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Jean-Louis Curtis

écrivain français
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Jean-Louis Curtis
Description de cette image, également commentée ci-après
Jean-Louis Curtis en 1947 (photo studio Harcourt)
Naissance
Orthez
Décès (à 78 ans)
Paris
Distinctions
prix Goncourt, prix Prince-Pierre-de-Monaco, grand prix de littérature de l'Académie française, ordre national de la Légion d'honneur, Prix Cazes, commandeur des Arts et des Lettres‎
Auteur
Langue d’écriture français

Jean-Louis Curtis (né Albert Laffitte[1] le à Orthez et mort le à Paris) est un romancier et essayiste français.

Repères biographiquesModifier

Fils de Pau Laffitte, fabricant de meubles, et de Marie Sarlangue[2], après des études secondaires menées dans sa ville natale, Orthez (Pyrénées-Atlantiques), Jean-Louis Curtis suit les cours de la faculté de lettres de Bordeaux. Il est ensuite étudiant à la Sorbonne avant de séjourner en Angleterre de à . Mobilisé en , il fait partie de l'armée de l'Air à partir de . Il est transféré au Maroc en . Démobilisé fin , il rentre en France où il enseigne au lycée de Bayonne. Il passe avec succès l'agrégation d'anglais en 1943. Il est alors professeur d'anglais au lycée de Laon[3]. En août 1944, il participe, au sein du Corps franc Pommiès[4], à la campagne de libération de la France.

En 1946, il publie son premier roman, Les Jeunes Hommes. En 1947, il est lauréat du prix Goncourt pour son roman Les Forêts de la nuit. En 1955, il quitte l'enseignement pour se consacrer à son travail d'écrivain. Il est également membre, de 1963 à 1972, de la commission d’avances sur recettes au Centre national du cinéma. En 1972, il reçoit le grand prix de littérature de l'Académie française pour l'ensemble de son œuvre. Spécialiste de Shakespeare, il est responsable du sous-titrage français des adaptations télévisées des pièces du dramaturge anglais, produites par la BBC de 1978 à 1985, et diffusées en France au milieu des années 1980[5]. Il est élu membre de l'Académie française en 1986. Il a écrit plusieurs recueils de pastiches sur des événements contemporains : les révoltes estudiantines de et la victoire socialiste en France en .

HommagesModifier

Le romancier Michel Houellebecq lui rend hommage dans un long passage de La Carte et le Territoire (prix Goncourt 2010).

ŒuvresModifier

  • Les Jeunes Hommes, Juillard, Paris, 1946
  • Les Forêts de la nuit, Julliard, Paris, 1947, Prix Goncourt
  • Haute École, Julliard, Paris, 1950
  • Chers corbeaux, Julliard, Paris, 1951
  • Les Justes Causes, Julliard, Paris, 1954
  • L'Échelle de soie, Julliard, Paris, 1956
  • Un Saint au néon, Denoël, Paris, 1956
  • La Parade, Julliard, Paris, 1960
  • Cygne sauvage, Julliard, Paris, 1962
  • Traduction du Roi Lear, Gallimard, Paris, 1965
  • La Quarantaine, Julliard, Paris, 1966
  • Un jeune couple, Julliard, Paris, 1967
  • Le Thé sous les cyprès, Julliard, Paris, 1969
  • Un miroir le long du chemin, Julliard, Paris, 1969
  • Le Roseau pensant, Julliard, Paris, 1971
  • La Chine m'inquiète, Grasset, Paris, 1972 - réédité en 1999 dans la collection « Les Cahiers rouges », (ISBN 2-246-11362-8)
  • Questions à la littérature, Stock, Paris, 1973
  • L'Étage noble, Flammarion, Paris, 1976
  • L'Horizon dérobé, Flammarion, Paris, 1978
  • La Moitié du chemin (tome 2 de l'Horizon dérobé), Flammarion, Paris, 1980
  • Le Battement de mon cœur (tome 3 de l'Horizon dérobé), Flammarion, Paris, 1981
  • Le Mauvais Choix (1984), Flammarion, Paris, 1984, (ISBN 2-08-064615-X)
  • Le Temple de l'amour, Flammarion, Paris, 1990, (ISBN 2-7242-6133-X)
  • Une éducation d'écrivain, Flammarion, Paris, 1992, (ISBN 2-080-6473-18)
  • La France m'épuise, Flammarion, Paris, 1982, (ISBN 2-08-064453-X)
  • Le Monde comme il va, Les Éditions du Rocher, 1995, (ISBN 2-26-8020371)
  • Andromède, Albin Michel, Paris, 1996.

AdaptationsModifier

TraductionsModifier

Remarque : certaines de ces traductions (Richard II, Le Prince de Hombourg), telles que consacrées par Vilar à Avignon, ne sont pas de Jean-Louis Curtis, mais de Jean Curtis (né en 1920, normalien de la rue d'Ulm promotion 1940, mort en 1996, agrégé d'anglais, traducteur des organisations internationales) à qui M. Lafitte avait demandé la permission d'utiliser son nom comme pseudonyme[réf. nécessaire].

On peut facilement le vérifier en consultant le texte de la représentation de ces pièces par Vilar, signé JEAN CURTIS (et non Jean-Louis), comme l'atteste aussi l'enregistrement à la Société des Auteurs, et la nécrologie de JEAN CURTIS dans les Notices de l'ENS-Ulm, année 1996.

DécorationsModifier

Notes et référencesModifier

  1. L'Intermédiaire des chercheurs et des curieux, 1998, p. 1113
  2. Who's Who in France, dictionnaire biographique, 1992-1993. Éditions Jacques Lafitte 1992
  3. « Le Lycée de Laon »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  4. « Le livre d'or de la Résistance dans le Sud-Ouest - Éditions Sud-Ouest », Dominique Lormier, 18 janvier 2011.
  5. (en) Screenonline: The BBC Television Shakespeare (1978-1985).
  6. Archives des nominations et promotions dans l'ordre des Arts et des Lettres.

LittératureModifier

  • Denise BOURDET, Jean-Louis Curtis, dans: Encre sympathique, Paris, Grasset, 1966.

Liens externesModifier