Marie-Anne de Sardaigne

Marie-Anne de Sardaigne
Illustration.
L'impératrice Marie-Anne de Sardaigne,
par J. N. Ender, vers 1830
Titre
Impératrice d'Autriche,
reine de Hongrie, de Bohême et
de Lombardie-Vénétie

(13 ans et 9 mois)
Prédécesseur Caroline-Auguste de Bavière
Successeur Élisabeth de Wittelsbach
Biographie
Dynastie Maison de Savoie
Date de naissance
Lieu de naissance Rome (États pontificaux)
Date de décès (à 80 ans)
Lieu de décès Vienne (Autriche-Hongrie)
Sépulture Crypte des Capucins
Père Victor-Emmanuel Ier de Sardaigne
Mère Marie-Thérèse d'Autriche-Este
Fratrie Marie-Béatrice de Savoie
Marie-Thérèse de Savoie
Marie-Christine de Savoie
Conjoint Ferdinand Ier d'Autriche
Religion Catholicisme romain
Résidence Hofburg

Marie-Anne de Sardaigne
Impératrices consorts d'Autriche

Marie-Anne Caroline Pie de Savoie, princesse de Sardaigne, née le à Rome et morte le à Vienne, est l'épouse de l'empereur Ferdinand Ier d'Autriche, avec lequel elle se marie en 1831 et, à ce titre, impératrice consort d'Autriche ainsi que reine consort de Hongrie, de Bohême et de Lombardie-Vénétie jusqu'en 1848, date de l'abdication de son époux. Elle a pour sœur jumelle Marie-Thérèse de Savoie, princesse de Lucques puis duchesse de Parme.

BiographieModifier

 
Le couple impérial
 
Marie-Anne de Savoie, portrait anonyme, vers 1830

Marie-Anne est née au Palazzo Colonna de Rome, fille du roi Victor-Emmanuel Ier de Sardaigne et de son épouse, l'archiduchesse Marie-Thérèse d'Autriche-Este. Elle est baptisée avec sa sœur jumelle par le pape Pie VII au Palazzo Colonna le . Un tableau représentant la scène est conservé au Museo di Roma[1].

À la chute de Napoléon Ier, le Congrès de Vienne rétablit son père sur le trône de leurs ancêtres augmentant le royaume du territoire de l'ancienne république de Gênes. Bien que son unique fils soit mort dans l'enfance, le roi Victor-Emmanuel Ier marie ses filles à ses pairs : l'aînée épouse en 1812 le duc de Modène, la seconde épouse en 1823 le duc de Parme, la benjamine épousera en 1832 le Roi des Deux-Siciles. Marie-Anne, malgré sa beauté et ses vertus, n'a pas trouvé d'époux à l'approche de la trentaine quand, suivant l'avis de son puissant ministre, le prince de Metternich, l'empereur d'Autriche désire marier son fils aîné, l'archiduc Ferdinand, presque quadragénaire, débonnaire mais si limité que le souverain avait pensé l'écarter de la succession.

Le , Marie-Anne de Savoie est mariée par procuration, à Turin, à Ferdinand de Habsbourg-Lorraine qui deviendra par la suite Ferdinand V de Hongrie et empereur d'Autriche le . Le mariage a lieu en personne le 27 février de la même année à Vienne. Les époux n'auront pas de descendance. Il est possible que le mariage n'ait pas été consommé. Marie-Anne sera respectée pour sa piété et sa dignité. Peut-être faut-il voir dans les égards qu'elle reçoit un peu de compassion car chacun sait qu'elle tient plus un rôle d'infirmière que d'épouse auprès de son mari.

Le , elle est également couronnée reine de Bohême à Prague.

Pendant la révolution de 1848, elle soutient sa belle-sœur, l'archiduchesse Sophie et l'impératrice-douairière et convainc son mari d'abdiquer en faveur de son neveu François-Joseph. C'est ce que l'on appellera galamment "Le complot des dames".

Après l'abdication de Ferdinand le , elle se retire en sa compagnie partageant son temps entre le château de Prague et celui de Reichstadt. Veuve, elle s'attirera la sympathie de son successeur, la misanthrope "Sissi". Elle meurt le , neuf ans après son mari auprès duquel elle est enterrée dans la crypte Ferdinand de la crypte des Capucins à Vienne.

AscendanceModifier

Notes et référencesModifier

SourceModifier

  • (de) Constantin Wurzbach, Biographische Lexikon des Kaiserthums Österreich, vol. VII, éd. K u. K. Hofdruckerei, Vienne, 1861, Pp. 28, 29, article en ligne

Liens externesModifier

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