Famille de Montboissier

de Montboissier
Image illustrative de l’article Famille de Montboissier
Armes

Blasonnement D'or semé de croisettes de sable, au lion du même brochant
Période XIVe siècle au XVIIIe siècle
Pays ou province d’origine Auvergne
Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
Fiefs tenus Montboissier, ...
Demeures Château de Montboissier
Fonctions ecclésiastiques Abbé

La famille de Montboissier est l'une des plus puissantes et des plus illustres familles nobles d'Auvergne.

La seigneurie de Montboissier attestée avant l'an mil ("Mons Buxerius") au XIIe siècle (à Brousse et Cunlhat), lui a donné son nom.

À partir du mariage en 1459 de Jean III de Montboissier avec Isabeau Rog(i)er/Roguier de Beaufort, fille et unique héritière de Louis (de) Roger, marquis de Beaufort et de Canillac (voir ci-dessous le nom de Canillac, qui vient de Canilhac, baronnie-marquisat du Gévaudan, a été diffusé par ses seigneurs dans d'autres de leurs fiefs, accompagné des fameuses armes d'azur au lévrier rampant d'argent colleté et onglé de gueules à la bordure componée d'argent et d'azur, à La Roche-Canilhac-St-Remy, La Roche-Canillac et Lamothe-Canillac ; de même, le nom de Montboissier s'est répandu jusqu'à une commune et un château d'Eure-et-Loir), cette famille a porté plusieurs générations le nom de Montboissier-Beaufort-Canillac ou de Beaufort-Canillac.

Cette famille est éteinte de nos jours.

HistoireModifier

Elle remonte sa filiation à la fin du XIe siècle[1] et ses preuves au XIVe siècle pour les honneurs de la cour[2] auxquels elle a été admise onze fois, en 1750, 1754, 1756, 1763, 1770, 1772, 1775-76, 1783-84, et 1790.

Hugues Ier le Décousu, né vers 910, s'est rendu à Rome pour demander pardon au Pape Sylvestre II à la fin de sa vie, à titre de pénitence, ce dernier lui donna le choix entre un exil de sept ans et la lourde tâche de construire une abbaye. Il décéda vers 986-87 après avoir fondé dans le Piémont l'abbaye bénédictine de Saint-Michel-de-la-Cluse[1].


GénéalogieModifier

Hugues Ier le Décousu par son mariage avec Isengarde, a six enfants

  • Géraut de Montboissier,
  • Arbert de Montboissier,
  • Hugues II de Montboissier, né vers 935, mort vers 975, auteur d'une branche aînée qui s'éteint au bout de cinq générations.
  • Pierre
  • Abba de Montboissier, père de Pierre et d'Isengarde, qui teste en 994.
  • Maurice de Montboissier, exécuteur testamentaire de son père pour la fondation de l'abbaye de la Cluse, marié à une autre Isengarde, dont :
    • Jeanne, mariée à Héracle de Polignac,
    • Maurice II (vers 990-1070), vir nobilis, princeps (prince), marié à Alixe de Polignac, dont :
      • Hugues-Maurice III (vers 1060-1115), proceris, princeps, dominus Montebuxerio, marié à Raingarde de Semur (décédée au monastère de Marcigny en 1135), dont :
        • Hugues IV de Montboissier le Décousu, princeps et miles (décédé vers 1150). Il n'eut que deux filles, Poncie et Marguerite, religieuses au monastère de Marcigny.
        • Pierre le Vénérable (#1092-1156), célèbre abbé de Cluny (1122-1156).
        • Jourdan, abbé de la Chaise-Dieu (1146-1157),
        • Ponce de Montboissier, frère de Pierre le Vénérable, devient abbé de Vézelay (1138-1161),
        • Armand, abbé de Manglieu,
        • Eustache Ier, sire de Montboissier après la mort de son frère. Il était marié à Héraclée, dame de Roche-Savine (au Monestier et à St-Amant), fille et héritière d'Étienne de Polignac, seigneur de Roche-Savine. Il eut pour enfants :
          • Héracle Ier, seigneur de Montboissier, marié à Marguerite de Meymont (à Ol(l)iergues, cf. St-Gervais et Tours) d'Oliergues (sœur d'Agnon VI de Meymont d'Oliergues ; tante d'une autre Marguerite de Meymont et grand-tante de Béatrice de Meymont qui transmet Olliergues à son mari Bertrand III de La Tour vers 1276), dont il eut :
            • Eustache II (mort avant juillet 1249), seigneur de Montboissier, marié à Marguerite de Meymont d'Oliergues ? (la nièce ci-dessus, si cette épouse est avérée ?), dont il eut :
              • Eustache III, seigneur de Montboissier, d'Aubusson, de Boissonnelle, Sauviat, Vaux-Méaude, de Montel (Montel de Gelat dans le Puy-de-Dôme). En 1266 il reconnut tenir son château de Montboissier de l'évêque de Clermont. Alphonse de Poitiers lui donne le fief de Montrevel en 1268. En 1289, le roi Philippe le Hardi confirme les droits et franchises de la terre de Montboissier. Il fait son testament en septembre 1302. Il se maria d'abord à Alix Dauphin, fille de Robert, comte de Clermont, dauphin d'Auvergne, dont il eut Dauphine de Montboissier, femme de Guigues de La Roche-en-Régnier (postérité). Il se remaria avec Tiburge Adhémar, fille de Lambert Adhémar, seigneur de La Garde, dont il eut :
                • Eustache IV (mort en 1322), seigneur de Montboissier,
                • Héracle II, seigneur d'Aubusson et du Monteil, époux d'Agnès de Châtel-Perron, qui fait la suite des Montboissier : (de père en fils)
                  • leur fils Jean Ier de Montboissier, x Jeanne Flot(t)e de Revel fille du chancelier Guillaume et de Jeanne fille de Pierre Ier d'Amboise
                  • leur fils Louis de Montboissier, † vers 1414, x Marthe de La Roche, fille d'Hugues de La Roche (-Canillac) de Tournoël et de Dauphine (de) Roger de Beaufort (cette dernière, fille de Guillaume II Roger et Marie de Chambon, était une sœur de Guillaume III Roger de Beaufort et une demi-sœur de Marquès/Marquis Roger/Rog(u)ier de Beaufort-Canillac ci-dessous)
                  • leur fils Pierre II de Montboissier, † 1438, x Jeanne de Châtillon, fille de Gaucher IX de Châtillon et de Jeanne Cassinel dame de Survilliers
                  • leur fils Jean III de Montboissier (vers 1430-85), x 1459 Isabeau (de) Rog(i)er de Beaufort de Canillac, fille de Louis de Rog(i)er/Roguier, comte d'Alais en 1443, et petite-fille de Marquès/Marquis (de) Roger de Beaufort-Canillac, ce dernier étant le fils de Guérine de Canillac (qui avait non seulement hérité de cette baronnie du Gévaudan, mais aussi de fiefs en Aubrac, dont St-Urcize et La Roche (-Canilhac) à St-Rémy-de-Chaudes-Aigues) et de Guillaume II Roger-(Ier) de Beaufort (par acquisition comte d'Alais et d'Anduze et vicomte de Lamothe, frère du pape Clément VI (Pierre Roger) et père du pape Grégoire XI (Pierre Roger) ; Guérine de Canilhac était la deuxième femme de Guillaume II Roger, qui avait d'abord épousé Marie de Chambon avec une abondante postérité)
                  • leur fils Jean IV, † vers 1524, réunit les noms de Montboissier, Beaufort et Canillac, et marie en 1493 Marguerite de Vienne-Listenois, arrière-arrière-petite-fille de l'amiral Jean de Vienne
                  • leur fils Jacques, x 1° 1513 Jeanne-Françoise de Chabannes, fille du maréchal de La Palice : d'où Marc/Marquis de Beaufort-Canillac ; et x 2° 1536 Charlotte de Vienne, fille de Gérard de Vienne sire de Ruffey et Chevreaux (sa grand-mère paternelle était Catherine de Beaufort-Canillac, une fille de Marquès/Marquis), et de Bénigne de Dinteville dame de Commarin et d'Antigny : d'où le cadet François de Montboissier, et le benjamin Jean (V) vicomte de Pont-du-Château
                  • Postérité des deux branches issues de Marc/Marquis et de Jean V (François disparaît rapidement). Jacques avait ainsi organisé sa succession en 1535 à l'occasion du mariage de son fils aîné Marc : désormais, le chef de la branche aînée prend le nom de Beaufort-Canillac (comte d'Alais et d'Anduze, marquis de Canillac), et le chef de la branche cadette, celui de baron/prince de Montboissier[3].
                • Alix, mariée à Pons, seigneur de Vissac et d'Arlenc
              • Marguerite de Montboissier, mariée avant 1260 à Agnon II de Maymont, seigneur d'Oliergues, dont elle est veuve en 1276
            • Armand-Maurice, seigneur de Roche-Savine, de Saint-Bonnet, Novacelle et La Roue
          • Hugues de Roche-Savine, seigneur de Saint-Bonnet et Novacelles,
        • Héracle, prieur de Brioude, archevêque de Lyon (1153-1163)

PersonnalitésModifier

Armes, blason, deviseModifier

  • D’or, semé de croisettes de sable, au lion "de même brochant", "de gueules brochant" ou encore "rampant du même"

Bornes armoriéesModifier

  • Bornes de justice en granit ornées d'un écus, sculpté dans la pierre, comportant un lion héraldique dressé sur ses pattes postérieures, la queue relevée tout le long du dos, et flanqué de quatre croix à branches égales (deux au dos du lion, deux sous ses pattes). Bornes de justice érigées peu après le 8 septembre 1331 pour marquer dans une forêt la limite entre la justice sur Noirétable de Jean Ier, comte de Forez, et la justice sur la Montagne de Vollore de N de Montboissier, seigneur d'Aubusson[5].
 
Armoiries de la famille Montboissier-Beaufort-Canillac


PossessionsModifier

  • Château de Montboissier
  • Plusieurs autres patrimoines dont nous pouvons retenir le donjon à St-Urcizes qui fut rasé
  • La commune de Montboissier, anciennement Le Houssay[6].

Notes et référencesModifier

  1. a et b Christian Lauranson-Rosaz, L'Auvergne historique|Auvergne et ses marges du VIIIe siècle au XIe siècle. La fin du monde antique ?, Les Cahiers de la Haute-Loire, Le Puy-en-Velay, 1987.)
  2. "La maison de Montboissier, en Auvergne, jouissait il y a plus de 600 ans d'une telle considération qu'un auteur, qui écrivait vers 1156, lui donnait une origine royale" (Chérin).
  3. « Fidéicommis et hégémonie politique de la noblesse auvergnate au XVIe siècle, § 11, 18, 23, et 24, par Anne-Valérie Solignat », sur Mélanges de l'Ecole française de Rome, 124-2, 2012
  4. Ascendance de Jacques-Timoléon : Jean IV de Montboissier-Beaufort-Canillac, x Marguerite de Vienne-Listenois (cf. ci-dessus) < Jacques de Montboissier, x 1513 Françoise fille du maréchal Jacques de Chabannes-La Palice < Marc de Beaufort-Canillac, comte d'Alais, vicomte de Valernes, baron de Châteauneuf-du-Drac, Saint-Vert, Banyols et d'Anduze, x 1535 Catherine de La Queuille < Jean, † 1589, x 1565 Gilberte de Chabannes-Curton < Jean-Timoléon, x 1596 Gasparde Mitte de Chevrières de St-Chamond < Jacques-Timoléon...
  5. ISMH, 29 décembre 1949.
  6. Ernest Nègre. Toponymie générale de la France, n°30153, p. 1716.

BibliographieModifier