémorial édifié en leur honneur par l'architecte Auguste Perret. Ce mémorial est situé à la sortie de Saint-Ismier, sur la départementale 1090, en direction de Bernin. Il est labellisé « Patrimoine du XXe siècle » de l'Isère depuis 2003.
     
    Doyen Gosse.
  •  
    Vue intérieur du Mémorial Doyen Gosse.
    La motte castrale des Autarel, du XIe siècle[16].
  • Le Clos Faure, de la fin du XVe siècle, actuellement mairie[16].
  • Le Clos du XVIe siècle des Saint-Pierre au Servage[16].
  • Au Servage et au Millet, des bâtisses à fenêtres à meneaux[16].
  • Le château Randon[16].
  • Le monument Taxi, route de Chambéry, près du collège du Grévisaudan.
  • Le souterrain du Servage[17].

Patrimoine religieuxModifier

Patrimoine culturelModifier

 
La bibliothèque.
  • La salle de spectacle Agora, 800 places au total dont 330 places assises[21].
  • La bibliothèque.

Patrimoine naturelModifier

La commune fait partie du parc naturel régional de Chartreuse.

Espaces verts et fleurissementModifier

 
Le Bois français.

En mars 2017, la commune confirme le niveau « une fleur » au concours des villes et villages fleuris, ce label récompense le fleurissement de la commune au titre de l'année 2016[23].

Sur le territoire de la commune se trouve la base de loisirs du Bois Français.

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

  Blason Écartelé : au premier d'or à un saint d'argent vétu d'azur et nimbé de gueules, les deux avant-bras tourné vers le haut, adextré de la lettre S et senestré de la lettre I le tout d'argent, au deuxième d'azur à trois monts d'argent rangés en bande et brochant sur le tout trois sapins également d'argent et rangés vaguement en bande, au troisième d'azur à une grappe de raisin fruitée, feuillée et tigée d'argent, au quatrième d'or à un dauphin d'azur, crêté, barbé, loré, peautré et oreillé de gueules[24].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Inventaire du patrimoine géologique : résultats, Ministère de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer - DREAL Auvergne-Rhône-Alpes, 24 janvier 2014 (mis à jour le 31 mars 2015), accès le 23 septembre 2016.
  2. « Vue aérienne du torrent du Manival », sur www.irma-grenoble.com (consulté le 28 mars 2019)
  3. « Introduction à la pétrographie et à la stratigraphie », sur www.geol-alp.com (consulté le 28 mars 2019)
  4. a et b Sur la D1090
  5. À proximité
  6. a et b De l'autre côté de l’Isère
  7. Roger de Figuères, Les Noms révolutionnaires des Communes de France, Paris, Société de l'histoire de la Révolution Française, (lire en ligne)
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  12. Information Presse du 5 novembre 2018 : Le Bois de Chartreuse obtient la première AOC Bois en France. Une première dans la filière bois !, site officiel du Bois de Chartreuse.
  13. Cahier des charges de l’appellation d’origine « Bois de Chartreuse », homologué par l’arrêté du 23 octobre 2018 publié au JORF du 31 octobre 2018, Bulletin officiel du Ministère de l’agriculture et de l’alimentation, n° 2018-46 (.PDF).
  14. « Structure et distribution des revenus, inégalité des niveaux de vie en 2015 », sur www.insee.fr (consulté le 4 février 2019)
  15. Élisabeth Sirot, Noble et forte maison - L'habitat seigneurial dans les campagnes médiévales du milieu du XIIe au début du XVIe, Éditions Picard, (ISBN 9782708407701), p. 119
  16. a b c d e et f Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), p. 455
  17. « Les souterrains Ismérusiens »
  18. « Neuf édifices isérois distingués par la commission départementale du patrimoine en 2011 », sur isere-patrimoine.fr, Conseil Général de l'Isère, (consulté le 5 août 2014)
  19. « Eglise », notice no PA00117256, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. Mort à Saint-Ismier.
  21. L'Agora à Saint-Ismier sur le site officiel de la Communauté de communes du Pays du Grésivaudan (consulté le 31 janvier 2015)
  22. Découvrez les Espaces Naturels Sensibles de l'Isère, isere.fr, p. 38 (consulté le 22 juillet 2014)
  23. « Les villes et villages fleuris > Isère », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 7 août 2017).
  24. Photo des armoiries de Saint-Ismier File:Saint Ismier Blason.jpg