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Saint-Nic

commune française du département du Finistère
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Saint-Nic
Saint-Nic
L'église paroissiale Saint-Nicaise.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Châteaulin
Canton Crozon
Intercommunalité Communauté de communes de Pleyben-Châteaulin-Porzay
Maire
Mandat
Jean-Yves Le Grand
2014-2020
Code postal 29550
Code commune 29256
Démographie
Gentilé Saint-Nicais
Population
municipale
776 hab. (2016 en augmentation de 3,88 % par rapport à 2011)
Densité 43 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 12′ 11″ nord, 4° 16′ 53″ ouest
Superficie 18,03 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de la commune

Saint-Nic [sɛ̃nik] (en breton : Sant-Vig) est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Sommaire

GéographieModifier

 
Vue panoramique de la plage de Pentrez.

La commune fait historiquement partie du pays Glazik, et plus localement du Porzay. Elle est située à l'entrée sud de la presqu'île de Crozon.

ToponymieModifier

Le nom de la commune proviendrait du nom d'un saint breton dénommé Saint Maeoc ou saint Maëc ou saint Mayeux ou saint Mieux ou saint Mic ou saint Nic. Le nom de la paroisse apparaît dès le XIe siècle dans des chartes sous les noms de Plebs Sent Nic in pago Porzoed ou Plebs Sent Mic, puis au XIVe siècle sous le nom de Seinctnic, puis en 1410 sous celui de « Saint Vic » et en 1599 Saint Nic[1].

HistoireModifier

OriginesModifier

Issue d'un démembrement de la paroisse de l'Armorique primitive de Plomodiern, Saint-Nic dépendait du diocèse de Cornouaille[1].

Moyen-ÂgeModifier

Le fief de Kéménet [Quéménet] comprenait alors les paroisses de Saint-Nic, Plomodiern, Ploéven, Plounevez et une partie de Locronan, ainsi que Penhars[2].

Époque moderneModifier

Cette commune est connue pour des faits liés à la Révolte des Bonnets rouges en 1675.

En 1759, une ordonnance de Louis XV ordonne à la paroisse de Saint-Nic de fournir 10 hommes et de payer 65 livres pour « la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne »[3].

Le XIXe siècleModifier

La création tardive d'une écoleModifier

En 1887 la commune de Saint-Nic fut dans l'obligation de construire une école publique de garçons afin de respecter la loi du 30 octobre 1886 sur les constructions d'office qui oblige les communes dépourvues d'école publique à en construire une[4]. En avril 1872, un rapport du Conseil général du Finistère indique l'ouverture d'une école de garçons à Saint-Nic, ce qui réduit alors à 28 le nombre des communes du département encore sans école[5].

Les orphelins de l'Assistance publique étaient au XIXe siècle et dans les premières décennies du XXe siècle nombreux à être élevés dans les communes de Telgruc, Argol, Saint-Nic, etc.[6].

Le XXe siècleModifier

La Belle ÉpoqueModifier

Adrien de Baroncelli écrit vers 1900 que « la route de Quimper traverse, à la plage de Pentrez, la Lieue de grève, partie de la route tracée dans le sable, seulement par le passage des voitures, et sur laquelle nous n'engageons pas le cycliste à s'aventurer »[7].

En réponse à une enquête épiscopale organisée en 1902 par Mgr Dubillard, évêque de Quimper et de Léon en raison de la politique alors menée par le gouvernement d'Émile Combes contre l'utilisation du breton par les membres du clergé, le recteur de Saint-Nic, l'abbé Berthou, écrit que ses paroissiens « n'ont qu'une connaissance très imparfaite du français » ; il ajoute que « dans la paroisse de Saint-Nic, il n'y a que le catéchisme breton : les parents et les catéchistes ne l'enseignent que dans cette langue »[8].

La Première Guerre mondialeModifier

L'Entre-deux-guerresModifier

La Seconde Guerre mondialeModifier

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 Maurice Le Béchec    
En cours Jean-Yves Le Grand PS Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

MonumentsModifier

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  • La chapelle Saint-Côme et Saint-Damien : elle a été édifiée en plusieurs étapes à partir du XVe siècle. Comme saint Côme et saint Damien possédaient des dons de médecins et chirurgiens, on peut voir dans cette chapelle la christianisation d'un antique lieu de guérison pré-chrétien. La fontaine sacrée était réputée guérir les maux de tête (elle est désormais isolée au milieu des pâturages). La charpente de la nef est composée d'une multitude de poutrelles richement sculptée de figures emblématiques.

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  • La chapelle Saint-Jean.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[10].

En 2016, la commune comptait 776 habitants[Note 1], en augmentation de 3,88 % par rapport à 2011 (Finistère : +0,93 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7977687719119279891 1061 1341 187
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1591 1211 0801 0681 0851 1171 1281 1681 128
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1011 2001 1931 1211 1281 0961 0701 074980
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
957898806728709705735737774
2016 - - - - - - - -
776--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

PlagesModifier

  • Plage de Pentrez, la lieue de grève.
  • Plage de Caméros, au-dessus de laquelle volent les parapentistes locaux.

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TableauxModifier

  • Henry Moret : La moisson devant le clocher de Saint-Nic (huile sur toile, non daté, 60 × 74 cm, collection privée).

Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et référencesModifier

  1. a et b « Saint-Nic », sur InfoBRETAGNE.com
  2. Paul Aveneau de La Grançière, "Notes historiques sur la paroisse de Pluguffan, avec notices généalogiques sur la plupart des familles de la Basse-Bretagne", 1896, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5474912f/f83.image.r=Crozon?rk=6566556;0
  3. "Ordonnance... portant imposition pour la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne", 1759, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97412315/f7.image.r=Plovan?rk=21459;2
  4. Journal La Lanterne, n° du 6 septembre 1887, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7504517v/f3.image.r=Tr%C3%A9babu?rk=1008588;4
  5. "Rapports et délibérations du Conseil général du Finistère", avril 1872, page 8, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5562178s/f8.image.r=Perguet.langFR
  6. "Bulletin des congrégations", n° du 29 janvier 1899, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57579203/f7.image.r=Telgruc?rk=21459;2
  7. Adrien de Baroncelli, "La Bretagne, plages bretonnes", 2e édition, 1890-1910, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57727101/f69.image.r=Telgruc?rk=1030048;0
  8. Fanch Broudic, L'interdiction du breton en 1902, Coop Breizh, (ISBN 2-909924-78-5)
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.


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