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La Gueule de l'autre

film de Pierre Tchernia, sorti en 1979

La Gueule de l'autre est un film français de Pierre Tchernia, sorti en 1979.

SynopsisModifier

L'action se déroule en 1978 à Paris. En pleine campagne électorale, le politicien Martial Perrin (Michel Serrault), président du parti des Conservateurs Indépendants Progressistes (CIP)[1] apprend, en écoutant la radio dans sa salle de bain, l'évasion de Richard Krauss, un ancien mercenaire qui avait promis publiquement de se venger de ceux qui l'ont abandonné et laissé condamner, plus de dix ans auparavant, lors d'une affaire louche s'étant déroulée à Djibouti, alors territoire français et devenu indépendant en 1977. Martial Perrin était impliqué dans cette affaire.

Aussitôt après l'évasion de Krauss, les premiers assassinats commencent à frapper les personnalités impliquées dans cette affaire de Djibouti.

Autoritaire et méprisant envers ses compagnons politiques, dont pas un ne lui arrive à la cheville, Perrin adopte soudainement le comportement d'un homme traqué, n'approchant plus des fenêtres de son appartement, quittant son domicile par la porte de service, ne voulant même plus monter à la tribune pour ses discours. Son attitude étrange provoque la consternation de ses compagnons, et surtout de Garrivier (personnage joué par Marco Perrin), son rival pour les primaires du parti qui veut lui disputer sa place à la tête du CIP.

Prétextant une maladie pour ne plus avoir à sortir de chez lui et risquer de se faire abattre par Krauss, Perrin conseille à Jean-Louis Constant (Jean Poiret), son fidèle conseiller, de le faire remplacer secrètement par son cousin et sosie, Gilbert Brossard (Michel Serrault), un comédien raté. Il espère que le tueur sera rapidement retrouvé par la police et mis hors de nuire, afin que lui puisse reprendre sa place. Constant va chercher Brossard à son domicile de Pantin, qui sert d'école de danse à sa femme. Brossard accepte la proposition de Constant, y voyant un moyen de gagner un peu d'argent et d'exercer son « art » de comédien au point de berner non seulement la population mais même la police, les compagnons politiciens de Martial Perrin… et jusqu'à la propre épouse de celui-ci dans son lit.

Un grand face-à-face télévisé avec le secrétaire général de l'« Union des Centres » (Roger Carel), parti politique rival, est prévu quelques jours après. Brossard va devoir se surpasser pour faire croire à tout le monde qu'il est Martial Perrin, lequel, pensant (suite à une information entendue à la radio) que Krauss a été arrêté, s'est rendu au studio de télévision pour reprendre sa place dans le débat. Arrivé au studio, Perrin retrouve Constant, soulagé d'éviter de confier le débat à Brossard. Mais un problème survient : Perrin a dû s'enfuir de chez lui en pyjama, et sous son imperméable, il est toujours en pyjama. Constant décide alors d'aller chercher le costume porté par Brossard. Pendant ce temps, Perrin entend une rectification à la radio : Krauss n'a finalement pas été arrêté.

Le débat rocambolesque a lieu avec Brossard qui affronte l'adversaire de Perrin, lorsque Krauss, armé d'une carabine, surgit dans le public créant l'affolement dans le studio. Krauss va-t-il réussir à abattre le faux Perrin, sachant que le vrai Perrin se trouve aussi à proximité ?

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