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Les bronzés font du ski

film français de Patrice Leconte sorti en 1979
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Les bronzés font du ski
Réalisation Patrice Leconte
Scénario La troupe du Splendid
Acteurs principaux
Sociétés de production Trinacra Films
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie
Durée 83 min.
Sortie 1979

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Les bronzés font du ski est un film français écrit et interprété par la troupe du Splendid, réalisé par Patrice Leconte et sorti en 1979. Il fait suite au film Les Bronzés, sorti l'année précédente.

Sommaire

SynopsisModifier

1979. Les amis du premier volet se retrouvent dans la station de sports d'hiver de Val-d'Isère où Jérôme, Gigi et Popeye travaillent.

Jérôme et Gigi sont désormais mariés : Gigi tient une crêperie pendant que Jérôme exerce dans son cabinet médical. Nathalie et Bernard, réconciliés et assez « nouveaux riches », sont propriétaires d'un appartement en temps partagé. Jean-Claude, toujours à la recherche de l'âme sœur et toujours aussi nul en séduction, tente désespérément de draguer tout ce qui bouge. Christiane débarque avec un homme marié et nettement plus âgé qu'elle, Marius.

Popeye est désormais beaucoup moins sûr de lui : humilié par sa femme qui le trompe avec son cousin, il prétend à ses amis qu'il est le gérant d'une boutique de sports d'hiver alors que celle-ci est tenue par ce même couple.

Au cours d'une sortie en ski hors piste, le groupe se perd avant d'être sauvé par des paysans de haute montagne, lesquels leur feront déguster nourriture et boisson artisanales : d'abord de la foune – un fromage fort macéré dans du gras, des couennes, et de l'alcool de bois pendant deux ou trois saisons –, puis la liqueur d’échalote relevée au jus d'ail « parce que l'échalote tout seul, ça s'rait trop fade ».

Fiche techniqueModifier

DistributionModifier

Box-officeModifier

Lors de sa sortie en salles, Les Bronzés font du ski n'a pas rencontré un énorme succès[2], se contenant de réunir 1,5 million d'entrées[3], alors que le premier volet sorti un an auparavant, avait totalisé 2,3 millions d'entrées[2]. Le film trouvera son public au fil des diffusions à la télévision, faisant d'excellentes audiences, notamment avec la rediffusion de décembre 2008 (10,4 millions de téléspectateurs)[2].

ProductionModifier

Pré-productionModifier

Contrairement au premier film, Michel Blanc n'a pas participé à l'écriture de ce second opus. Il n'était en effet pas très convaincu à l'idée de donner une suite à leur succès. Son attitude a été mal perçue par ses amis, ce qui a quelque peu terni l'ambiance sur le plateau[4].

TournageModifier

  • Le film a été tourné en Savoie à Val-d'Isère et à la gare Saint-Lazare à Paris. Toutefois, les responsables de la station de ski et l'équipe de tournage restent sur des relations très tendues et le nom de la station n'apparaît nulle part dans le scénario[5].
  • Le premier montage du film le faisait durer h 10. Plusieurs scènes furent donc coupées, notamment une mettant en scène Martin Lamotte (qui du coup est absent du film), ou encore une où la joyeuse troupe, affamée et perdue dans la montagne, songeait au cannibalisme.
  • C'est la célèbre chanson Étoile des neiges qui devait être chantonnée par Michel Blanc sur le télésiège, mais les droits d'utilisation en étant trop élevés, Pierre Bachelet et Raymond Gimenès imaginèrent une ritournelle pouvant, sans plagiat, pourtant l'évoquer : Quand te reverrai-je…[6],[Note 1].
  • Josiane Balasko avait demandé à être doublée pour sa fameuse chute mais c'est finalement bien elle que l'on voit tomber dans le film.

Autour du filmModifier

  • Fernand Bonnevie, qui joue le moniteur de ski avec lequel Jean-Claude Dusse apprend le « planter de bâton », était réellement moniteur à l'école du ski français. Patrice Leconte l'avait choisi pour le rôle car, comme il le disait lui-même, il voulait un vrai moniteur savoyard « avec l'accent et le visage buriné par la réverbération du soleil sur la neige ».
  • La recette du crapaud dans la liqueur d'échalote était précédemment décrite dans la version théâtre du Père Noël est une ordure.
  • Plusieurs acteurs sont réapparus dans le second volet dans des rôles différents :
    • Guy Laporte qui était le chef du village dans le premier film devient l'amant de la femme de Popeye dans celui-ci ;
    • Madame Schmitt était l'une des maîtresses de Popeye dans le volet 1 (« Bonsoir, nous allons nous coucher. ») ;
    • la femme de Popeye était l'un des « râteaux » de Jean-Claude Dusse dans le premier épisode (la séquence des photos qui tombent du sac) ;
    • Michel Such, le locataire de la chambre 205 mis à la porte par Bernard et Nathalie dans le second volet, est « Le Gros Benny », l'homme que l'on retrouve à plusieurs reprises dans le premier essayant de faire du ski nautique.
  • Josiane Balasko et Bruno Moynot étaient en couple durant le tournage (de 1974 à 1981 exactement)[7]
  • Le propriétaire de l'appartement situé à Val d'Isère, dans lequel est tournée la scène du cochon, ne devait pas être au courant qu'on y avait fait entrer un animal. C'est donc endormi, dissimulé dans une malle à costumes portée par quatre assistants, que le cochon de plus de 100 kg a été apporté sur les lieux[8].
  • La piqûre de somnifère faite au cochon par un vétérinaire n'avait un effet que de 52 minutes exactement. Celui-ci avait également prévenu que l'animal sortirait agressif de sa léthargie. Les spasmes du cochon durant le tournage de la scène "bouffez-le", signes du début de la phase de réveil, ont fait vaciller Christian Clavier entre terreur et fous rires[8].
  • Après la scène du "planté de bâton", Fernand Bonnevie est allé boire un vin chaud, hilare, dans un bar de la station, avec son bâton de ski toujours planté dans le dos (une grosse plaque de polystyrène étant dissimulée sous sa combinaison, dans laquelle le bâton était planté)[8]...
  • La dégustation de la "liqueur de crapaud", scène mythique du film, a dû être recommencée vingt fois, le chef opérateur Jean-François Robin étant pris de fous rires compulsifs à chaque fois qu'il cadrait les grimaces de Gérard Jugnot et Michel Blanc[8]. Par ailleurs Gérard Jugnot a avoué que lui et les autres acteurs s'étaient réellement brûlés la bouche durant le tournage de cette scène du fait que c'était de la vraie liqueur, leurs réactions n'étaient donc pas jouées mais bien réelles.

SuiteModifier

Un troisième volet des Bronzés était envisagé après le succès des Bronzés font du ski, dans lequel les personnages se retrouvent lors d'un voyage à New York. L'équipe y renonça pour se consacrer à l'adaptation cinématographique de la pièce Le Père Noël est une ordure.

Patrice Leconte ne fut pas invité à mettre en scène ce nouveau projet, par suite d'une mésentente (dans un article, Patrice Leconte aurait déclaré valoir mieux que Les bronzés font du ski). Après avoir fait ses excuses publiquement et avoir reconnu devoir une partie de sa carrière au talent des comédiens, Patrice Leconte fut de nouveau associé à l'équipe du Splendid pour la réalisation des Bronzés 3 : Amis pour la vie.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Dans le documentaire L’Après-ski des Bronzés de l’édition Collector du film (EAN 3 259119 684695)[6], Patrice Leconte donne l'explication suivante : « Au départ, il [Michel Blanc] chantait Étoile des neiges … parce qu’on était sûr que c’était dans le domaine public ou peu s’en faut. Et puis, on apprit que pour chanter Étoile des neiges, il fallait payer très cher et nous on s’est dit plutôt crever que de payer cher. Ce n’était pas nos sous mais on était solidaire du producteur et j’ai demandé au compositeur de la musique de nous faire un “à la manière de”, mais autre chose, c’est-à-dire que ça puisse se caler sur Étoile de neiges, mais qu’il chante autre chose. Et donc Étoile des neiges est devenue Quand te reverrai-je ?. » [lire en ligne]

RéférencesModifier

  1. Box-office sur ecranlarge.com.
  2. a, b et c Rania Hoballah, « Les Bronzés font du ski : 5 choses que vous ne saviez peut-être pas sur le film culte », sur LCI.fr, (consulté le 3 avril 2018).
  3. « Les Bronzés font du ski », sur Jp's Box-Office (consulté le 3 avril 2018).
  4. Thierry Chèze, « Michel Blanc, le grand entretien », Studio Ciné Live n°80,‎ juillet-août 2016, p. 10 à 14
  5. « Val d'Isère, des sièges en or », Le Point n°1796,
  6. a et b Interview de Patrice Leconte dans l'édition DVD.
  7. « Josiane Balasko : tous les hommes de sa vie », Telestar.fr,‎ (lire en ligne)
  8. a, b, c et d « Les Bronzés font du ski : drôles d'histoires en coulisses », sur Premiere.fr,

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Lien externeModifier