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Abbaye Sainte-Croix de Quimperlé

abbaye située dans le Finistère, en France
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Sainte-Croix.
Abbaye Sainte-Croix
1272 Quimperlé.jpg
Présentation
Destination initiale
Abbaye
(culte catholique)
Destination actuelle
Église paroissiale (culte catholique)
Tribunal et gendarmerie
Style
Construction
1029
Propriétaire
Commune
Département
Statut patrimonial
Logo monument historique Classé MH (1840) église
 Inscrit MH (1926) cloitre
Localisation
Pays
Région
Département
Commune
Coordonnées
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L'abbaye Sainte-Croix est une ancienne abbaye située dans la ville de Quimperlé dans le département du Finistère. Fondée en 1029 par Saint Gunthiern grâce à une donation du comte de Cornouaille Alain Canhiart, elle est une des abbayes puissantes de Bretagne, comprenant de nombreuses dépendances. Sa nef de plan centré inspirée du Saint-Sépulcre de Jérusalem est un exemple quasi-unique en Bretagne[1].

L'abbaye est fermée lors de la Révolution. L'église est conservée pour le culte mais les bâtiments abbatiaux sont convertis en bâtiments publics (tribunal et caserne de gendarmerie). L'église est classée monument historique en 1840 et le cloître inscrit en 1926[2]. Le clocher s'effondre en 1862, entraînant la destruction de la plus grande partie de l'église. Celle-ci sera largement reconstruite à la fin du XIXe siècle, sous la direction de l'architecte diocésain Joseph Bigot.

Sommaire

HistoireModifier

 
Vue d'ensemble de Quimperlé et de l'église abbatiale Sainte-Croix avant son effondrement en 1862
 
L'église abbatiale Sainte-Croix

L'abbaye a été à l'origine de la création de la ville de Quimperlé grâce à la protection que les murailles entourant l'abbaye, à l'île artificiellement créée dans la presqu'île de confluence par la création de douves rejoignant l'Ellé et l'Isole, par l'attraction du minihy ("sauveté monacale") de Cloz Gurtheirn et la protection papale. Mais l'abbaye fut le véritable seigneur féodal de la ville dont l'abbé était à la fois l'administrateur, le juge et le voyer, assurant la perception des impôts.

L'abbaye de Sainte-Croix[3] fut fondée en l'an 1029 à l'emplacement d'un lieu nommé villa Anaurot donnant naissance à la ville de Quimperlé, dans le Finistère. Anaurot était réputée être une ancienne abbaye fondée par saint Gurloës. La date traditionnelle de la fondation est controversée: si 1029 est la date indiquée par le cartulaire de Quimperlé rédigé en 1120, les précisions incluses dans ce texte, les personnages indiqués, laissent penser à beaucoup d'historiens une date vers 1050[4] Sainte-Croix suivait la règle de saint Benoît comme toutes les abbayes bénédictines[5].

 
La crypte du XIe siècle et les gisants
 
Le gisant de saint Gurloes dans la crypte de l'église abbatiale

La tradition rapporte que la fondation du monastère fait suite à la guérison miraculeuse du comte de Cornouaille Alain Canhiart, alors qu'il était atteint de langueur. Une nuit dans un songe, il vit descendre au-dessus de son lit une croix brillante comme de l'or et se réveilla soudain soulagé de ses souffrances. Judith son épouse et Orscand son frère à qui fut rapporté ce songe miraculeux le pressèrent alors de bâtir une église et un monastère consacré à la Sainte-Croix. Le saint Gurloës fut béni premier abbé de l'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé par l'évêque de Nantes.

Saint Gurloes, qui était prieur de Redon, fut le premier abbé à la tête de l'abbaye jusqu'à sa mort en 1057. Sûrs de l'appui du pape Grégoire VII, les moines tentèrent d'obtenir la canonisation de leur premier abbé et élevèrent son tombeau dans la crypte avant même que la décision ne fut prise; or le pape suivant Urbain II refusa la canonisation car nul ne doit être inscrit au canon des saints « s'il n'y a des témoins pour attester avoir vu de leurs yeux ses miracles et si cela n'est confirmé par le commun consentement d'un synode plénier ». La ferveur populaire en fit toutefois un saint appelé en breton sant Ourlou et il devint par homophonie avec le mot breton urlou (« goutte »), le saint guérisseur de la goutte, en breton droug sant Ourlou (mal de saint Ourlou). Son culte est resté limité à quatre chapelles situées à Clohars-Carnoët, Le Faouët, Languidic et Lanvénégen.

La dynastie comtale des comtes de Cornouaille, devenus comtes de Nantes en 1054 et ayant reçu par mariage le duché de Bretagne en 1066, accrut la richesse de l'abbaye par de nombreuses donations de Nantes à Locronan, par des privilèges variés (droits seigneuriaux sur la ville de Quimperlé, droit de juridiction épiscopale sur toutes les possessions de l'abbaye) et en fit sa nécropole. Benoît (cadet de la famille comtale), moine de l'abbaye de Landévennec en devint alors l'abbé, charge qu'il cumulera bientôt avec celle d'évêque de Nantes, succédant ainsi à son frère Guérech II jusqu'en 1114. Il semble à l'origine de la construction de l'abbatiale. Au milieu du XIIe siècle, l'abbaye Sainte-Croix est en importance la troisième ou la quatrième de Bretagne sur les plans temporel et spirituel après Notre-Dame en Saint-Melaine de Rennes, l'Abbaye Saint-Sauveur de Redon de Redon et peut-être Saint-Gildas-de-Rhuys.

Dans les années 1124-1128, le moine Gourheden établit le cartulaire de Quimperlé, alors qu'un conflit opposait l'abbaye à celle de Redon à propos de la possession de l'île de Belle-Île. C'est par ce cartulaire qu'est connue la fondation de l'abbaye Sainte-Croix qui est un recueil de chartes de propriétés au monastère; le cartulaire raconte aussi la vie de Sainte Ninnoc. Emporté pendant la Révolution française par le cellerier de Sainte-Croix, Pierre Daveau, il fut donné à un médecin quimperlois, puis par la suite vendu à un bouquiniste parisien et revendu à un lord, ce qui explique qu'il est actuellement conservé à la British Library à Londres.

 
La plateforme surélevée de la croisée.

En 1665, l'abbaye est réformée par les Mauristes. Le cloître et les bâtiments conventuels sont reconstruit à l'initative de l'abbé Guillaume Charrier entre 1668 et 1712.

En 1679, on édifie une haute tour-clocher au dessus de la croisée centrale, visible sur les photos anciennes. La construction, trop lourde, fragilise l'édifice. Les quatre piliers romans qui la supportent montrent des signes de faiblesse et sont renforcés en 1728.

L'abbatiale devient église paroissiale en 1802. Elle est classée dès 1840, sur la première liste[6] des Monuments historiques[7]. En 1848, Jean-Baptiste Lassus, inspecteur des bâtiments civils, recommande la suppression de la tour afin de sauvegarder l'édifice mais se voit opposer un refus par la municipalité qui en est propriétaire et par le clergé. A défaut, une consolidation des supports est entreprise en 1862, mais la tour s'effondre lors du décintrement des doubleaux, tuant deux personnes et entrainant la destruction d'une majeure partie de l'abbatiale[8]. Seuls le chœur des moines et la crypte subsistent intacts[9].

L'église abbatiale est reconstruite par Joseph Bigot entre 1864 et 1868. S'il respecte le plan d'origine et les lignes générales de l'élévation, l'architecte prend de grandes libertés malgré l'existence de relevés et de photographies, notamment dans les archives des Monuments historiques[10],[11],[12], en faisant "une restitution archéologique approximative" selon Mussat. Il surélève notamment le sol de la croisée pour donner directement accès à la crypte, masquant ainsi le chœur des moines depuis l'entrée. Une lithographie de Gaucherel de 1846 montre les dispositions d'origine[13] et permet de mesurer à quel point l'articulation longitudinale des espaces s'en trouve modifiée.

Un clocher-peigne est élevé 1880 au dessus du pignon de la façade ouest.

Un clocher isolé, dessiné par chanoine Jean-Marie Abgrall, est édifié à l'est du chevet en 1903.

 
La "mise au tombeau" du XVIe siècle


 
Le campanile du XIXe siècle et le chevet roman

PossessionsModifier

  • Seigneuries :
    • Belle-Île (disputé)
    • Callac, cédé par les Gondi contre Belle-Île en 1572
    • Houzillé (près de Vitré), cédé par les Gondi contre Belle-Île en 1584

ArchitectureModifier

L'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé[14] : fondée au XIe siècle par le comte de Cornouaille Alain Canhiart, elle a la forme d'une croix grecque, constituée d'une rotonde centrale de 26 mètres de diamètre, de trois absides arrondies et d'une nef de forme carrée[15]. Sa rotonde par ses dimensions est la plus grande rotonde de France.[réf. nécessaire] La coupole centrale s'élève 19 m au-dessus du sol et est soutenu par 4 énormes piliers. Le bas-côté annulaire est couvert d'une voûte en berceau. Sainte-Croix est le premier édifice roman breton entièrement voûté. C'est, avec l'église de Lanleff dans les Côtes-d'Armor, la seule église de Bretagne à avoir un plan circulaire, calqué sur l'église du Saint-Sépulcre à Jérusalem. Mais contrairement à ceux-ci, l'édifice d'origine ne présentait pas une organisation centrée, mais une progression longitudinale des espaces d'est en ouest[16] : parti-pris architectural singulier. Le sol s'élevait par palier sur les 50 mètres de l'axe principal, conduisant le regard au travers des grands arcs de la croisée jusqu'aux fenêtres du chœur qui fermaient la perspective. Son plan exceptionnel n'a pas d'antécédent connu et ne fera pas école. La recréation opérée par Joseph Bigot à partir de 1864 fait de la rotonde actuelle un édifice en grande partie néo-roman qui ne peut que laisser imaginer la puissante organisation initiale des espaces. Néanmoins, comme à l'origine, l’animation murale est remarquable, et notamment celle des piliers de la croisée, : les énormes piles porteuses sont entièrement couverte d’un faisceau de colonnes et colonnettes engagées (jusque 7 sur la face externe) qui en allège le caractère massif et crée un élan vertical.

Le chœur des moines, épargné lors de l'effondrement, est un chef-d'œuvre de l'art roman (rare en Bretagne). Il est voûté en cul-de-four et long de 13 mètre. A l'extérieur, l'animation murale complexe rappelle les édifices romans saintongeais. Les fenêtres, haut placées, sont soulignées à leur base par un bandeau horizontal qui court sur tout le pourtour de l'abside. Elles s'inscrivent dans une arcature moulurée reposant sur des colonnes engagées qui font office de contreforts. Elles alternent avec des arcatures aveugles séparée en deux par une colonne engagée qui s'élargit par une transition tronconique sous le bandeau. De chaque côté de la colonne, un corbeau sculpté supporte deux arcs de décharge étroits. La partie haute des arcatures aveugles présente une alternance dans son animation murale : moulure simulant de faux claveaux qui souligne les quatre petits arcs de décharge ou frise de motifs circulaires superposés coupée en deux au niveau de la colonne centrale. Les chapiteaux sont ornés d'entrelacs, de motifs végétaux et zoomorphiques.

La crypte du XIe siècle, située sous le chœur des moines, est très bien conservée et contient deux gisants, dont celui de saint Gurthiern, le fondateur de la première abbaye. Elle est formé d'un rectangle à trois nef s'achevant en abside[17]. Les voûtes d'arêtes reposent sur six colonnes avec bases et chapiteaux sculptés et douze colonnettes engagées sur le pourtour. Les deux colonnes de l'abside sont un faisceau de quatre colonnettes reliées par une colonne centrale qui s'arrête avant le chapiteau, ménageant un vide. Elle est éclairée par sept petites fenêtres qui prennent jour à l'extérieur au raz de la chaussée.

OrnementationModifier

L'abbatiale présente une belle série de chapiteaux sculptés romans, notamment dans le chœur et la crypte. Les chapiteaux de la crypte et de l’intérieur du chœur, les plus anciens, sont une déclinaison de motifs végétaux très stylisés d'inspiration corinthienne, comme dans le chœur de l'abbatiale de Saint Gildas de Rhuys ou à Saint Sauveur de Redon. Dans la partie reconstruite, l’architecte a ponctuellement réemployé des chapiteaux anciens, notamment à la croisée du transept, au milieu des recréations néo-romanes (reconnaissables à leur facture plus nette). Tout comme à l’extérieur de l’abside, ils mêlent des décors végétaux avec des représentations d’animaux réels et fantastiques[18] (d’autres chapiteaux romans provenant de l’abbatiale sont conservés au Musée départemental breton de Quimper).

Situé au fond de la chapelle occidentale, le beau retable en calcaire du XVIe siècle a pour thème l'Eglise enseignante. Au centre, le Christ en majesté est entouré de quatre anges en adoration. Autour s'organisent huit personnages bibliques, les quatre évangélistes, les douze apôtres et les sept vertus théologales et cardinales, au milieu d'un décor architectural extrêmement travaillé. Il a été récemment restauré.La mise au tombeau, en calcaire de Saintonge, sculptée aux environs de 1500 est remarquable même si elle a totalement perdu ses peintures d'origine car elle fut malencontreusement entreposée de manière précaire dans le jardin de l'abbaye pendant plusieurs décennies. C'est un groupe de dix personnages de 2 mètres de haut environ. Elle est considérée comme la plus ancienne "Mise au tombeau" de Bretagne. Elle provient de l'ancien couvent des dominicains de Quimperlé. Elle est présentée dans la salle voûtée sous la plateforme de la croisée du transept.

Une belle chaire du XVIIe siècle est également visible[19].

Notes et référencesModifier

  1. l'église de Lanleff, dite Temple de Lanleff, en est également un des rares exemples
  2. « Église paroissiale Sainte-Croix », notice no IA29000480, base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. Jean-Jacques Gouriou, Alain Pennec, Fañch Postic, Yves Bellancourt, L'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé : Mille ans d'histoire et d'architecture, Association des Amis de l'Abbaye de Sainte-Croix, 2001 (ISBN 978-2-9517259-0-4)
  4. Hubert Guillotel Actes des ducs de Bretagne (944-1148), Presses Universitaires de Rennes, Rennes 2014 (ISBN 978 2753534988); Appendice I - « Les faux actes bretons de Redon et de Sainte-Croix de Quimperlé » p. 135-138
  5. Panneaux d'information dans la sacristie de l'église abbatiale Sainte-Croix
  6. « Liste des monuments historiques protégés en 1840 », dans Wikipédia, (lire en ligne)
  7. Modèle {{Lien web}} : paramètre « titre » manquant. http://www2.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_98=REF&VALUE_98=PA00090381, sur www2.culture.gouv.fr (consulté le 22 mars 2019)
  8. « Quimperlé, église Sainte-Croix après l'effondrement de son clocher -1862 »
  9. « Elévation nord de l'abside du chœur après le sinistre de 1862 (A.E. Quimper, Fonds Bigot) »
  10. « Coupe transversale par E. Lambert, vers 1850 (Archives des Monuments historiques) »
  11. « Plan au sol et coupe longitudinale par Brunet-Dehaines, 1846 (Archives Monuments historiques) »
  12. « Eglise et aile sud, coupe par Joseph Bigot, 1835-1836 (A.D. Finistère, Atlas des bâtiments départementaux) »
  13. « Intérieur, vue vers l'est. Gravure de Gaucherel, 1846 (Dans : La Bretagne contemporaine) »
  14. http://www.infobretagne.com/quimperle.htm
  15. « Plan au sol, relevé de 1836. Extrait des Atlas départementaux (A. D. Finistère) »
  16. Marc Déceneux, la Bretagne romane, Editions Ouest France, , p 62 à 66
  17. Xavier Barral i Altet, Art roman en Bretagne, Gisserot, , p 10-11
  18. Anne Autissier, La sculpture romane en Bretagne, XIe-XIIe siècles, Presses universitaires de Rennes, , p 316 à 322
  19. http://www.quimperle.com/index.php/bienvenue-a-quimperle-menu-gauche-50/le-patrimoine-menu-gauche-73.html?layout=category

Voir aussiModifier

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Sources et bibliographieModifier

  • Cartulaire de Quimperlé
  • Jean-Jacques Gouriou, Alain Pennec, Fañch Postic, Yves Bellancourt, L'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé : Mille ans d'histoire et d'architecture, Association des Amis de l'Abbaye de Sainte-Croix, 2001 (ISBN 978-2-9517259-0-4).
  • Laurent Le Pichon, L'abbaye de Sainte-Croix de Quimperlé au XVIIIe siècle : propriétés, revenus et vie économique (1717-1790), 1998
  • L'Abbaye Sainte-Croix de Quimperlé. Des origines à la Révolution, acte du colloque de Quimperlé, 2-3 octobre 1998, CRBC/Association des Amis de l'Abbaye de Sainte-Croix, 1999 (ISBN 978-2-901737-41-4)
  • Joëlle Quaghebeur Possessio et villa à Sainte-Croix de Quimperlé au XIe siècle, Centre de Recherche Bretonne et Celtique, Association des Amis de l'Abbaye de Sainte-Croix, 1999, (ISBN 978-2-901737-41-4).
  • Marc Simon, Le temporel de l'abbaye de Sainte-Croix : possessions et prieurés, Centre de Recherche Bretonne et Celtique, Association des Amis de l'Abbaye de Sainte-Croix, 1999, (ISBN 2901737412).
  • Dominique Le Page, L'abbaye sous la commende (1553-1665), Centre de Recherche Bretonne et Celtique, Association des Amis de l'Abbaye de Sainte-Croix, 1999, (ISBN 978-2-901737-41-4)
  • Philippe Jarnoux, Sainte-Croix de Quimperlé, de la réforme mauriste à la Révolution, 1665-1790
  • Catherine Hervé-Commereuc, Présentation architecturale de l'abbaye de Quimperlé, Centre de Recherche Bretonne et Celtique, Association des Amis de l'Abbaye de Sainte-Croix, 1999, (ISBN 2901737412).
  • Frédéric Herembert, La papauté et l'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé (XIe – XVe siècles), 1998
  • Anne Autissier, La Sculpture romane en Bretagne, XIe – XIIe siècle, Presses universitaires de Rennes, 2006, (collection art et société) (ISBN 978-2-7535-0066-2)
  • André Mussat, Arts et cultures de Bretagne, un millénaire, Paris : Berger-Levrault, 1979 (ISBN 9782737319327)
  • Marc Déceneux, La Bretagne romane, éditions Ouest-France (ISBN 9782737322624)
  • Inventaire du Patrimoine Culturel en Bretagne. http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/34357727-64df-4e7a-a0cc-adc8a94c2033?000194424#historique

Articles connexesModifier