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Élisabeth de Wittelsbach

impératrice d'Autriche et reine de Hongrie du XIXe siècle
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Sissi et Élisabeth d'Autriche.
Ne doit pas être confondu avec Élisabeth en Bavière (1876-1965).
Élisabeth de Wittelsbach
Description de cette image, également commentée ci-après
Élisabeth d'Autriche et de Hongrie en 1867.

Titre

Impératrice d'Autriche
Reine de Hongrie et de Bohême et
de Lombardie-Vénétie


(44 ans, 4 mois et 17 jours)

Prédécesseur Marie-Anne de Sardaigne
Successeur Zita de Bourbon-Parme
Biographie
Titulature Duchesse en Bavière, Impératrice d'Autriche, Reine de Bohême, Reine de Hongrie
Dynastie Maison de Wittelsbach
Distinctions Ordre de la Croix étoilée
Ordre de la Reine Marie-Louise
Rose d'or
Nom de naissance Elisabeth Amalie Eugenie von Wittelsbach
Surnom Sissi
Naissance
Munich (Bavière)
Décès (à 60 ans)
Genève (Suisse)
Sépulture Crypte des Capucins (Vienne)
Père Maximilien en Bavière
Mère Ludovica de Bavière
Conjoint François-Joseph Ier d'Autriche
Enfants Sophie d'Autriche
Gisèle d'Autriche
Rodolphe d'Autriche
Marie-Valérie d'Autriche
Résidence Palais de la Hofburg, château de Schönbrunn, château de Possenhofen, château de Gödöllő
Religion Catholicisme

Description de cette image, également commentée ci-après

Élisabeth de Wittelsbach, duchesse en Bavière puis, par son mariage, impératrice d'Autriche et reine de Hongrie, est née le à Munich, dans le royaume de Bavière, et morte assassinée le à Genève, en Suisse. Elle est en partie à l'origine du compromis austro-hongrois de 1867. Ne pouvant s'adapter à la vie de la cour, elle passe une grande partie de son existence à voyager.

Elle est universellement connue sous son surnom « Sissi »[n 1], en référence aux films d'Ernst Marischka (qui révèlent la comédienne Romy Schneider dans le rôle)

BiographieModifier

Duchesse en BavièreModifier

Élisabeth Amélie Eugénie de Wittelsbach, dite « Sissi » ou « Sisi » comme elle signe parfois, née le dans le palais de la Ludwigstrasse à Munich, résidence hivernale de ses parents. La sage-femme constate que l'enfant à peine née possède une dent sur la gencive [1].

« Sissi » est le quatrième enfant et la deuxième fille du duc Maximilien en Bavière et de la princesse Ludovica de Bavière. Le duc, couramment appelé « Max », est le chef de la branche cadette des Wittelsbach à qui n'est accordé qu'en 1845 le prédicat d'« Altesse royale »[2]. La duchesse Ludovica de Bavière est la benjamine des filles du roi Maximilien Ier de Bavière et de sa seconde épouse née Caroline de Bade.

Leur mariage est au sens le plus strict un mariage dynastique servant à réconcilier les branches aînées et cadettes de la maison de Wittelsbach. Les deux époux n'ont aucun goût en commun. La duchesse, dont les sœurs contractent des unions brillantes, est une princesse des plus conformistes et est éprise de l'ex-roi du Portugal Michel Ier. Elle vit son mariage avec un « cadet » comme une humiliation. Le mariage de ses filles est, pour elle, une revanche sur le destin. Le duc Maximilien se révèle un époux excentrique et volage. Grand voyageur, il délaisse très souvent sa femme et ses enfants, allant jusqu'à jouer de la cithare en haut de la pyramide de Khéops.

L'enfant reçoit le prénom d'Élisabeth en l'honneur de sa marraine et tante maternelle, la reine de Prusse Élisabeth de Bavière. Les autres sœurs et demi-sœurs de sa mère sont Augusta-Amélie de Bavière, duchesse de Leuchtenberg, belle-fille de l'ex-empereur des Français Napoléon Ier et veuve de son fils adoptif l'ex-vice-roi d'Italie, l'impératrice douairière Caroline-Auguste de Bavière, les reines consorts de Saxe Marie et Amélie ainsi que la fameuse archiduchesse Sophie de Bavière, mère de l'empereur François-Joseph Ier d'Autriche.

 
La jeune Élisabeth (à droite) et sa sœur Hélène.

Le père de Sissi est fils unique. Son père, le duc Pie-Auguste de Bavière, profondément misanthrope, épouse Amélie Louise d'Arenberg fille du duc d'Arenberg, mariage convenable mais sans plus, ce dont on raille plus tard l'impératrice. Le duc Pie meurt l'année même de la naissance de Sissi en 1837.

Élisabeth grandit l'hiver à Munich et l'été dès que possible à la campagne, au château de Possenhofen, dit « Possi », petit château aux tourelles carrées situé sur les rives du lac de Starnberg. Paradoxalement, malgré les ambitions matrimoniales de sa mère pour ses filles, Sissi, comme ses frères et sœurs, est élevée sans contraintes ni manières. Elle est passionnée d'équitation, de poésie et adore faire de longues promenades en forêt. Élisabeth porte en elle la mélancolie des Wittelsbach, dynastie composée de nombreux artistes et de mécènes[réf. nécessaire], dont Louis II de Bavière, protecteur de Richard Wagner. Élisabeth est l'enfant préféré de son père. Cela s'explique par leurs caractères très proches : même goût pour les chevaux, l'indépendance, les voyages… Il n'est pas rare que le père et la fille disparaissent subitement et qu'on les retrouve tous deux quelques jours plus tard engagés dans une troupe de cirque itinérante.

À 14 ans, la jeune duchesse s'éprend d'un écuyer de son père nommé Richard et songe à l'épouser. Refusant cette alliance trop peu brillante (l'adolescent est certes noble mais seulement issu d'une famille comtale), la duchesse Ludovica éloigne le jeune homme qui meurt quelque temps plus tard de la tuberculose. Sissi est désespérée et se confie à son journal dans un poème déchirant[n 2].

Pour lui changer les idées, la duchesse, qui doit emmener sa fille aînée Hélène en Autriche, décide que Sissi est du voyage.

Impératrice d’AutricheModifier

 
L'empereur à l'âge de 23 ans.
 
La villa impériale de Bad Ischl où l'empereur assuma ses choix matrimoniaux (état actuel).

Le jeune empereur François-Joseph Ier d'Autriche, vivant dans une étroite complicité avec sa mère l'archiduchesse Sophie, voire sous son emprise, a d'abord demandé la main de la princesse Anne de Prusse. Malgré l'intervention de la reine Élisabeth, sœur de l'archiduchesse Sophie, la cour de Berlin a refusé cet honneur qui risque de contrarier ses ambitions hégémoniques. L'archiduchesse s'est alors tournée vers une autre de ses sœurs, la reine Marie de Bavière, mais sa nièce, la princesse Sidonie, n'a pas l'heur de plaire à son impérial cousin. L'archiduchesse se tourne en troisième choix vers la Bavière, troisième puissance allemande, et a choisi l'aînée de ses nièces, la duchesse Hélène en Bavière, âgée de 19 ans.

Les fiançailles doivent être célébrées le , dans la résidence impériale d'été de Bad Ischl, à l'occasion des fêtes données pour le vingt-troisième anniversaire du souverain autrichien.

Mais c’est de Sissi que le jeune souverain va s'éprendre. À la surprise de sa mère, l'autoritaire archiduchesse Sophie, il annonce le 19 août son intention d'épouser la jeune Sissi, à peine âgée de 15 ans et 8 mois.

Le mariage est célébré le à Vienne, en Autriche. Contrairement à la tradition, la nuit de noces n'est pas publique. Elle se passe d'ailleurs assez mal. Le jeune empereur, habitué à des dames peu farouches et audacieuses, n'arrive pas à faire l'amour à la jeune fille vierge qu'il a épousée. La cour est également surprise par cette jeune impératrice qui se laisse aller à ses états d'âme au lieu de remplir avec conscience et grâce les devoirs de sa charge. Il est vrai qu'à l'époque le rôle d'une souveraine est d'être la première sujette de son mari, et à ce titre d'être toujours disponible et soumise afin de donner le jour au plus tôt à l'héritier mâle nécessaire à la consolidation de la dynastie[réf. nécessaire]. De plus, la jeune impératrice, habituée aux manières simples de son entourage provincial, supporte mal la pesante étiquette viennoise, et s'enfonce vite dans une profonde dépression.

Les premiers temps du mariage, le couple prend ses quartiers au château de Laxenbourg, aux environs de la capitale. Élisabeth se sent perdue et surveillée par sa belle-mère — une femme intelligente mais dirigiste et traumatisée par la révolution autrichienne de 1848 — et par son entourage. L'empereur, qui adore pourtant sa femme[réf. nécessaire], est peu présent. La guerre de Crimée vient d'être déclarée, opposant la France de Napoléon III et le Royaume-Uni de la reine Victoria à la Russie du tsar Nicolas Ier, précieux allié de l'Autriche pendant la révolution de 1848 puisqu'il permit aux Habsbourg-Lorraine de conserver en leur possession le vaste royaume de Hongrie. Le jeune empereur est accaparé par les obligations de sa fonction et doit se rendre tous les jours à Vienne, au palais Hofburg ou au château de Schönbrunn, et n'en revient que très tard dans la soirée. Élisabeth, adolescente narcissique, se sent abandonnée. De là proviennent ses premières répugnances pour la vie conjugale[réf. nécessaire].

Beaucoup plus tard, elle confie à sa fille Marie-Valérie que « le mariage est une institution absurde. Enfant de 15 ans, j'ai été vendue…[3] ». Cependant, elle est rapidement enceinte et donnera naissance à quatre enfants :

L'archiduchesse SophieModifier

L'archiduchesse Sophie, trouvant que sa jeune nièce est quelque peu immature, décide de prendre en charge l'éducation des trois premiers enfants du couple ; cela entraîne des conflits à répétition[réf. nécessaire]. De plus, la mort de Sophie, la première fille d'Élisabeth, marque profondément sa mère. La naissance difficile de Rodolphe par la suite et la culpabilité qui la ronge n'arrangent rien ni avec François-Joseph, ni avec sa belle-mère[réf. nécessaire].

 
L'archiduchesse Sophie (1858) par Franz Schrotzberg.

Les relations entre Élisabeth et sa belle-mère (qui est aussi sa tante), l'archiduchesse Sophie, sont souvent orageuses. Bien au-delà du conflit familial traditionnel, il y a entre elles le fossé de deux visions différentes des devoirs d'une souveraine et de deux conceptions politiques différentes de l'avenir de l'Autriche[réf. nécessaire]. Sophie a sacrifié sans se plaindre les espérances d'une jeune fille romantique, acceptant son destin de princesse mariée malgré elle [réf. nécessaire].

Contrairement à la légende, Sophie n'a pas été déçue du choix d'Élisabeth ; surprise certes, mais pas déçue. En femme politique, elle souhaite une alliance avec la Bavière et l'a conclue ; peu lui importe la personne choisie par son fils. Sur le plan dynastique et diplomatique, une duchesse en Bavière en vaut bien une autre : l'essentiel est de trouver des alliés au sein de la Confédération germanique pour contrer les ambitions du royaume de Prusse.

Elle aime sa belle-fille et apprécie ses qualités personnelles. Seulement, Sissi n'a aucun goût pour la vie de la Cour, et elle souffre d'un protocole auquel elle ne sait s'adapter.

L'archiduchesse Sophie reproche à sa belle-fille, qui refuse de sacrifier sa vie privée et ses goûts à ses devoirs, un tempérament « puéril et égoïste ». Intelligente, sensible et cultivée, ayant sacrifié sa vie, ses ambitions et ses amours à une union certes prestigieuse mais avec un homme sans éclat, Sophie ne peut comprendre ni admettre que la jeune impératrice, mariée à un prince séduisant et très épris d'elle, n'aime pas être une souveraine et surtout qu'elle rechigne à remplir ses devoirs de représentation.

Souveraine maladeModifier

De fait, Élisabeth devient rapidement impopulaire tant à la ville qu'à la Cour de Vienne. Elle ne sait réagir que par un mépris affiché pour la capitale autrichienne et ses institutions. Ironiquement, un journal titre un 1er janvier : « Nous remercions Votre Majesté d'avoir daigné passer quatre jours à Vienne cette année ![réf. nécessaire] » Malgré tout, elle est très populaire partout dans l'Empire d'Autriche, surtout en Hongrie, pays qu'elle aime beaucoup.

 
La Villa Hermès.

Élisabeth ne souhaite pas être impératrice, mais elle profita largement des avantages financiers de sa position. Comprenant tout le parti qu'elle peut tirer de sa beauté, qu'elle entretient avec des soins maniaques, elle dépense sans compter en toilettes, chevaux, équipages et voyages. François-Joseph paie toutes ses dépenses sans jamais lui en faire le reproche. Pour l'encourager à rester proche de la cour tout en respectant son plus cher désir de ne pas se sentir observée, François-Joseph lui a fait construire la Villa Hermès située à l'ouest de Vienne. En 1875, à la mort de l'empereur Ferdinand Ier, qui a abdiqué en sa faveur en 1848, François-Joseph remet à Élisabeth des sommes importantes prélevées sur cet héritage considérable, car il a reçu la possession de tous les biens du défunt. Élisabeth place lesdites sommes en Suisse[réf. nécessaire]. Elles sont ensuite partagées entre ses héritiers à sa mort.

Si sa beauté, qu'elle entretient excessivement une fois qu'elle a compris qu'elle lui confère un certain pouvoir, est unanimement admirée et célébrée, ses aptitudes équestres sont également remarquables.

En 1859, après la guerre contre la France et le royaume de Sardaigne, l'empereur revient à Vienne : il est défait, il perd et, dans la foule, on crie à l'abdication en faveur de Maximilien. De plus, à son retour, tout a changé : il ne reconnaît plus sa femme et s'en éloigne. Il part retrouver les comtesses qu'il voyait avant son mariage pour faire son éducation sexuelle, et bien sûr, on ne se gêne pas pour en parler à la cour, en espérant que cela arrive aux oreilles d'Élisabeth. C'est la goutte d'eau qui provoque son mal. L'impératrice, qui a 22 ans, se met à tousser et on la croit perdue comme sa belle-sœur et cousine, Marguerite de Saxe, décédée l'année précédente à l'âge de 18 ans. Les médecins diagnostiquent une tuberculose, mais il s'agit peut-être d'une conséquence de son anorexie ou de la pression psychologique qu'elle subit depuis 5 ans.

Les médecins préconisent une cure dans une région ensoleillée et l'on pense aux provinces dalmates du sud de l'Empire où la sécurité de la souveraine peut être facilement assurée, mais l'impératrice s'y refuse. Elle choisit Madère, une île portugaise au large de l'Afrique, qui est, pour l'époque, très exotique et surtout très lointaine. Elle veut fuir la cour d'Autriche, quitter Vienne, son « palais-prison », sa cour médisante et moqueuse et embarque — avec sa suite — le 17 novembre 1860 à bord d'un yacht prêté par la reine d'Angleterre.

Sa maladie est donc la conséquence de toute une série d'événements qui a fait souffrir Élisabeth. Il y a d'abord la mort de sa première fille, la petite Sophie ; la culpabilité qui la ronge, les tracasseries perpétuelles de sa belle-mère, notamment le fait qu'elle l'accuse sans cesse d'avoir tué sa fille ; puis la naissance de Rodolphe qui l'a affaiblie[4].

C'est à cette époque que François-Joseph part faire la guerre contre Napoléon III et laisse son épouse seule à Vienne. Élisabeth combat son désœuvrement en inaugurant un hôpital au château de Franzensburg pour soigner les blessés qui reviennent vers la capitale. Elle y passe des journées entières et suscite même l'admiration de sa belle-mère, qui pour une fois reconnaît son courage.

 
Charlotte de Belgique.

Quand elle n'en peut plus des blessés, elle part des journées entières à cheval pour épuiser ses forces. La nuit, elle écrit à son mari, l'implorant de revenir et détrempant le papier par ses larmes. Elle s'est mise à fumer et scandalise la cour. Surtout que beaucoup de jeunes filles se mettent à l'imiter, ce qui conduit à un drame. Une de ses jeunes cousines, l'archiduchesse Mathilde de Teschen, promise au prince héritier d'Italie, entendant son père arriver et voulant cacher sa cigarette dans un des pans de sa robe, meurt brûlée en 1867.

Pour célébrer le printemps, Élisabeth organise des bals privés dans ses appartements avec de jeunes couples de petite noblesse, mais elle se lasse très vite. Elle vit la nuit et le jour, épuise ses forces et mange très peu. Aussi, à la cour, il y a maintenant une nouvelle rivale, sa belle-sœur née Charlotte de Belgique, épouse en 1857 de l'archiduc Maximilien, futur empereur du Mexique.

 
L'impératrice « en épaule » par Winterhalter (1865) (robe de gala de chez Worth, parure d'étoiles de diamant avec une perle au milieu de chez Köchert (de))[5],[6].

Elle passe cinq mois sur l'île de Madère, puis on la fait revenir à Vienne le 28 avril 1861, mais dès son retour, son mal réapparaît encore plus fort que lorsqu'elle est partie. On l'emmène à Corfou, croyant qu'elle n'en revient pas. Là-bas, les médecins cherchent à soigner son aversion pour Vienne et pour la cour, bien plus que son mal physique. C'est à Corfou qu'elle commence une collection de photos de femmes en tout genre, afin de l'aider à apprivoiser son image. Elle revient à Vienne après deux ans d'absence. Plus sereine, prête à accepter la cour et le palais qu'elle appelle sa « prison dorée », elle a pourtant envie de voyager de par le monde, ce qu'elle fait très souvent, délaissant ses devoirs de représentation, son mari et ses enfants[7].

Bien qu'Élisabeth n'a pas eu le droit d'éduquer ses trois premiers enfants, elle a su intervenir quand il le faut, par exemple pour le choix du précepteur de l'archiduc héritier Rodolphe.

Pour éviter de prendre du poids, Élisabeth s'astreint à la pratique du « corsetage » (tightlacing), qui consiste à enserrer l'abdomen dans un corset extrêmement serré et à consommer uniquement du lait, du bouillon de poulet et des substances très nourrissantes (par exemple le jus de six kilos de viande de bœuf en guise de déjeuner)[8] mises au point pour combler les besoins alimentaires des ouvriers trop pauvres pour acheter la nourriture normale des marchés. Dans le même but, elle passe beaucoup de temps à la marche forcée, à cheval, une à deux heures chaque matin à la gymnastique, notamment dans des salles d'agrès aménagées dans tous ses appartements. Ainsi, dans le palais Hofburg, un portique en bois comporte onze agrès, des barres parallèles et deux anneaux[9] encore visibles[10]. L'impératrice est tellement obsédée par la peur de grossir — poids maximum de 50 kg pour 1,72 m — que certains la considèrent a posteriori comme souffrant d'anorexie mentale[11].

Souffrant de neurasthénie, elle drape ses pièces de noir et les orne de statues cadavériques et exige que ses domestiques portent une livrée noire[12].

Reine de HongrieModifier

 
Photo prise le jour du couronnement de l'impératrice Élisabeth à Budapest le 8 juin 1867.

Le , Élisabeth, passionnée par la Hongrie, sa langue et son peuple, est couronnée reine de Hongrie aux côtés de son mari (c'est la naissance de la double monarchie austro-hongroise). Le compositeur Franz Liszt, présent à la cérémonie, dit d'elle, émerveillé : « Elle n'avait jamais été aussi belle... elle apparaissait comme une vision céleste dans le déroulement d'un faste barbare ».

Élisabeth traduit spontanément son prénom en hongrois Erzsébet. Elle est une souveraine admirée et acclamée par le peuple magyars, ravi par la mesure de clémence consécutive au couronnement, l'amnistie de tous les délits politiques commis en Hongrie depuis 1848[13]. L'État hongrois lui offre à cette occasion[14] le château de Gödöllő situé à une trentaine de kilomètres de Budapest. C'est le seul véritable endroit où elle se sent chez elle. Elle s'y rend très souvent.

Le rôle politique d'Élisabeth dans l'élaboration du Compromis austro-hongrois, sans avoir été déterminant, est incontestable. Au moins dans l'influence qu'elle a auprès de François-Joseph pour surmonter sa répugnance vis-à-vis des Magyars et auprès de ces derniers pour celle à l'encontre de leur roi. La répression de la révolution hongroise de 1848-1849 a laissé des traces d'amertume d'autant plus profondes dans les élites et dans le peuple hongrois qu'il a fallu que François-Joseph, débutant, fasse appel aux troupes russes pour rétablir l'ordre.

La joie éprouvée lors du compromis avec la Hongrie ravive pour une courte période sa relation avec François-Joseph et Sissi revient sur sa décision de ne plus avoir d'enfant. Un an après le couronnement, c'est à Budapest qu'elle choisit de donner le jour à son quatrième enfant, une fille, prénommée originellement Marie-Valérie (la région de Budapest est la Valeria). La reine de Hongrie aurait préféré un fils qui serait devenu plus tard roi de Hongrie, consommant la séparation des deux monarchies. Cependant, cette couronne de Hongrie et la naissance de cette enfant, pour laquelle elle éprouve toute sa vie un amour exclusif et oppressant, marquent un tournant dans la vie d'Élisabeth. Elle s'est enfin imposée.

L'archiduchesse Sophie, encore sous le choc de l'exécution de son fils, ainsi que de l'empereur Maximilien à Querétaro au Mexique, n'est plus que l'ombre d'elle-même. La création de la double-monarchie signe l'échec de sa vision politique de l'Autriche. Elle meurt cinq ans plus tard. La confrontation entre les deux femmes est définitivement terminée.

L'année mauditeModifier

Si le couronnement de François-Joseph et d'Élisabeth comme roi et reine de Hongrie le 8 juin 1867 consacre le rôle politique de l'impératrice ; si, dans le même temps, la beauté et la grâce de la souveraine sont renommées dans toute l'Europe et au-delà même des frontières du continent ; si, ayant acquis de haute lutte sa liberté personnelle, l'impératrice souhaite devenir mère une quatrième fois, la joie du triomphe s'efface rapidement devant les tragédies qui touchent ses proches.

L'année a pourtant commencé par une grande joie : l'annonce officielle des fiançailles de Sophie-Charlotte en Bavière, la plus jeune des sœurs de l'impératrice, avec leur cousin, le roi Louis II de Bavière. Cependant, ne pouvant se résoudre à s'unir à une femme, Louis II, après avoir plusieurs fois repoussé la date des noces, rompt ses fiançailles en octobre. Entre temps, désorientée, la jeune Sophie-Charlotte a noué une chaste mais compromettante idylle avec le fils du photographe de la cour.

Le 9 mars meurt l'épouse de Charles-Théodore en Bavière, frère préféré de l'impératrice. Sophie de Saxe, dont la santé a été très éprouvée par son premier accouchement, est emportée par une méchante grippe à l'âge de 22 ans. Le jeune duc en est désespéré. Il quitte bientôt l'armée pour entreprendre des études de médecine, au grand dam de sa famille pour qui un prince ne peut être que soldat, prélat ou diplomate.

Bien plus tragique est la mort de l'archiduchesse Mathilde de Teschen, âgée de 18 ans, deux jours avant le couronnement. La jeune archiduchesse, destinée à ceindre la couronne d'Italie, meurt brûlée un soir de bal. Pour imiter l'impératrice, l'archiduchesse Mathilde s'est mise à fumer, ce que son père réprouve avec véhémence. Une soirée se donne au théâtre de Vienne et la jeune archiduchesse se prépare pour cet événement. Déjà parée, elle allume une cigarette quand elle entend le pas de son père se dirigeant vers ses appartements. Prestement, elle dissimule la cigarette dans son dos. La robe, enduite de glycérine pour mieux lisser les tissus, s'enflamme et l'archiduchesse, en quelques secondes, est transformée en torche vivante sous les yeux de son père horrifié. Elle meurt deux semaines plus tard, le 6 juin 1867.

À la fin du mois de juin, c'est le mari d'Hélène, Maximilien de Tour et Taxis qui est emporté prématurément par la maladie à l'âge de 36 ans, laissant son épouse et ses quatre jeunes enfants désespérés.

Quelques semaines plus tard, la cour apprend l'exécution de l'empereur Maximilien Ier, frère de l'empereur d'Autriche et éphémère empereur du Mexique, le 19 juin après un simulacre de procès, tandis que sa femme Charlotte a sombré dans la folie. L'archiduchesse Sophie, brisée par la mort de son fils préféré, se retire du monde politique.

La seule bonne nouvelle de cette année est l'annonce de la quatrième grossesse de l'impératrice et reine. Encore cette annonce est-elle ternie par les rumeurs qui prétendent que le père de l'enfant à naître n'est pas l'empereur.

« Une inlassable mouette »Modifier

 
L'impératrice et reine Élisabeth.

La nouvelle position d'Élisabeth a pour effet de distendre un peu plus les liens qui l'unissent à l'Autriche, et surtout à cette cour impériale qu'elle déteste. Elle s'entoure de dames de compagnie uniquement hongroises, parmi lesquelles Marie Festetics (en) et Ida Ferenczy. L'impératrice passe de plus en plus de temps à l'étranger, en particulier à Gödöllő, et ne rentre à Vienne qu'en de rares occasions. Elle se surnomme elle-même « la mouette des mers ». Elle confie un jour à son fils Rodolphe que, si elle doit s'établir au même endroit pour le restant de ses jours, « le séjour dans un paradis même lui paraîtrait l'enfer ». À travers ses évasions, c'est elle-même qu'elle fuit, et cette relation conjugale qu'elle ne peut assumer et qui l'étouffe. Au fil des années, les époux ne se retrouvent que rarement. François-Joseph en souffre et Élisabeth, qui culpabilise de ses absences répétées, pousse son époux dans les bras d'une actrice réputée, Katharina Schratt. La relation en reste d'ailleurs au stade de l'amitié, mais François-Joseph trouve auprès de « l'amie » — c'est ainsi que le couple impérial désigne Schratt dans ses lettres — l'atmosphère « familiale » qui lui manque depuis la mort de sa mère en 1872.

Souveraine meurtrieModifier

 
Monument élevé à la mémoire de l'impératrice d'Autriche à Roquebrune-Cap-Martin.

Au cours des années, les morts successives de sa fille aînée Sophie, de son beau-frère l'empereur du Mexique Maximilien Ier (exécuté sommairement en 1867), celle prématurée de Maximilien, prince Maximilien de Tour et Taxis (mari d'Hélène) la même année, de son cousin le roi Louis II de Bavière, retrouvé noyé dans le lac de Starnberg, de son père le duc Maximilien en Bavière, de sa mère la duchesse Ludovica de Bavière, de son ami le comte Gyula Andrássy (que d'aucuns ont prétendu perfidement, mais à tort, être le père de Marie-Valérie), de sa sœur Sophie-Charlotte en Bavière, duchesse d'Alençon, brûlée vive dans le tristement célèbre incendie du Bazar de la Charité, la folie dont est atteinte sa belle-sœur (bien que détestée) Charlotte de Belgique qui dure 60 ans, mais surtout la mort restée mystérieuse et entourée d'une atmosphère de scandale de son fils unique l'archiduc Rodolphe d'Autriche à Mayerling en 1889, plongent Élisabeth dans une douleur et une mélancolie indescriptibles.

Détruite psychologiquement par la mort de son seul fils, elle reste à jamais choquée. Le soir de l'inhumation de celui-ci, elle se rend à la crypte des Capucins pour voir Rodolphe. Elle demande alors aux moines de la laisser seule. L'impératrice reste quelques instants devant la tombe de son fils unique. Soudain, elle pousse deux horribles cris de douleur, appelant son fils à travers l'immensité de la crypte. Après s'être recueillie, elle rentre au palais Hofburg, mais plus rien ne sera jamais comme avant. Elle décide de ne plus porter que le deuil et, n'ayant plus de liens avec la cour de Vienne (sa fille Valérie s'est mariée en 1890), accentue ses voyages à travers l'Europe. Passionnée par la Grèce antique et les héros d'Homère, elle apprécie particulièrement Corfou, où elle fait construire un magnifique palais de style antique, l'Achilleion. Elle séjourne aussi en 1896-1897 en France, à Roquebrune-Cap-Martin, au Grand Hôtel du Cap-Martin, près duquel est érigé un monument à sa mémoire dans le petit « square Sissi »

AssassinatModifier

 
Lime triangulaire de 9 cm et demi de long utilisée pour poignarder l'impératrice.
 
Plaque commémorative du meurtre d'Élisabeth d’Autriche à Genève. En troisième plan le jet d'eau de Genève.
 
Reconstitution d'artiste de l'assassinat de l'impératrice.
 
Le Genève, bateau du dernier voyage de l'impératrice.

L'impératrice est atteinte d'anémie, en raison de son régime alimentaire. Elle souffre aussi de névrite, d'insomnie et d'une légère dilatation cardiaque[8]. Le 16 juillet 1898, elle part pour une nouvelle cure. Le 30 août 1898, elle arrive par le train à Munich après un périple en Allemagne avec une suite réduite (son aide de camp le général de Berzeviczy, sa dame de compagnie la comtesse Irma Sztáray de Sztára et Nagymihály, Barker son nouveau lecteur de grec, trois dames d'honneur et quelques domestiques). François-Joseph est resté pour fêter le 50e anniversaire de son accession au trône.

Le , en sortant de l'hôtel Beau-Rivage de Genève, situé face au lac Léman, l'impératrice-reine est assassinée[15] par un Italien, Luigi Lucheni. Selon plusieurs sources, ce dernier se revendique de l'anarchisme[16] mais d'autres sources affirment que son seul but est de se faire un nom en accomplissant une action éclatante, ce qu'il a déclaré lors de son interrogatoire dans lequel il a affirmé n'avoir jamais été anarchiste[17].

Lucheni veut assassiner le duc d'Orléans mais celui-ci a changé son emploi du temps. Il s'est « rabattu » sur l'impératrice. Il attend près de l'hôtel Beau-Rivage où Sissi est descendue. À 13 h 35, celle-ci sort — incognito comme toujours, sous le nom de comtesse de Hohenems — au bras de sa dame de compagnie Marie Festetics (en). Passant près du jeune homme, l'impératrice reçoit ce qu'elle croit être un coup de poing et trébuche. Le meurtrier, qui vient de la poignarder au moyen d'une lime (exposée à Vienne dans un musée consacré à l'impératrice), s'échappe mais est arrêté quelques mètres plus loin par deux cochers qui stationnent là, MM. Vuillemin et Chamartin. L'impératrice tient quand même à prendre le bateau, ce qu'elle fait avec peine. Le bateau appareille et peu après l'impératrice perd connaissance. En ouvrant son corsage, le médecin observe un infime point rouge au-dessus du sein gauche. Sa dame de compagnie révèle alors le nom de sa maîtresse et le bateau Genève revient à quai. Ramenée dans ses appartements, Élisabeth meurt à 14 h 40 dans les bras de Fanny Mayer, l'épouse du propriétaire de l'hôtel.

 
Le sarcophage de l'impératrice et reine, crypte des Capucins, Vienne, Autriche.

Son corps repose aux côtés des corps des 137 autres membres de la dynastie des Habsbourg-Lorraine, dans la crypte des Capucins, à Vienne.

FamilleModifier

EnfantsModifier

L'impératrice donne naissance à quatre enfants :

ParentsModifier

Frères et sœursModifier

AscendanceModifier

Représentation dans les artsModifier

FilmographieModifier

Séries téléviséesModifier

Comédie musicaleModifier

PeinturesModifier

 
Arrivée de l'Impératrice Élisabeth à Miramare, de Cesare Dell'Acqua (en).
 
Portrait d'Élisabeth de Georg Martin Ignaz Raab.
 
Duchesse en Bavaria , Elisabeth (15 ans), de Karl von Piloty.
 
Impératrice Elisabeth d'Autriche en robe de gala de Georg Martin Ignaz Raab.
  • Franz Xaver Winterhalter.
    • Kaiserin Elisabeth im Neglige - 1865 - Musée d'Histoire de l'Art – Vienne.
    • Elisabeth, Kaiserin von Osterreich - 1865 - Musée d'Histoire de l'Art – Vienne.
    • Empress Elisabeth of Austria in dancing dress - 1865.
  • Giuseppe Sogni (en), Empress Elisabeth of Austria - Galleria d'Arte Moderna - Florence.
  • Cesare Dell'Acqua (en), Arrivée de l'Impératrice Élisabeth à Miramare - 1861 - Musée historique du château de Miramare – Trieste.
  • Karl von Piloty (cheval peint par Franz Adam), Duchesse en Bavaria, Elisabeth (15 ans) - 1853 - copie au palais impérial Hofburg - Vienne.
  • Anton Einsle (en), Kaiserin Elisabeth von Austria - 1856.
  • Georg Martin Ignaz Raab (de).
    • Impératrice Elisabeth d'Autriche et Reine de Hongrie en costume hongrois - 1867 - Schönbrunn - Vienne.
    • Portrait d'Élisabeth - galerie nationale d'Art - Lviv.
    • Impératrice Elisabeth d'Autriche en robe de gala - 1879 - Palais impérial Hofburg - Vienne.
  • Franz Russ, Impératrice Elisabeth d'Autriche - 1863-1867 - Vienne.
  • Wilhelm Richter (de).
    • Impératrice Elisabeth d'Autriche et son cheval « Avolo » - 1876 - Vienne.
    • Impératrice Elisabeth d'Autriche sur son cheval - 1876 - Vienne.

SculpturesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Bien que la graphie correcte soit Sisi.
  2. « Les dés en sont jetés, Richard, hélas ! n'est plus. C'est le glas que l'on sonne — Ô Seigneur, prends pitié ! La fille aux blondes boucles Se tient à sa fenêtre. Il n'est pas jusqu'aux ombres Que sa douleur n'émeuve. », in Brigitte Hamann, Elisabeth d'Autriche, éditions Fayard, 1985, p. 25.

RéférencesModifier

  1. Brigitte Hamann, Elisabeth d'Autriche, éditions Fayard, 1985, pp. 56 57.
  2. Cars Jean des, Sissi, impératrice d'Autriche, Paris, Perrin, (1re éd. 1983), pp.14-19.
  3. Brigitte Hamann, Elisabeth d'Autriche, op. cit., p. 34.
  4. (it) Alessandra Millo, Lino Monaco, Sissi. Imperatrice ribelle, Giunti Editore, , p. 40
  5. (en) Katrin Unterreiner, Sisi. Myth and truth, Christian Brandstätter Verlag, , p. 40
  6. Les étoiles de diamant de l'impératrice Élisabeth
  7. Raymond Chevrier, Histoire de Sissi, Waleffe, , p. 127
  8. a et b Erika Bestenreiner, Jean-François Boutout, Sissi, ses frères et sœurs : Valse tragique en Bavière, Pygmalion, 2004, 286 p. (ISBN 2857048521).
  9. Anneaux pendant à la porte du cabinet de toilette de Sissi
  10. Jean des Cars, Sissi, impératrice d'Autriche, Perrin, , p. 107
  11. Hans Bankl (de), Die kranken Habsburger (Les Maladies des Habsbourg, 1998, (ISBN 3-442-15360-3)
  12. Jean des Cars, « Qui était vraiment Sissi ? », émission Au cœur de l'histoire, 9 novembre 2011
  13. Bertrand Meyer-Stabley, L'Impératrice indomptée. Sissi, Flammarion, , p. 128
  14. (en) Agata Schwartz, Gender and Modernity in Central Europe. The Austro-Hungarian Monarchy and Its Legacy, University of Ottawa Press, , p. 247
  15. « Archives », sur www.ville-ge.ch (consulté le 4 octobre 2017)
  16. Roland Hippenmeyer, L’Homme qui tua Sissi, Lucheni et son temps, Edhippe éditions, Genève 1998 disponible au Centre international de recherches sur l'anarchisme (Lausanne) : notice bibliographique ; Dominique Kalifa, Moi, Lucheni, assassin de Sissi.Les cinglants écrits de prison de l'anarchiste qui tua l'impératrice d'Autriche et les poèmes un peu fades de sa victime mélancolique. Luigi Lucheni, Mémoires de l'assassin de Sissi, Libération, 17 septembre 1998, sur texte intégral et Claude Cantini, Luigi Luccheni, assassin de l'impératrice d'Autriche : histoire d'une vie, (1873-1910), in : « Cahiers d'histoire du mouvement ouvrier », Lausanne No 14 (1998), p. 93-110.
  17. Histoire de la répression de la propagande par le fait de 1880-1930, [lire en ligne] dans CFLX (radio communautaire).

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

Études historiques et essaisModifier

AutricheModifier

  • 2005 : Sisi : Mythe et Réalité, (traduction : Natalie Rouanet-Herlt) de Katrin Unterreiner, Wien-München, Ed. Cristian Brandstätter.
  • 2010 : Sisi – Kaiserin Elisabeth von Österreich : Ein biografisches Porträt de Katrin Unterreiner, Wien, Ed Herder.

HongrieModifier

TémoignagesModifier

LittératureModifier

  • 1905 : Une impératrice de la solitude de Maurice Barrès (préface à Élisabeth de Bavière de Constantin Christomanos, Mercure de France).
  • 1961 : Le Vrai Visage de Sissi, roman de Michel Manoll.
  • 1963 : La Dame blanche des Habsbourg de Paul Morand.
  • 1963 : Adieu, Sissi !, roman de Michel Manoll.
  • 1983 : Sissi ou la vulnérabilité de Cioran (dans Vienne 1880-1938, L'Apocalypse joyeuse, Paris, 1986).
  • 1993 : L'Impératrice de Nicole Avril, biographie romancée, Grasset, Édition LGF-Livre de Poche, 1995.
  • 1994 : La Valse inachevée de Catherine Clément, roman, Édition LGF-Livre de poche, 1996, (ISBN 978-2253139423).
  • 1998 : Sissi, une vie retrouvée, roman d'Agnès Michaux, roman, Éditions 1, (ISBN 2-84057-276-1).
  • 1998 : Le Journal poétique de Sissi, poésie d'Élisabeth, impératrice d'Autriche.
  • 2001 : Louis II de Bavière et Élisabeth d'Autriche, âmes sœurs de Philippe Collas, Éditions du Rocher, (ISBN 978-2-268-03884-1).
  • 2003 : Sissi les forces du Destin de Hortense Dufour.
  • 2005 : Le Roman de Sissi, roman d'André Besson.
  • 2005 : Le Livre de l'impératrice Élisabeth, Pages de Journal de Constantin Christomanos.
  • 2006 : (it) Specchi ad angoli obliqui : Diario poetico di Elisabetta d'Austria de Matteo Tuveri, Aracne, Roma, (ISBN 88-548-0741-9).
  • 2007 : (it) Tabularium : Considerazioni su Elisabetta d'Austria de Matteo Tuveri, Aracne, Roma, (ISBN 978-88-548-1148-5).
  • 2007 : (it) Da Cioran a d'Annunzio : percorsi letterari di Elisabetta d'Austria - De Cioran vers d'Annunzio : sentiers littéraire de Élizabeth d'Autriche - de Matteo Tuveri, Rassegna d'Annunziana-revue de Centre national des études sur Gabriele d'Annunzio, Pescara, Italie.
  • 2010 : Le Roman de Sissi d'Élisabeth Reynaud, Éditions du Rocher.
  • 2011 : Sissi impératrice, la solitude du trône de Danny Saunders, Les éditeurs réunis.
  • 2014 : Sissi et François-Joseph, mariage impérial à la Cour d'Autriche de Sophie Manno de Noto, Éditions de la Couronne d'or.
  • 2017 : François-Joseph et Sissi. Le devoir et la rébellion de Jean des Cars, Editions Perrin.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier