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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Jambon (homonymie).

Jan Jambon
Illustration.
Jan Jambon en 2010.
Fonctions
Vice-Premier ministre de Belgique

(4 ans, 1 mois et 28 jours)
Premier ministre Charles Michel
Gouvernement Michel I
Ministre fédéral de la Sécurité et de l'Intérieur
chargé de la Régie des Bâtiments

(4 ans, 1 mois et 28 jours)
Premier ministre Charles Michel
Gouvernement Michel I
Prédécesseur Melchior Wathelet (Intérieur)
Jean-Pascal Labille
(Grandes Villes)
Servais Verherstraeten
(Régie des Bâtiments)
Successeur Pieter De Crem (Intérieur)
Bourgmestre de Brasschaat
En fonction depuis le
(6 ans, 8 mois et 17 jours)
Prédécesseur Dirk de Kort
Biographie
Nom de naissance Johan Jambon
Date de naissance (59 ans)
Lieu de naissance Genk (Belgique)
Nationalité Belge
Parti politique N-VA
Diplômé de Vrije Universiteit Brussel
Université d'Anvers
Résidence Brasschaat

Jan Jambon
Ministres belges de l'Intérieur

Jan M. J. Jambon, né le à Genk, est un homme politique belge, membre de la Nieuw-Vlaamse Alliantie.

Il est Vice-Premier ministre et Ministre fédéral de la Sécurité et de l'Intérieur, chargé de la Régie des Bâtiments, au sein du Gouvernement Michel I du au . Le 9 décembre 2018, Jan Jambon est remplacé par Pieter De Crem à l'Intérieur[1],[2],[3] suite à la crise gouvernementale provoquée par le Pacte mondial sur les migrations.

Il est, en outre, bourgmestre de la commune de Brasschaat.

Études et vie professionnelleModifier

Diplômé en informatique de la Vrije Universiteit Brussel, il obtient un master en administration des affaires à l'université d'Anvers. Il commence sa carrière professionnelle chez IBM puis se tourne vers la gestion des ressources humaines, travaillant notamment pour l'éditeur du Standaard, du Nieuwsblad et du Volk mais aussi comme sous-directeur régional de Creyfs. En 2002, il est directeur de Bank Card Company ; il a de bons contacts avec le Voka et la Vlaamse Management Associatie.

Engagement dans le mouvement flamandModifier

Jan Jambon débute en politique dans le Volksuniejongeren et dans l'aile droite de la Volksunie. Il quitte ce parti en 1988 après l'élargissement voulu par Hugo Schiltz et Jaak Gabriëls, et passe avec Peter De Roover au Vlaamse Volksbeweging (VVB). À la même époque, il participe à la création de la section Vlaams Blok à Brasschaat [4]. Au milieu des années 1990, il participe à la politisation du pèlerinage annuel de Dixmude.

En 1992, il est co-auteur avec Peter de Roover du livre Vlaanderen staat in Europa et devient membre du groupe de réflexion indépendantiste In de Warande.

Durant plusieurs années, il a été président du Centre de réflexion des associations flamandes (en néerlandais : Overlegcentrum van Vlaamse Verenigingen) ainsi que membre de la direction du Vlaamse Volksbeweging (Mouvement populaire flamand), un mouvement séparatiste revendiquant l'indépendance de la Flandre dont il a été élu trésorier en octobre 1998 avant d'en devenir secrétaire administratif et politique. Le 5 mai 2001, il prend la parole au nom du Vlaamse Volksbeweging lors d'une réunion jubilaire du Sint-Maartensfonds, organisation fondée par d'anciens volontaires flamands de la Légion flamande (partis se battre sur le front de l'Est avec les troupes allemandes) ; la présence du ministre Johan Sauwens à cette même réunion, mise en évidence par les médias flamands, force ce ministre à démissionner du Gouvernement flamand en mai 2001 alors même qu'il est établi qu'il avait quitté la séance après avoir entendu Jan Jambon affirmer que les Flamands n'ont pas à présenter des excuses pour leur collaboration avec l'occupant allemand.

Lancement dans la politiqueModifier

Le , Jan Jambon quitte le Vlaamse Volksbeweging afin de s'engager pour l'indépendance de la Flandre au sein du parti nationaliste et séparatiste Nieuw-Vlaamse Alliantie (N-VA). Il a fondé la section locale de ce parti à Brasschaat et en devient en 2007 échevin des finances et de l'économie. La même année, il est candidat sur la liste CD&V/N-VA au Parlement fédéral et obtient 9099 voix de préférence.

Il succède à la Chambre à Kris Peeters à partir du 28 juin 2007. Lors des élections de juin 2010 et de mai 2014, il est réélu en tant que leader de la N-VA pour Anvers et devient chef de ce parti au Parlement.

Il a cumulé les mandats à diverses reprises ; c'est un membre essentiel des groupes de réflexion Res Publica et Libera ! et il est membre du Marnixring, un club de service dont il a été pendant un temps membre du conseil d'administration.

Nommé bourgmestre de Braschaat en 2012, il devient le 11 octobre 2014, vice-premier ministre et Ministre fédéral de la Sécurité et de l'Intérieur, chargé des Grandes Villes et de la Régie des Bâtiments dans le gouvernement Michel, premier gouvernement fédéral à intégrer la N-VA. Le , il laisse la charge de la politique des Grandes Villes à Elke Sleurs[5],[6].

Jan Jambon présente sa démission après les attentats du 22 mars 2016 à Bruxelles mais elle est refusée par le Premier ministre Charles Michel[7].

Depuis 2016, il s'engage également contre le mal logement et souhaite en faire une cause nationale. Il dénonce les logements insalubres, et s'en prend notamment aux sites de petites annonces en ligne qui, selon lui, permettent aux marchands de sommeil de louer des taudis.

Le , en raison du différent qui oppose son parti aux autres partis de la majorité, Jan Jambon démission en même temps que les autres ministres nationalistes. Il est remplacé par Pieter De Crem[8].

En janvier 2019, il annonce qu'il est candidat au poste de Premier ministre lors des élections fédérales de mai 2019, alors que Bart De Wever est candidat au poste de Ministre-président flamand[9]. Il est élu à la Chambre des représentants avec 187 826 voix dans la circonscription d'Anvers[10]. Le , il est nommé formateur du Gouvernement flamand regroupant, dans une coalition, la N-VA, le CD&V et l'Open VLD et donc pressenti pour occuper le poste de Ministre-président flamand[11].

PolémiquesModifier

Trois jours après sa nomination comme ministre fédéral, il essuie les critiques de l'opposition où certains vont jusqu'à la demande de démission[12] : étant amené à parler de la collaboration dans une interview à La Libre Belgique, il ne la condamne pas mais la qualifie d'erreur, affirmant que les collaborateurs avaient leurs raisons : « La collaboration a été une erreur. Le mouvement flamand a été isolé pendant des dizaines d’années. Mais c’est plus facile à dire après. Les gens qui ont collaboré avec les Allemands avaient leurs raisons. Moi, je ne vivais pas à cette époque-là. »[13] Par communiqué à l'agence Belga, Jan Jambon présente des excuses[14] mais les propos tenus passent mal chez les francophones et sont épinglés tant par les organisations juives[15] que par la Ligue des droits de l'homme[16], créant un vrai malaise que note la presse étrangère[17].

Il est parfois accusé de flirter avec la xénophobie, appelant par exemple à faire sortir « les Wallons de leurs hamacs » ou affirmant qu'« une partie significative de la communauté musulmane dansait » après les attentats à Bruxelles de mars 2016[18].

Notes et référencesModifier

  1. « Maggie De Block succède à Theo Francken à l'Asile et à la Migration », L'Echo,
  2. Didier Swysen, « Crise gouvernementale: Maggie de Block remplace Theo Francken à l’Asile et à la Migration », SudInfo,
  3. « Maggie De Block remplace Theo Francken à l'Asile et à la Migration », 7sur7,
  4. Connaît-on vraiment la N-VA ?, entretien avec Dirk Jacobs (professeur de sociologie à l'ULB) dans le magazine Agir par la Culture, printemps 2018, p. 31. https://www.agirparlaculture.be/pdf/apc_53.pdf
  5. « La Secrétaire d'État Elke Sleurs perd une compétence », sur Le Vif.be, (consulté le 23 mai 2015)
  6. (nl) « Elke Sleurs krijgt bevoegdheid "Grootstedenbeleid" en "Fiscale fraudebestrijding" gaat naar Johan Van Overtveldt », sur N-VA, (consulté le 23 mai 2015)
  7. Bernard Demonty, Véronique Lamquin et David Coppi, « Jan Jambon et Koen Geens ont présenté leur démission, Charles Michel les refuse » dans Le Soir, 24 mars 2016.
  8. « Le Roi a accepté la démission des ministres et secrétaires d'Etat N-VA : voici le nouveau casting du gouvernement », La Libre Belgique,‎ (lire en ligne, consulté le 9 décembre 2018)
  9. (nl) « Bart De Wever wil Vlaams minister-president worden, Jambon is kandidaat-premier », sur De Morgen, (consulté le 14 janvier 2019)
  10. « Résultats officiels : Votes nominatifs - Circonscription d'Anvers », sur le site du SPF Intérieur (consulté le 12 août 2019).
  11. « Jan Jambon nommé formateur d’une coalition N-VA, Open VLD et CD&V en Flandre », sur Le Soir, (consulté le 12 août 2019).
  12. « PS et FDF réclament aussi la démission de Jan Jambon » dans LaLibre.be, quotidien belge du 14 octobre 2014, consulté le 18 octobre 2014.
  13. Frédéric Chardon et Vincent Rocour, Jan Jambon : « Les gens qui ont collaboré avec les Allemands avaient leurs raisons », La Libre Belgique 13/10/2014.
  14. « Jan Jambon condamne l'exploitation « malhonnête » de ses propos sur la collaboration » dans LaLibre.be, quotidien belge du 13 octobre 2014, consulté le 18 octobre 2014.
  15. « Les organisations juives demandent des explications sur les déclarations de Jan Jambon » dans LaLibre.be, quotidien belge du 14 octobre 2014, consulté le 18 octobre 2014.
  16. J.-C.M., « Jan Jambon : pour la Ligue des droits de l'homme « l’incident n’est pas clos » », loin de là dans LaLibre.be, quotidien belge du 14 octobre 2014, consulté le 18 octobre 2014.
  17. R.T., Collaboration avec les nazis : le nouveau gouvernement belge tangue déjà, Le Parisien 13/10/2014.
  18. « En Belgique, le poker menteur comme méthode de gouvernement », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne, consulté le 8 décembre 2017)

Liens externesModifier

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