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Saint-Ségal

commune française du département du Finistère

Saint-Ségal
Saint-Ségal
Vue du village de Saint-Ségal.
Blason de Saint-Ségal
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Châteaulin
Canton Pont-de-Buis-lès-Quimerc'h
Intercommunalité Communauté de communes de Pleyben-Châteaulin-Porzay
Maire
Mandat
André Le Gall
2014-2020
Code postal 29590
Code commune 29263
Démographie
Gentilé Saint-Ségalais
Population
municipale
1 070 hab. (2016 en augmentation de 6,05 % par rapport à 2011)
Densité 66 hab./km2
Population
aire urbaine
7 203 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 14′ nord, 4° 04′ ouest
Superficie 16,20 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel de la commune de Saint-Ségal

Saint-Ségal [sɛ̃segal] (en breton : Sant-Segal) est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

GéographieModifier

HistoireModifier

Époque moderneModifier

Détachée de la paroisse de Pleyben au XVIe siècle, cette commune est connue pour des faits liés à la révolte des Bonnets rouges en 1675.

En 1759, une ordonnance de Louis XV ordonne à la paroisse de Saint-Ségal de fournir 21 hommes et de payer 137 livres pour « la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne »[1].

La Révolution françaiseModifier

Par la loi du , la paroisse de Saint-Ségal perd des hameaux annexés par la paroisse de Châteaulin (« le Port Launay et dépendances, les villages de Lauvaidic, Tyraden, Tynévez, Coscannec, Krendraon et K[e]rpleiben »)[2].

Le , durant la Révolution française, des chouans dirigés par Georges Cadoudal et venus de Locoal-Mendon dans le Morbihan pillent de la poudrerie de Pont-de-Buis et sur le chemin de retour assassinent le recteur constitutionnel de Saint-Ségal[3] ainsi que celui de Briec.

Le XIXe siècleModifier

Fin XIXe la construction de 67 écoles de hameaux a été autorisée dans le Finistère par deux décrets :

  • Le décret du qui a délégué une subvention pour 18 écoles de hameaux sur l'arrondissement de Quimperlé ; toutes ont été bâties.
  • Le décret du qui a délégué une subvention pour 50 écoles de hameaux sur les quatre autres arrondissements du département (Brest, Châteaulin, Morlaix, Quimper) à choisir dans les communes « dont le territoire est le plus étendu et les ressources les plus restreintes » ; 49 ont été bâties dont 1 à Saint-Ségal (Pont-de-Buis qui faisait alors partie de la commune de Saint-Ségal)[4].

Le XXe siècleModifier

La Belle ÉpoqueModifier

En réponse à une enquête épiscopale organisée en 1902 par Mgr Dubillard, évêque de Quimper et de Léon en raison de la politique alors menée par le gouvernement d'Émile Combes contre l'utilisation du breton par les membres du clergé, le recteur de Saint-Ségal écrit : « Les instructions [religieuses] se font exclusivement en breton, excepté pour la mission en 1897, où l'on donnait un sermon français le soir pour essayer de faire du bien à quelques employés de la poudrerie de Pont-de-Buis qui ne sont pas du pays et ne comprennent guère la langue bretonne »[5].

La Première Guerre mondialeModifier

Le monument aux morts de Saint-Ségal porte les noms de 59 soldats et marins morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux 5 sont morts sur le front belge dont 3 dès le (Yves Riou et Jean Teurnier à Maissin et François Pouchoux à Rossignol), un dès le (Jean Goulard à Gilly) et le cinquième Charles Cevaër le à Nieuport) ; un au moins (Jean Moré, disparu le lors du naufrage du vapeur Finistère) est un marin disparu en mer ; Pierre Poulmarch est mort des suites de ses blessures alors qu'il était prisonnier de guerre en Allemagne ; la plupart des autres sont morts sur le sol français : parmi eux Jean Jacques Couchouron, soldat au 77e régiment d'infanterie, tué à l'ennemi le à Esnes (Meuse) et Louis Ménez, maréchal des logis au 28e régiment d'artillerie de campagne, tué à l'ennemi le à Saint-Mard (Aisne) ont été décorés de la Médaille militaire et de la Croix de guerre[6].

Par ailleurs Guillaume Ruppert, marsouin au 1er régiment d'infanterie coloniale du Maroc, a été tué à l'ennemi lors de la Bataille d'Elhri (Maroc) le .

La Deuxième Guerre mondialeModifier

Le monument aux morts de Saint-Ségal porte les noms de 16 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale ; parmi elles Jean Yvenat, sergent au 58e bataillon de mitrailleurs motorisés, a été tué à l'ennemi le à Valette (Moselle) et décoré de la Médaille militaire et de la Croix de guerre ; Jacques Thomin, quartier-maître torpilleur, est disparu en mer lors du naufrage du sous-marin Sfax le  ; plusieurs personnes sont des victimes civiles de la guerre[6].

Langue bretonneModifier

L’adhésion à la charte Ya d'ar brezhoneg a été votée par le conseil municipal le 24 octobre 2014.

Le label Ya d’ar brezhoneg de niveau 2 a été remis à la commune le 17 novembre 2014.

Politique et administrationModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Début Fin Identité Etiquette Qualité
1800 1808 François ULLIAC DE KERLEAU
1808 1815 Alexandre SALONNE
1816 1816 H. GOURLAY
1816 1816 Yves AUTRET
1817 1831 Paul LENEZ
1831 1837 Aimé LE MARCHADOUR
1837 1849 Jean Marie NICOLAS
1849 1864 Yves FRABOLOT
1864 1874 TIRILLY
1871 Guillaume GUILLERM DVD
1912 1914 François NEDELEC
1915 1918 Emile BREST
1919 1935 Germain TIRILLY DVD
1935 1941 Corentin KERBRAT DVG
1941 1944 Yves LOQUIREC DVD
1945 1949 Suzanne PLOUX UNR

UDR

Députée UNR puis UDR DE 1962-1973

Secrétaire d'Etat 1973-1974

Maire de Pont de Buis de 1945-1974

Conseillère générale 1955-1976

1949 1955 Jean François LE GUILLOU Retraité
1956 1965 Louis LE MOAL
1965 1977 André LE ROY
1977 1983 Jean GANNAT
1983 1995 Gabriel "Gaby" AVAN Agriculteur, Commercial
1995 2008 Jean Yves GOASGUEN DVG Cadre Technique
2008 En cours André LE GALL Retraité , Technico-commercial

Salonne, d'origine ardennaise (de nombreux ouvriers venus des Ardennes furent employés dans les carrières locales dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle), fut maire de Saint-Ségal de 1808 à 1815[7].


ÉconomieModifier

Lieux et monumentsModifier

MonumentsModifier

 
Chapelle Saint-Sébastien de Saint-Ségal.
 
Monument aux morts 1914-1918.
  • Chapelle Saint-Sébastien du XVIe siècle, son porche, sa sacristie, son linteau et sa source (ou fontaine).
  • Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien et l'échalier.
  • Fontaine de Saint-They à Lanvélé. Cette fontaine est dédiée à saint They, un saint peu connu du début du IVe siècle qui aurait été un disciple de saint Guénolé à l'abbaye de Landévennec[8].
  • Ancienne borne milliaire romaine de Croaz-Men.
  • Stèle de l'âge du fer.
  • Église Saint-Séverin (édifiée en 1896-1897) et le calvaire de la place de l'Église.
  • Le monument aux morts a la particularité d'avoir un soldat allongé (gisant).

AutresModifier

  • Serres de Penfrat.
  • Centre de formation agricole.
  • PBK formation. Kergadalen. Formation photographique et infographique (exposition en plein air sur d'immenses bâches de travaux photographiques).
  • Une école Julie-Daubié a été ouverte à Saint-Ségal, comprenant 5 classes et 127 enfants. Cette école est réputée « école modèle » depuis septembre 2011 de par ses normes écologiques « basse consommation d'énergie ».

ÉvénementsModifier

  • Musée agricole et des champs (dépendant du parc naturel régional d'Armorique), possède une belle collection d'outils et de machines agricoles (tracteurs en particulier) et montre la transformation, l'évolution de la société rurale après la Seconde Guerre mondiale.
  • Salon du livre rural.
  • Exposition photographique le long des routes.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[10].

En 2016, la commune comptait 1 070 habitants[Note 1], en augmentation de 6,05 % par rapport à 2011 (Finistère : +0,93 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 3408891 1911 3831 4781 6691 2481 2851 276
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1981 2351 3591 3391 4161 4651 5131 6541 643
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 7601 8062 0782 1332 0512 1282 2252 780707
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
7466776757458138259299961 046
2016 - - - - - - - -
1 070--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Personnalités liées à la communeModifier

Notes et référencesModifier

  1. Ordonnance du Roi, portant imposition pour la dépense annuelle de la Garde-côte de Bretagne, du 7 août 1759.
  2. Archives parlementaires de 1787 à 1860, sous la direction de Jérôme Mavidal et Émile Laurent, première série (1787 à 1799), tome 46, Paul Dupond éditeur, Paris, 1895.
  3. Journal Le Temps no 15863 du 8 juillet 1903 et no 15864 du 9 juillet 1903
  4. Marie-Paule et Bernard Kernéis, Les écoles de hameaux : deux programmes d' envergure à la fin du XIXe siècle dans le Finistère, revue "Le Lien", Centre généalogique du Finistère, n° 151, septembre 2019. Site des auteurs http://www.roch-gad.eu
  5. Fanch Broudic, L'interdiction du breton en 1902, Coop Breizh, (ISBN 2-909924-78-5)
  6. a et b http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=29926
  7. Léna Gourmelen, Ardoise en Bretagne, Coop Breizh, 2008, [ (ISBN 978-2-84346-383-9)]
  8. Saint They sur Nominis et Saint They des Trépassés sur Nominis
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  • Hélène et Yves Rolland, Entre terre et mer ou la naissance de deux communes au fil de l'Aulne. Port-Launay : 1840 - Pont de Buis : 1949

Articles connexesModifier

Liens externesModifier


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