Ouvrir le menu principal

Élections régionales belges de 2019
Voir et modifier les données sur Wikidata

Les élections régionales de 2019 en Belgique ont eu lieu le .

313 sièges ont été pourvus dans les 5 parlements régionaux et/ou communautaires :

Ces élections montrent une divergence très forte entre la région flamande et la région wallonne : si les partis traditionnels sont en recul et qu'on assiste à la montée du PTB et des écologistes (Ecolo - Groen) des deux côtés de la frontière linguistique, la progression de ces deux formations politiques reste beaucoup plus impressionnante en Wallonie qu'en Flandre ; de plus, si l'extrême-droite disparaît de la région wallonne, elle explose en région flamande dont le Vlaams Belang devient le second parti. L'évolution politique dans la région de Bruxelles-Capitale reste similaire à celle de Wallonie et Ecolo devient le second parti bruxellois derrière le PS.

Le premier gouvernement à être mis en place est celui de la communauté germanophone : Paasch II (ProDG-PFF-SP), qui n'est qu'une reconduction de la majorité sortante, prête serment le 18 juin 2019.

Un mois plus tard, c'est au tour de la Région de Bruxelles-Capitale d'obtenir son gouvernement : le gouvernement Vervoort III (PS-Ecolo-DéFI-Groen-Open Vld-one.brussels-sp.a) prête serment le 18 juillet ; les démocrates chrétiens (cdH et CD&V) sont relégués dans l'opposition tandis que les écologistes (Ecolo et Groen) font désormais partie de la majorité.

Sommaire

Parlement flamandModifier

Têtes de listeModifier

Parti Flandre-Occidentale Flandre-Orientale Anvers Limbourg Brabant flamand Bruxelles
3.Open Vld Bart Tommelein Carina Van Cauter Bart Somers Lydia Peeters Gwendolyn Rutten Els Ampe
8.N-VA Bert Maertens Matthias Diependaele Bart De Wever Steven Vandeput Ben Weyts Karl Vanlouwe
9.Vlaams Belang Stefaan Sintobin Guy D’Hæseleer Filip Dewinter Chris Janssens Klaas Slootmans Frédéric Erens
10.CD&V Hilde Crevits Joke Schauvliege Koen Van Den Heuvel Lode Ceyssens Peter Van Rompuy Benjamin Dalle
12.PVDA+ Natalie Eggermont Tom De Meester Jos D’Haese Kim De Witte Sander Vandecapelle Nele Vandenbempt
14.UF / / / / Nicolas Kuczynski /
15.Groen Jeremie Vaneeckout Björn Rzoska Meyrem Almaci Johan Danen An Moerenhout Stijn Bex
16.sp.a Annick Lambrecht Conner Rousseau Caroline Gennez Els Robeyns Bruno Tobback Hannelore Goeman
DierAnimal Dennis Barbion (20) Pieterjan Ponsaerts (21) Thomas Geuens (20) / Luc Ferdinand (20) /
Piratenpartij Simon Fransoo (21) / Christophe Cop (23) / / /
de coöperatie / Katinka Pottie (22) / / / /
RP / Franck De Backer (24) / Bart Neys (23) / /
Be.One / Busra Altinkaya (25) Karima Arektoute (25) / / /
PV&S / / Mohamed Chebaa Aminou (21) / / /
D-SA / / Yeliz Çitak (22) Said Bataray (22) / /
Genoeg vr iedereen / / Ilse Houben (24) / / /
Burgerlijst / / Kristel Sieprath (26) / / /
PRO / / / Gilbert Jonkers (21) Joris Verspecht (21) /

SondagesModifier

RésultatsModifier

Élections parlementaires en Flandre de 2019
124 sièges du Parlement flamand
(majorité absolue : 63 sièges)
Corps électoral et résultats
Inscrits 4 838 566
Votants 4 459 064
92,16 %  −0,4
Votes exprimés 4 238 274
Votes blancs et nuls 220 790
N-VA
Voix 1 052 252
24,83 %
 −7,1
Sièges obtenus 35  −8
VB
Voix 783 977
18,50 %
 +12,6
Sièges obtenus 23  +17
CD&V
Voix 652 766
15,40 %
 −5,1
Sièges obtenus 19  −8
Open VLD
Voix 556 630
13,13 %
 −1
Sièges obtenus 16  −3
Composition du Parlement
 
Résultats des régionales belges de 2019 en Flandre[1]
Parti Voix % +/- Sièges +/-
N-VA 1 052 252 24,83   7,06 35   8
Vlaams Belang 783 977 18,50   12,58 23   17
CD&V 652 766 15,40   5,08 19   8
Open VLD 556 630 13,13   1,01 16   3
sp.a 429 631 10,14   3,85 12   6
Groen 428 696 10,11   1,41 14   4
PVDA 225 593 5,32   2,8 4   4
DierAnimal 36 944 0,87 Nv. 0  
UF 28 804 0,68   0,15 0   1
Piratenpartij 9 148 0,22   0,4 0  
sp.a-one brussels 8 958 0,21 Nv. 1   1
PRO 5 685 0,13 Nv. 0  
D-SA 4 569 0,11 Nv. 0  
Be.One 4 064 0,10 Nv. 0  
PV&S 2 813 0,07 Nv. 0  
Genoeg vr iedereen 2 650 0,06 Nv. 0  
Burgerlijst 2 033 0,05 Nv. 0  
RP 1 659 0,04 Nv. 0  
De coöperatie 1 402 0,03 Nv. 0  
Suffrages exprimés 4 238 274 95,04
Votes blancs et invalides 220 790 4,95
Total 4 459 064 100 - 124  
Abstentions 379 502 7,84
Inscrits / participation 4 838 566 92,16

Formation gouvernementaleModifier

La N-VA étant le premier parti flamand, c'est elle qui commence les consultations politiques. La première semaine suivant les élections, Bart De Wever rencontre les représentants des partis flamands, y compris le Vlaams Belang. Un second tour commence la deuxième semaine ; le PTB est le seul parti à ne pas être invité une seconde fois par la N-VA[2].

Le Vlaams Belang fait toujours partie du troisième tour de consultation et des échanges ont lieu entre le parti d'extrême-droite et la N-VA sur des textes concrets. Cependant, ces deux partis n'ont pas la majorité à eux seuls et aucun autre parti flamand n'envisage de rompre le cordon sanitaire pour rentrer dans une majorité avec le Vlaams Belang[3]. Gwendolyn Rutten, présidente de l'Open Vld, demande alors à la N-VA de clarifier sa position vis-à-vis du Vlaams Belang[4].

Le 17 juin 2019, Peter De Roover (N-VA) annonce qu'un gouvernement minoritaire N-VA-Vlaams Belang pourrait être un « plan B » si aucune coalition majoritaire ne se révèle possible, mais que « ce n'est pas l'option privilégiée ». Aucun des autres partis flamands ne souhaitant gouverner avec le Vlaams Belang, une coalition comprenant le parti d'extrême-droite serait dans tous les cas minoritaires. De Roover annonce également que le 11 juillet « reste un bel objectif » pour la formation d'un gouvernement flamand[5].

Le 26 juin 2019, tandis que la N-VA continue de négocier avec le Vlaams Belang, Peter De Roover interpelle le CD&V et l'Open Vld en leur demandant de justifier leur refus de gouverner avec le parti d'extrême-droite[6]. Gwendolyn Rutten répond pour l'Open Vld en tweetant « Jusqu'à quand, Bart De Wever, abuseras-tu de notre patience ? »[7].

Le 1er juillet 2019, Bart De Wever annonce ne pas désirer lancer la formation d'un gouvernement flamand tant que la situation au niveau fédéral ne se sera pas éclaircie[8].

Le 2 juillet 2019, suite au départ de Geert Bourgeois au Parlement européen, Liesbeth Homans le remplace à la tête du gouvernement Bourgeois (par conséquent renommé gouvernement Homans)[9].

Parlement de WallonieModifier

Têtes de listeModifier

Partis\Arrondissements électoraux Liège Verviers Huy-Waremme Nivelles Namur Dinant - Philippeville Luxembourg Tournai - Ath - Mouscron Charleroi - Thuin Mons Soignies
2.Ecolo Veronica Cremasco Anne Kelleter Rodrigue Demeuse Hélène Ryckmans Stéphane Hazée France Masai Jean-Philippe Florent Bénédicte Linard Christophe Clersy Manu Disabato Valentine Place
5.CDH Alda Greoli Marie-Martine Schyns Damien Wathelet André Antoine Benoît Dispa Christophe Bastin René Collin Mathilde Vandorpe Julien Matagne Carlo Di Antonio François Desquesnes
6.MR Philippe Dodrimont Pierre-Yves Jeholet Caroline Cassart-Mailleux Valérie de Bue Sabine Laruelle François Bellot Willy Borsus Jean-Luc Crucke Nicolas Tzanetatos Jacqueline Galant Olivier Destrebecq
12.PTB Alice Bernard Samuel Nemes Maxime Tondeur André Van Deuren Anouk Vandevoorde Didier Lottin Alain Nicolas Jori Dupont Germain Mugemangango John Beugnies Antoine Hermant
11.DéFI Camille Périlleux Dany Beaupain Grégory Vidal Pascal Goeregen Monique Félix Patrick Pynnaert Jasmine Arendt Emmanuel Cornette Jean-Noël Gillard Nicolas Dubois Emma Itoua
7.PP Vanessa Cibour Bruno Berrendorf Adrien Bajoux Nicolas Vermeulen Fabrice Nemery Abel Gouverneur Jean-François Thiry Anne-Dorothy de Jambline de Meux Thibault de Coster Ruddy Waselynck Laurent Huriaux
17.PS Jean-Claude Marcourt André Frédéric Christophe Collignon Dimitri Legasse Jean-Charles Luperto Pierre-Yves Dermagne Philippe Courard Rudy Demotte Paul Furlan Joëlle Kapompole Laurent Devin
13.Listes Destexhe André-Pierre Puget Jean-Pierre Larose Jonathan Maerckaert Nour de San Laurence Genot Denis Wauthier Bertrand de Craecker Jean-Marie Delfosse Benoit Legros Elisabeth Befumo Stève Flament
DierAnimal Ryan Sabkhi (20) / / Aline Lahaye (26) Elodie D’Halluweyn (20) / Nancy André (27) / / Vanessa Mathorel (20) /
Nation Leticia Knevels (23) / / / Olivier Balfroid (21) / Nadine Crovatto (22) Nancy Van Den Eede (28) Salvatore Russo (25) / /
Turquoise / / / Vincent Granville (23) / / / / / / /
Agir / / / / Denise Vander Schuren (24) / / Stephane Deraeve (26) / Christian Duquesne (26) Annina Bracone (26) /
Wallonie Insoumise Francis Biesmans (24) Yves Faniel (24) Bélinda Croibien (24) Yves Gilles (27) / / / / / / /
Collectif Citoyen Abygail Lechanteur (25) Claudio Sangiovanni (25) Blaise Agnello (25) Stephanie Michiels (25) Eric Dubois (22) Alain Roppe (23) Florentin Ost (24) Geneviève Cordier (24) / Cyril Mascolo (24) Renaud Chantrie (24)
Referendum / / Pascal Masarotti (26) / / / / / / / /
Demain Didier Brissa (26) / / / / / / / / / Gregory Lucas (27)
PCB / / / / / / / / Dorian Manessier (22) / /
La Droite / / / / / / / / Jean-Claude Tissier (21) / /

Résultats résumésModifier

Date Journal PS MR Ecolo CDH PTB PP DéFI Autres Avance du premier parti
26 mai 2019 Élections régionales 2019 26,17 % 21,42 % 14,48 % 11,00 % 13,68 % 3,67 % 4,14 % 5,44 % 4,75 %
25 mai 2014 Élections régionales 2014[10] 30,9 % 26,68 % 8,62 % 15,17 % 5,76 % 4,86 % 2,53 % 5,46 % 4,22 %

RésultatsModifier

Élections parlementaires en Wallonie de 2019
75 sièges du Parlement wallon
(majorité absolue : 38 sièges)
Corps électoral et résultats
Inscrits 2 563 033
Votants 2 220 443
93,88 %  +6
Votes exprimés 2 034 813
Votes blancs et nuls 185 630
PS
Voix 532 422
26,17 %
 −4,7
Sièges obtenus 23  −7
MR
Voix 435 878
21,42 %
 −5,3
Sièges obtenus 20  −5
Ecolo
Voix 294 631
14,48 %
 +5,9
Sièges obtenus 12  +8
Composition du Parlement
 
Résultats des régionales belges de 2019 en Wallonie[11]
Parti Voix % +/- Sièges +/-
Parti socialiste 532 422 26,17   4,73 23   7
MR 435 878 21,42   5,26 20   5
Ecolo 294 631 14,48   5,86 12   8
PTB 278 343 13,68   7,92 10   8
Centre démocrate humaniste 223 775 11,00   4,17 10   3
DéFI 84 219 4,14   1,61 0  
PP 74 622 3,67   1,20 0   1
Listes Destexhe 30 878 1,52 Nv. 0  
Collectif Citoyen 26 673 1,31 Nv. 0  
Nation 9 649 0,47   0,06 0  
Wallonie Insoumise 8 155 0,40 Nv. 0  
Agir 7 146 0,35 Nv. 0  
La Droite 3 407 0,17   1,22 0  
PCB 944 0,05 Nv. 0  
Référendum 621 0,03   0,06 0  
Turquoise 590 0,03 Nv. 0  
Suffrages exprimés 2 220 443 91,64
Votes blancs et invalides 185 630 8,36
Total 2 406 073 100 - 75  
Abstentions 156 960 6,12
Inscrits / participation 2 563 033 93,88

Formation gouvernementaleModifier

Premières consultationsModifier

Le PS étant premier, c'est lui qui commence les consultations politiques afin de préparer les négociations pour la formation d'une nouvelle coalition wallonne. Elio Di Rupo et Paul Magnette rencontrent le MR et Ecolo le 29 mai 2019[12]. Le 3 juin 2019, ils rencontrent le cdH et le PTB[13]. Le 4 juin 2019, ils rencontrent les syndicats des travailleurs (FGTB, CSC et CGSLB)[14] ; Di Rupo commente la rencontre en disant que tout le monde était d'accord pour reconstruire le dialogue social en Wallonie[14]. Le 5 juin 2019, ils rencontrent les représentants du patronat (Fédération Wallonne de l'Agriculture, Syndicat Neutre pour Indépendants, Union des Classes Moyennes et Union Wallonne des Entreprises)[15].

Le 5 juin 2019, le cdH annonce que, suite à ses mauvais résultats électoraux, il rentrera dans l'opposition[16]. Cette décision limite le nombre de coalitions possibles à trois : soit PS-MR, soit PS-MR-Ecolo, soit PS-Ecolo-PTB[17].

Le 7 juin 2019 commence un second tour de discussions. Elio Di Rupo et Paul Magnette commencent par rencontrer le MR pour discuter autour de propositions chiffrées ; l'après-midi, l'Institut Wallon de l'Évaluation, de la Prospective et de la Statistique (IWEPS) livrera aux négociateurs socialistes un rapport chiffré de la situation en Wallonie[18].

Le 11 juin 2019, ils rencontrent une nouvelle fois le PTB ; Raoul Hedebouw (PTB) commentera l'entretien en disant que « Cela ne sert plus à rien de revoir le PS », reprochant aux socialistes de ne pas vouloir une réelle politique de rupture[19]. Elio Di Rupo rétorque que « Le PTB refuse d'assumer ses responsabilités » et Paul Magnette affirme sur Twitter que « Les négociations ne sont pas terminées, Raoul Hedebouw, elles n'ont pas encore commencé »[20]. Pendant plusieurs jours, les socialistes continueront cependant de tendre la main au PTB (Di Rupo affirmant notamment le 16 juin qu'il privilégiait une coalition avec le PTB à une coalition avec le MR). Le PTB refuse malgré cela de retourner à la table des négociations[21].

Le 11 juin 2019 commence la nouvelle session parlementaire wallonne sans nouvelle coalition gouvernementale[22].

La note « coquelicot »Modifier

Di Rupo et Magnette rencontrent une seconde fois Ecolo le 12 juin 2019[23]. Le départ du cdH et du PTB ne laissant plus beaucoup d'alternatives de coalitions et celles-ci étant soit impopulaires (PS-MR)[24] ou ne donnant pas la possibilité à Ecolo de peser (PS-MR-Ecolo)[25], la rumeur d'une potentielle coalition minoritaire PS-Ecolo se diffuse[26].

Le 17 juin 2019, Jean-Marc Nollet (Ecolo) propose une coalition « coquelicot », soit un gouvernement minoritaire PS-Ecolo composée en partie de personnes issues de la société civile[27]. Le MR refuse cependant de soutenir un tel projet en affirmant que la Wallonie a besoin de stabilité, ce que ne permettrait pas cette coalition[28]. Le cdH refuse également de soutenir une telle coalition, jugeant que la Wallonie ne peut pas se permettre un exécutif aussi instable[29] ; le parti réaffirme également qu'il n'apportera son soutien que « ponctuellement » à la coalition qui se mettra en place tout en restant dans l'opposition[30]. Jean-Marc Nollet estime cependant qu'un soutien sans participation du cdH reste possible, ce qui permettrait à la coalition d'avoir malgré tout une majorité au Parlement[31].

Le 19 juin 2019, le PS et Ecolo se rencontrent pour discuter des points de convergence entre les deux partis. Si Elio Di Rupo espère que cette discussion amènera à poser les bases d'un programme gouvernementale à présenter au Parlement, Jean-Marc Nollet considère quant à lui que cette rencontre ne doit pas être considérée comme ouvrant des négociations ou comme posant les bases d'une future coalition[32]. La discussion n'a cependant pas permis de poser les bases d'un programme, Ecolo insistant pour que les négociations aient lieu avec les représentants de la société civile qui participeraient à une éventuelle coalition « coquelicot ». Le PS et Ecolo sont cependant d'accord pour ne pas impliquer le MR dans les discussions à venir[33].

L'idée d'impliquer la société civile dans les négociations voire dans l'équipe gouvernementale (en nommant des ministres non-élus) fait débat. Le flou entourant la définition de la société civile pose question et plusieurs commentateurs et personnalités politiques font remarquer que la société civile n'est pas monolithique mais plurielle, et que le choix des représentants de la « société civile » est loin d'être anodin politiquement. De plus, l'idée d'avoir une coalition minoritaire pendant les cinq années à venir laisse craindre une instabilité de l'exécutif wallon[34]. Le PS est également divisé sur la question, avec des personnalités comme Rudy Demotte et Christophe Collignon craignant qu'un gouvernement minoritaire ne rende très difficile le vote des lois[35]. Le MR relève quant à lui que l'idée d'impliquer la société civile n'a été soulevée qu'en Wallonie et pas à Bruxelles, et estime que cela ressemble à une excuse pour justifier l'exclusion des libéraux de la majorité wallonne à laquelle ils sont nécessaires suite au départ du PTB et du cdH[36].

Le 21 juin 2019, le bureau du PS sollicite officiellement Ecolo pour lancer des négociations et poser les bases d'une déclaration de politique gouvernementale. Les socialistes valident également la participation de la société civile dans les négociations et prennent acte du retrait du cdH et de la « désertion » du PTB[37]. Le Conseil de Fédération d'Ecolo accepte quelques heures plus tard de négocier avec le PS et la société civile afin de former une coalition gouvernementale wallonne[38].

Plusieurs membres du cdH commencent à remettre en question le choix de leur parti de rester dans l'opposition. C'est notamment le cas de l'ex-député Benoît Drèze le 22 juin[39] et du député fédéral Josy Arens le 25 juin. Maxime Prévot, président du cdH, déclare cependant que la ligne du parti reste inchangée[40].

Les négociations entre le PS et Ecolo commencent le 24 juin 2019[41]. Le 26 juin, les deux partis révèlent une vingtaine d'axes de travail pour les négociations en cours ; parmi ces axes, on trouve notamment une mobilisation plus grande de la société civile et des citoyens dans la vie démocratique wallonne, une transition sociale et écologique, le plein emploi pour 2030, une aide à l'isolation et à la rénovation des bâtiments, un investissement dans les transports en commun pour remplacer la voiture individuelle, et un soutien à la production locale et écologique[42]. Les socialistes et les écologistes déclarent que les partis intéressés par ce projet peuvent toujours rejoindre la table des négociations, ce qui amènerait alors à la constitution d'un gouvernement majoritaire et non plus minoritaire[43].

Les 27 et 28 juin 2019, le PS et Ecolo rencontrent une centaine de représentants de la société civile[44]. Parmi les personnes rencontrées, on trouve des représentants de l'enseignement, de la recherche, de la culture, des médias, de la jeunesse, de la santé et de l'action sociale[45].

Le 5 juillet 2019, le PS et Ecolo annoncent avoir finalisé une note résumant la ligne politique d'une potentielle coalition coquelicot. Cette note est ensuite présentée aux autres partis, ceux-ci devant ensuite la valider ou la rejeter[46]. Le PTB déclare cependant le 7 juillet que la note est « taillée sur mesure pour le cdH et prépare les renoncements de demain » et qu'il la rejettera[47]. Le 8 juillet, le MR déclare également rejeter la note en affirmant que « Dans cette note, il y a des bons éléments, d’autres, qui sont difficilement acceptables, dans une société qui se veut basculante »[48]. Le 9 juillet, le cdH rejette également la note[49], non sans tensions au sein du parti (le député fédéral Josy Arens, déçu par cette décision, envisageant alors de quitter le groupe cdH à la Chambre)[50]. La décision du cdH sera critiquée par Ecolo, qui affirmera que "alors que la planète brûle, le cdH se regarde le nombril"[51].

Vers une coalition arc-en-ciel ?Modifier

Le 10 juillet 2019, suite au rejet de la note "coquelicot" (rendant impossible la mise en place d'une coalition "coquelicot"), le PS invite Ecolo et le MR à des "rencontres exploratoires", en vue de la formation d'une coalition arc-en-ciel (PS-MR-Ecolo)[52]. Ecolo accepte l'invitation[53], ainsi que le MR. Les discussions entre les trois partis auront pour base la note "coquelicot", note à laquelle les libéraux amèneront leurs propositions[54].

Elio Di Rupo, Charles Michel et Jean-Marc Nollet se rencontrent le 11 juillet 2019 pour commencer les négociations[55].

Le nouveau gouvernement bruxellois (Vervoort III), dont la majorité francophone est PS-Ecolo-DéFI, prête serment le 18 juillet 2019. Le MR, suite à son entrée dans les négociations wallonnes, avait essayé de rentrer également dans la majorité bruxelloise, ce que le PS et Ecolo ont refusé[56], risquant ainsi de compliquer les négociations en Wallonie[57].

Parlement de la Région de Bruxelles-CapitaleModifier

Têtes de listeModifier

Parti Tête de liste
2.Ecolo Alain Maron
3.Open VLD Guy Vanhengel
5.CDH Céline Fremault
6.MR Françoise Schepmans[58]
7.PP Nicola Tournay
8.N-VA Cieltje Van Achter
9. Vlaams Belang Dominiek Lootens-Stael
10.CD&V Bianca Debaets
12.PTB Françoise De Smedt
11.DéFI Bernard Clerfayt[59]
13.Listes Destexhe Claude Moniquet
15.Groen Elke Van den Brandt
17.PS Rudi Vervoort
21.PVDA Jan Busselen
22. Agora Pepijn Kennis
23.one.brussels-sp.a Pascal Smet
24.act-SALEM Michel Dardenne
25.DierAnimal Victoria Austraet
26.Plan B Annick Letecheur
27. Hé Isabelle Praile
28.BeOne Dyab Abou Jahjah
20.Collectif Citoyen Raouf Ben Ammar
30.DierAnimal-NL Catherine Khalil
31.be@eu Philippe Lateur

SondagesModifier

Date Journal MR Ecolo PS CDH DéFI PTB*PVDA-go! Open Vld sp.a VB CD&V Groen N-VA Autres Avance du premier parti
26 mai 2019
25 mai 2014 Élections régionales 2014[60] 20,3 % 8,9 % 23,5 % 10,3 % 13,1 % 3,4 % 3,1 % 2,3 % 0,7 % 1,3 % 2,1 % 2 % 10,5 % 3,6 %

Résultats[61]Modifier


Résultats des élections régionales belges de 2019 à Bruxelles[62]
Tête de liste Liste Voix % +/- Sièges +/-
Collège électoral francophone
Rudi Vervoort PS 85 530 22,03   4,56 17   4
Alain Maron Ecolo 74 246 19,12   9,01 15   7
Françoise Schepmans MR 65 502 16,87   6,17 13   5
Bernard Clerfayt[59] DéFI 53 638 13,81   0,99 10   2
Françoise De Smedt PTB 52 297 13,47   9,61 10   6
Céline Fremault cdH 29 436 7,58   4,16 6   3
Claude Moniquet Listes Destexhe 10 052 2,59 Nv. 0  
Nicola Tournay PP 6 605 1,70   0,24 0  
Victoria Austraet DierAnimal 5 113 1,32 Nv. 1  
Raouf Ben Ammar Collectif Citoyen 2 029 0,52 Nv. 0  
Michel Dardenne act-SALEM 1 496 0,39 Nv. 0  
Annick Letecheur Plan B 1 115 0,29 Nv. 0  
Isabelle Praile 697 0,18 Nv. 0  
Philippe Lateur be@eu 522 0,13 Nv. 0  
Total ' 100 - 72  
Collège électoral néerlandophone
Elke Van den Brandt Groen 14 425 20,61   2,72 4   1
Cieltje Van Achter N-VA 12 578 17,97   0,97 3  
Guy Vanhengel Open VLD 11 051 15,79   10,91 3   2
Pascal Smet one.brussels-sp.a 10 540 15,06 Nv. 3  
Dominiek Lootens-Stael Vlaams Belang 5 838 8,34   2,74 1  
Bianca Debaets CD&V 5 231 7,47   3,96 1   1
Pepijn Kennis Agora 3 629 5,18 Nv. 1  
Dyab Abou Jahjah Be.One 3 021 4,32 Nv. 0  
Jan Busselen PVDA 2 992 4,27 Nv. 1  
Catherine Khalil DierAnimal-NL 691 0,99 Nv. 0  
Total ' 100 - 17  
Suffrages exprimés 458 274
Votes blancs et invalides 32 643
Total 490 917 100 - 89  
Abstentions
Inscrits / participation

Formation gouvernementaleModifier

Du côté néerlandophone, des négociations commencent le 31 mai 2019 entre Groen, one.brussels et l'Open Vld ; ces trois partis ont la majorité du côté du collège électoral néerlandophone (10/17)[63].

Le PS étant premier du côté francophone, c'est lui qui commence les consultations politiques afin de préparer les négociations pour la formation d'une nouvelle coalition bruxelloise francophone. Rudi Vervoort et Laurette Onkelinx rencontrent Ecolo et le MR le 29 mai 2019[12] ; ils rencontrent DéFI le 3 juin 2010[13] et le PTB puis le cdH le 4 juin[14]. Pour rentrer dans un gouvernement bruxellois, le PTB pose cependant comme condition d'être à la fois dans la majorité francophone et dans la majorité néerlandophone étant donné que le parti est unitaire[64]. Le 6 juin 2019, ils rencontrent les syndicats ouvriers et patronaux[65].

Le 5 juin 2019, le cdH annonce que, suite à ses mauvais résultats électoraux, il rentrera dans l'opposition[16].

Le 11 juin 2019 commence la nouvelle session parlementaire bruxelloise sans nouvelle coalition gouvernementale[22].

Le 14 juin 2019, un projet de coalition francophone PS-Ecolo-DéFI (42 sièges sur 72) est proposé par les socialistes[66]. L'Open Vld demande cependant à ce que le MR fasse partie de la coalition francophone. Laurette Onkelinx décline cependant cette proposition[67].

Le 21 juin 2019, le Conseil de Fédération d'Ecolo valide la participation des écologistes aux négociations avec le PS et DéFI pour former une majorité francophone à Bruxelles[68].

Le 24 juin 2019, alors que les négociations pour la formation d'un gouvernement bruxellois devaient commencer, l'Open Vld réclame une rencontre supplémentaire avec Rudi Vervoort et Elke Van den Brandt (formatrice du côté néerlandophone) avant de s'engager dans les négociations[69]. Au final, la première journée de négociations se déroule avec le PS, Ecolo, DéFI, Groen et one.brussels mais sans la présence de l'Open Vld[70]. Les formateurs rencontrent le 25 juin l'Open Vld afin d'entendre les réticences des libéraux flamands à entrer dans les négociations bruxelloises, ceux-ci souhaitant que la Région bruxelloise puisse être un « vecteur de stabilité pour notre pays »[71]. Les négociations commencent finalement le 1er juillet[72], l'Open Vld ayant finalement accepté de rejoindre la table des négociations[73].

Bien que les négociateurs se soient astreints à ne rien révéler du déroulé des discussions tant que celles-ci ne sont pas achevées, des rumeurs commencent à tourner quant à une conclusion positive des négociations aux alentours du 12 juillet 2019 et à la mise en place du nouveau gouvernement bruxellois pour le 21 juillet[74].

Suite à l'entrée du MR dans les négociations wallonnes, ce dernier annonce le 12 juillet 2019 vouloir être associé aux négociations bruxelloises. Les négociateurs refusent[75]. Plus tard dans la journée, les négociateurs annoncent que l'accord de gouvernement est presque prêt et que les derniers détails doivent être discutés le lundi 15 juillet[76].

Le 15 juillet 2019, le cabinet de Rudi Vervoort annonce que les négociations ne s'achèveront finalement pas le jour-même mais qu'elles continueront le lendemain. Des rumeurs affirment que ce retard serait dû à un coup de pression de l'Open Vld qui aurait réaffirmé sa volonté d'inclure le MR dans la majorité[77]. Le lendemain, les libéraux flamands tentent de convaincre les négociateurs d'inclure le MR dans la majorité, ce qui n'est pas accepté[78]. Interrompues à midi, les négociations reprennent finalement à 18h00, l'Open Vld finissant par céder[79].

Un accord gouvernemental finit par être conclu le 17 juillet 2019 à 3h30[80]. Le programme du gouvernement Vervoort III est présenté dans l'après-midi[81]. Le nouveau gouvernement prête serment devant le Parlement bruxellois le 18 juillet[82].

Parlement de la Communauté germanophoneModifier

Têtes de listeModifier

Parti
1.Vivant Michael Balter
2.Ecolo Freddy Mockel
4.ProDG Oliver Paasch
5.CSP Colin Kraft
6.PFF-MR Isabelle Weykmans
17.SP Antonio Antoniadis

SondagesModifier

RésultatsModifier

Résultats des élections régionales belges de 2019 Communauté germanophone[83]
Liste Tête de liste Voix % +/- Sièges +/-
ProDG Oliver Paasch 9 146 23,33   1,13 6  
CSP Colin Kraft 9 069 23,14   1,72 6   1
SP Antonio Antoniadis 5 820 14,85   1,23 4  
VIVANT Michael Balter 5 807 14,81   4,20 3   1
Ecolo Freddy Mockel 4 902 12,51   2,96 3   1
PFF MR Isabelle Weykmans 4 454 11,36   4,18 3   1
Suffrages exprimés 39 198 92,22
Votes blancs et invalides 3 305 7,78
Total 42 503 100 - 25  
Abstentions 6 938 14,03
Inscrits / participation 49 441 85,97

Formation gouvernementaleModifier

La coalition sortante du gouvernement Paasch I (ProDG - PFF - SP) est reconduite dans le gouvernement Paasch II. Même si elle ne représente plus que 49,50% des voix et qu'elle a perdu un siège (le PFF étant passé de 4 à 3 sièges)[84], elle reste majoritaire au Parlement germanophone (13 sièges sur 25)[85]. Le ministre-président germnaophone prête serment devant le Roi le 18 juin 2019[86].

Notes et référencesModifier

  1. « Résultats chiffrés », sur elections2019.belgium.be (consulté le 25 mai 2019).
  2. « Le PTB exclu des discussions pour former le gouvernement flamand », sur RTBF Info, (consulté le 3 juin 2019).
  3. « N-VA et Vlaams Belang poursuivent leurs contacts », sur RTBF Info, (consulté le 17 juin 2019).
  4. « Où va la N-VA avec le Vlaams Belang? La présidente de l'Open Vld interpelle De Wever », sur RTBF Info, (consulté le 18 juin 2019).
  5. « La piste d'un gouvernement minoritaire aussi envisagée en Flandre : "Mais ça ne reste qu'un plan B" », sur www.lalibre.be, (consulté le 19 juin 2019).
  6. « Peeter de Roover (N-VA): «Si le CD&V et le VLD ne veulent pas gouverner avec le Belang, ils doivent expliquer pourquoi» », sur Le Soir, (consulté le 26 juin 2019).
  7. « Coalition flamande: «Jusqu’à quand la N-VA abusera de notre patience», demande l’Open Vld », sur Le Soir, (consulté le 26 juin 2019).
  8. « Bart De Wever ne souhaite pas démarrer de formation formelle d’un gouvernement en Flandre pour le moment », sur Le Soir, (consulté le 1er juillet 2019).
  9. « Liesbeth Homans devient la première femme minitre-présidente de la Flandre », sur sudinfo.be, (consulté le 11 juillet 2019)
  10. http://elections2014.belgium.be/fr/wal/results/results_start.html
  11. « Résultats chiffrés(1) | Elections 2019 », sur elections2019.belgium.be (consulté le 25 mai 2019).
  12. a et b « Début des négociations en Wallonie: le PS a lancé les invitations pour parler des convergences possibles », sur RTBF Info, (consulté le 2 juin 2019).
  13. a et b « Consultations politiques: une nouvelle semaine de rencontres en perspective », sur RTBF Info, (consulté le 2 juin 2019).
  14. a b et c « Négociations politiques - LE DIRECT: les consultations du jour ont débuté », sur RTL Info (consulté le 4 juin 2019).
  15. « Les patrons wallons rencontrent les formateurs », sur RTBF Info, (consulté le 5 juin 2019).
  16. a et b « Le cdH fait le choix de l'opposition », sur RTBF Info, (consulté le 5 juin 2019).
  17. « Quelles sont les pistes de majorité en Wallonie après le retrait du cdH? », sur RTBF Info, (consulté le 5 juin 2019).
  18. « Négociations wallonnes : PS et MR autour de propositions chiffrées », sur RTBF Info, (consulté le 7 juin 2019).
  19. « Raoul Hedebouw (PTB) conclut les négociations wallonnes: "Cela ne sert plus à rien de revoir le PS" », sur RTBF Info, (consulté le 11 juin 2019).
  20. « Consultations wallonnes: pour Elio Di Rupo, le PTB "refuse d'assumer ses responsabilités" », sur RTBF Info, (consulté le 12 juin 2019).
  21. « Entre PTB et MR, Di Rupo a fait son choix », sur www.lalibre.be, (consulté le 20 juin 2019).
  22. a et b « Wallonie: le parlement fait sa rentrée avec 60% de nouvelles têtes », sur Le Soir Plus, (consulté le 10 juin 2019).
  23. « Elections 2019: Ecolo avance dix mesures pour la Fédération Wallonie-Bruxelles jugées «très convergentes» par Di Rupo », sur Le Soir, (consulté le 13 juin 2019).
  24. « Edouard Delruelle : "Une coalition PS-MR en Wallonie est impensable" », sur RTBF Info, (consulté le 13 juin 2019).
  25. « Formation d'un gouvernement wallon: Ecolo prêt à rentrer dans un gouvernement PS-MR où il n'aurait aucun poids? », sur RTL Info (consulté le 13 juin 2019).
  26. « Paul Magnette (PS) plaide pour un gouvernement fédéral minoritaire transitoire pour un an », sur RTBF Info, (consulté le 13 juin 2019).
  27. « Jean-Marc Nollet (Ecolo) : "Nous lançons l'idée d'un gouvernement ouvert, avec des ministres de la société civile" », sur RTBF Info, (consulté le 17 juin 2019).
  28. « Le MR veut de la stabilité en Wallonie : "Pas d'aventure" (Willy Borsus) », sur RTBF Info, (consulté le 17 juin 2019).
  29. « .@lecdh est de longue date un fervent défenseur de la société civile. Mais il n'est pas pertinent d’offrir à la Wallonie un scénario fragile, instable et peu pérenne tel que celui d’un gouvernement minoritaire à l’heure où d’importants défis se présentent #coquelicot », sur @lecdh, 2019t05:26 (consulté le 17 juin 2019).
  30. « .@lecdh n’a donc pas changé d’opinion: Il a toujours dit qu’il se montrerait créatif et constructif pour apporter « ponctuellement » son soutien depuis l’opposition aux réformes de fond indispensables pour la société et la paix communautaire #coquelicot », sur @lecdh, 2019t05:27 (consulté le 17 juin 2019).
  31. « Coalition wallonne: le PS et Ecolo travaillent à un «coeur de programme» auquel le MR n’est pas associé », sur Le Soir, (consulté le 19 juin 2019).
  32. « PS et Ecolo se revoient: ceci n'est pas une négociation », sur RTBF Info, (consulté le 19 juin 2019).
  33. « Coalition en Wallonie: les discussions entre PS et Ecolo s'achèvent dans la confusion la plus totale », sur Le Soir, (consulté le 19 juin 2019).
  34. « Le MR devra encore attendre avant d'être rappelé à la table des négociations wallonnes », sur RTBF Info, (consulté le 20 juin 2019).
  35. « Rudy Demotte (PS): "Un gouvernement minoritaire est une véritable aventure" », sur RTBF Info, (consulté le 24 juin 2019).
  36. « Wilmès (MR) trouve «interpellant» d’exiger l’inclusion de la société civile en Wallonie et pas à Bruxelles », sur Le Soir, (consulté le 21 juin 2019).
  37. « Le PS sollicite officiellement Ecolo en vue de négociations en Wallonie », sur RTBF Info, (consulté le 21 juin 2019).
  38. « Le Conseil de Fédération d'Ecolo donne mandat pour entamer des négociations en Région Wallonne et FWB », sur RTBF Info, (consulté le 21 juin 2019).
  39. « Coalition wallonne: «Le CDH doit travailler avec Ecolo et renoncer à l’opposition», estime Benoît Drèze », sur Le Soir, (consulté le 25 juin 2019).
  40. « Le député CDH Josy Arens demande que son parti renonce à l’opposition », sur Le Soir, (consulté le 25 juin 2019).
  41. « Début des négociations entre PS et Ecolo en Wallonie: un gouvernement minoritaire est-ce tenable ? », sur RTL Info (consulté le 24 juin 2019).
  42. « Le PS et Ecolo présentent 20 axes de travail pour la Wallonie », sur RTBF Info, (consulté le 26 juin 2019).
  43. « A Votre Avis : "Le coquelicot est une base, il reste ouvert", clament PS et Ecolo », sur RTBF Info, (consulté le 26 juin 2019).
  44. « Voici les lignes directrices du projet PS-Ecolo pour la Wallonie et la Fédération Wallonie-Bruxelles », sur Le Soir, (consulté le 26 juin 2019).
  45. « Formation wallonne: les négociateurs PS et Ecolo ont entamé leurs consultations avec la société civile », sur Le Soir, (consulté le 27 juin 2019).
  46. « Formation wallonne : les arbitrages politiques de la note PS-Ecolo sont faits; reste à en peaufiner les détails », sur RTBF Info, (consulté le 5 juillet 2019).
  47. « Wallonie: le PTB étrille une "note coquelicot taillée sur mesure pour le cdH" », sur RTBF Info, (consulté le 7 juillet 2019).
  48. « Le gouvernement coquelicot, c’est «game over» pour le MR, dit Jean-Luc Crucke », sur Le Soir, (consulté le 8 juillet 2019).
  49. « Coalition en Wallonie: le CDH ne soutiendra pas le coquelicot PS-Ecolo », sur Le Soir, (consulté le 9 juillet 2019).
  50. « Le député Josy Arens envisage de quitter le groupe CDH à la Chambre: une décision lourde de conséquences », sur Le Soir, (consulté le 9 juillet 2019)
  51. « Jean-Marc Nollet (Ecolo) : "Alors que la planète brûle, le cdH se regarde le nombril" », sur RTBF Info, (consulté le 11 juillet 2019)
  52. La Libre.be, « Wallonie: le MR invité à des "rencontres exploratoires" par le PS », sur www.lalibre.be, (consulté le 10 juillet 2019)
  53. « Ecolo accepte l’invitation du PS pour une rencontre exploratoire avec le MR », sur Le Soir Plus, (consulté le 10 juillet 2019)
  54. R. T. L. Newmedia, « Willy Borsus et le MR acceptent de négocier mais "la note PS-Ecolo est UN DES ÉLÉMENTS" », sur RTL Info (consulté le 11 juillet 2019)
  55. « Le PS, Ecolo et le MR se sont rencontrés lors d'une première réunion au siège du gouvernement de la Communauté », sur RTBF Info, (consulté le 12 juillet 2019)
  56. « Coalition bruxelloise: le MR est «absolument indispensable», insiste Pierre-Yves Jeholet », sur Le Soir, (consulté le 18 juillet 2019)
  57. « "L'attitude du PS et d'Écolo à l'égard des libéraux a été profondément choquante" selon Françoise Schepmans », sur RTBF Info, (consulté le 18 juillet 2019)
  58. « Têtes de liste MR à Bruxelles: Françoise Schepmans à la Région, Didier Reynders au fédéral », RTBF,‎ (lire en ligne).
  59. a et b « Bernard Clerfayt sera tête de liste Défi à la Région bruxelloise », Le Soir,‎ (lire en ligne).
  60. http://elections2014.belgium.be/fr/bru/results/results_graph_BRR21004.html
  61. « Résultats chiffrés(2) | Elections 2019 », sur elections2019.belgium.be (consulté le 25 mai 2019).
  62. http://www.verkiezingen.fgov.be/fileadmin/user_upload/Elections2014/FR/Electeurs/listes_candidats/listes/PARLEMENT_DE_LA_REGION_DE_BRUXELLES_FN.pdf
  63. « Formation bruxelloise: À Bruxelles, Groen, Open Vld et one.brussels entament des négociations côté néerlandophone », sur Communes, régions, Belgique, monde, sports – Toute l'actu 24h/24 sur Lavenir.net (consulté le 31 mai 2019).
  64. « Le PTB n'exclut pas de monter dans le futur gouvernement bruxellois, mais… », sur RTBF Info, (consulté le 4 juin 2019).
  65. « Les partenaires sociaux seront entendus jeudi par les trois informateurs », sur RTL Info (consulté le 6 juin 2019).
  66. « Elections 2019: à Bruxelles, l’alliance PS-Ecolo-Défi est sur les rails », sur Le Soir, (consulté le 13 juin 2019).
  67. « Le MR dénonce des négociations précipitées pour former un gouvernement à Bruxelles », sur RTBF Info, (consulté le 14 juin 2019).
  68. « Feu vert d'Ecolo pour des négociations avec le PS en Wallonie et Fédération Wallonie-Bruxelles », sur RTBF Info, (consulté le 21 juin 2019).
  69. « Négociations bruxelloises: l'Open Vld réclame un entretien avec les formateurs avant les négociations », sur RTBF Info, (consulté le 24 juin 2019).
  70. « Cinq délégations sur six participent à la première réunion de négociations à Bruxelles », sur RTL Info (consulté le 24 juin 2019).
  71. « Les formateurs bruxellois ont rencontré l'Open Vld dans un "climat constructif" », sur RTBF Info, (consulté le 25 juin 2019).
  72. « Les formateurs bruxellois rencontrent l'Open Vld mardi », sur RTL Info (consulté le 24 juin 2019).
  73. « Négociations bruxelloises: l'Open Vld rejoint la table des négociations à Bruxelles », sur RTBF Info, (consulté le 1er juillet 2019).
  74. « Négociations à Bruxelles: après de nouvelles avancées, une issue prévue pour la fin de la semaine », sur Le Soir, (consulté le 9 juillet 2019)
  75. « Coalition bruxelloise: le MR est «absolument indispensable», insiste Pierre-Yves Jeholet », sur Le Soir, (consulté le 12 juillet 2019)
  76. « Fumée blanche à Bruxelles : Zakia Khattabi (Ecolo) confirme l'imminence de l'accord », sur RTBF Info, (consulté le 12 juillet 2019)
  77. « A Bruxelles, ça repatine. Les libéraux font-ils à nouveau du forcing? », sur RTBF Info, (consulté le 15 juillet 2019)
  78. « Négociations bruxelloises: les libéraux, rappelés par leur base, bloquent toujours les discussions », sur RTBF Info, (consulté le 16 juillet 2019)
  79. « Négociations bruxelloises: les discussions reprennent », sur Le Soir, (consulté le 16 juillet 2019)
  80. « Gouvernement bruxellois: les négociateurs annoncent un accord sur le texte, pas encore sur les compétences », sur RTBF Info, (consulté le 17 juillet 2019)
  81. « Voici le programme du gouvernement bruxellois pour les 5 années à venir », sur RTBF Info, (consulté le 17 juillet 2019)
  82. « Parlement bruxellois: les ministres bruxellois ont prêté serment ce matin », sur RTBF Info, (consulté le 18 juillet 2019)
  83. http://www.verkiezingen.fgov.be/fileadmin/user_upload/Elections2014/FR/Electeurs/listes_candidats/listes/PARLEMENT_DE_LA_COMMUNAUTE_GERMANOPHONE.pdf
  84. « Les discussions pour la formation d'une majorité ont débuté en Communauté germanophone », sur RTBF Info, (consulté le 27 mai 2019).
  85. « Eupen: la coalition ProDG, PFF et SP rempile pour diriger la Communauté germanophone », sur RTBF Info, (consulté le 29 mai 2019).
  86. « Formation Communauté germanophone: le ministre-président, Oliver Paasch, a prêté serment devant le Roi », sur RTBF Info, (consulté le 18 juin 2019).

Voir aussiModifier