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Edmond de Goncourt

écrivain français
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Edmond de Goncourt
Description de cette image, également commentée ci-après
Jean-François Raffaëlli, Portait d'Edmond de Goncourt (1888), musée des Beaux-Arts de Nancy.
Nom de naissance Edmond Louis Antoine Huot de Goncourt
Naissance
Nancy, Meurthe-et-Moselle,
Royal flag of France during the Bourbon Restoration.svg France
Décès (à 74 ans)
Draveil, hameau de Champrosay, Essonne,
Drapeau de la France France
Activité principale
écrivain, journaliste
Auteur
Langue d’écriture français
Mouvement naturalisme
Genres
roman, monographie, journal intime

Œuvres principales

  • Germinie Lacerteux (en roman, 1865 et au théâtre, 1888),
  • Manette Salomon (1867),
  • Madame Gervaisais (1869),
  • Les Frères Zemganno (en roman, 1879 et au théâtre, 1890).

Edmond Huot de Goncourt, né à Nancy le et mort à Champrosay (Essonne) le dans la maison d'Alphonse Daudet[Note 1], est un écrivain français, fondateur de l'Académie Goncourt qui décerne chaque année le prix du même nom. Une partie de son œuvre fut écrite en collaboration avec son frère, Jules de Goncourt. Les ouvrages des frères Goncourt appartiennent au courant du naturalisme.

BiographieModifier

 
Dornac (1858-1941), Portrait de l'écrivain, Edmond Louis Antoine Huot de Goncourt (1822-1896), dans son cabinet de travail, photographie, Paris, musée Carnavalet[1].

Issu d'une famille originaire de Goncourt dans la Haute-Marne par ses parents Marc-Pierre Huot de Goncourt et Annette Cécile Guerin, Edmond de Goncourt étudie, à Paris, au lycée Condorcet. Il est, avec son frère cadet Jules de Goncourt, l'ami d'Ivan Tourgueniev, de Paul Gavarni, Gustave Flaubert, Alphonse Daudet, Émile Zola, Guy de Maupassant et Théodore de Banville, entre autres. Il anime avec son frère un salon littéraire informel tous les dimanches baptisés le « Grenier »[2] où se réunissent notamment Maurice Barrès, Alphonse et Léon Daudet, Gustave Geffroy, Roger Marx, Octave Mirbeau, Auguste Rodin, Émile Zola, au 67 boulevard de Montmorency dans le 16e arrondissement de Paris. Eugène Carrière (1849-1906), présenté par Gustave Geffroy à Edmond de Goncourt, fréquente ce « Grenier » . Il lui a laissé au moins sept portraits d'Edmond, qui lui rend visite dans son atelier des Batignolles (Pontoise, musée Tavet-Delacour).

 
Tombe des frères Goncourt, Paris, cimetière de Montmartre.
 
Photographie d'Edmond (à gauche) et Jules (à droite) de Goncourt par Félix Nadar.

Edmond de Goncourt est inhumé auprès de son frère cadet Jules, au cimetière de Montmartre à Paris, (13e division). Les deux médaillons sur le tombeau, sont les œuvres du sculpteur Alfred-Charles Lenoir[3].

Le JournalModifier

 
Sur le perron d'Edmond de Goncourt (1890)[Note 2]

Alors que l'œuvre de fiction des Goncourt est relativement peu lue aujourd'hui, le Journal reste un témoignage intéressant sur la deuxième partie du XIXe siècle.

Jusqu'à sa mort en 1870, Jules est le principal auteur du Journal, poursuivi ensuite par Edmond, resté seul. Sous-titré Mémoires de la vie littéraire, il se compose d'un ensemble de notes, généralement brèves, prises au jour le jour. On y trouve, en désordre, au fil des dates :

  • des observations sur la santé des deux auteurs, et de leurs amis : en particulier, pendant l'année 1870, la maladie de Jules, la syphilis, qui doit aboutir à sa mort, est décrite avec soin par Edmond. Cette minutie dans la description de la déchéance de son frère n'exclut pas sa profonde douleur ;
  • le récit des démêlés des auteurs avec les commissions de censure, aussi virulentes et bornées sous la IIIe République que sous le Second Empire ;
  • les rapports des auteurs avec la critique, souvent sévère, voire insultante : les romans des deux frères, comme ceux d'Émile Zola, ont souvent choqué leurs contemporains et les critiques pudibonds ;
  • le récit du succès ou des échecs des livres, et surtout des pièces de théâtre (la plupart des romans des auteurs ayant été adaptés pour la scène, comme il est d'usage à cette époque) : il est difficile de savoir à l'avance si une pièce va faire un triomphe ou être sifflée ;
  • des « on dit » plus ou moins médisants entendus à droite et à gauche ;
  • des observations politiques, où les auteurs se révèlent anti-républicains et laissent libre cours à leur antisémitisme (Édouard Drumont est l'ami d'Edmond) : ceci est en particulier visible sous la plume d'Edmond, sous la IIIe République ;
  • des propos, entendus dans les dîners mondains et les salons, sur des célébrités (écrivains, artistes, scientifiques, philosophes, hommes politiques) sous un jour souvent inattendu : la publication de ces propos a souvent amené des brouilles entre les Goncourt et leurs connaissances, qui leur reprochent leurs indiscrétions ; Edmond affirme toutefois n'avoir jamais rien inventé ni déformé dans les propos qu'il prête à ses connaissances[4] ;
  • les rapports avec Guy de Maupassant qu'Edmond de Goncourt n'aime pas.

Les Goncourt ont créé « l'écriture artiste » : ils préfèrent les tableaux à la nature.

OuvragesModifier

 
Caricature des frères Goncourt, auteurs de Manette Salomon, par Victor Collodion (1868).
Avec Jules de Goncourt 
  • Histoire de la société française pendant la Révolution (1854)
  • Portraits intimes du XVIIIe siècle (1857),
  • Histoire de Marie-Antoinette (1858);
  • L'art du dix-huitième siècle (1859-1870);
  • Charles Demailly (1860);
  • Sœur Philomène (1861);
  • Renée Mauperin (1864);
  • Germinie Lacerteux (1865);
  • Idées et sensations (1866);
  • Manette Salomon (1867);
  • Madame Gervaisais (1869);
  • La Du Barry, 1878
  • La Duchesse de Châteauroux et ses sœurs, 1879;
  • La Femme au dix-huitième siècle, Édition illustrée par Dujardin, (1887);
  • Madame de Pompadour, Édition illustrée par Dujardin, (1888);

Il faut ajouter à cette liste le Journal, écrit d'abord par Jules et Edmond, puis par Edmond seul après la mort de Jules. Le journal des Goncourt a été publié en plusieurs volumes, les premiers du vivant des auteurs, et les derniers après la mort d'Edmond.

Seul
Monographies
  • Outamaro, le peintre des maisons vertes, Paris, Charpentier, 1891 ; rééd. d'après E. de Goncourt, New York, Parkstone International, 2008
  • Hokousaï : l'art japonais au XVIIIe siècle, Paris, G. Charpentier et E. Fasquelle, 1896 ; rééd. Paris, Larousse, 2014

Notes et référencesModifier

Un portrait de Goncourt par Eugène Carrière (lithographie sur chine appliqué, 1896), figurait sous le numéro 212 au catalogue de dessins et d'estampes du marchand Paul Prouté de 1985;

NotesModifier

  1. Voir Registre d'état-civil de Draveil 1892-1896 p. 207 sur http://www.essonne.fr/culture_sports_loisirs/archives_departementales/archives_en_ligne
  2. Photo prise par le comte Joseph Napoléon Primoli : Le perron d'Edmond de Goncourt en 1890 - On y voit, de gauche à droite : Jean Ajalbert, Henri de Régnier, Jean-François Raffaëlli, Léon Daudet, Roger Max, Alphonse Daudet, Edmond de Goncourt, Madame Daudet, J.H.Rosny aîné, Georges Rodenbach, Eugène Carrière, Frantz Jourdain, Gustave Geffroy, Georges Lecomte, Gustave Toudouze, Paul Alexis, Léon Hennique et François de Nion. Publication originale dans L'Illustration

RéférencesModifier

  1. notice en ligne
  2. Béatrice Laville (dir.) et Vérane Partensky (dir.), Cahiers Edmond et Jules de Goncourt : Le Grenier des Goncourt, vol. 19, (lire en ligne)
  3. Tombe des frères Goncourt, sur le site landrucimetieres.fr, consulté le 12 octobre 2014
  4. Joëlle Bonnin-Ponnier - La vie parisienne chez les Goncourt, sur le site etudes-romantiques.ish-lyon.cnrs.fr, consulté le 12 octobre 2014

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

IconographieModifier