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Un bureau de bienfaisance est un organisme caritatif à l'origine religieux puis municipal.

HistoriqueModifier

 
L'ancien "Bureau de bienfaisance" de Quimper

Sous l'Ancien Régime, l'Église catholique a le monopole de la charité (en) publique. Avec la Révolution, la fraternité entre tous les citoyens devient une obligation et les municipalités doivent prévoir l'aide aux indigents, orphelins et malades. La loi de 1796 organise la bienfaisance pour les pauvres des communes par la création de ces bureaux, c'est la première intervention « laïque » (le mot n'existe pas encore) de l'État[1].

Les bureaux s'installent la plupart du temps dans les locaux des congrégations, comme à Rennes ; le centre communal d'action sociale se situe toujours dans les locaux des Filles de la charité. À Magny-en-Vexin, la mairie et le bureau de bienfaisance sont situés dans l'infirmerie des Ursulines, devenue, après la construction d'une nouvelle mairie, un des services de l'hôpital de Magny.

Ces bureaux ne sont pas une obligation pour les communes. De nombreux bureaux de bienfaisance furent créés dans les années précédant, ou pendant, la Première Guerre mondiale, recevant comme première dotation les biens placés sous séquestre des fabriques d'église à la suite de la Loi de séparation des Églises et de l'État de 1905[2]. .

En 1953, par fusion avec les bureaux d'assistance créés par la loi de 1893, ils donnent naissance aux centres communaux d'action sociale.

Notes et référencesModifier

  1. Angleraud 2011, p. 13
  2. Voir par exemple "Les Annales de la perception", 1917, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k12565812/f264.image.r=Cl%C3%A9den?rk=5665264;0 pour la commune de Cléden-Cap-Sizun

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Bernadette Angleraud, Lyon et ses pauvres : Des œuvres de charité aux assurances sociales ; 1800-1939, Paris, L'Harmattan, coll. « L'histoire du social », (ISBN 978-2-296-56508-1)

Lien externeModifier

  • Un article explicatif des Archives du Tarn.