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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Schepmans.

Françoise Schepmans
Fonctions
Bourgmestre de Molenbeek-Saint-Jean

(6 ans)
Prédécesseur Philippe Moureaux
Successeur Catherine Moureaux
Députée fédérale
Vice-présidente de la Chambre
Prédécesseur Corinne De Permentier
Echevine à Molenbeek-Saint-Jean

(12 ans)

(6 ans)
En fonction depuis le
(8 mois et 19 jours)
Députée bruxelloise
En fonction depuis le

(24 ans, 3 mois et 1993 jours)
Vice-présidente du Parlement de la Communauté française
Cheffe de groupe MR au Parlement bruxellois
En fonction depuis le

(1 an, 11 mois et 9 jours)
Prédécesseur Jacques Simonet (†)
Successeur Vincent De Wolf
Sénatrice
Présidente du Parlement de la Communauté française

(2 ans, 8 mois et 19 jours)
Prédécesseur Jean-Marie Séverin
Successeur Freddy Deghilage
Vice-présidente du Parlement bruxellois
Députée de la Communauté française
En fonction depuis le
conseillère communale à Molenbeek-Saint-Jean
En fonction depuis
Conseillère provinciale du Brabant
Biographie
Date de naissance (59 ans)
Lieu de naissance Berchem-Sainte-Agathe (Belgique)
Nationalité Belge
Parti politique Mouvement réformateur
Diplômé de Université libre de Bruxelles
Profession Femme politique
Bourgmestres de Molenbeek-Saint-Jean

Françoise A.M. Schepmans (née le à Berchem-Sainte-Agathe) est une femme politique belge.

Elle exerce actuellement les fonctions de députée bruxelloise, députée de la Communauté française, cheffe de groupe MR au Parlement bruxellois et Première échevine à Molenbeek-Saint-Jean. Elle fut aussi bourgmestre de la commune de Molenbeek-Saint-Jean.

Le 3 mars 2008, elle est élue pour la première fois administratrice cooptée au conseil d'administration de l'Université libre de Bruxelles[1]. Le 8 mars 2010, elle est réélue - avec Freddy Thielemans et en compagnie des nouvellement élus, Jean-François Cats et Benoît Frydman - pour un nouveau mandat de deux ans[2].

Sommaire

Origines familiales et formationsModifier

Françoise Schepmans est la fille de Jacques Schepmans, dernier directeur général de l'hebdomadaire Pourquoi Pas ?.

Après les études secondaires (Humanités Latin-Sciences) à l’Athénée Royal de Koekelberg (ARK) et une deuxième rhétorique aux États-Unis (AFS), elle a entamé des études universitaires à son retour en Belgique. Licenciée en droit de l'Université libre de Bruxelles en 1985, elle fut également Vice-Présidente de la Fédération des étudiants libéraux de 1982 à 1985[3]. Elle est officiellement fonctionnaire fédérale au sein du SPF Affaires Étrangères, en interruption de carrière.

Carrière politiqueModifier

Elle a entamé sa carrière politique sous la bannière du PRL lors des élections européennes de juin 1984 puis, un mois à peine après l'obtention de son diplôme, en se faisant élire en qualité de Conseillère de la Province de Brabant (1985-1991). Une première étape qui fut suivie par une progression très rapide de son parcours et de son engagement sur la scène politique bruxelloise. En octobre 1988, elle fut élue au Conseil communal de Molenbeek-Saint-Jean et, en mai 1989 lors de l'installation de la nouvelle majorité, elle fit son entrée au sein du Collège des Bourgmestre et Echevins (1989-2001).

Remarquée par les instances de son parti, sa carrière connu un nouveau tournant lorsqu'il lui fut confiée en 1989 la fonction de secrétaire du groupe PRL au Parlement de la Communauté française. Ces différents ancrages au niveau de la vie politique lui ont permis de briguer et d'être élue en 1995 au poste de Députée bruxelloise.

En 2001, en remplacement de Jean-Marie Séverin, elle fut désignée Présidente du Parlement de la Communauté française et conserva ses fonctions jusqu'en 2004, lorsque le Mouvement réformateur fut relégué sur les bancs de l'opposition. Réélue au niveau régional bruxellois malgré le revers assez important de son parti, perdant son statut de formation dominante[4], elle a également conservé son mandat au sein de l'assemblée parlementaire communautaire francophone. Particulièrement active dans les domaines de l'enseignement, elle s'est également attachée à défendre une série de positions en matière de cohésion sociale, d'intégration et de citoyenneté. À ce sujet, elle proposa notamment l'instauration d'un parcours volontaire d'intégration civique[5] pour l'accueil et l'accompagnement des primo-arrivants à Bruxelles. Un projet qui suscita à l'époque une opposition farouche et un rejet de la part de la majorité parlementaire et de certains élus locaux[6]. Aujourd'hui, dans la foulée de l'opérationalisation de la politique dite de l'inburgering[7] en Flandre et de ses déclinaisons aux Pays-Bas, en Allemagne ou encore au Danemark[8], la coalition gouvernementale issue des élections régionales de juin 2009 (le "Petit olivier") a néanmoins fait du parcours d'intégration une de ses priorités pour la période 2009-2014[9].

À partir du mois de juin 2007, après la mort de Jacques Simonet, et ce jusqu'en juillet 2009, elle a exercé la fonction de chef de file du Mouvement réformateur au Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale. À l'automne 2007, elle se fit remarquer sur la scène publique en se prononçant ouvertement en faveur d'un débat sur l'avenir structurel de la COCOF[10]. De ce que certains estiment aujourd'hui comme une réflexion légitime mais prématurée en son temps, la question de cette institution régionale fait toujours débat[11] et ce, dans le cadre des prochaines réformes institutionnelles belges et francophones[12]. Toujours est-il que cette prise de position déclencha une polémique[13] jusqu'au sein de son propre parti, en ce compris la composante dite du Front démocratique des francophones (Fédéralistes démocrates francophones depuis janvier 2010) , dévolue à la défense des intérêts francophones.

À ce jour, le monde politique francophone bruxellois est divisé sur la question. Preuve en est le rapport intermédiaire du groupe Wallonie-Bruxelles de réformes institutionnelles qui fait mention, le 10 juillet 2008, de l'intérêt de supprimer la COCOF sans pour autant se prononcer sur la question[14].

Au mois de juillet 2009, après avoir obtenu le 4e score libéral sur la liste du MR aux élections régionales, Françoise Schepmans a pris la tête du groupe politique au Parlement francophone bruxellois.

Sur le plan local, sa liste est parvenue à revenir en octobre 2006 dans la majorité communale conduite par le bourgmestre Philippe Moureaux et ce, après 6 années d'opposition[15] et une série de défections au sein du conseil communal. Ce nouvel attelage de coalition a fermé le chapitre d'une opposition essentiellement bipolaire[16], jusqu'en 2012.

Se qualifiant davantage de réformatrice que de libérale[17], elle est l'une des figures emblématiques de son parti dans les communes du Nord-Ouest de Bruxelles.

Dans la nuit du lundi 16 au mardi 17 octobre 2012, elle négocie une nouvelle alliance à Molenbeek, en s'unissant avec les listes Ecolo et cdH, elle devient la première femme Bourgmestre de Molenbeek Saint-Jean, précipitant la fin de la carrière politique de Philippe Moureaux.

Elle est élue députée fédérale le 25 mai 2014.

Pour les élections de mai 2019, elle est tête de liste MR pour la région bruxelloise.

Autres mandatsModifier

  • Présidente de Atrium Ninove, Atrium Karreveld et Atrium Molenbeek Center Shopping[3] ;
  • Présidente du Centre d'Entreprise de Molenbeek-Saint-Jean[3] ;
  • Présidente du Guichet d'Économie locale de Molenbeek-Saint-Jean[3].

AnecdotesModifier

Françoise Schepmans a été élue "Bruxelloise de l'année" dans la catégorie "Politique" par le journal Vlan en 2015[18] et 2016[19].

Elle est nominée[20] en 2018 pour le titre de "Meilleure maire du monde" par City Mayors. L'édition 2018 sera consacrée aux femmes maires dans le monde[21].

Notes et référencesModifier

  1. ULB Pratique no 1 du 13 mars 2008
  2. Cellule Presse de l'Université libre de Bruxelles, communiqué du 8 mars 2010
  3. a b c et d "RTBF Grand Débat: fiche des candidats - Françoise Schepmans"
  4. "Élections 2004 (Site officiel) : Résultats des cantons pour le Conseil de la Région de Bruxelles-Capitale"
  5. "Assemblée parlementaire de la COCOF - Projet de décret sur le parcours d'intégration individuel à l'attention des primo-arrivants adultes"
  6. "Portail Minorités : Il n'est pas vraiment indispensable de sortir la grosse artillerie"
  7. "Vlaamse Overheid : Inburgering - L'intégration civique"
  8. "Assemblée nationale française "Rapport d'information sur les politiques d'intégration des migrantes dans l'Union européenne " "
  9. "La Commission communautaire française - Accord de majorité 2009-2014"
  10. "Le Soir : Le MR est le seul à vouloir la mort de la COCOF"
  11. "La Libre : Supprimer la COCOF"
  12. "Le Vif : Vers une suppression de la COCOF ?"
  13. "Communiqué de la Fédération bruxelloise du PS : 15 novembre 2007"
  14. "Groupe Wallonie Bruxelles: rapport sur l'état des travaux du Groupe Wallonie Bruxelles présenté par Madame Antoine Spaak et Monsieur Philippe Busquin"
  15. "Blog du journal Le Soir : Molenbeek en pleine ascension"
  16. "Pan : Interview de Françoise Schepmans"
  17. "La Tribune de Bruxelles : Le combat de la blonde et du moustachu"
  18. « Le Brussels Beer Project est sacré grand Bruxellois de l'année 2015 », RTBF Info,‎ (lire en ligne, consulté le 31 mars 2018)
  19. « Françoise Schepmans est élue Bruxelloise de l’année 2016 dans la catégorie politique », Le Soir Plus,‎ (lire en ligne, consulté le 31 mars 2018)
  20. « World Mayor 2018: Nominations », sur www.worldmayor.com (consulté le 31 mars 2018)
  21. « Election de la meilleure maire du monde: quatre Françaises en lice », FranceSoir,‎ (lire en ligne, consulté le 31 mars 2018)

Liens externesModifier