L'Exercice de l'État

film sorti en 2011
L'Exercice de l'État
Réalisation Pierre Schoeller
Scénario Pierre Schoeller
Acteurs principaux
Sociétés de production Archipel 35
Les Films du Fleuve
France 3 Cinéma
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau de la Belgique Belgique
Genre Drame
Durée 115 minutes
Sortie 2011


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

L’Exercice de l’État est un film franco-belge écrit et réalisé par Pierre Schoeller, sorti le .

SynopsisModifier

Le gouvernement français souhaite mener un plan de privatisation de gares ferroviaires. Le ministre des Transports, Bertrand Saint-Jean, est appelé à jouer un rôle majeur dans cette réforme. Pourtant il la désapprouve, tout comme son équipe, en particulier son directeur de cabinet Gilles.

Bertrand est tiraillé entre sa fidélité au Premier ministre et à ses convictions. Il continue à espérer que le président interviendra et imposera une réforme atténuée, car la privatisation est très impopulaire. Devant les hésitations de Bertrand, son équipe menace de démissionner[1].

Le Premier ministre décide que cinq gares secondaires serviront d'expérience pour la réforme. Mais la pression sur Bertrand est telle que dans un cauchemar, il se suicide après avoir reçu la liste, comprenant cinq des plus prestigieuses gares françaises. Finalement, Gilles vient assurer Bertrand qu'il restera à ses côtés jusqu'au bout dans son combat pour mener la réforme tout en la rendant la plus acceptable possible.

Le Président convoque alors Bertrand pour présenter sa décision. Mais loin d'atténuer la réforme, il la valide telle quelle et ne laisse aucun pouvoir à Bertrand pour l'aménager : son rôle sera uniquement de défendre la réforme face aux opposants.

Opposé à cette réforme, Gilles demande sa réintégration dans le corps préfectoral dont il est issu. C'est en attendant sa nomination qu'il apprend d'un Bertrand enjoué que ce dernier vient d'être nommé ministre de l'Emploi et des Solidarités. La dernière séquence avec Bertrand et Gilles à l'Élysée, découvrant à la télévision le saccage de la sous-préfecture de Compiègne par des grévistes de Continental (fait réel du ) et comprenant que le nouveau poste sera aussi désagréable que le précédent. Bertrand demande à Gilles de rester avec lui pour « accomplir de grandes choses », mais le Président demande à Bertrand « du sang neuf » en lui présentant une liste de possibles directeurs de cabinet qui exclut spécifiquement Gilles.

La dernière image montre Gilles quittant seul le palais de l'Élysée. Bertrand est désormais seul.

Fiche techniqueModifier

DistributionModifier

ProductionModifier

Pré-productionModifier

Pour préparer son rôle, Olivier Gourmet a suivi pendant une journée le ministre de la Culture et de la Communication Frédéric Mitterrand[2].

Lieux de tournageModifier

Certaines scènes ont été tournées dans les environs de Mâcon, en particulier l'accident de voiture du ministre[3].

MusiqueModifier

  Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données IMDb.   Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section proviennent du générique de fin de l'œuvre audiovisuelle présentée ici.

La musique originale du film a été composée par Philippe Schoeller, frère de Pierre Schoeller, le réalisateur du film.

Musiques additionnelles :

RéceptionModifier

Le film est reçu très positivement par la critique.

France Inter se montre élogieux et écrit que si « le cinéma français n’est pas forcément très à l’aise avec le cinéma politique [...] ce coup d'essai de Pierre Schoeller est un coup de maître »[4]. Le Monde se montre tout aussi laudateur, soutenant que « cette réussite met cruellement en perspective tout ce qui manquait à La Conquête, de Xavier Durringer, pour convaincre »[5]. Libération accueille positivement le film et estime que « le film a quelque chose d’impérieux et de survolté (inhabituel dans le cinéma français), opérant une synthèse rare entre excitation narrative pure et regard critique sans pitié »[6]. L'Express écrit un article listant cinq raisons pour lesquelles il faut aller voir le film[7]. Le Figaro écrit plusieurs articles sur le film[8].

DistinctionsModifier

RécompensesModifier

Nominations et sélectionsModifier

 
Olivier Gourmet incarne Bertrand Saint-Jean, le ministre des Transports.

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

  1. « «L’Exercice de l’Etat» : dans les coulisses du pouvoir sur France 3 », sur ladepeche.fr (consulté le 10 octobre 2020)
  2. Élise Domenach et Franck Garbarz, « Entretien avec Olivier Gourmet : Raconter des choses avec ma main, ma nuque, mon dos », Positif « 60 ans de comédiens », nos 617-618,‎ , p. 53-56
  3. « Mâcon au centre du film l’exercice de l’État », sur www.lejsl.com (consulté le 14 avril 2019)
  4. « "L’Exercice de l’Etat" de Pierre Schoeller », sur www.franceinter.fr (consulté le 10 octobre 2020)
  5. « "L'Exercice de l'Etat" : un ministre au travail », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 10 octobre 2020)
  6. « «L’Exercice de l’Etat», haut en couleuvres », sur Libération.fr, (consulté le 10 octobre 2020)
  7. « L'Exercice de l'Etat, cinq raisons d'aller le voir », sur LExpress.fr, (consulté le 10 octobre 2020)
  8. « L'Exercice de l'Etat », sur Le Figaro.fr (consulté le 10 octobre 2020)
  9. Le Masque et la Plume, émission du 19 février 2012 sur France Inter, voir en ligne
  10. « "L'Exercice de l'Etat" primé sur France Inter », Le Parisien,‎ (lire en ligne, consulté le 20 février 2012)
  11. « Treize nominations pour «Polisse» aux Césars », Libération,‎ (lire en ligne, consulté le 29 janvier 2012)