Quéménéven

commune française du département du Finistère

Quéménéven
Quéménéven
Mairie de Quéménéven.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Intercommunalité Communauté d'agglomération Quimper Bretagne Occidentale
Maire
Mandat
Erwan Crouan
2020-2026
Code postal 29180
Code commune 29229
Démographie
Gentilé Quéménévénois(e)
Population
municipale
1 116 hab. (2018 en diminution de 1,59 % par rapport à 2013)
Densité 40 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 06′ 53″ nord, 4° 07′ 14″ ouest
Altitude Min. 52 m
Max. 280 m
Superficie 28,21 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Quimper
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Crozon
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Liens
Site web quemeneven.bzh

Quéménéven [kemenevɛ̃] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

IntercommunalitéModifier

Depuis le , Quéménéven fait partie de Quimper Bretagne Occidentale.

GéographieModifier

DescriptionModifier

Quéménéven fait historiquement partie du Pays Glazik, et plus localement du Porzay.

La commune est constituée de 3 parties distinctes :

  • le Bourg, chef-lieu de la commune ;
  • la Gare, hameau situé à 3 km du Bourg, constitué autour de la gare de Quéménéven créée lors du développement des chemins de fer dans les années 1860, après la construction de la ligne Quimper-Brest ;
  • Kergoat, hameau situé à l'ouest de la commune, entre Locronan et Cast, à 4 km à l'ouest du Bourg.

LocalisationModifier

Commune de Cornouaille, elle est située dans le triangle Quimper (15 km) - Douarnenez (18 km) - Châteaulin (12 km). Elle est entourée de collines et s'ouvre sur la baie de Douarnenez. Située en contrebas de la partie est de la montagne de Locronan, dite aussi Montagne du Prieuré, aux abords de la forêt du Duc (dont la majeure partie, une forêt moussue en raison de sa situation sur son versant nord, se trouve sur son territoire communal, même si sa partie occidentale appartient à Locronan et sa partie méridionale, elle exposée au sud car située de l'autre côté de la ligne de crête à Plogonnec, la dite ligne de crête culminant à 265 m au niveau de la limite communale entre Quéménéven et Plogonnec, mais à 286 m pour sa partie située en Locronan)[1], la commune compte une superficie de 2 821 hectares pour un peu plus de 1 100 habitants.

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De nombreuses rivières, dont le bassin hydrographique alimente le Steïr, prennent leur source dans la commune. Le Steïr, lui-même affluent de l'Odet à Quimper, traverse le territoire de Quéménéven en formant, dans son cours supérieur, une frontière naturelle avec la commune de Cast. Les prairies humides, parfois marécageuses, résultant de cette profusion de petites rivières, sont favorables aux pâturages. Si l'élevage bénéficie de ces prairies abondantes, l'agriculture n'est pas en reste avec la culture de céréales, pommes de terre, maïs et autres légumineuses.

Communes limitrophesModifier

Communes limitrophes de Quéménéven
Cast
Plonévez-Porzay   Landrévarzec
Locronan Plogonnec

ClimatModifier

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[3].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[4]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[2]

  • Moyenne annuelle de température : 11,3 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 0,8 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 1,3 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 11 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 1 136 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 15,9 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,5 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[6] complétée par des études régionales[7] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Edern », sur la commune d'Edern, mise en service en 1989[8] et qui se trouve à 11 km à vol d'oiseau[9],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 11,8 °C et la hauteur de précipitations de 1 327,9 mm pour la période 1981-2010[10]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Quimper », sur la commune de Pluguffan, mise en service en 1967 et à 16 km[11], la température moyenne annuelle évolue de 11,5 °C pour la période 1971-2000[12], à 11,8 °C pour 1981-2010[13], puis à 12 °C pour 1991-2020[14].

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Quéménéven est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[15],[16],[17].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Quimper, dont elle est une commune de la couronne[Note 5]. Cette aire, qui regroupe 58 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[18],[19].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (89,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (90,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (57,3 %), zones agricoles hétérogènes (28,4 %), forêts (7,7 %), prairies (4,1 %), zones urbanisées (2,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,2 %)[20].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[21].

ToponymieModifier

Le nom de la commune en breton est Kemeneven, souvent prononcé localement [ken've:n].

Le nom de la localité est attesté sous les formes Kemenetmaen en 1267[22], Quemenevan en 1574, Quemenevain en 1599[23].

Selon une première hypothèse, le nom "Quéménéven" viendrait du breton kemenet (« portion de territoire ») et du nom du seigneur Maen[23]. Le mot breton kemenet a le même sens que le mot latin commendatio, signifiant à l'origine « recommandation, faire-valoir ». Le terme désigne par extension la subdivision territoriale dont le commandement est confié à un vassal. C'est par exemple le cas pour la commune de Guémené-sur-Scorff (Morbihan), pour l'archidiaconé de Quéménet-Ily en Léon ou pour le Kemenet-Héboé, qui était au Moyen Âge une grande seigneurie de l'ouest du comté de Vannes[22].

Une autre hypothèse a toutefois été émise par le chanoine Henri Pérennès : selon lui Quéménéven voudrait dire "terre appartenant en fief à saint Maën ou saint Méen (ce saint aurait été par la suite confondu avec saint Ouen devenu le patron de la paroisse)[24]. Cette hypothèse est reprise par Hervé Abalain pour qui Quemenetmaen dans les anciens titres, signifie « terre appartenant en fief à saint Maen ou Méen[25].

HistoireModifier

OriginesModifier

La paroisse de Quéménéven serait née d'un démembrement de celle de Plonévez-Porzay, intervenu avant le XIIIe siècle.

Le territoire de Quéménéven est habité et cultivé depuis des millénaires, comme le prouve quelques vestiges archéologiques, telle cette tombe de l'âge du bronze découverte à Kérimenton en 1953, ou encore un menhir enfoui retrouvé sur les terres de Kerhuon en 1965 et datant du Néolithique. La toponymie garde parfois le souvenir de ces monuments mégalithiques. Ainsi le village de Leslia, qui signifie « la cour ou la résidence du dolmen (lia) ».

Époque moderneModifier

Le , à Briec et dans les environs, a lieu un épisode de la Révolte du papier timbré, connue aussi sous le nom de "Révolte des Bonnets Rouges" :

« (...) À Briec (...), le tocsin sonna. De plus de vingt villages des environs, 2 000 paysans, armés de fusils, de fourches, de « bâtons ferrés », c'est-à-dire probablement d'épieux et de piques, se rassemblèrent à l'issue de la messe dans le cimetière. Ils furent harangués par Allain Le Moign, dit le « grand Moign », « caporal » de la trève du Gorresquer [Gorrequer] en Briec, c'est-à-dire d'un hameau avec une chapelle dépendant de la paroisse de Briec, et par Germain Balbouez[26], « caporal » de la trève de Landudal (...). Qu'est-ce que ce titre de « caporal » ? Signifie-t-il chef élu, ou est-il l'équivalent de « coq de paroisse » (...), ou est-ce un grade dans les milices organisées (...) ? Menés par Le Moign, Balbouez et Laurent Le Quéau[27], meunier de Quéménéven (...), les paysans entraînant de force leurs prêtres, les recteurs de Briec et d'Edern, marchèrent sur le château de La Boissière[28], où ils croyaient trouver, chez Monsieur de Kéranstret[29], le marquis de la Coste et le sieur de la Garenne-Jouan, qu'on disait porteur de la gabelle. Leur but était de massacrer tous ces nobles. Pour ces paysans, tous les nobles étaient des gabeleurs. Ne trouvant pas ceux qu'ils cherchaient, ils défoncèrent les barriques de vin, s'emparèrent des armes et des munitions et mirent le feu au château[30]. »

Les trois meneurs de cette révolte cités dans ce texte furent exclus de l'amnistie accordée le par Louis XIV[31]. Laurent Le Quéau fut torturé par le feu à trois reprises puis « exécuté de mort » à Quimper le après avoir été jugé par le présidial de Quimper. Lors de son interrogatoire mené par l'avocat du roi Pierre du Disquay, il déclare :

« Le jour du dimanche de la Trinitté [Trinité], au mois de juin dernier, il estoit en sa maison lorsque le toxin [tocsin] fust sonné dans la paroesse de Quéménéven et Saint-Venec [Saint-Vennec] et Briziac [Briec] au poinct du jour (...) accompagné de Jean Louarné, texier, demeurant chez l'interrogé. Interrogé, répond qu'il portoit un fusil et ledit Louarné qui l'accompagnoit une fourche de fer (...), qu'estant à Saint-Venec, il s'y estoit amassé quantité de personnes, tous armés; avec lesquels il alla au bourg de Briziac (...), qu'ayant appris que le sieur de La Garaine-Jouan [La Garenne-Jouan] estoit porteur de la gabelle, lequel ils croioient estre au manoir de la Boixière [Boissière] chez Monsieur de Keranstret, ils résolurent tous ensemble de s'y en aller à dessin de les exterminer, où estant arrivez au nombre de quatre à cinq centz personnes, ils demandèrent le dict La Garaine. (...) Enragés de ne point le trouver, ils demandèrent du vin. (...). Répond qu'ensuite ils étaient tous esprins de vin, apprès quoy il vit le feu (...) dans la crèche (...), dict que le feu fut aussy mis en la grange dudit manoir de La Boixière, (...) dans l'entrée dudict manoir (...), que l'on cassoit et brisoit tout ce que l'on trouvoit dans leur voye. (...) Dict qu'ils se retirèrent ensuitte tous chacun chez soy (...)[32]. »

Allain Le Moign et plusieurs autres furent aussi arrêtés et le même texte fournit aussi la retranscription de leurs interrogatoires. On ignore s'ils furent exécutés.

En 1759, une ordonnance de Louis XV ordonne à la paroisse de Quemeneven [Quéménéven] de fournir 23 hommes et de payer 150 livres pour « la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne »[33].

Le XIXe siècleModifier

Le le journal La Presse écrit que la dysenterie s'est déclarée, il y a environ quinze jours, dans les communes de Quéménéven, Cast, Dinéault et Ploéven. « Il y a eu malheureusement déjà une quarantaine de décès; et soixante-dix ou quatre-vingts personnes sont encore malades »[34].

En 1891, le peintre Jules Breton immortalise le Pardon de Kergoat et sa magnifique chapelle (Musée des beaux-arts de Quimper).

Le manoir de Tréfry, situé sur la commune, est flanqué d’une tourelle provenant de l’ancien château du XVe siècle. Il fut construit par l’architecte quimpérois Joseph Bigot pour Césaire de Poulpiquet. Il s’élève dans un grand parc planté d’arbres d’essences diverses.

Les vieilles maisons rurales datant du XIXe siècle : Bohars, Kerguéban, Kergrignouz. Longues bâtisses en pierre avec grange attenante, elles s’ouvrent en façade par quatre fenêtres à l’étage et trois au rez-de-chaussée ; le puits est toujours dans la cour. Le manoir de Pont-Guen est une grande bâtisse carrée de la fin du XIXe siècle.

 
Boucles de ceinture en cuivre ciselé portés traditionnellement par les hommes

Anatole Le Braz dépeint ainsi le costume traditionnel des hommes de Plogonnec et Quéménéven :

« [La ceinture] est en train de disparaître (...) avec les larges braies en toile de chanvre plissée qu'elle avait pour fonction de retenir à la taille. Ces braies, d'un caractère étrangement archaïque, qu'enserraient sur le mollet des guêtres de bure, évasées par en bas et cousues aux boutonnières on pouvait, il y a quelques années encore, les voir porter à des vieillards de Plogonnec ou de Quéménéven, que cet accoutrement singulier, joint à leurs grandes faces osseuses et à leurs longs cheveux pendants, eût fait prendre pour des survivants attardés de la Gallia braccata[35]. Mais, plus que leurs grègues barbares, ce qui achevait de leur donner un air d'Osismes, échappés du temps de Vercingétorix, c'était l'antique ceinture, d'une ampleur de baudrier, qui leur barrait le ventre de son épaisse bande de cuir brut, découpée, eût-on dit, dans une peau d'aurochs, et terminée aux deux bouts par des plaques de cuivre ciselé dont l'une, en forme de cœur, s'emboîtait dans l'autre, en forme de boucle. On la concevait très bien garnie de tout un appareil de guerre des âges préhistoriques, glaive écourté, coutelas emmanché dans de la corne de cerf, hachette à double tranchant. Les artisans à qui on la commandait étaient de simples bourreliers de village. J'ai connu à Kerlaz, au pied de la montagne de Locronan, un des curieux représentants de cette corporation désuète : il se faisait un point d'honneur d'avoir confectionné dans sa vie autant de buffleteries[36] pour homme que de colliers pour chevaux. (...)[37] »

Un rapport du Conseil général du Finistère indique en que Quéménéven fait partie des 27 communes de plus de 500 habitants du Finistère qui n'ont encore aucune école de filles[38].

Le XXe siècleModifier

La Belle ÉpoqueModifier

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La Première Guerre mondialeModifier

Le monument aux morts de Quéménéven porte les noms de 83 soldats et marins morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux un au moins (Jean Louis Cariou) est un marin disparu en mer, un (Yves Jain) a été tué en Italie, un (Joseph L'Helgoualc'h) a été tué en Macédoine dans le cadre de l'Expédition de Salonique ; la plupart des autres ont été tués sur le sol français[39].

L'Entre-deux-guerresModifier

52 réfugiés républicains espagnols furent hébergés à Quéménéven à partir de 1939[40].

La Seconde Guerre mondialeModifier

Le manoir de Tréfry a joué un rôle important pendant la Seconde Guerre mondiale en étant un point de relais d'une filière d’évasion d’aviateurs alliés. Les propriétaires Geneviève et Césaire de Poulpiquet faisaient partie du réseau Pat Line[41]. Ils ont été aidés dans leur tâche par la famille Hascoët/Hénaff de Quéméneven (trois décès en déportation).

Daniel Trellu, né le à Quéménéven, décédé le à Brest, instituteur, dit « lieutenant-colonel Chevallier » dans la Résistance, participa en 1943 à la naissance du maquis de Saint-Nicolas-du-Pélem, puis devint responsable du Front National de Lutte pour la Libération et l'Indépendance de la France dans le Finistère et de l'Organisation spéciale. Après la Seconde Guerre mondiale, Daniel Trellu fut professeur de français dans un lycée de Quimper. Il quitta le Parti communiste français en 1984[42].

L'église Saint-Ouen au BourgModifier

L'église est reconstruite en 1860-1861, à l'exception du clocher à flèche, qui date de 1786, et du porche du XVIIe siècle. Elle comprend une nef à trois travées avec bas-côtés, un transept et un chœur à chevet plat. Elle est éclairée par un très beau vitrail du XVIe siècle relatant la Passion du Christ. Dans l'enclos paroissial se dresse un haut calvaire en kersanton.

Un pardon y est célébré tous les ans le deuxième dimanche de septembre.

La chapelle Notre-Dame de KergoatModifier

La Chapelle Notre-Dame de Kergoat est une chapelle du XVIe siècle située dans le hameau de Kergoat. La chapelle et le calvaire sont inscrits monument historique en 1926 et 1935.

NaissancesModifier

DécèsModifier

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs[43]
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1969 Jean Crouan FR
puis PRL puis CNI
Notaire
Député (1936-1942, 1945-1946, 1955, 1956-1962)
1971 1977 Alain Jaouen    
1977 1995 Louis Pennec    
1995 2008 Bernard Crouan   Fils de Jean Crouan
mars 2008 26 mai 2020 Alain Le Quellec PS Agriculteur
26 mai 2020 en cours Erwan Crouan[50] MoDem Enseignant. Fils de Bernard Crouan[51]


JumelagesModifier

Lieux et monumentsModifier

  • L'enclos paroissial, partiellement inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques, avec sa porte triomphale, son calvaire et l'église Saint-Ouen.
  • La chapelle Notre-Dame-de-Kergoat : entretenue par une association dévouée (l'association Evit Buez ar Chapel Kergoat).
  • Fontaine de Kergoat : éloignée de la chapelle, la fontaine se trouve à l'orée du Bois-du-Duc. La date gravée de 1781 correspond à une restauration. Sainte Anne, représentée dans la niche, est semblable à la statue de la chapelle Notre-Dame à Châteaulin[52].
  • Croix, route de Plonévez-Porzay.
  • Croix, à Landiviou.
  • Croix, à Trobalo.
  • Croix, près de Pennanrun dans le quartier de Trehoguiliguet.
  • Croix, à Kroaz Menez an Erven.
  • Croix, à Kroaz Nevez.
  • Croix, entre Pont-Guen et Kerligonan.
  • Croix, à la sortie de Kergoat vers Cast.
  • Croix, sur la route de Locronan à l'embranchement vers Kernevez.
  • Le manoir de Tréfry, construit par l'architecte Joseph Bigot à la fin du XIXe siècle pour Césaire de Poulpiquet de Brescanvel[53].

Vie culturelleModifier

Quéménéven est le siège de la compagnie Tro Héol, théâtre d'objets et de marionnettes, de portée nationale. Elle est conventionnée par la DRAC, la région Bretagne, le département du Finistère et la commune de Quéménéven.

SportsModifier

Clubs sportifsModifier

  • En football, l'US Quéménéven évolue en Promotion d'Honneur pour la saison 2013-2014 pour la première fois de son histoire.
  • En tennis de table, l'US Quéménéven.

Langue bretonneModifier

La charte Ya d'ar brezhoneg de niveau 1 a été votée par le conseil municipal de Quéménéven le .

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[54]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[55].

En 2018, la commune comptait 1 116 habitants[Note 6], en diminution de 1,59 % par rapport à 2013 (Finistère : +0,86 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 3001 2191 1591 2561 3011 3201 2661 3161 298
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2841 3561 4531 5011 5901 5611 6791 6701 709
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 7671 8361 8751 7001 7101 5641 4821 5121 523
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 4071 3231 2081 1551 1511 1321 1521 1371 130
2018 - - - - - - - -
1 116--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[56] puis Insee à partir de 2006[57].)
Histogramme de l'évolution démographique

Liens externesModifier

Voir aussiModifier

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NotesModifier

  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[5].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

RéférencesModifier

  1. Montagne de Locronan
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  4. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  5. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  6. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  7. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Bretagne », sur www.chambres-agriculture-bretagne.fr, (consulté le )
  8. « Station Météo-France Edern - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  9. « Orthodromie entre Quéménéven et Edern », sur fr.distance.to (consulté le ).
  10. « Station Météo-France Edern - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  11. « Orthodromie entre Quéménéven et Pluguffan », sur fr.distance.to (consulté le ).
  12. « Station météorologique de Quimper - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Quimper - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Station météorologique de Quimper - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  15. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  16. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  17. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  18. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  19. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  20. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  21. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  22. a et b Jean-Yves Le Moing, Noms de lieux de Bretagne : plus de 1200 noms expliqués, Paris, Christine Bonneton Éditeur, , 231 p. (ISBN 2-86253-283-5), p. 173.
  23. a et b infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Quemeneven » (consulté le ).
  24. Chanoine Henri Pérennès, "Notre-Dame de Kergoat", 1928, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k33470529/f11.image.r=Porzay?rk=6180288;0
  25. Hervé Abalain, Noms de lieux bretons, Paris, Editions Jean-Paul Gisserot, coll. « Universels Gisserot » (no 22), , Universels Gisserot, p. (ISBN 978-2-87747-482-5, OCLC 2877474828, lire en ligne), p. 100.
  26. Germain Balbous (Balbouez), né le à Landudal
  27. Laurent Le Quéau, né au moulin de Kerolven (voir http://fr.topic-topos.com/mecanismes-de-moulin-landudal) en Landudal, vivant en 1675 au moulin de Coatsquiriou en Quéménéven
  28. Ce château était situé dans la paroisse d'Edern ; l'actuel château de la Boissière a été construit au XIXe siècle.
  29. La famille Penandreff était seigneur de Kéranstret et de la Bouexière (Boissière) en Edern
  30. Roland Mousnier, Révolte du papier timbré en Bretagne (1675), "Congrès national des sociétés savantes", Strasbourg, 1970, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62459592/f350.image.r=Landudal.langFR
  31. « Page de liste de Wikimedia », sur Wikisource.org, Wikimedia Foundation, Inc., (consulté le ).
  32. Docteur A. Corre, Documents pour servir à l'histoire de la torture judiciaire en Bretagne, "Bulletin de la Société archéologique du Finistère", tome XXIII, 1896, consultable https://archive.org/stream/bulletindelasoc02finigoog/bulletindelasoc02finigoog_djvu.txt
  33. "Ordonnance... portant imposition pour la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne", 1759, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97412315/f7.image.r=Plovan?rk=21459;2
  34. Journal La Presse, n° du 15 novembre 1856, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k477495n/f2.image.r=Plo%C3%A9ven?rk=21459;2
  35. Nom donné par les Romains aux Gaulois, à cause des braies (braccae en latin), espèce de pantalon large qu'ils portaient alors.
  36. Objets en cuir
  37. Anatole Le Braz, L'art populaire breton, "Les Modes : revue mensuelle illustrée des Arts décoratifs appliqués à la femme", 1920, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5726391z/f12.image.r=Kerlaz
  38. "Rapports et délibérations / Conseil général du Finistère", août 1880, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5668228b/f436.image.r=Pleuven?rk=107296;4
  39. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=47327
  40. « UTL. Marcel Burel et les Républicains espagnols », sur Letelegramme.fr, Le Télégramme, (consulté le ).
  41. https://www.ouest-france.fr/bretagne/chateaulin-29150/manoirs-en-bretagne-trefry-haut-lieu-de-la-resistance-3425868
  42. Jean-Jacques Monnier, Résistance et conscience bretonne, 1940-1945 : l'hermine contre la croix gammée, Fouesnant, Yoran embanner, , 398 p. (ISBN 978-2-916579-09-2) et http://www.letelegramme.fr/ar/viewarticle1024.php?aaaammjj=19980425&article=19980425-3629194&type=ar
  43. http://www.archives-finistere.fr/sites/default/files/maires_quemeneven.pdf
  44. Jean Louboutin, né le à Plogonnec, décédé le à Quéménéven
  45. Alain Marie Lozach, né le à Quéménéven, marié le à Châteaulin avec Marie du Boishardy, décédé le à Quéménénven
  46. Jean Rividic, né le au bourg de Quéménéven, décédé le à Kerguégan en Quéménéven
  47. Alfred Hervieu, né le à Plogastel-Saint-Germain, marié le à Quimperlé avec Camille Peyron
  48. Émile Crouan, né le à Telgruc-sur-Mer, marié le à Lanvéoc avec Anne-Marie Jamault et remarié le à Lesneven avec Louise Kervenno, décédé en 1941
  49. « Journal officiel de la République française. Lois et décrets », sur Gallica, (consulté le ).
  50. « Quéménéven. Erwan Crouan succède à Alain Le Quellec », Ouest-France,‎ (lire en ligne).
  51. Karen Jégo, « Erwan Crouan  : quatrième génération de maire à Quéménéven », sur letelegramme.fr, Le Télégramme, (consulté le ).
  52. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées tfloc
  53. Césaire de Poulpiquet de Brescanvel, né en 1869 à Saint-Cyr-l'École, décédé le à Quéménéven
  54. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  55. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  56. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  57. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.