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Ruffey-sur-Seille

commune française du département du Jura

Ruffey-sur-Seille
Ruffey-sur-Seille
Entrée de Ruffey-sur-Seille depuis Bletterans.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Lons-le-Saunier
Canton Bletterans
Intercommunalité Communauté de communes Bresse Haute Seille
Maire
Mandat
Évelyne Petit
2014-2020
Code postal 39140
Code commune 39471
Démographie
Gentilé Ruffeysiens
Population
municipale
722 hab. (2016 en diminution de 3,35 % par rapport à 2011)
Densité 40 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 44′ 42″ nord, 5° 29′ 46″ est
Altitude Min. 201 m
Max. 304 m
Superficie 18,01 km2
Localisation

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Ruffey-sur-Seille

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Ruffey-sur-Seille

Ruffey-sur-Seille est une commune française située dans le département du Jura en région Bourgogne-Franche-Comté.

GéographieModifier

Le village de Ruffey-sur-Seille, comme son nom l'indique, est traversé par la rivière Seille. L'extension du nom a été adoptée en 1950.

 
La Seille à Ruffey : au centre, l’église Saint-Aignan.
 
Situation de Ruffey-sur-Seille.

Communes limitrophesModifier

HéraldiqueModifier

Des réflexions sont en cours pour donner un blason à Ruffey-sur-Seille.

HistoireModifier

Cet article est une ébauche

La plaine fertile de la Seille est occupée dès les environs de 8 000 av J.-C. par des chasseurs-cueilleurs, comme l'atteste la présence d'une grotte ornée à Arlay, commune voisine (NB : grotte non décrite dans la page de cette commune).

Au VIe siècle, le territoire, morcelé en alleux, est possédé par d'anciennes familles gallo-romaines et des chefs burgondes. Un premier prieuré est fondé sur la rive gauche de la Seille.

  • 750 : Erménora, "vierge consacrée à Dieu", donne à l'abbaye Saint-Bénigne de Dijon l'alleu qu'elle possède à Ruffey. Quelques religieux sont envoyés pour faire valoir ce domaine et y fonder un prieuré. La chapelle qu'ils construisent est dédiée à Saint Christophe. Le prieuré sert d'église paroissiale jusqu'à l'édification, au XIe siècle de l'église actuelle dédiée à Saint Aignan.
  • Xe siècle : profitant des désordres de l'anarchie féodale, les biens du prieuré sont usurpés au profit de l'abbaye Saint-Marcel-lès-Chalon, ordre de Cluny.
  • XIe siècle : après quelques revendications concernant l'appartenance du prieuré, Saint-Marcel se voit confirmer, en 1092, la gestion du prieuré Saint-Christophe ainsi que la totalité des droits sur l'église Saint-Aignan. Hugues archevêque de Besançon concède (1067-1079), l'église de Ruffey à l'abbaye[1]. En 1092, Adalberga et ses fils donnent à l'abbaye l'église de Ruffey, un curtil, et la justice du cimetière, etc[2]. Les propriétés immobilières du prieuré sont alors d'une vaste étendue et les revenus forts importants. Le prieur est reçu régulièrement à Cluny et reçoit également l'abbé à Ruffey.
  • XIVe siècle : le prieuré est détruit.
  • XIVe siècle : reconstruction du prieuré
  • 1534 : le prieur Estienne Vaulchier est tenu de donner et administrer la vie et la maison à un religieux de l'ordre de Cluny.
  • 1582 : Le prieuré est sans signe de conventualité. Il est dit "rural de l'ordre de Cluny"
  • 1753 et 1754 : Un inventaire des titres et biens du prieuré est établi : l'habitation du prieur, la chapelle prieurale, grange, écurie, cuverie...
  • 1791 : Confisqué comme bien national, le prieuré est vendu à Jean-Baptiste L'Homme, notaire à Ruffey et beau-frère du Général Lecourbe. Le prieuré est alors transformé en exploitation agricole et subit d'importants dommages.
  • 1970 : Achat par le propriétaire actuel
  • 1980 : Début de la restauration : démolition des appentis adjacents, reconstruction de 54 contreforts, réouverture de la fenêtre ogivale.
  • 1988 : Classement à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques et restauration des peintures murales de la chapelle
  • 2010 : Le prieuré remporte son adhésion aux sites clunisiens

SeigneursModifier

La première famille seigneuriale[3] est celle des Montmorot, avec Thibert II, puis Thibert III (fondateur au XIIe siècle de la chartreuse de Bonlieu et de l’abbaye de Grandvaux) et son frère Pierre, père de Jacques de Montmorot qui prit le nom de Ruffey. Le fils de Jacques, Étienne de Ruffey, eut une seule fille, Marguerite de Ruffey qui se remaria en 1310 avec Hugues V de Vienne (dont c'était la deuxième femme), seigneur de Seurre, Pymont (Saône-et-Loire), et de Lons en partie (St-Désiré) avec Pymont (Jura), † 1316, fils de Philippe Ier ou II de Vienne (ce dernier avait en plus Pagny, qui était allé à un demi-frère d'Hugues, Jean de Vienne).

(De sa première femme, 1° Gillette de Chaussin dame en partie de Longwy (fille de Simonin), Hugues V avait eu : Guillaume Ier ou II de Vienne, seigneur de Seurre : d'où les seigneurs de Seurre et St-Georges, de Ste-Croix etc., dont Guillaume II ou IV ; voir la suite à l'article Sainte-Croix).

Hugues appartenait à la noble Maison de Vienne (en fait la maison de Neublans d'Antigny, qui prit le nom de Vienne quand le grand-père d'Hugues V, le comte Hugues IV, avait accédé au comté de Vienne du chef de sa mère Béatrice de Vienne-Mâcon).

De sa deuxième épouse, donc 2° Marguerite de Ruffey, Hugues V fut le père de : Philippe II ou III, † 1370, seigneur de Ruffey, Pymont (Boyer), Lons-bourg St-Désiré, Pymont (Jura), Montmorot, aussi de Chevreaux par son premier mariage avec 1° Marguerite de Montluel dame de Chevreau(x) ou Chevrel.

(Philippe II épousa aussi 2° Huguette (II) d'Antigny de Ste-Croix dame de Chay et de Chagny. Les filles de Philippe II et de cette dernière sont : Jeanne de Vienne : épouse de Tristan de Chalon-Auxerre seigneur de Châtel-Belin et/ou d'Henri de Bourgogne seigneur de Montagu ? ; et Marguerite de Vienne, qui transmet Lons en partie, Pymont (Jura) en partie et Montmorot à son mari Louis Ier de Chalon-Arlay seigneur d'Arguel, Cuiseaux et Vitteaux, épousé en 1360 : ils sont les parents de Jean III, prince d'Orange).

Quant à Ruffey, Chevreaux, Pymont (Jura) en partie et Pymont (à Boyer, Saône-et-Loire), ils passent au demi-frère aîné de Jeanne et Marguerite de Vienne, Guy de Vienne, † 1406, fils de Philippe II x sa première femme 1° Marguerite de Montluel-Chevreaux. Guy épouse en 1350 Marie de Thoire-Villars dame de Brion-en-Bugey, fille d'Humbert VI x Béatrice de Piémont-Savoie d'Achaïe. (la sœur utérine de Guy, une autre Jeanne de Vienne, épouse Erard de Crux).

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Vers 1887 18.. Coutot    
mars 2001 mars 2014 Daniel Urbain[5]    
mars 2014 En cours Evelyne Petit DVG Retraitée de l'enseignement

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[7].

En 2016, la commune comptait 722 habitants[Note 1], en diminution de 3,35 % par rapport à 2011 (Jura : -0,3 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 3201 4361 5601 6341 5351 5381 4521 4021 344
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3071 2711 3181 3171 3051 2681 1681 1201 131
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0691 0351 019877917819776695666
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
556520507558602736762766770
2013 2016 - - - - - - -
723722-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

ÉconomieModifier

Lieux et monumentsModifier

VoiesModifier

32 odonymes recensés à Ruffey-sur-Seille
au 7 décembre 2013
Allée Avenue Bld Chemin Esplanade Impasse Montée Passage Place Quai Carrefour Route Rue Ruelle Autres Total
1 [N 1] 0 0 1 [N 2] 0 0 0 0 0 1 [N 3] 0 5 21 0 3 [N 4] 32
Notes « N »
  1. Allée du 19-Mars-1962.
  2. Chemin de la Grange de Paille.
  3. Quai de la Seille.
  4. Autres voies non identifiées en relation avec des écarts, lieux-dits, hameaux, zones industrielles, résidences, quartiers, etc.
Sources : rue-ville.info & annuaire-mairie.fr & OpenStreetMap & FNACA-GAJE du Jura

Édifices et sitesModifier

  • Église Saint-Aignan
  • Pont sur la Seille
  • Prieuré Saint-Christophe
  • Château Lecourbe, actuellement mairie / école
  • Rue du Puits, ilôt inscrit
  • Plusieurs fermes et édifices inscrits à l'inventaire des Bâtiments de France

ÉvénementsModifier

  • 2e dimanche du mois d'août : kermesse et 3° feu d'artifice le plus important du Jura (Spectacle son, lumière et pyrotechnique). Une des particularités de ce spectacle est qu'il est entièrement réalisé par une équipe d'artificiers bénévoles diplômés de C3 à C4-T2 niveau 2.
  • Les 4 & 5 février 2012, Ruffey-sur-Seille a accueilli pour la première fois la Percée du Vin Jaune

Personnalités liées à la communeModifier

  • Jean-Joseph Gauthier (1765-1815), général des armées de la République et de l'Empire, est décédé des suites des blessures reçues à la bataille des Quatre Bras du 16 juin 1815.
  • Le général d'Empire Claude Jacques Lecourbe est commandant de la Garde nationale en 1789. Il est inhumé au village.
  • Félicien Boeuf (1875-1961), Ingénieur agronome, Professeur à l'école coloniale d'agriculture de Tunis (1898-1936), directeur du service botanique et agricole de Tunisie de 1913 à 1936, Directeur de l'Institut de formation des chercheurs scientifiques d'outre-mer, Membre de l'Académie des sciences coloniales (1926) et de l'Académie d'agriculture (1939; président, 1947). Officier de la Légion d'honneur (1954) et du Mérite agricole (1954)[10],[11]


Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Charte LXXI du Cartulaire de l'Abbaye Saint-Marcel-lès-Chalon
  2. Charte LXXI, Cartulaire de l'Abbaye Saint-Marcel-lès-Chalon
  3. « Ruffey-sur-Seille », sur Centre d'entraide généalogique de Franche-Comté ; à partir du Dictionnaire géographique, historique et statistique des communes de la Franche-Comté, par Alphonse Rousset, t. V, 1854
  4. « Agnès de Cortiamble », sur Geneanet, Pierfit
  5. Préfecture du Jura, Liste des maires élus en 2008, consultée le 2 mai 2010
  6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  10. « Féicien Boeuf », sur La France savante, Ecole Nationale des Chartes, Comité des travaux historiques et scientifiques (consulté le 25 juin 2019)
  11. « Félicien Boeuf », sur Base Léonore (consulté le 25 juin 2019)

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Lien externeModifier