Saint-Ismier

commune française du département de l'Isère

Saint-Ismier
Saint-Ismier
Vue de Saint-Ismier.
Blason de Saint-Ismier
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
(Grenoble)
Arrondissement Grenoble
Intercommunalité Communauté de communes Le Grésivaudan
Maire
Mandat
Henri Baile
2020-2026
Code postal 38330
Code commune 38397
Démographie
Gentilé Ismérusiens
Population
municipale
6 966 hab. (2017 en augmentation de 6,37 % par rapport à 2012)
Densité 468 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 14′ 58″ nord, 5° 49′ 29″ est
Altitude Min. 216 m
Max. 1 489 m
Superficie 14,90 km2
Élections
Départementales Canton du Moyen Grésivaudan
Législatives Première circonscription
Localisation
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Saint-Ismier
Liens
Site web www.mairie-saint-ismier.fr

Saint-Ismier est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Cette petite ville qui a vu sa population augmenter et son territoire s'urbaniser durant la seconde moitié du XXe siècle, garde encore d'importantes zones rurales éparses, agricoles et forestières, est rattachée à l'arrondissement de Grenoble et au canton du Moyen Grésivaudan et à la communauté de communes du Pays du Grésivaudan dont le siège est fixé à Crolles.

Les habitants de la commune se dénomment Ismérusiens[1].

GéographieModifier

 
Plan de Saint-Ismier et de ses communes limitrophes

Situation et descriptionModifier

La commune de Saint-Ismier, à l'aspect autrefois essentiellement rural, mais absorbée par l'aire urbaine de Grenoble, est située dans le sud-est de la France, sur la rive droite de l'Isère, au cœur de la vallée du Grésivaudan. Celle-ci garde encore un aspect campagnard malgré l'implantation de quelques immeubles à vocation résidentielle et de nombreuses villas.

La mairie est distante de 13 km du centre de la ville de Grenoble, chef-lieu du département de l'Isère. Sa distance avec Lyon, chef-lieu de la région Auvergne-Rhône-Alpes est de 117 km et enfin sa distance avec Paris, capitale de la France est de 586 km, toutes ces distances ayant été calculées par la route[2].

Communes limitrophesModifier

GéologieModifier

La plaine de l’Isère, basse, assez large et relativement plate, résulte du passage des glaciers du quaternaire et de la fonte du lac post-glaciaire qui a laissé une épaisseur très importantes d’alluvions accumulé au fil du temps.

L'agglomération s'est développée sur un coteau qui s’élève régulièrement de 200 à 500 mètres environ jusqu’à l’escarpement abrupt de la falaise de la Chartreuse : les éboulis calcaires ou marneux couvrent donc la plupart des secteurs, et les eaux souterraines s’y infiltrent[3].

Sites géologiques remarquablesModifier

Le « torrent du Manival » (Magni et Val qui signifie grande vallée), avec ses ouvrages de correction torrentielle, est un site géologique remarquable de 69,18 hectares qui se trouve sur les communes de Bernin, Saint-Ismier et Saint-Nazaire-les-Eymes. En 2014, ce site d'intérêt géomorphologique est classé « deux étoiles » à l'« Inventaire du patrimoine géologique »[4]. Ce torrent possède le plus grand cône de déjection de toutes les Alpes françaises. Ce dernier a causé autrefois de grands ravages, d'où les travaux importants effectués dans son lit afin de canaliser ses humeurs[5].

Situé dans les contreforts du massif de la Chartreuse, la composition pétrographique de ce site est constituée de roche sédimentaires disposées en strates (alternance de couches argileuses et de calcaires). Les roches de Chartreuse, principalement calcaires, ont pour origine les résidus de coquillages marins datant de l'ère secondaire (-250 millions à - 60 millions d'années )[6].

ClimatModifier

La vallée du Grésivaudan où est située la totalité du territoire de la commune, étant orienté sud-ouest, nord-est, le vent y est donc beaucoup moins fréquent que dans la Cluse de l'Isère. En particulier, les contreforts du massif de la Chartreuse sont protégés du vent de nord et du vent d'ouest. Le seul vent qui peut y souffler fortement, hors les rafales orageuses, est le vent de sud-ouest, surtout présent en automne et en hiver et il est souvent associé à un effet de foehn amenant une élévation de la température spectaculaire.

En hiver, à l'abri des vents du nord, les coups de froid y sont souvent moins sévères qu'à l'ouest du département, par contre les redoux océaniques sont plus longs à se faire sentir.

HydrographieModifier

 
Lit du torrent du Manival

Le territoire de la commune est bordé par quelques cours d'eau :

Le principal cours d'eau est l'Isère, rivière longue de 286 km, dont le bassin versant représente 10 800 km2 qui borde l'est du territoire communal. Cet affluent du Rhône est au milieu de son parcours lors de son passage en bordure orientale de la commune. Celle-ci est traversée par deux ponts routiers au niveau de la commune.

Le torrent du Manivial, affluent de l'Isère, d'une longueur de 7 km[7], sépare la commune (située sur la rive droite) du territoire voisin de Saint-Nazaire-les-Eymes. Les crues du torrent de Manival ont occasionné régulièrement des dégâts sur les habitations située de part et d'autre de ses rives et des mesures de protection ont été mises en place dès le XIXe siècle[8]. Le Manival est le deuxième torrent des Alpes françaises pour ses activités de creusement et d'alluvionnement [9].

Le ruisseau de Corbonne, qui sépare la commune (située en rive gauche) des communes de Biviers et de Montbonnot-Saint-Martin, est également un affluent de l'Isère.

Voies de communicationModifier

 
Panneau de la RD1090 à l'entrée de la ville.

Routes principalesModifier

Le territoire de la commune de Saint-Ismier est traversé par deux voies à grande circulation, l'autoroute A 41 et l'ancienne route nationale 90 reclassée en RD1090.

L'autoroute A41 relie Grenoble à Genève. Sa date mise en service remonté à l'année 1981. La section Grenoble – Crolles a été construite pour les JO d'hiver de Grenoble. Cette voie autoroutière est gérée en concession par la société AREA (Société des Autoroutes Rhône-Alpes), laquelle est une société d'autoroutes, filiale du groupe APRR. La ville de Saint-Ismier est desservie par deux bretelles :

  •   24.1 Saint-Ismier - Villard-Bonnot (échangeur complet)
  •   25 Montbonnot - Domène - Saint-Ismier (échangeur complet)

La route départementale 1090 (RD 1090) traverse la commune selon un axe nord-est (commune de Saint-Nazaire-les-Eymes - sud ouest (commune de Montbonnot-Saint-Martin et sa gestion a été confiée au département.

Routes secondairesModifier

Deux routes notables :

La route départementale RD11b permet de relier le centre de la commune et la RD1090 à la sortie 25 de l'A41. Dénommé ensuite RD11, cette route franchit l'Isère afin de relier la ville voisine de Domène afin de se raccorder à la RD523.

La route départementale RD30 permet de relier le centre de la commune et la RD1090 à la sortie 24.1 de l'A41 , puis après franchit l'Isère, rejoint le centre-ville de Villard-Bonnot.

TransportsModifier

La communauté de communes du Pays du Grésivaudan, à laquelle appartient La ville de Saint-Ismier, propose le réseau de bus TouGo pour voyager à l’intérieur des quarante-sept communes du territoire et ainsi faciliter les déplacements des citoyens[10].

La commune est desservie par quatre lignes régulières de cars du réseau interurbain de l'Isère, fonctionnant tous les jours, samedis, dimanches et jours fériés, compris.

UrbanismeModifier

Morphologie urbaineModifier

Hameaux, lieux-dits et écartsModifier

Voici, ci-dessous, la liste la plus complète possible des divers hameaux, quartiers et lieux-dits résidentiels urbains comme ruraux qui composent le territoire de la commune de Saint-Ismier, présentés selon les références toponymiques fournies par le site géoportail de l'Institut géographique national[11].

  • Gorge du Manival
  • la Montaige
  • les Courbières
  • les Collands
  • Marsauze
  • Saint-Rambert
  • les Écorchiers
  • le Manival
  • l'Allée
  • Côte Bonne
  • Larguit
  • Pratel
  • Champ Rousset
  • la Tour d'Arces
  • le Civet
  • le Millet
  • Varciaux
  • Rozat
  • les Bouts
  • le Servage
  • le Crêt de Chaume
  • les Massons
  • les Combes
  • le Plat
  • Guyedan
  • les Génissieux
  • Poulatière
  • les Poulets
  • le Mas
  • les Semaises
  • les Maréchaux
  • Blache
  • Pont du Rivet
  • Pajonnière
  • Château Randon
  • Charvinère
  • les Plantées
  • le Fangeat
  • la Bâtie
  • Bougie / les Îles

Risques naturelsModifier

Risques sismiquesModifier

La totalité du territoire de la commune de Saint-Ismier est situé en zone de sismicité n°4, comme la plupart des communes de son secteur géographique (Massif de la Chartreuse et vallée du Grésivaudan)[12].

Terminologie des zones sismiques[13]
Type de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)
Zone 4 Sismicité moyenne accélération = 1,6 m/s2

Autres risquesModifier

Du fait de sa proximité avec le cours de l'Isère, la partie la plus basse du territoire de Saint-Ismier peut être confronté à un risque important d'inondation[14].

ToponymieModifier

Selon André Planck, auteur du livre L'origine du nom des communes du département de l'Isère, le nom de Saint-Ismier évoque un moine du diocèsce de Bâle, en Suisse, dénommé Saint-Imérius et à rapprocher du nom de la commune suisse de Saint-Imier[15].

Durant la période révolutionnaire, qui faisait disparaître des noms de communes les références religieuses, la commune fut brièvement appelée Mansval ou Manival[16].

HistoireModifier

 
Le mémorial Doyen Gosse.

Préhistoire et AntiquitéModifier

À compter du IVe millénaire av. J.-C., la mise en culture progressive des terroirs sur les flancs du Grésivaudan et de la Combe de Savoie par des paysans néolithiques a pu être constatée par des recherches archéologiques [17].

Les premiers résidents du secteur de Saint-Ismier, historiquement reconnus, sont les Allobroges, qui s’y sont installés à partir du Ve siècle avant notre ère. Ce peuple occupait la zone la plus vaste allant du nord du Vercors et de Belledonne en passant par le Grésivaudan et sur une grande partie de la région qui sera dénommée plus tard la Sapaudia et qui deviendra la Savoie).

Moyen Âge et Temps ModernesModifier

La première évangélisation du Grésivaudan et du secteur de Saint-Ismier aurait été effectuée par Nazaire de Milan[18]

Époque contemporaineModifier

Avant le nouveau découpage territorial de 2014, Saint-Ismier était un chef-lieu de canton de l'arrondissement de Grenoble, qui comprenait également les communes de Bernin, Biviers, Montbonnot-Saint-Martin et Saint-Nazaire-les-Eymes.

Politique et administrationModifier

 
La mairie de Saint-Ismier.

Administration municipaleModifier

Conformément à son nombre d'habitants, le conseil municipal de Saint-Ismier compte vingt-neuf membres (quatorze femmes et quinze hommes) dont un maire, huit adjoints au maire, trois conseillers délégués et dix-sept conseillers municipaux (douze membres de la majorité municipale et cinq conseillers de l'opposition municipale)[19].

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

JumelagesModifier

Saint-Ismier est jumelée depuis 2005 avec une autre cité européenne : Stroud (  Royaume-Uni), commune anglaise située à proximité de Bristol[20].

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[22].

En 2017, la commune comptait 6 966 habitants[Note 1], en augmentation de 6,37 % par rapport à 2012 (Isère : +2,75 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1071 2051 2411 5381 3251 3781 3731 3981 380
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3581 3641 4031 3431 3601 3651 3491 2791 145
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0911 0851 0661 0619979689659591 219
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 1851 6873 0854 4725 2925 9356 1916 2206 249
2013 2017 - - - - - - -
6 6216 966-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

EnseignementModifier

 
Le Lycée horticole.

La commune est rattachée à l'académie de Grenoble (Zone A) et héberge trois écoles primaires sur son territoire : l'école de la Poulatière, l'école du Clos Marchand et l'école des Vignes.

La commune compte également un collège public, le collège du Grésivaudan, un lycée public, l'établissement public local d'enseignement et de formation professionnelle agricole de Grenoble Saint-Ismier (EPLEFPA), ainsi qu'un lycée public agricole (géré par le ministère de l'agriculture).

Équipement et clubs sportifsModifier

  • Entente Sportive du Manival, club de football regroupant les communes de Montbonnot-Saint-Martin, Biviers, Saint-Ismier, Saint-Nazaire-les-Eymes et Bernin.
  • Isère Gresivaudan Floorball (les Tigres du Grésivaudan), Club de Floorball évoluant en Élite Nationale amateur, a son siège à la commune de Saint-Ismier.
  • Saint-Ismier Tennis, club de tennis de la commune.
  • Shotokan Karaté Club de Saint-Ismier à l'Agora.

Équipement culturelModifier

 
La bibliothèque.

La commune compte sur son territoire deux aménagements culturels majeurs : La salle de spectacle Agora qui compte 800 places au total, dont 330 places assises[25] ainsi qu'une bibliothèque municipale.

Équipement sanitaire et socialModifier

La commune compte deux maisons de retraite :

L'EHPAD La Bâtie, située à proximité des berges de l'Isère est un établissement médico-social public du CHU de Grenoble et compte 80 lits d'hébergement[26].
L'EHPAD Villa du Rozat, situé dans le même secteur est un établissement médico-social privé qui compte 51 lits d'hébergement[27].

MédiasModifier

Historiquement, le quotidien à grand tirage Le Dauphiné libéré consacre, chaque jour, y compris le dimanche, dans son édition de Grenoble, un ou plusieurs articles à l'actualité du canton, de la communauté de communes et quelquefois de la ville, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales, les travaux routiers, et autres événements divers à caractère local.

CultesModifier

La communauté catholique et l'église de la commune (propriété de la commune) sont rattachées à la paroisse Saint-Martin du Manival, elle même rattachée au diocèse de Grenoble-Vienne[28].

ÉconomieModifier

La commune fait partie de l'aire géographique de production et transformation du « Bois de Chartreuse », la première AOC de la filière Bois en France[29],[30].

Revenus de la population et fiscalitéModifier

En 2015, le revenu fiscal médian par ménage était de 33 242 , ce qui plaçait Saint-Ismier au 169e rang parmi les 32 252 communes d'au moins 50 ménages en métropole et au 4e rang départemental[31].

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
Mémorial Doyen Gosse (intérieur).
 
Mémorial Doyen Gosse (extérieur).

Le mémorial Doyen GosseModifier

En octobre 1948, René Gosse et son fils Jean, tous les deux assassinés par la milice en 1943, sont inhumés dans un ancien four à chaux, également utilisé pour le stockage de charbon puis transformé en mémorial édifié en leur honneur par l'architecte Auguste Perret.

Ce mémorial est situé à la sortie de Saint-Ismier, près de la route départementale 1090, en direction de Bernin. Il est labellisé « Patrimoine du XXe siècle » de l'Isère depuis 2003.

La Tour d'ArcesModifier

Datant du XIIIe siècle et située dans la forêt domaniale du Saint-Eynard, la tour médiévale en ruines d'Arces est un édifice en ruines. Elle est présumée être la Bâtie de Saint-Ismier[32]. Elle est bâtie sur un énorme bloc d'éboulement de la faille du Pas de la Branche[33].

Les autres bâtiments et sites civilsModifier

  • La motte castrale des Autarel, du XIe siècle[32].
  • La maison forte de la Bâtie Champrond, du XIIIe siècle, est dite aussi "Bâtie d'en Bas"[34] ou "bâtie de Saint Nazaire"[réf. souhaitée]. Elle est à l'origine de l'appellation du Bois de la Batie et de l'espace naturel sensible homonyme.
  • Le Clos Faure, de la fin du XVe siècle, actuellement mairie[32].
  • Le Clos du XVIe siècle des Saint-Pierre au Servage[32].
  • Les hameaux du Servage et du Millet, des bâtisses à fenêtres à meneaux[32].
  • Le château Randon et son domaine[32] et la Chapelle du Maréchal Randon, labellisée Patrimoine en Isère en 2011[35].
  • Le monument Taxi, route de Chambéry, près du collège du Grévisaudan.
  • Le souterrain du Servage[36].

Les bâtiments religieuxModifier

Église Saint-Philibert de Saint-IsmierModifier

Cet édifice religieux, de style roman, date du XIIe siècle. Il a été réaménagé à plusieurs reprises. Le portail qui est, avec le porche voûté qu'il précède, la seule partie médiévale clairement identifiable de l'église, a été classé au titre des monuments historiques par arrêté du [37]. À l'intérieur de l'église, juste à l'entrée, une copie d'un tableau de Philippe de Champaigne. L'original qui représente saint Jean-Baptiste a été offert par le général Jean Gabriel Marchand[38] au musée de Grenoble en 1811.

a vu l'installation d'un orgue réalisé par le facteur d'orgues Michel Giroud.

En l'église s'est dotée de vitraux d'Arcabas : une verrière dans le chœur évoque la Pentecôte, cinq autres sous la tribune évoquent la vie de Jésus[39].

Patrimoine naturelModifier

 
Paysage du Bois de la Bâtie

Saint-Ismier est un des communes adhérentes du parc naturel régional de Chartreuse. celle-ci héberge également un espace naturel protégé :

L'Espace naturel sensible du Bois de la Bâtie[40], situé dans un ancien bras de l'Isère et partagé avec la commune voisine du Versoud qui comprend une forêt alluviale préservée, un plan d’eau, un verger conservatoire et des mares pédagogiques. Un sentier aménagé permet d'observer les castors, des poules d’eau, le martin-pêcheur et de nombreuses espèces de libellules.

Espaces verts et fleurissementModifier

 
Le Bois français.

En mars 2017, la commune confirme le niveau « une fleur » au concours des villes et villages fleuris, ce label récompense le fleurissement de la commune au titre de l'année 2016[41].

La base de loisirs du Bois Français qui correspond à un ancien bras de l'Isère est située en grande partie sur le territoire de la commune, en limite du territoire de la commune voisine du Versoud.

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

  Blason
Écartelé : au premier d'or à un saint d'argent vétu d'azur et nimbé de gueules, les deux avant-bras tourné vers le haut, adextré de la lettre S et senestré de la lettre I le tout d'argent, au deuxième d'azur à trois monts d'argent rangés en bande et brochant sur le tout trois sapins également d'argent et rangés vaguement en bande, au troisième d'azur à une grappe de raisin fruitée, feuillée et tigée d'argent, au quatrième d'or à un dauphin d'azur, crêté, barbé, loré, peautré et oreillé de gueules[44].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

  1. Site de la mairie de Saint-Ismier – Vie quotidienne – Nouveaux arrivants, « Page d'accueil du maire », sur www.saint-ismier.fr (consulté le 6 mai 2020).
  2. Site annuaire-mairie, page sur Saint-Ismier.
  3. Site saint-ismier-en-gresivaudan.fr, page "aperçu du territoire", consulté le 21 juillet 2019
  4. Inventaire du patrimoine géologique : résultats, Ministère de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer - DREAL Auvergne-Rhône-Alpes, 24 janvier 2014 (mis à jour le 31 mars 2015), accès le 23 septembre 2016.
  5. « Vue aérienne du torrent du Manival », sur www.irma-grenoble.com (consulté le 28 mars 2019)
  6. « Introduction à la pétrographie et à la stratigraphie », sur www.geol-alp.com (consulté le 28 mars 2019)
  7. Sandre, « Fiche cours d'eau (W1410500) »
  8. « Documentaire sur le torrent de Manival »
  9. Site saint-nazaire-les-eymes.fr, page sur le torrent de Manival, consulté le 21 juillet 2019
  10. Site de la CC du Grésivaudan, page sur les lignes de bus
  11. Site géoportail, page des cartes IGN
  12. Site de la préfecture de l'Isère, carte des zones de sismicité.
  13. Arrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal » - Légifrance.
  14. Site georisques.gouv.fr carte rapport géorisques pour Saint-Ismier, consulté le 21 juillet 2019.
  15. André Planck, "L'origine du nom des communes du département de l'Isère", (ISBN 2-84424-043-7) édition L'atelier, 2006, page 198
  16. Roger de Figuères, Les Noms révolutionnaires des Communes de France, Paris, Société de l'histoire de la Révolution Française, (lire en ligne)
  17. Site archéologique d'Aimé Bocquet, page sur le Grésivaudan
  18. Site de la ville de Saint-Nazaire-les-Eymes, page édito.
  19. Site saint-ismier.fr, page sur le conseil municipal, consulté le 21 juillet 2019
  20. Site aint-ismier.fr, page information-jumelage, consulté le 21 juillet 2019
  21. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  25. L'Agora à Saint-Ismier sur le site officiel de la Communauté de communes du Pays du Grésivaudan (consulté le 31 janvier 2015)
  26. Site lesmaisonsderetraite.fr, page sur l'EHPAD de la Bâtie, consulté le 21 juillet 2019
  27. Site lesmaisonsderetraite.fr, page sur l'EHPAD du Crozat, consulté le 21 juillet 2019
  28. Site du diocèse de Grenoble, page sur la paroisse Saint-Martin de Manival, consulté le 6 mai 2020.
  29. Information Presse du 5 novembre 2018 : Le Bois de Chartreuse obtient la première AOC Bois en France. Une première dans la filière bois !, site officiel du Bois de Chartreuse.
  30. Cahier des charges de l’appellation d’origine « Bois de Chartreuse », homologué par l’arrêté du 23 octobre 2018 publié au JORF du 31 octobre 2018, Bulletin officiel du Ministère de l’agriculture et de l’alimentation, n° 2018-46 (.PDF).
  31. « Structure et distribution des revenus, inégalité des niveaux de vie en 2015 », sur www.insee.fr (consulté le 4 février 2019)
  32. a b c d e et f Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), p. 455
  33. « Saint-Ismier, Saint-Nazaire-les Eymes, Bernin », sur www.geol-alp.com (consulté le 8 mai 2017)
  34. Élisabeth Sirot, Noble et forte maison - L'habitat seigneurial dans les campagnes médiévales du milieu du XIIe au début du XVIe, Éditions Picard, (ISBN 9782708407701), p. 119
  35. « Neuf édifices isérois distingués par la commission départementale du patrimoine en 2011 », sur isere-patrimoine.fr, Conseil Général de l'Isère, (consulté le 5 août 2014)
  36. « Les souterrains Ismérusiens »
  37. « Eglise », notice no PA00117256, base Mérimée, ministère français de la Culture
  38. Mort à Saint-Ismier.
  39. « Arcabas : Œuvres, réalisations monumentales (Saint-Ismier, Isère) », sur www.arcabas.com (consulté le 27 avril 2020).
  40. Découvrez les Espaces Naturels Sensibles de l'Isère, isere.fr, p. 38 (consulté le 22 juillet 2014)
  41. « Les villes et villages fleuris > Isère », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 7 août 2017).
  42. Jacques Félix-Faure, Un compagnon de Stendhal : Félix-Faure, pair de France, Librairie Droz, Genève, , 226 p. (ISBN 9782600043397, OCLC 890098766, présentation en ligne), p. 159.
  43. « Les amis de Guy Burais » (Nécrologie), Saint-Ismier - Le magazine, Mairie, no 197,‎ , p. 16.
  44. Photo des armoiries de Saint-Ismier File:Saint Ismier Blason.jpg