Obernai

commune française du département du Bas-Rhin

Obernai
Obernai
Place du marché.
Blason de Obernai
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Bas-Rhin
Arrondissement Sélestat-Erstein
Canton Obernai (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Sainte-Odile
Maire
Mandat
Bernard Fischer
2014-2020
Code postal 67210
Code commune 67348
Démographie
Gentilé Obernois(es)
Population
municipale
11 279 hab. (2017 en augmentation de 4,22 % par rapport à 2012)
Densité 438 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 27′ 47″ nord, 7° 28′ 58″ est
Altitude Min. 156 m
Max. 572 m
Superficie 25,78 km2
Localisation
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Obernai
Liens
Site web www.obernai.fr

Obernai [obɛʁnɛ] (en alsacien : Ewernàhn [eʋʀ̩ˈnaːn] ou Owernah [oʋʀ̩ˈnaː], en allemand : Oberehnheim) est une commune française, située dans le département du Bas-Rhin en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Obernai est chef-lieu de son canton composé de communes typiquement alsaciennes comme Krautergersheim, appelée la « ville de la choucroute ». Avec cinq autres villages, elle forme également la communauté du pays de Sainte-Odile. De plus, Obernai est la deuxième ville la plus visitée du Bas-Rhin après Strasbourg, notamment pour ses belles maisons à colombages.

Ses habitants sont appelés en français les Obernois.

GéographieModifier

 
Obernai, vue générale
 
Place centrale d'Obernai.
 
Toiture remarquable dans le centre d'Obernai.

LocalisationModifier

Située à 25 km au sud-ouest de Strasbourg ou à 25 km au nord de Sélestat, Obernai est l'une des villes de la plaine d'Alsace, en bordure ou au piémont des Vosges.

Lieux-dits et écartsModifier

Saint-Ingmar - les Champs Verts - Europe Sud - Roedel - la Leonardsau - le mont National - les Roselières.

Communes limitrophesModifier

Bernardswiller, Goxwiller, Krautergersheim, Meistratzheim, Niedernai, Heiligenstein, Bischoffsheim, Bœrsch et Ottrott.

Hydrographie et les eaux souterrainesModifier

  • L'Ehn (36,5 km) qui prend sa source sur le versant oriental du massif des Vosges à l'ouest de la commune d'Obernai, à proximité du lieu-dit la Soutte et à environ 930 mètres d'altitude, sur le territoire de la commune d'Ottrott.
  • Son affluent la Mülbach.

Obernai est en outre arrosé par plusieurs autres petits ruisseaux[1].

GéologieModifier

Le territoire communal a connu une exploitation de houille au XIXe siècle[2]. Il existait auparavant de nombreuses carrières de pierres à bâtir, de moellons...

SismicitéModifier

Commune située dans une zone de sismicité modérée[3].

ClimatModifier

Climat classé Cfb dans la classification de Köppen et Geiger[4].

EnvironnementModifier

La commune abrite une partie de la « forêt de Landsberg »[5] ; propriété d'un groupement forestier familial, gérée par 6 gestionnaires depuis 1800. La forêt s'étend sur 158 hectares (dont près de 25 ha improductifs), répartis sur 3 communes (Heiligenstein, Barr et Obernai). Elle fait l'objet d'une gestion dite « proche de la nature » (selon les principes sylvicoles recommandés par Prosilva), sans coupes rases. Elle a été certifiée FSC en décembre 2000 et PEFC en décembre 2002[6].

Voies de communications et transportsModifier

Voies routièresModifier

Village desservi par la A35 (autoroute des cigognes, Voie Rapide du Piémont des Vosges ou VRPV pour la partie de Entzheim à Sélestat), sortie 11 (route de Boersch)[7].

Transports en communModifier

 
Minibus Pass'O à Obernai

La ville est desservi par le bus communal Pass O[8], qui dessert les quartiers de la ville et passe environ toutes les 30 minutes.

Lignes SNCFModifier

Transports aériensModifier

ToponymieModifier

Il s'agit vraisemblablement d'un ancien domaine mérovingien, peut-être gallo-romain, qui tire son nom de la vallée de la rivière Ehn.

Attestations anciennesModifier

Ehinhaim, Ehinheim (778) ; Ehenheim (1050) ; Ehenhemium (1178) ; Enheim (1196) ; Ehnheim (XIIe siècle) ; Oberhehenheim (1242) ; Einheim (1283) ; Ehenheim superior (XIIIe siècle) ; Ehenheim superius (1249) ; Oberoena (1555) ; Obernehenheim (1592) ; Oberné (1693) ; Oberehnheim (1870-1918 / 1940-1945).

ÉtymologieModifier

Le nom Ehenheim (anciennement Ehinhaim) est composé de l'appellatif germanique heim « foyer, village » sur l'Ehn, la rivière. L'élément Ober-, de ober « au-dessus », apparaît plus tardivement pour marquer l'opposition avec Niederehenheim (Niedernai), composé avec l'élément de nieder « en bas »[9]. La forme Obernai est une francisation de l'alsacien Owernäh ['‘ov°r"nɛ:].

HistoireModifier

Alsatia, lointain terme ancêtre du français Alsace et de l'allemand Elsass, désigne l'espace singulier, choisi dans la vallée du Rhin par le royaume franc mérovingien, pour être confié aux soins et à la défense des ducs d’Alsace au VIIe siècle. Le Hohenbourg, une des résidences ducales, pourrait être le lieu de naissance de sainte Odile, fille d'Etichon-Adalric et patronne de l'Alsace. C'est plus sûrement le lieu de sa mort, car, récupérant par legs la place fortifiée, elle l'aurait transformé en un monastère.

Période du Moyen ÂgeModifier

Obernai au pied du Hohenburg apparait pour la première fois dans les textes en 778 ; ce domaine dépend des abbayes de Hohenbourg et de Niedermunster. Il y existe déjà un vignoble important au IXe siècle.

 
Ruelle des Juifs de Obernai.

Les Hohenstauffen auraient fait construire un château à Obernai à la fin du XIe siècle. Le XIIe siècle est une période de prospérité qui a laissé de nombreuses traces dans le paysage urbain : l'église romane dont il reste des vestiges (1140), la "Cour des Rathsamhausen".
Vers 1240, Obernai accède au rang de ville, et devient ville impériale vers 1280. C'est également à cette époque que les bourgeois de la ville érigent une chapelle dédiée à la Vierge, et dont le clocher sert de beffroi : le Kappelturm. La ville prospère à cette époque. Pour se prémunir des convoitises, elle devient membre de la Décapole en 1354, ligue d’entraide de dix villes impériales d’Alsace. Il s'agit de la sixième des dix villes impériales, en termes de puissance ou de richesse. Elle possède quatre portes, elle est munie d'une puissante muraille et d'un double fossé, ce qui lui permet de résister au siège des armées de l'évêque de Strasbourg.

En tant que ville impériale, Obernai dépend directement de l'empereur, ce dernier s'engageant à protéger la ville qui, en échange, lui assure son appui et lui fait parvenir subsides et hommes d'armes. Obernai devient un petit État dans l'Empire : sous le contrôle de fonctionnaire de l'Empire, elle s'administre elle-même, se dote de statuts, lève les impôts, perçoit des taxes, possède une juridiction propre, érige un gibet. La ville atteint son apogée au XVe et XVIe siècles. En 1562, l'empereur Ferdinand Ier du Saint-Empire se rend à Obernai. Obernai a un Schultheiss depuis 1178, mais son pouvoir est restreint puisque dès le XIVe siècle son rôle se limite à la présidence du tribunal des roturiers. Les revenus de la ville sont assurés par la perception de taxes sur le débit de vin, sur la vente du sel et du fer, par les droits de mouture, de péage, les taxes perçues aux foires annuelles, et par l'impôt sur la fortune payé par les bourgeois. Obernai a un règlement municipal qui régit l'ordre public ; ce règlement, d'abord oral, est mis sur parchemin vers le milieu du XIVe siècle, et la ville perçoit des amendes versées par les contrevenants. Obernai agrandit son territoire en absorbant les villages à l'entour ou en les acquérant ; il en est ainsi de Oberlinden, Finlay et Haywiller, Urnheim, Hohenburgweiler et Ingmarsheim, Bernardswiller. La ville possède un hôpital et une léproserie extérieurs dès le XIIIe siècle, et un hôpital interne est fondé au XIVe siècle ; au XIVe siècle on y trouve également trois établissements de bains.

 
Mur d'enceinte avec sa tour.

À la fin du Moyen Âge, Obernai est entourée d'une double enceinte qui est munie de 38 tours et de 12 portes, le tout entouré d'un fossé irrigable.

Temps modernesModifier

Au XVIIe siècle, la guerre de Trente Ans fait des ravages dans la ville, Obernai est prise par les troupes de Mansfeld, puis tour à tour par les Suédois et les Impériaux.

En 1679, à la suite du traité de Nimègue, Obernai devient ville royale française et perd l'autonomie politique relative qu'elle avait au sein du Saint-Empire romain germanique (c'est-à-dire le premier empire allemand), incapable d'assurer la sécurité depuis 1615. Mais le XVIIIe siècle est à nouveau une période de prospérité pour la ville [réf. nécessaire].

Les grandes foires du premier lundi après l'Assomption et du dernier jeudi d'octobre reprennent vigueur.

Pendant l'occupation allemande, en 1942, une école du Reich (Reichsschule) de formation des membres féminins des SS fut aménagée par des travailleurs forcé du camp de concentration de Natzweiler-Struthof dans le château Oberkirch et des bâtiments alentour. En décembre de la même année, l'occupant aménagea à Obernai le premier camp annexe du Struthof (commando) qui fut fermé en 1945[10].

Temps contemporainsModifier

L'essor du chemin de fer et l'effort de mise en valeur routier sous les différents régimes politiques français accentuent la mutation de la ville d'Obernai en ville de manufactures, tout en amenant une grande prospérité bourgeoise.

La ville est annexée, comme le reste de l’Alsace, par l’Allemagne en 1871, avant d'être réintégrée officiellement à la France en 1919 après avoir connu de graves disettes dès 1917.

Obernai est en 1875 une ville manufacturière qui dépasse 4600 habitants. Elle est connue pour ses cotonnades ou « articles de Sainte-Marie ».

Légende de sainte Odile (fille de lumière) et monastère du HohenbourgModifier

Odile, fille d'Adalric duc d'Alsace, est née aveugle. Rejetée par son père, elle fut cachée dans un monastère de Bourgogne et recouvra la vue le jour de son baptême. Son frère Hugues la ramena mais, quand Adalric voulut la marier à un jeune prince, elle s'échappa. Miraculeusement, un rocher s'ouvrit devant elle. Adalric céda et fonda sur la montagne le couvent de Hohenbourg dont Odile sera la première abbesse. Ce couvent est situé à 15 km d'Obernai : c'est le plus important lieu de pèlerinage d'Alsace (où on peut visiter le tombeau de sainte Odile, la chapelle des Larmes, la chapelle des Anges et la source miraculeuse). La fête de sainte Odile est le 14 décembre.

HéraldiqueModifier


Les armes d'Obernai se blasonnent ainsi :
« Parti de gueules et de sable à l'aigle d'or brochant sur le tout. »[11].

L'Armorial de Louis XIV a changé les armes de la « Ville d'Oberehnheim ». Les anciennes armes d'Obernai étaient : « d'or à une aigle de sable, armée, lampassée et aux dossiers d'or » telles qu'elles apparaissent sur un vitrail de la Décapole au musée de Colmar (fin du XVe siècle). Lorsque la ville d'Obernai prit pour couleurs le rouge et le noir, au XVe siècle, l'aigle dut prendre une couleur de métal pour suivre la règle de contrariété des couleurs.

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1919 1940 Xavier Mosser    
1940 1941 Charles Kober   Kommissarischer Bürgermeister
1941 1942 Adolphe Hotop    
1942 1942 Buisson   Adjoint
1942 1944 Heinrich Rieffel    
1944 1945 Xavier Mosser    
Marcel Gillmann MRP Médecin généraliste
Conseiller général du canton d'Obernai (1945 → 1961)
René Dubs CD Conseiller général du canton d'Obernai (1961 → 1973)
Sylvain Klein   Maire suppléant
Marcel Gillmann CD puis
UDF-CDS
Médecin généraliste
Conseiller général du canton d'Obernai (1973 → 1979)
Hubert Eck    
Hugues Hartleyb DVD Médecin
Conseiller général du canton d'Obernai (1992 → 1998)
En cours Bernard Fischer[12] RPR puis
UMP-LR
Pharmacien
Conseiller général (1998 → 2015) puis départemental du canton d'Obernai (2015 → )
Vice-président du conseil général du Bas-Rhin (2004 → 2015)
1er vice-président du conseil départemental du Bas-Rhin (2015 → )
Président de la CC du Pays de Sainte-Odile (2001 → )
Les données manquantes sont à compléter.

Budget et fiscalité 2018Modifier

En 2018, le budget de la commune était constitué ainsi[13] :

  • total des produits de fonctionnement : 17 883 000 , soit 1 583  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 17 112 000 , soit 1 515  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 4 767 000 , soit 422  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 3 798 000 , soit 336  par habitant ;
  • endettement : 10 839 000 , soit 960  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 23,06 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 12,23 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 50,69 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2016 : médiane en 2016 du revenu disponible, par unité de consommation : 21 423 [14].

IntercommunalitéModifier

Commune membre de la Communauté de communes du Pays de Sainte-Odile

UrbanismeModifier

Obernai dispose d'un plan local d'urbanisme[15].

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

En vingt ans, entre 1962 et 1982, la population à Obernai a quasiment doublé et la ville est devenue un important pôle d'emploi. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[16],[Note 1].

En 2017, la commune comptait 11 279 habitants[Note 2], en augmentation de 4,22 % par rapport à 2012 (Bas-Rhin : +1,89 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6 3824 3914 6294 8234 7954 9204 8985 0235 356
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
5 1295 1565 1854 7944 6914 7254 5124 1873 983
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 9313 9363 9153 7823 9463 9354 0944 3364 389
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
4 5346 3027 8988 9079 61010 47111 00910 68910 953
2017 - - - - - - - -
11 279--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

EnseignementModifier

Établissements d'enseignements[19] :

  • Écoles élémentaires[20],
  • Collèges,
  • Lycées.

SantéModifier

Professionnels et établissements de santé[21] :

  • Médecins,
  • Pharmacies,
  • Hôpitaux à Obernai, Rosheim, Molsheim, Mutzig, Barr.

CultesModifier

  • Culte catholique, Communauté de paroisses du Piémont du Hohenbourg (Bernardswiller-Niedernai-Obernai-Goxwiller)[22], Diocèse de Strasbourg.
  • Culte protestant[23],[24].
  • Confession juive, la Synagogue André Neher[25].
  • Mosquée Turque[26].

SportsModifier

  • La ville d'Obernai a été ville départ à l'occasion de la 2e étape du Tour de France 2006 qui emmena le peloton jusqu'à Esch-sur-Alzette au Luxembourg.
  • Le FCSR Obernai évolue actuellement au 6e niveau national, la division d'honneur.
  • Elle s'enorgueillit avec ses 27 associations sportives d'être le berceau de plusieurs champions de haut niveau, dont le club Dauphins d'Obernai unique club résident de la piscine L'O.
  • Elle organise aussi des tournois du Tennis Club. Les trois premières semaines d'août, le tournoi réunit près de 280 compétiteurs du monde entier pour plus de 500 matchs sur terre battue.
  • Elle organise également des concours du Club équestre. C'est un concours de saut d'obstacles qui réunit plus de 1 000 cavaliers.

DivertissementsModifier

Les activités proposées en plus du sport :

  • Pisteurs d’étoiles
  • Triathlon
  • Course nocturne du Hans
  • Festival de musique de chambre d'Obernai (présidé par Geneviève Laurenceau)
  • Les Estivales d’Obernai
  • Foire aux vins
  • Promenade gastronomique du Schenkenberg
  • BiObernai
  • Fête d’automne
  • Marché de Noël

La ville possède également un centre culturel. Fondé en 1981, il a reçu le label « Relais Culturel » en 1985. Il est né au sein du grand mouvement de décentralisation de la culture impulsé par les ministères de M Jack Lang. En Alsace, ce fut l'occasion de construire un réseau de diffusion de spectacles vivants grâce à la volonté politique des élus locaux, et ceci en dehors de grandes agglomérations. La salle comporte 163 places et une vingtaine de spectacles y sont programmés chaque saison. En 1995, Marie-Laurence Lesprit, alors chargée de mission à l'Espace Athic, crée la première édition du festival de Nouveau Cirque « Pisteurs d'Etoiles », devenu annuel[27]. L'Espace Athic possède sa salle de cinéma, nommée Cinéma Adalric. L'association responsable du lieu organise des spectacles vivants, conférences et séances de cinéma. Ce programme est complété par un travail de sensibilisation auprès des enfants comme des adultes, tels que des ateliers d'expression artistique (cours de théâtre, stages de cirque, discussions philosophiques...).

Vie militaireModifier

Unités militaires ayant été en garnison à Obernai :

ÉconomieModifier

Entreprises et commercesModifier

AgricultureModifier

  • Lycée agricole d'Obernai[28].
  • CFA agricole du Bas Rhin[29]
  • Centre de formation professionnelle de promotion agricole (CFPPA)[30]

TourismeModifier

Obernai est la deuxième ville touristique du Bas-Rhin après Strasbourg, générant de nombreux emplois dans le tourisme[31].

  • Office de tourisme[32].
  • Hôtels, campings, chambres d'hôtes, villages de vacances.
  • Restaurants.

CommercesModifier

Sans renoncer à son riche passé et à sa vocation touristique, Obernai a su négocier le tournant économique des années 1950 en créant les conditions favorables à l'implantation d'entreprises nouvelles.

Avec quelque 555 établissements, Obernai concentre l'essentiel de l'activité industrielle et tertiaire du canton. Avec 7 800 emplois, le bassin d'Obernai est l'un des plus importants du Bas-Rhin. Son site industriel regroupe notamment les sociétés Hager Group, Triumph, Stoeffler, Supra, Sobovia, CMO, Ebm Papst et Gripple.

La cité bénéficie d'un taux de taxe professionnelle parmi les plus bas de France.

La brasserie Kronenbourg d'Obernai, dite brasserie K2, est construite entre 1966 et 1968. C'est aujourd'hui le plus grand site brassicole de France et l'un des plus importants d'Europe avec une production annuelle de 7 millions d'hectolitres.

Patrimoine architecturalModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Beffroi (Kappelturm) : après la démolition de l'ancienne chapelle de la Vierge du XIIIe siècle en 1873, il restait la tour achevée au XVIe siècle à côté de l'hôtel de ville. Ce Kapellturm (« Tour de la chapelle ») s'élève à 60 mètres. Au cinquième étage on l'a doté d'une belle balustrade néo-gothique et d'un toit pointu couvert en ardoise. Ainsi la tour servait de beffroi[35].
    • L'horloge date de 1841[36],[37],[38].
    • Le beffroi contient six cloches, dont deux de 1429 et 1474[39],[40].
  • Halle aux blés : ancienne boucherie publique construite en 1554 dans le style Renaissance, auquel sont mêlés des éléments gothiques. La façade avec pignon est ornée de deux têtes de bovins et des armoiries de la ville d'Obernai[41],[42].
  • La Tour Freppel[48].

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  • La Mittelbadstube : les anciens bains municipaux, bâtiment de type Renaissance acquis par la ville en 1567 mais les premiers écrits en font état dès 1323. Ce monument classé aux Monuments historiques est situé au 24 rue Sainte-Odile[49].
  • Établissement de bains dit Untere Badstub[50], situé au 23 rue de Sélestat.
  • La fontaine Sainte-Odile : hommage reconnaissant d'Obernai, à l'illustre patronne de l'Alsace, elle a été édifiée en 1893, pour mettre fin aux travaux d'adduction d'eau courante[51].
  • La maison dite maison natale de sainte Odile (XVe siècle-XVIe siècle), rue Athic[52].
  • La maison "romane" ou ancienne maison seigneuriale de Rathsamhausen, puis maison dîmière de Morimont, puis maison de Gail (XIIIe siècle-XVIe siècle), rue des Pèlerins [53],[54].
  • La Maison dite Cour Meyer ou Cour de Gail (XVIIe siècle), 3 rue de Gail[55],[56].
  • Château d'Oberkirch : édifice reconstruit entre 1843 et 1846 préservant des caractères d'un château fort plus ancien du XVIe siècle ou du XVIIe siècle[57].
  • Château El Biar : bâtiment construit de 1864 à 1865 sur le domaine d'un ancien moulin, l'Aumuehle, par le général de Vives (1802-1884) ; il porte le nom d'un quartier résidentiel d'Alger[58].
  • Château de Gail (1826–1827) : actuel lycée Freppel[59].
  • Domaine de la Léonardsau (XIXe siècle - début du XXe siècle)[60],[61].
  • Rempart Maréchal Foch[62].
  • Moulins[63]: La ville comptait 24 moulins à eau. En 1791, 18 étaient encore en service, en 1885 plus que 6. Ils sont aujourd'hui des maisons d'habitation.
  • En 2013, une équipe de l'INRAP a mis au jour une nécropole barbare à Obernai. D'autres fouilles effectuées sur le site ont permis de découvrir des pièces attestant d'une présence humaine sur plus de 6 000 ans[64].

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Édifices religieuxModifier

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Personnalités liées à la communeModifier

 
Lazare Carnot, statue à Obernai.
  • Thomas Murner, théologien catholique et humaniste alsacien (1475-1537).
  • Jean Schenckbecher, jurisconsulte et diplomate (1529-1596).
  • Louis Simon de Bernard de Montbrison : seigneur d'Oberkirch, né à Pont-Saint-Esprit (Gard) le 31 juillet 1768, décédé à Obernai le 17 mai 1841. Officier du génie après des études militaires au collège de Brienne, il quitte l'armée en 1793. Il épouse Marie d'Oberkirch en 1798. Président du conseil général du Bas-Rhin à partir de 1810. Titulaire de la chaire d'histoire de la Faculté des Lettres de Strasbourg ; il devient le premier recteur de l'Université de 1810 à 1818. Il a publié plusieurs ouvrages, notamment des « Propos de Table » et un « cours de Botanique », ainsi que des pièces de théâtre. Maintenu en place durant les bouleversements des années 1814 et 1815. Il démissionne de la présidence du conseil général le 13 mai 1815, en raison de son attachement à la cause royaliste. Il demeurera recteur de l'Université jusqu'en 1818.
  • Nicolas Léonard Bagert Beker : né à Obernai le 13 janvier 1770, général de division, comte de l'Empire, décédé à Aubiat (Puy-de-Dôme).
  • Charles Émile Freppel : né à Obernai en 1827, il a été député à l'assemblée nationale et évêque d'Angers. Son cœur repose dans le transept droit de l'église de la ville, conformément à ses dernières volontés de voir celui-ci rejoindre l'Alsace au retour de la région à la France. Son nom a été donné à un collège et un lycée. Une statue est édifiée en son honneur devant l’église d'Obernai.
  • Louis Caspar (1841-1917), évêque, vicaire apostolique au Viêt Nam.
  • Honoré-Louis Umbricht (1860-1943), peintre né à Obernai.
  • René Schickele, né à Obernai le 4 août 1883, romancier, essayiste et poète.
  • Henri Joseph Eugène Gouraud (1867-1946), général français, citoyen d'honneur de la ville d'Obernai.
  • La famille Wertheimer, propriétaire de Bourjois et Chanel, qui occupa une place importante dans la communauté juive de la ville.
  • André Neher, né à Obernai en 1914, rabbin, écrivain et philosophe juif alsacien.
  • Statue de Lazare Carnot : statue en bronze rapportée du village de Carnot (Algérie) en 1963 par l'armée française, située sur le mont national.
  • Roger Winsbacher (1928-2012), rabbin d'Obernai.
  • Alexia Grimaud, comédienne française.
  • Jean-Marie Lehn : prix Nobel de chimie en 1987, effectue ses études secondaires au lycée Freppel d'Obernai.
  • Pierre Bodein, tueur en série né à Obernai en 1947.
  • Freddy Ruhlmann Artiste
  • : Edouard Weltz (1876 - 1945) Peintre Alsacien a résidé à Obernai et y a créé une École de dessin et peinture en 1905.

JumelagesModifier

On dit que le jumelage entre Obernai et Gengenbach est le plus ancien jumelage entre une ville d'Alsace et du Pays de Bade. Le jumelage s'enveloppait par l'assistance du prêtre allemand Fridolin Bigott et les maires de ce temps d'Obernai Marcel Gillmann et de Gengenbach Erhard Schrempp. Les maires, les représentés des communes, les pompiers, les églises et leurs chœrs, le Club Vosgien et le Schwarzwaldverein, les interessés pour la musique, les écoles et les jardins d'enfants soignent une coopération profonde. Depuis 2010 il y a le « Freundeskreis der Partnerschaft zwischen Gengenbach und Obernai »[95].

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BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

  1. Hydrographie
  2. Jacques Baquol,Ristelhuber, L'Alsace ancienne et moderne ou dictionnaire géographique, historique et statistique du Bas-Rhin, (lire en ligne), p. 357.
  3. Didacticiel de la règlementation parasismique
  4. Table climatique
  5. La forêt de Landsberg
  6. Présentation de la forêt de Landsberg , Prosilva, consulté 2012-07-01
  7. Lieux et itinéraires
  8. Le réseau Pass’O
  9. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, volume 2, Librairie Dalloz, Genève, 1991.
  10. (de) Jutta Mühlenberg, Das SS-Helferinnenkorps: Ausbildung, Einsatz und Entnazifizierung der weiblichen Angehörigen der Waffen-SS 1942-1949, BoD – Books on Demand, 2011, ISBN, , 183 p. (ISBN 978-3-86854-239-4)
  11. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.labanquedublason2.com (consulté le 24 mai 2009)
  12. [PDF] Liste des maires au 1er avril 2008 sur le site de la préfecture du Bas-Rhin.
  13. Les comptes de la commune
  14. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  15. Le Plan Local d’Urbanisme
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  19. Établissements d'enseignements
  20. Écoles élémentaires
  21. Professionnels et établissements de santé
  22. Communauté de paroisses du Piémont du Hohenbourg
  23. Obernai : l'église luthérienne
  24. Confession Protestante
  25. La Synagogue André Neher
  26. Mosquée Turque
  27. Catherine Bedarida, « L'Année des arts du cirque entre en piste », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  28. Lycée agricole d'Obernai
  29. CFA agricole du Bas Rhin
  30. Centre de formation professionnelle de promotion agricole (CFPPA)
  31. Deuxième ville touristique du Bas-Rhin
  32. Office de tourisme
  33. Notice no PA00084853, base Mérimée, ministère français de la Culture Hôtel de ville
  34. Le balcon de 1604 de l'Hôtel de Ville d'Obernai
  35. Notice no PA00084846, base Mérimée, ministère français de la CultureBeffroi et chapelle dits Kappelturm
  36. Horloge de Schwilgue Jean-Baptiste (horloger)
  37. Horloge (poids)
  38. Horloge
  39. Les cloches du Kappelturm
  40. ,Le beffroi d'Obernai
  41. Notice no PA00084852, base Mérimée, ministère français de la Culture Halle aux blés (anciennes boucheries)
  42. Cloche grenier public, halle aux blés
  43. Notice no PA00084866, base Mérimée, ministère français de la Culture Puits à six seaux
  44. Notice no IA00024007, base Mérimée, ministère français de la Culture Puits à Six Seaux
  45. Puits à six seaux (côté oriental)
  46. Puits aux six seaux (côté occidental)
  47. Collection de corbeaux sculptés
  48. La Tour Freppel
  49. Notice no PA00084865, base Mérimée, ministère français de la Culture
  50. Notice no IA00023944, base Mérimée, ministère français de la Culture Établissement de bains dit Untere Badstub
  51. Notice no IM67003375, base Palissy, ministère français de la Culture
  52. Notice no PA00084854, base Mérimée, ministère français de la Culture
  53. Notice no PA00084864, base Mérimée, ministère français de la Culture
  54. Notice no IA00023985, base Mérimée, ministère français de la Culture
  55. Notice no PA00084859, base Mérimée, ministère français de la Culture
  56. Notice no IA00023964, base Mérimée, ministère français de la Culture
  57. Notice no IA00024019, base Mérimée, ministère français de la Culture Château fort, château d'Oberkirch
  58. Notice no IA00024015, base Mérimée, ministère français de la Culture
  59. Notice no IA00023947, base Mérimée, ministère français de la Culture
  60. Notice no PA00085289, base Mérimée, ministère français de la Culture
  61. Notice no IA00024016, base Mérimée, ministère français de la Culture
  62. Rempart Maréchal Foch
  63. Notice no IA00023926, base Mérimée, ministère français de la Culture Moulins
  64. Jean Chichizola, « En Alsace, des archéologues sur les traces des barbares », Le Figaro, .
  65. La cour Fastinger
  66. Cloche chapelle Notre-Dame dite Kapellkirche, actuellement beffroi
  67. Notice no IA00023935, base Mérimée, ministère français de la Culture Chapelle Notre-Dame
  68. Notice no IA00023930, base Mérimée, ministère français de la Culture Eglise paroissiale Saint-Pierre, Saint-Paul, de la Vierge
  69. Notice no PA00084850, base Mérimée, ministère français de la Culture Eglise paroissiale Saint-Pierre-et-Paul
  70. La chapelle Sainte-Odile dans l'église Saint-Pierre Saint-Paul
  71. Église Saints-Pierre-et-Paul, l'extérieur
  72. Église Saints-Pierre-et-Paul
  73. Orgues de l'église Saint-Pierre-et-Paul
  74. Orgue de 1882 de Joseph Merklin
  75. Orgue de Klem (menuisier) et Merklin Joseph (facteur d'orgues)
  76. Buffet d'orgue de Klem Théophile (menuisier) ; Kern Daniel (restaurateur)
  77. Merklin Joseph (facteur d'orgues) ; Muhleisen Ernest (facteur d'orgues) ; Kriess (facteur d'orgues) ; Kern Daniel (restaurateur)
  78. Orgue Merklin Joseph (facteur d'orgues) ; Muhleisen Ernest (facteur d'orgues) ; Kriess (facteur d'orgues) ; Kern Daniel (restaurateur)
  79. Orgue de tribune : Klem Théophile (menuisier) ; Merklin Joseph (facteur d'orgues) ; Muhleisen Ernest (facteur d'orgues) ; Kriess (facteur d'orgues) ; Kern Daniel (restaurateur)
  80. Orgue de 1882 de Joseph Merklin
  81. Obernai : l'orgue de l'église luthérienne
  82. Orgue de Xavier Silbermann
  83. Xavier Silbermann
  84. Chapelle de la Vierge au cimetière
  85. La Chapelle des Oliviers
  86. Notice no PA00084851, base Mérimée, ministère français de la Culture Vestiges de l'église Saint-Jean-Baptiste-d'Oberlinden dite Oberkirch
  87. Notice no PA00084848, base Mérimée, ministère français de la Culture Cimetière
  88. Chapelle du château d'Hell-Oberkirch
  89. Notice no PA00084868, base Mérimée, ministère français de la Culture Ancienne synagogue
  90. Notice no IA00023938, base Mérimée, ministère français de la Culture Synagogue
  91. L'ancienne Communauté d'Obernai
  92. La synagogue d'Obernai, fiche pédagogique
  93. La Synagogue André Neher
  94. Le Mont des Oliviers
  95. Felix Ockenfuß: 60 ans de Jumelage - 60 Jahre Städtepartnerschaft zwischen Gengenbach und Obernai. In: Badische Heimat, décembre 2018, p. 606- 614.