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Chatte (Isère)

commune française du département de l'Isère
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Chatte.

Chatte
Chatte (Isère)
Vue sur le village de Chatte et son environnement
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Le Sud Grésivaudan
Intercommunalité Saint-Marcellin Vercors Isère Communauté
Maire
Mandat
André Roux
2014-2020
Code postal 38160
Code commune 38095
Démographie
Population
municipale
2 493 hab. (2016 en augmentation de 2,93 % par rapport à 2011)
Densité 109 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 08′ 40″ nord, 5° 17′ 02″ est
Altitude Min. 164 m
Max. 443 m
Superficie 22,81 km2
Localisation

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Chatte
Liens
Site web www.commune-chatte.fr

Chatte est une commune française, située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Autrefois située dans la province du Dauphiné, la commune est adhérente de la communauté de communes de Saint-Marcellin Vercors Isère Communauté.

Ses habitants sont appelés les Chattois[1].

GéographieModifier

 
Plan de Chatte et des communes limitrophes

Situation et descriptionModifier

La commune de Chatte est située dans la partie occidentale du département de l'Isère, à l'ouest de la ville de Saint-Marcellin, dont elle est limitrophe et au sud du plateau de Chambaran. Son environnement naturel est essentiellement composée de collines et de coteaux qui domminent la vallée de lisère.

Communes limitrophesModifier

GéologieModifier

Le territoire de la commune de Chatte est située en grande partie dans la plaine alluvionnaire de l'Isère dénommé Sud-Grésivaudan et sa partie plus élevée, située plus au nord correspond à la bordure orientale du plateau de Chambaran. Le bourg ancien se positionne sur un site légèrement en surélévation par rapport à la plaine alluvionnaire.

Leplateau de Chambaran représente un modeste ensemble de reliefs à l'aspect plutôt ondulé et constitué d'une base composée de molasse du miocène, recouverte en grande partie par un placage d'un terrain original[2].

ClimatModifier

Article connexe : Climat de l'Isère.

La partie occidentale du territoire de l'Isère où se situe la ville de Chatte est formée d'une grande plaine (la vallée de l'Isère) à l'ambiance tempérée, de bas plateaux et de collines assez peu élevées au climat un peu plus rude. Du fait du relief peu accentué, les masses d'air venues du nord et du sud circulent assez aisément.

HydrographieModifier

Situé dans la plaine alluvionnaire de l'Isère, le territoire chattois est bordée par ce principal affluent du Rhône. D'une longueur de 286 km, l'Isère borde la partie méridionale du territoire.

Le Merdaret, affluent de l'Isère traverse le bourg de Chatte.

Voies de communicationModifier

Le territoire de la commune de Chatte est traversée dans sa partie méridionale par deux voies de circulation à vocation nationale :

La route départementale 1092 (RD 1092) dénommée ainsi entre Romans et Voiron se dénommait avant son déclassement en route nationale 92. Cette ancienne route reliait Genève à Valence jusqu'en 1974 et traverse le territoire selon un axe nord-est sud-est, au sud du bourg.

L’autoroute A 49 qui traverse, un plus au sud que la route, le territoire de la commune est une voie routière à grande circulation, qui relie Romans (Valence) à Grenoble. Elle a été mise en service définitivement en 1992. Pour se rendre à Chatte, il faut emprunter la sortie « Saint-Marcellin » au-delà de la barrière de péage de Chatuzange-le-Goubet dans le sens Valence-Grenoble et au-delà de la barrière de péage de Voreppe dans le sens Grenoble-Valence, puis emprunter la RD1092.

Article détaillé : Autoroute A49 (France).

Le territoire chattois est également sillonné par des routes d'importance secondaire :

  • La RD 27 qui relie Saint-Marcellin à Saint-Antoine-de-l'Abbaye.
  • La RD 71 qui relie Chatte à la RD 518 (territoire de Saint-Just-de-Claix).
  • La RD 68 qui relie Chatte à Saint-Lattier.

TransportsModifier

La gare ferroviaire la plus proche est la gare de Saint-Marcellin, commune limitrophe de Chatte, laquelle est desservie par les trains TER Auvergne-Rhône-Alpes, en provenance de Valence-Ville et à destination de Genève-Cornavin, de Grenoble et de Chambéry-Challes-les-Eaux.

La commune est également desservie par les autocars du réseau interurbain de l'Isère, plus connu sous l'appellation Transisère.

UrbanismeModifier

Morphologie urbaineModifier

Hameaux lieux-dits et écartsModifier

Voici, ci-dessous, la liste la plus complète possible des divers hameaux, quartiers et lieux-dits résidentiels urbains comme ruraux, ainsi que les écarts qui composent le territoire de la commune de Chatte, présentés selon les références toponymiques fournies par le site géoportail de l'Institut géographique national[3].

  • Colombet (zone forestière)
  • Côte Belle
  • Pin du Merle
  • Moilan (Zone forestière)
  • Cabaret Neuf
  • Grand Bois
  • Coné
  • les Martinons
  • les Carmes (Zone d'activité)
  • Ronchive
  • les Petits bois (zone forestière)
  • Hières (Château)
  • Revollat
  • la Poipe
  • Combe Muguet
  • Fond Cotte
  • Côte Froide
  • les Molles
  • les Ports
  • Bois d'Entour (zone forestière)
  • Saint-Just
  • Puvelin
  • Malatras
  • le Château
  • Montchâtel
  • Billonnières
  • le Vattillieux
  • Montloubet
  • les Boudillons
  • Girardière
  • Grand Champ
  • Combe Chatte
  • Foras (Château)
  • Côte Gallet
  • la Barme
  • la Gloriette (Zone d'activité)
  • les Gamaux
  • Paillet
  • les Siveillières
  • Pré Chatel et la Garenne
  • Gralère
  • Croix Noire
  • la Garenne
  • la Croisée
  • les Bouveyroux
  • le Girard
  • Chanon
  • Chabon
  • Château Bernard
  • Combe Chaboud
  • Épinasse
  • Gervand
  • Bas Gervand
  • les Plantées
  • le Cer de Mayard
  • Cer de Bétiquière


Risques naturels et technologiques majeursModifier

Risques sismiquesModifier

La totalité du territoire de la commune de Chatte est situé en zone de sismicité n°3, mais en limite de la zone n°4 qui se situe dans la partie centrale du département de l'Isère dont fait partie un grand nombre de communes Sud-Grésivaudan[4].

Terminologie des zones sismiques[5]
Type de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)
Zone 3 Sismicité modérée accélération = 1,1 m/s2

Autres risques naturelsModifier

ToponymieModifier

Le nom Chatte viendrait, lui, de « Casta » pour château (latin « Castellum »), devenu « Chaste » puis «Chatte» au cours des siècles. Le nom de la commune est souvent l'objet de plaisanteries et de railleries et, par voie de conséquence, a même subi un vol de panneau routier indiquant son nom pour des raisons humoristiques liées à une station de radio parsienne[6].

HistoireModifier

Préhistoire et AntiquitéModifier

Moyen Âge et Temps ModernesModifier

Époque contemporaineModifier

Politique et administrationModifier

 
Hôtel de ville de Chatte

Administration municipaleModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1958 Régis Darlay    
1958 1971 Charles Chapus    
1971 mars 1989 Paul Bossan CD puis UDF-CDS Technicien agricole
Conseiller général (1962-1992)
mars 1989 mars 2001 Maurice Boisset SE  
mars 2001 En cours André Roux DVG Directeur MFR
Conseiller général (2011-2015)
Les données manquantes sont à compléter.

JumelagesModifier

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[11].

En 2016, la commune comptait 2 493 habitants[Note 1], en augmentation de 2,93 % par rapport à 2011 (Isère : +3,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 7731 7762 1051 9102 0712 1922 2562 2992 443
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 3332 3472 1162 1182 0391 8981 9111 9051 885
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 8521 7501 7681 5321 5621 6021 5421 5331 605
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1 7051 7371 8922 0402 3472 4422 4872 4062 496
2016 - - - - - - - -
2 493--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

EnseignementModifier

Équipement culturelModifier

La commune gère une médiathèque, située dans le bourg, ainsi que l'Espace Vincendon-Dumoulin où se produisent des spectacles, comme le gala de danse annuel du club de Chatte.

MédiasModifier

Historiquement, le quotidien à grand tirage Le Dauphiné libéré consacre, chaque jour, y compris le dimanche, dans son édition du Sud Grésivaudan, un ou plusieurs articles à l'actualité de la ville et de la communauté de communes, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales, les travaux routiers, et autres événements divers à caractère local.

CultesModifier

ÉconomieModifier

Culture locale et patrimoineModifier

 
Usine de la Galicière

Lieux et monumentsModifier

Vestiges du château médiévalModifier

Ce château, dénommé sous le nom locale de « château des Pauvres », a été édifié au XIe siècle et est attesté au XIIe siècle. Cependant, ces éléments actuels datent des XIVe siècle, XIVe siècle, et peut-être du XVIe siècle. Les vestiges dominent toujours la territoire sur une butte à environ 500 m à l'est du centre bourg. Il a appartenu à aux Clermont de Chatte. En 1672, il devint propriété de la famille Boffin, seigneurs de la Sône, puis du maquis de la Roque en 1788. En juin 1794, l'édifice a été mis en vente comme bien national[14].

Usine de la GalicièreModifier

Les bâtiments de l'usine de moulinage de la soie de la Galicière qui datent du XIXe siècle et dont la filature, la forge, la magnanerie, les installations hydrauliques et la machinerie font l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques par arrêté du [15],[16].

Patrimoine religieuxModifier

L'église Saint-Vincent, au centre du village.

La chapelle Sainte-Philomène, située dans une petite clairière sur un promontoire à 1 km à l'ouest du village, elle a été édifiée en 1880 par Joseph Bossan dans un style néogothique[17].

Patrimoine naturelModifier

Ce jardin, ouvert au public en saison, est un parc paysager d'une surface de 1300 m², rassemble plus de 200 espèces d'arbres et plantes

Langue régionaleModifier

 
Carte linguistique du Dauphiné : Le dauphinois est un dialecte arpitan parlé dans le nord du Dauphiné. La moitié sud du Dauphiné est quant à elle du domaine linguistique de l'occitan et de son dialecte local, le vivaro-alpin.

Historiquement, au niveau linguistique, le territoire de Chatte ainsi que l'ensemble du Sud Grésivaudan se situant à l'ouest de l'agglomération grenobloise et donc dans la zone des patois dauphinois. Cette partie du Dauphiné appartient donc au domaine de la langues dite francoprovençal ou arpitan au même titre que les parlers savoyards, vaudois, Valdôtains, bressans et foréziens[18],[19].

L'idée du terme, « francoprovençal », attribué à cette langue régionale parlée dans la quart de la France du Centre-Est différente du français, dit langue d'oil et de l'occitan, dit langue d'oc est l'œuvre du linguiste et patriote italien Graziadio Isaia Ascoli en 1873 qui en a identifié les caractéristiques, notamment dans le Grésivaudan, les pays alpins et la vallée de l'Isère, depuis sa source jusqu'à sa confluence avec le Rhône. .

Articles connexes : Dauphinois (dialecte) et Francoprovençal.

GastronomieModifier

Personnalités liées à la communeModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Site habitants.fr, page sur le nom des habitants des communes de l'Isère, consulté le 11 décembre 2019.
  2. Site géoglaciaire, page sur les paysages glaciaires
  3. Site géoportail, page des cartes IGN
  4. Site de la préfecture de l'Isère, carte des zones de sismicité
  5. Arrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal » - Légifrance
  6. site 20minutes.fr, article "Malgré leurs noms, ces villes ne tirent pas la tronche", consulté le 11 décembre 2019.
  7. a et b Communes du canton de Saint-Marcellin - Jumelages
  8. a et b Annuaire des Villes Jumelées > Pays : _ > Région : RHONE-ALPES > Collectivité : ISERE, sur le site de l'AFCCRE, consulté le 15 novembre 2014.
  9. http://www.commune-chatte.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=638&Itemid=
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  14. Site commune-chatte.fr, page sur les monuments historiques de Chatte, consulté le 12 décembre 2019.
  15. « Usine de moulinage de la soie de la Galicière », notice no PA38000019, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), p. 673.
  17. Chapelle Sainte Philomène, « BASE - Isere patrimoine », sur www.isere-patrimoine.fr (consulté le 11 août 2018)
  18. Site cosmovisions.com, page sur la langue dauphinoise, consulté le 16 novembre 2019
  19. Site electriccafe.org, page "Un peu de géographie", consulté le 16 novembre 2016
  20. Raviole du Dauphin sur le site Isère Tourisme, consulté le 2 aout 2014.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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