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Neublans-Abergement

commune française du département du Jura
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Abergement (homonymie).

Neublans-Abergement
Neublans-Abergement
Château à Neublans-Abergement
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Dole
Canton Tavaux
Intercommunalité Communauté de communes de la Plaine Jurassienne
Maire
Mandat
René Plathey
2014-2020
Code postal 39120
Code commune 39385
Démographie
Population
municipale
529 hab. (2016 en augmentation de 0,38 % par rapport à 2011)
Densité 45 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 54′ 37″ nord, 5° 19′ 50″ est
Altitude Min. 180 m
Max. 215 m
Superficie 11,64 km2
Localisation

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Neublans-Abergement

Neublans-Abergement est une commune française située dans le département du Jura en région Bourgogne-Franche-Comté.

Sommaire

GéographieModifier

La commune de Neublans est constituée de trois parties :

  • le haut de Neublans ;
  • le bas de Neublans ;
  • l'Abergement.

Le bas du village est situé dans la vallée du Doubs, sur la rive gauche, puis le village est construit sur un talus et finit de s'étaler sur un petit plateau de 200 mètres d'altitude environ.

Le Nord du territoire communal est occupé par la vallée du Doubs, qui a formé là deux anciennes îles occupées par une ripisylve, mise en valeur par l'agriculture (champs, prairies); la partie Sud de la commune est plus vallonnée, sur un plateau dépassant les 200 mètres d'altitude, couvert de bois et d'étangs (étang de Barbe, étang du Meix).

La commune est située à l'extrémité septentrionale de la vaste plaine de Bresse et au sud-ouest de la ville de Dole. Le village est desservi par les routes D9 et D13E. Le territoire de la commune, situé dans le Jura, est limitrophe du département voisin, la Saône-et-Loire :

  Fretterans (Saône-et-Loire) Petit-Noir  
Authumes (Saône-et-Loire) N Petit-Noir
O    Neublans-Abergement    E
S
Mouthier-en-Bresse (Saône-et-Loire)

Neublanc-Abergement est, avec la commune limitrophe de Petit-Noir, la dernière commune du Jura - et donc de l'ancienne région de Franche-Comté - sur le cours de la rivière Doubs, qui pénètre ensuite dans le département de Saône-et-Loire quelques kilomètres avant de confluer avec la Saône à Verdun.

ÉconomieModifier

HistoireModifier

L'origine du village serait probablement celtique. Lors de fouilles archéologiques, des objets mérovingiens, notamment des sarcophages, furent trouvés dans la partie basse du village. En 1073, Humbert, seigneur de Neublans et de Navilly, donne l'église de Pontoux et celle du Château de Navilly, aux moines de l'Abbaye Saint-Marcel-lès-Chalon[1] et vers 1120, c'est au tour d'Étienne de Neublans de donner la villa de Pontoux aux mêmes religieux.

1275 : Hugues d'Antigny, seigneur de la maison de Vienne, accorde une charte de franchise au village.

Dès le XIIIe siècle, on note la présence d'un château. Au XVe, suite à des héritages et partages successifs de la vicomté de Neublans, il semble qu'il y ait eu deux châteaux, détruits par la suite.

1421 : on rapporte le miracle de Sainte Colette, qui venant de Poligny pour se rendre à Seurre, aurait fait halte à Neublans. Les eaux du Doubs étaient hautes : avec son escorte elle traverse la rivière à pied, comme marchant sur les eaux. Dans l'église paroissiale, un vitrail commémore cet événement.

1535 : Philippe de Chabot, autrement connu comme l'Amiral de Brion, est propriétaire d'une partie des terres de Neublans. Il y reçoit le roi François Ier dans son château.

De 1610 à 1612, l'Assemblée des Commissaires chargés de trancher sur la délimitation entre Duché et Comté de Bourgogne siège à Neublans[2],[3].

SeigneursModifier

La famille seigneuriale de Neublans est possessionnée dans le nord de la plaine de Bresse, entre Saône (rive droite, Est) et bas Doubs, depuis le XIe siècle au moins voire la fin du Xe siècle. C'est une Maison localement puissante, qui ne cesse de grandir par ses alliances, mais aussi de se diviser ; la branche cadette d'Antigny connaîtra un destin illustre sous le nom de Maison de Vienne à partir du XIIIe siècle. En fait, les titulaires de la seigneurie, fractionnée, s'enchevêtrent : l'historien franc-comtois Alphonse Rousset a pu dire (1854) : « Il est extrêmement difficile, pour ne pas dire impossible, d’établir une série exacte des Seigneurs de Neublans, parce que cette terre se divisait entre plusieurs familles dont les titres ne déterminent pas les droits d’une manière précise. Notons en particulier : Les Seigneurs de Neublans de la Maison de Vienne, les Seigneurs de Neublans en la partie de Longwy et les Seigneurs de Neublans en la partie de Rye »[4]. Neublans avait rang de vicomté.

Les tentatives de construction d'une généalogie ne peuvent donc être que partielles et imprécises. Cependant, il apparaît que les familles de Neublans, de Neublans d'Antigny (alias de Vienne ou d'Antigny ou de Sainte-Croix ensuite), de Chaussin et de Longwy et de Rye, sont étroitement apparentées au début et sont issues d'une même souche et d'un même domaine, ce qui ne les empêche pas d'être rivales et même ennemies à l'occasion ; ainsi les de Vienne et les Longwy se font la guerre en 1275-1283, qui mènera à la mort de Simonin de Longwy en 1283, d'où le mariage de réconciliation entre Hugues V de Vienne et Gil(l)e/Gil(l)ette de Chaussin dame de Longwy en (majeure) partie en 1288 ; et l'érudit Alphonse Rousset rappelle que le pape Eugène IV accorde en 1436 une dispense de parenté pour le mariage entre Jeanne de Vienne, dame héritière de Neublans, Pagny et Binans, avec Jean III de Longwy sire de Gevry, pour mettre fin aux guerres et procès entre les deux familles.

Sous toute réserve, cf. les essais de reconstruction et d'interprétation[4],[5],[6],[7],[8],[9] 2 :

Gautier de Neublans, fl. dans la deuxième moitié du XIe siècle, est père d'Étienne Ier de Neublans, † vers 1147, qu'on pense mari de Béatrice de Navilly fille de Guichard, d'où les branches ♠ ♣ ♥ ♦ :

Branche aînée (branche de Neublans) ♠Modifier

- Le fils aîné d'Étienne Ier : Hugues Ier de Neublans, fl. vers la moitié du XIIe siècle, père de :

  • Étienne II, seigneur de Neublans (l'aîné ?), † 1174 ?,
    • Hugues II seigneur de Neublans, † après 1200
      • Étienne III seigneur de Neublans, † vers 1230
        • Hugues III seigneur de Neublans, † vers 1268, 1275 ?
          • Étienne IV seigneur de Neublans (vers 1235-1286)
            • Guillaume seigneur de Neublans, † vers 1300, x Marguerite de Bellevesvre
              • Comtesse, dame de Neublans, x 1° ♥ Jean Ier de Vienne seigneur de Pagny ci-dessous ; 2° Walter d'Hasenbourg/d'Asuel, † 1342, d'où postérité : ainsi se transmet la majeure partie de Neublans
          • Guillaume de Neublans serait un fils d'Hugues III (avec lequel il passe un accord en 1255) et la souche des seigneurs de Rye ? (thèse d'Alphonse Rousset, contradictoire avec la suivante), père de : Guyot/Guy de Rye seigneur en partie de Neublans, † après 1297, d'où postérité : voir plus bas ♣ (branche de Rye)
        • Luquette, fille d'Étienne III et sœur d'Hugues III, x Amaury IV de Joux, d'où succession,
        • une sœur d'Hugues III et Luquette serait l'épouse d'Hugues de Rye, par là aussi seigneur en partie de Neublans ? (cette thèse est contradictoire avec la précédente, et suppose une famille de Rye bien antérieure, imaginaire selon Rousset), d'où : Péronne, qui épouserait son cousin germain Guillaume de Rye - fils de Félix de Rye, le frère d'Hugues - d'où : Guillaume, père d'Oudard/Edouard/Eudes, père de Guyot/Guy de Rye seigneur en partie de Neublans, cf. ci-dessus, et plus bas ♣

Branche cadette (branche de Neublans d'Antigny dite de Vienne, seigneurs de Pagny)Modifier

Ainsi, la branche aînée ♠ a reçu la seigneurie principale de Neublans : Étienne II et ses descendants ci-dessus. La branche cadette ♥ de Vienne-Pagny a sans doute gardé des droits secondaires, comme la branche ♦ de Chaussin-Longwy qui vient juste après. De toute façon, les droits de la famille de Vienne sur Neublans deviennent éclatants par le mariage de Jean Ier de Vienne seigneur de Pagny ci-dessus avec Comtesse de Neublans.

Hugues cité plus haut donnant une charte en 1275 est-il Hugues III de Neublans ci-dessus, ou plutôt Hugues (IV) d'Antigny comte de Vienne ?

- Un frère cadet d'Hugues Ier : Gautier (II), sire de Navilly, x Mathilde de La Ferté ; parents de : Marguerite dame de Navilly, femme vers 1166/1170 d'Hugues le Roux (1122-1171), seigneur de Meursault, fils puîné du duc Hugues II de Bourgogne ; et Andrée, x Hugues de Palleau

Autre branche cadette (branche de Neublans-Chaussin-Longwy)Modifier

- Un autre frère cadet d'Hugues Ier : Simon Ier de Chaussin, † vers 1158, père de :

  • Mathé(e)/Mathey/Mathieu Ier, seigneur de Chaussin, † vers 1204, (est-ce le même que Mathée mari d'une Elisabeth, cités en 1153 comme bienfaiteurs de St-Bénigne de Dijon ?), père de :
    • Simon II de Chaussin, † vers 1238/1245, vassal en 1222 et 1233 du duc de Bourgogne Hugues IV pour Tavaux (les Chaussin sont tiraillés entre l'hommage au duc ou au comte de Bourgogne), deuxième mari de Flore d'Antigny ci-dessus (Simon II aurait aussi épousé Alix de Champlitte-Pontailler, demi-tante de son gendre Eudes de Champlitte ci-après en tant que fille de Guillaume Ier prince d'Achaïe et de sa troisième femme Eustachie de Courtenay fille de Pierre : d'où postérité ?), d'où :
      • Pérenelle/Perrette, † vers 1255, x Eudes II de Champlitte, né vers 1195 ?-† 1251, seigneur de Lamarche, fils de Guillaume de Champlitte prince d'Achaïe (vers 1160-vers 1209) et de sa première femme Alix/Adélaïde fille d'Anséric III-IV de Montréal, d'où :
      • Mathé(e)/Mathey/Mathieu Ier de Chaussin et de Longvy, † 1284 (sans doute fils de Simon II) ; il fait hommage en 1257 — puis son neveu Simonin en 1267 — au comte de Bourgogne (Hugues de Chalon ou son père le comte-régent Jean l'Antique). Il s'intitule sire de Longwy/Longvy (au nord de Neublans), partie de la ; x Gil(l)e de Rahon fille de Mathieu de Rahon, d'où :
        • Simon III de Chaussin ou Simonin, seigneur de Longwy, † 1283 dans la guerre contre les Vienne, cf. ci-dessus ; aussi donné comme le fils de Jean Ier qui suit, et qui serait alors son père et non son frère ? ; père de :
          • Gil(l)e (Gil(l)ette) de Chaussin, dame de Longwy en partie (la ville et le Bourg-Dessous), première femme en 1288 d'Hugues V de Vienne seigneur de Seurre et de Lons en partie, le demi-frère aîné de ♥ Jean Ier de Vienne de Pagny ci-dessus (cf. l'article Ste-Croix) ; Gile meurt peu de temps après, en laissant un fils, Guillaume Ier-II de Vienne seigneur de Seurre et de Longwy : père lui-même de Jacques Ier de Longwy et d'Hugues VI de Seurre — ce dernier étant père de Guillaume II-III-IV), d'où la suite des seigneurs de Longwy en majeure partie ; les personnages qui suivent restent seigneurs secondaires de Longvy,
        • Jean Ier de Longwy, sire de Rahon[10] et de Longwy en partie : le Bourg-Dessus (ou de tout le fief si Simon/Simonin III qui précède est son fils plutôt que son frère ?), père de :

Les branches ♠ ♥ et ♦ sont ainsi réunies. La réunion avec la branche de Rye se fera plus loin.

... Pour le moment, il vient les fils de Jean II-III de Longwy de Gevry, et de sa femme Jeanne de Vienne dame de Pagny et de Neublans :

Réunion de toutes les branches (de la Maison de Longwy-Neublans à celles de Chabot et de Lorraine-Elbeuf)Modifier

Mais après la mort du duc Charles II, les Lorraine d'Elbeuf, très endettés, doivent abandonner plusieurs de leurs biens à partir de 1659, dont Neublans : « Jean Bouhelier, conseiller au Parlement de Dijon achète la vicomté de Neublans et la revend le 13 octobre 1685, à Étienne Richard, seigneur de Blégny. Mais Jean-Claude-Joseph de Froissard, marquis de Broissia, seigneur de Montagna et de Noire(s), obtint de Louis XIV le retrait féodal de cette seigneurie et força Étienne Richard de Blégny, chanoine de Baume, et Pierre Richard, son frère, à la lui vendre, ce qui eut lieu le 3 juillet 1703. Ce seigneur réunit toute la seigneurie-vicomté de Neublans en rachetant une fraction de la part de Rye qui était encore aux mains de monsieur de Fussey seigneur de Chazelles (Chazelles ?), et il fit commencer le beau château qu’on voit aujourd’hui : il y mourut en 1750. Cette propriété appartient actuellement aux héritiers du comte Philippe-Bonaventure de Froissard-Broissia. Ce château a été bâti au commencement du XVIIIe siècle, sur l’emplacement de l’ancien. Construit en briques, il se compose d’un rez-de-chaussée, d’un entresol, de trois étages et de vastes bâtiments de dépendances. Ses faces extérieures sont décorées de 27 pilastres de l’ordre corinthien. La porte est précédée de deux lions en pierre s’appuyant sur les armoiries de la famille de Froissard-Broissia. Une très belle avenue, partant du château, se dirige à l’est, sur une longueur de 5 km. Le château de Neublans est sans contredit le plus monumental du Jura » (d'après le texte d'Alphonse Rousset, 1854[4],).

Catastrophe aérienne à Neublans (28 août 1939)Modifier

À la fin du mois d'août 1939, la menace hitlérienne se précise. Les unités de l'Armée de l'Air reçoivent l'ordre de rejoindre leur terrain opérationnel. Dans ce cadre, le 28 août vers 8 heures, le groupe de chasse III/3 équipé de Morane MS 406 quitte Dijon pour rejoindre Salon-de-Provence. Arrivée peu après au-dessus de la vallée du Doubs, la 6e escadrille se trouve en présence d'un épais brouillard. Le leader qui est en tête, décide de percer par le dessous : descendus à quelques mètres d'altitude, six avions percutent la colline située sur les communes de Neublans (Jura) et Authumes (Saône-et-Loire) .

Le bilan de la catastrophe est lourd : trois morts, trois blessés et six appareils hors de combat[11].

1943-1944 : Dans la France occupée, Neublans se trouve en zone dite « libre », la ligne de démarcation s'arrêtant au Doubs. Des Résistants du Groupe Bruckmaster provoquent plusieurs déraillements de trains sur la ligne de chemin de fer Dole-Chalon-sur-Saône[12].

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 2001 En cours René Plathey[13]    

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[15].

En 2016, la commune comptait 529 habitants[Note 1], en augmentation de 0,38 % par rapport à 2011 (Jura : -0,3 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
536559416599604679698656642
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
610598609590611635612630602
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
585563587555488437395370374
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
402407347383362389443510530
2016 - - - - - - - -
529--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Lieux et monumentsModifier

VoiesModifier

36 odonymes recensés à Neublans-Abergement
au 25 novembre 2013
Allée Avenue Bld Chemin Cours Impasse Montée Passage Place Quai Rd-point Route Rue Ruelle Autres Total
0 0 0 0 0 14 0 0 0 0 0 4 18 [N 1] 0 0 36
Notes « N »
Sources : rue-ville.info & annuaire-mairie.fr & OpenStreetMap

Édifices et sitesModifier

Cette commune présente un intérêt architectural par la présence d'un château du XVIIIe siècle de style néo-classique. Les toitures et certaines pièces d'écuries sont inscrites à l'inventaire des Monuments Historiques[18]. La Révolution ayant stoppé l'avancement de sa construction, l'aile droite n'a jamais été terminée. Il englobe par ailleurs les restes du précédent château. Dominant la plaine du Finage il se voit de très loin, comme le suggère l'expression locale « Le château de Neublans, quand on le voit on n'est pas dedans »[réf. souhaitée]. Aujourd'hui résidence privée, il ne se visite pas.

Au carrefour face à l'entrée du château, une croix de pierre, dite « patibulaire », marquerait l'ancien emplacement du gibet.

L'église paroissiale, commencée au XVe siècle, a été plusieurs fois remaniée au fil des siècles. Créée en 2010, l'association SENA (Sauvegardons l'Église de Neublans-Abergement) a pour objectif de réunir des fonds pour aider à la restauration de l'église et de demander son inscription à l'inventaire des Monuments Historiques. Sur le parvis, on remarque un beau calvaire récemment restauré.

Neublans est aussi riche d'un petit patrimoine rural : lavoir, fontaines, puits, croix, chambres à four, pigeonnier... parfois bien caché. Le matériau de construction dominant est la brique rouge. Au bas de Neublans une borne du XVIIe siècle rappelle l'ancienne frontière entre Comté et Bourgogne (voir 1610).

À l'Abergement se remarque une fontaine d'époque romane. Le nom même d'« Abergement Saint Jean » viendrait de propriétés ou d'un établissement autrefois installé par les Templiers de l'Ordre de Saint Jean de Jérusalem. Une partie de la forêt porte encore l'appellation de « Bois du Temple ».

Sur le territoire de la commune, se trouvent deux étangs: l'étang de Barbe, à l'Est, près du bois de Chaussemourot, et l'étang du Meix, au Sud, en direction de la plaine de Bresse.

Personnalités liées à la communeModifier

  • Jacques Curasson (1770 - 1841) avocat, journaliste et fondateur de la Gazette de Franche-Comté. (biographie de J. Curasson par A. Estignard)

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Cartulaire de l'Abbaye Saint-Marcel-lès-Chalon: Charte XXXIX, an 1073 Carta de Pontidoti
  2. sources : « Précis statistique de l'arrondissement de Dole » A. Marquiset (ed.1841)
  3. « Dictionnaire géographique des Communes du Jura »- A. Rousset (ed.1853-1857)
  4. a b et c « Neublans », sur Cegfc-Centre d'entraide généalogique de Franche-Comté, d'après le Dictionnaire géographique, historique et statistique des communes de la Franche-Comté, t IV, 1854, par Alphonse Rousset
  5. « Gauthier de Neublans », sur Geneanet ; arbre de Loïc Priou, généalogie Priou-Bigeon
  6. « Gautier et Etienne de Neublans », sur Généalogie Québec
  7. « Gauthier de Neublans », sur Geneanet ; arbre de Louis Brun
  8. « Rye, p. 508-515 », sur Dictionnaire géographique, historique et statistique des communes de la Franche-Comté, t. V, 1857, par Alphonse Rousset
  9. « Longwy-sur-le-Doubs », sur Cegfc-Centre d'entraide généalogique de Franche-Comté, d'après le Dictionnaire géographique, historique et statistique des communes de la Franche-Comté, t III, 1854, par Alphonse Rousset
  10. « Rahon », sur CEGFC, d'après le Dictionnaire géographique, historique et statistique des communes de la Franche-Comté, par Alphonse Rousset, t. V, 1854
  11. Service Historique de l'Armée de l'Air, Aéro Journal avril-mai 2000, archives municipales des communes concernées, Le Réveil du 27/10/45, Histavia21...
  12. « Un enfant de troupe dans la Résistance louhannaise » - R. FICHET (ed. L'Harmattan - 2001)
  13. Préfecture du Jura, Liste des maires élus en 2008, consultée le 2 mai 2010
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  18. « Château de Neublans », notice no PA00101971, base Mérimée, ministère français de la Culture consultée le 31 août 2011

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Lien externeModifier