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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Prévot.

Maxime Prévot
Illustration.
Maxime Prévot (à gauche) en 2018
Fonctions
Bourgmestre de Namur
En fonction depuis le
(7 ans, 3 mois et 16 jours)
Réélection 14 octobre 2012
14 octobre 2018
Prédécesseur Jacques Étienne
Vice-président du Gouvernement wallon
Ministre des Travaux publics, de la Santé, de l'Action sociale et du Patrimoine

(3 ans et 6 jours)
Ministre-président Paul Magnette
Gouvernement Magnette
Prédécesseur Carlo Di Antonio (Travaux publics & Patrimoine)
Éliane Tillieux (Santé & Action sociale)
Successeur Carlo Di Antonio (Travaux publics)
Alda Greoli (Santé & Action sociale)
René Collin (Patrimoine)
Député au Parlement wallon
En fonction depuis le
(1 an, 10 mois et 24 jours)
Législature 2014-2019
Prédécesseur Clotilde Leal-Lopez

(5 ans, 1 mois et 15 jours)
Élection 7 juin 2009
Réélection 25 mai 2014
Législature 2009-2014
Successeur Clotilde Leal-Lopez
Biographie
Nom de naissance Maxime Patrick Robert Albert Prévot
Date de naissance (41 ans)
Lieu de naissance Mons (Belgique)
Nationalité belge
Parti politique Centre démocrate humaniste
Diplômé de Université catholique de Louvain
Université de Namur

Maxime Prévot

Maxime Prévot, né à Mons le , est un homme politique belge, président du cdH, actuellement bourgmestre de Namur et député wallon.

Sommaire

BiographieModifier

Maxime Prévot est né à Mons le 9 avril 1978 dans une famille de classe moyenne, sa mère travaillant à l'ONEM et son père étant informaticien[1]. Il grandit au Grand-duché de Luxembourg, où son père travaillait en tant qu'informaticien pour la commission européenne et vit ensuite à Arlon où ses parents font construire. C'est à l'âge de 7 ans, à l'occasion du divorce de ses parents qu'il quitte la Lorraine belge et s'installe avec son frère et leur mère à Dave, section de l'entité de Namur[1]. Il finit ses études secondaires à l'institut Saint-Berthuin de Malonne[1].

Il étudie les sciences politiques aux FUNDP puis à l'UCL et revient ensuite aux Facultés universitaires de Namur pour une spécialisation en droit et gestion des nouvelles technologies de l'information et de la communication (DTIC)[2] où il prend alors goût à la chose politique, sans guère jouir de soutien familial en la matière[1]. Parallèlement à ses études, il est également animateur louveteau et arbitre de football[1].

Il rejoint alors le cdH et devient président des jeunes cdH de Namur. Après ses études, il rejoint durant trois ans l'un des big four de l'audit, PricewaterhouseCoopers[2] avant d'intégrer d'autres responsabilités au sein du parti et se consacrer entièrement à la politique, successivement en tant qu'échevin, député fédéral, député wallon et bourgmestre de Namur et vice-président du Gouvernement wallon.

Carrière politiqueModifier

Maxime Prévot rejoint le cdH, parti de centre issu de racines socio-chrétiennes. Il fait en cela partie d'une tranche de jeunes politiciens originaires d'horizons plutôt laïques à rejoindre le parti et appelé à y jouer par la suite un rôle important[3]. Il occupe au sein de ce parti entre 2004 et 2006 la fonction de directeur politique, nommé par la présidente du parti Joëlle Milquet, qui souhaitait renouveler le parti au niveau de la pyramide des âges[2].

Lors des élections de 2006, il est élu comme échevin de la ville de Namur[2].

En 2007, il est élu député fédéral à la Chambre. En 2009, il est élu au Parlement wallon et y est désigné chef de groupe cdH.

Lors des élections de 2012, il est élu bourgmestre de Namur avec 13 549 voix de préférence[4],[1]. Le Journal Le Soir souligne l'un des plus hauts scores électoraux réalisés dans cette ville, les scores n'ayant pas dépassé les 10 000 voix de préférence depuis au moins plus de 40 ans[1]. Il succède à Jacques Étienne, comme second bourgmestre cdH de la ville, ville qui avait pourtant toujours eu un bourgmestre socialiste depuis la fusion des communes.

En février 2014, il participe à l'enregistrement d'une émission de divertissement flamand, De Slimste Gemeente (nl) (litt. la commune la plus intelligente), un jeu de quiz télévisé où s'affrontent des communes belges, toutes flamandes Namur excepté, représentées par un homme, une femme et le bourgmestre de la commune[5]. L'émission est diffusée sur VIER le 5 mars[5] et est remportée par la ville de Lier. Selon le politologue Pierre Vercauteren, il s'agit d'une première participation d'un bourgmestre ou parlementaire wallon à une émission télévisée flamande de divertissement[5], participation qui lui permet de démontrer sa maîtrise du néerlandais. La ville de Dinant participera également à cette émission[5].

Lors des élections régionales belges de 2014, Maxime Prévot est tête de liste CDH pour la circonscription de Namur ; c'est la seule circonscription électorale où le cdH ne perd pas de position par rapport aux élections de 2009, mais y gagne même 2,7 %[6]. Il est élu au parlement wallon, et en assume la présidence dans l'intervalle de la négociation en vue de la formation du gouvernement de l'entité fédérée, nommé dans le cadre d'une séance mouvementée le 13 juin 2014 où la majorité PS-cdH a rejeté contre l'opposition MR-Ecolo une demande de recomptage de voix dans la circonscription de Charleroi, contre l'avis d'une commission ayant étudié le dossier, et a immédiatement choisi d'installer les nouveaux députés[7].

Le nouvel exécutif de cette entité fédérée entre en fonction le 22 juillet 2014 ; Maxime Prévot est vice-président du Gouvernement wallon et ministre des Travaux publics, de la Santé, de l'Action sociale et du Patrimoine. Ses attributions sont les travaux publics, la santé, l'action sociale, les allocations familiales, la sécurité routière, l'égalité des chances, les droits des femmes, les zones d'activité économique (zonings) et le patrimoine.

Le 15 janvier 2019, Benoit Lutgen annonce qu'il quitte la présidence du cdH[8]. Maxime Prévot est alors pressenti pour lui succéder. Le 26 janvier, il est élu lors d'un congrès du parti réuni à Louvain-la-Neuve avec 85% des voix[9].

Positions politiquesModifier

Maxime Prévot est membre du cdH, parti qui a pris position dès les années 1980 comme souhaitant dépasser le clivage gauche et droite en politique ; il s'inscrit dans cette continuité déclarant dans une présentation sur son site Web « je ne suis ni de gauche, ni de droite, je suis pour les gens et le bon sens »[10]. En tant que directeur politique du parti, il a contribué à la doctrine de l'humanisme démocratique[réf. souhaitée].

Il se prononce en 2015 sur l'état des routes souhaitant un meilleur entretien des 7800 kilomètres de voiries gérées par la Région wallonne, dont l'état s'est selon lui détérioré sous ce qu'il appelle « les années Daerden » en référence à Michel Daerden, une époque où la Région wallonne s'est moins préoccupée de l'état de la voirie ; il souhaite mettre en place une politique d'amélioration pour 2017[11].

PersonnalitéModifier

Maxime Prévot communique sur plusieurs niveaux de langage, pouvant aussi bien s'adresser à l'électeur plus populaire, qu'aux yuppies[1]. Selon le journaliste Éric Burgraff, il dispose d'une image de « bosseur guindailleur »[1]. Dans le même entretien, il aborde son positionnement spirituel et se définit comme « croyant en questionnement permanent »[1].

Après son élection en octobre 2012 au poste de bourgmestre de la ville, il jouit d'une certaine popularité au sein de la ville de Namur[1]. Dès décembre 2012, il connaît son premier revers: lors de sa déclaration de politique communale, il déclare vouloir modifier le jour du marché, soulevant protestations et manifestation devant l'hôtel de Ville. Sous la pression, il reviendra sur sa décision[12].

Il se montre assez réticent aux réseaux sociaux. En 2016, il déclare "J’apprécie Facebook, mais il devient de plus en plus le déversoir du ressenti du moment, et ça peut être lourd."[13] Néanmoins, il n'hésite pas à utiliser les outils numériques pour communiquer directement avec les citoyens.

En janvier 2017, il porte plainte en diffamation contre Richard Dessart, un citoyen de 25 ans, qui a mis en doute l'impartialité du collège communal en sous-entendant des liens entre le cdH et le promoteur Actibel.[14] Le 22 février 2018, Maxime Prévot est condamné à payer des indemnités à Richard Dessart.[15]

Au printemps 2017, alors que la Région wallonne subit des modifications éthiques, il est pris dans une tourmente médiatique car il refuse d'abandonner son rôle dans l'administration communale, qu'il cumule avec ses fonctions ministérielles[16].

Liste des mandats politiques exercésModifier

  • Conseiller du CPAS de Namur (2000-2006)[17];
  • Échevin des Affaires sociales, du Logement, de la Prévention urbaine, de la Santé et des Sports de la Ville de Namur (2006-2012) ;
  • Conseiller de la Province de Namur (2006-2007);
  • Directeur politique du cdH (2004-2006);
  • Bourgmestre de Namur (depuis le 5 mars 2012);
  • Député fédéral (2007-2010);
  • Président du Parlement wallon (13 juin 2014 - 22 juillet 2014);
  • Vice-président du Gouvernement wallon et ministre Travaux publics, de la Santé, de l'Action sociale et du Patrimoine (22 juillet 2014 - 28 juillet 2017);
  • Président du cdH (depuis le 26 janvier 2019).

Notes et référencesModifier

  1. a b c d e f g h i j et k Éric Burgraff, « Entretien avec Maxime Prévot », Le Soir,‎ , p. 26 (lire en ligne)
  2. a b c et d « Maxime Prévot, l'étoile montante du cdH (Biographie) », sur L'avenir, (consulté le 21 octobre 2014)
  3. Paul Wynants, « L'évolution du CDH (2004-2011)   : I. Juin 2004-décembre 2007 », Courrier hebdomadaire du CRISP, CRISP, vol. 2131-2132, no 6,‎ , p. 1-79 (ISSN 0008-9664, DOI 10.3917/cris.2131.0005, résumé, lire en ligne)
  4. Jean Faniel, « Les résultats des élections communales du 14 octobre 2012 en Wallonie », Courrier hebdomadaire du CRISP, CRISP, vol. 2204-2205, no 39,‎ , p. 5-5 (ISSN 0008-9664, résumé, lire en ligne)
  5. a b c et d ML, « Maxime Prévot dans un jeu télé flamand "pour son image politique" », sur La Dernière Heure/Les Sports, (consulté le 21 octobre 2014)
  6. Pierre Blaise et al., « Les résultats des élections régionales et communautaires du 25 mai 2014 », Courrier hebdomadaire du CRISP, CRISP, vol. 2223-2224, no 18,‎ , p. 5-114 (ISSN 0008-9664, résumé, lire en ligne)
  7. « Maxime Prévot (CDH) désigné président du parlement wallon », sur Le Soir, (consulté le 21 octobre 2014)
  8. La Libre.be, « Benoît Lutgen quitte la présidence du CDH », sur www.lalibre.be (consulté le 16 avril 2019)
  9. La Libre.be, « Maxime Prévot élu président du CDH avec 85% des voix: "Nous devons incarner un nouvel avenir politique" », sur www.lalibre.be (consulté le 16 avril 2019)
  10. Jean-Benoît Pilet, « Le Centre démocrate humaniste (cdh) », dans Pascal Delwit, Jean-Benoit Pilet et Émilie Van Haute, Les partis politiques en Belgique, Paris, Éd. de l'Université de Bruxelles, , 63-81 p. (OCLC 780282053)
  11. Philippe de Boeck et Jean-François Lauwens (édité par C.D.P.), « La carte des routes wallonnes en piteux état », sur Le Soir, (consulté le 22 décembre 2016)
  12. « Namur: le marché le dimanche? "Très mauvaise idée" pour les maraîchers », sur lameuse.be, (consulté le 10 mai 2017)
  13. « Grand feu de Bouge: Tanguy Auspert y jetterait bien «les fientes de pigeons» », sur lavenir.net, (consulté le 10 mai 2017)
  14. « "Maxime Prévot fait peur à ceux qui veulent s’exprimer" », l'Avenir,‎ (lire en ligne, consulté le 1er mars 2017)
  15. B.L., « Namur: Richard Dessart indemnisé de 480€ par le bourgmestre Prévot », L'Avenir,‎ (lire en ligne, consulté le 27 février 2018)
  16. M. Dum, « Prévot respecte la lettre (en grinçant), mais pas l’esprit », l'Avenir,‎ (lire en ligne)
  17. « La fiche détaillée des mandats, fonctions et professions de Maxime Prévot (cdH) », sur www.cumuleo.be (consulté le 15 janvier 2019)

Lien externeModifier