Henry Malherbe

écrivain français
Henry Malherbe
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Henry Malherbe (vers 1917).
Naissance
Bucarest, Roumanie
Décès (à 71 ans)
Paris, France
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture français
Genres

Henry Malherbe, né le à Bucarest et mort à Paris le , est un journaliste et écrivain français, lauréat du prix Goncourt en 1917.

BiographieModifier

Henry Émile Hermann Malherbe, également connu sous le pseudonyme d'Henry Croisilles, a été critique musical et littéraire au quotidien Le Temps entre 1910 et 1936, et collabora à de nombreux journaux et revues : L'Illustration, Excelsior, Le Journal, L'Intransigeant, Paris-Soir, Le Petit Parisien, Le Mercure de France.

Secrétaire général de l'Opéra-Comique (1913-1924), naturalisé le [1], il prend part à la Première Guerre mondiale en tant qu'engagé volontaire le à la mairie du 1er arrondissement. Il est alors affecté comme simple soldat au 59e régiment d'artillerie. Promu au grade d'aspirant (1915), de sous-lieutenant (1916) puis de lieutenant de réserve (1918), il est successivement affecté au 16e puis au 212e régiment d'artillerie. Il est blessé légèrement à trois reprises en 1916 et deux fois intoxiqué par le gaz en 1917 et 1918. Décoré de la Croix de guerre et fait chevalier de la Légion d'honneur le 16 octobre 1919, il est mis en congé de démobilisation le [1]. Il fut ensuite promu officier (1923) puis commandeur de la Légion d'honneur (1953)[2].

En 1917, il reçoit le prix Goncourt pour son livre La Flamme au poing. Lucien Descaves, membre du jury, raconte dans ses souvenirs : « Je ris encore de l'effarement de Léon Daudet qui, ne sachant pas que Malherbe était Israélite, avait voté pour lui ![3] »[source insuffisante].

Entre 1927 et 1935, il est avec Henry de Jouvenel l'un des deux directeurs de La Revue des vivants[4].

En 1928, il donne une longue préface au livre La Biffe[5], récit de guerre écrit par Jacques Meyer, ancien combattant comme lui.

Il revient à l'Opéra-Comique de Paris comme directeur durant deux ans à partir de 1946[6].

Ancien président de l’Association des écrivains combattants, il a donné son nom à une distinction littéraire délivrée par cette association, le prix Henri-Malherbe, créé en 1953 pour récompenser un essai.

ŒuvreModifier

Notes et référencesModifier

  1. a et b « Malherbe, Henry Emile Hermann, matricule 209 », sur archives.paris.fr (consulté le )
  2. Dossier de Légion d'honneur sur la base Léonore (notice n° c-108761).
  3. Souvenirs d'un Ours, Les Éditions de Paris, 1946, p. 251.
  4. Revue publiée de 1927 à 1935, à raison d'un ou deux numéros par an: cf. La Revue des vivants : organe de la génération de la guerre sur www.europeana.eu et https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32858948g/date sur le site de la BnF.
  5. Jacques Meyer, La Biffe, Albin Michel, Paris, 1928, 251 p.
  6. Note 202 in Un compositeur aux commandes de la radio d'Henry Barraud, Myriam Chimènes, Karine Le Bail, éditions Fayard, 2010, (ISBN 9782213663562).

Liens externesModifier