Liévin

commune française du département du Pas-de-Calais

Liévin
Liévin
Le chevalement du puits no 1 bis de la fosse n° 1 - 1 bis - 1 ter des mines de Liévin.
Blason de Liévin
Blason
Liévin
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Lens
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Lens-Liévin
Maire
Mandat
Laurent Duporge
2020-2026
Code postal 62800
Code commune 62510
Démographie
Gentilé Liévinois
Population
municipale
30 423 hab. (2018 en diminution de 3,47 % par rapport à 2013)
Densité 2 371 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 25′ 22″ nord, 2° 46′ 43″ est
Altitude Min. 32 m
Max. 80 m
Superficie 12,83 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Douai-Lens
(ville-centre)
Aire d'attraction Lens - Liévin
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton de Liévin
(bureau centralisateur)
Législatives Douzième circonscription
Localisation
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Liévin
Liens
Site web lievin.fr

Liévin est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France.

Petit village agricole à l'origine, la commune a connu un essor important avec le développement de l'industrie minière dans la région. Encore aujourd'hui, la ville est marquée économiquement, socialement, paysagèrement et culturellement par cette exploitation.

Avec ses 30 423 habitants en 2018, Liévin est la 5e ville du département et la 20e de la région. Malgré cette importance, Liévin dépend directement de l'agglomération lensoise, dont le centre, la ville de Lens, abrite une population similaire (cela est dû à son statut de sous-préfecture et de chef-lieu d'arrondissement, aux nombreux services qu'elle propose et du fait qu'elle historiquement plus peuplée).

GéographieModifier

LocalisationModifier

Liévin est située dans le nord de la France, dans la plaine de l'Artois, limitrophe de Lens, à environ 15 km au nord d'Arras[1], 15 km au sud-est de Béthune[2], 22 km à l'ouest de Douai[3], 30 km au sud-ouest de Lille[4] et 180 km au nord de Paris[5] à vol d'oiseau.

Elle fait partie de la Communaupole de Lens-Liévin, de l'arrondissement de Lens et de l'aire urbaine de Douai-Lens (quinzième de France avec 539 322 habitants en 2013).

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

Communes limitrophesModifier

Voies de communications et transportModifier

Liévin est traversée par l'A21 (Lens-Douai-Valenciennes) et la RD 58. Cette dernière, dite aussi pénétrante, fréquentée par 20 000 véhicules par jour, est l'une des voies d'accès au Louvre-Lens qui a ouvert en 2012 ; des structures jalonnent cet itinéraire (hypercubes, pyramides, sphère métallique, etc). La commune est également située à proximité de l'A26 (Calais-Arras-Reims) et de l'A211-RN 17 (Lens-est - Arras).

Liévin est desservie par 6 lignes régulières et 3 bus à la demande du réseau d'autobus Tadao :

La gare de Liévin est desservie par les lignes TER Nord-Pas-de-Calais :

  • ligne 6 : Calais - Béthune - Liévin - Lens - Arras ;
  • ligne 6 : Arras - Lens - Liévin - Hazebrouck - Dunkerque.

Géologie, hydrographie et reliefsModifier

Liévin, situé sur les bords de la rivière Souchez qui est le cours amont de la Deûle, est la principale ville de la Gohelle. Au XIXe siècle, la richesse de son sol en houille en a fait la principale ville de l'ouest du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais.

ClimatModifier

Le climat de Liévin est de type océanique. Du fait de l'éloignement de la mer (80 km), le caractère océanique est moins marqué que sur les côtes. La température est fraîche en hiver (°C de moyenne) et doux en été (18 °C). Des records de chaleurs de 35 °C ont plusieurs fois été enregistrés. Les précipitations sont moindres mais plus réparties sur tous les mois de l'année.

Relevé météorologique de Lens
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1 1 4 5 9 12 14 14 11 8 4 3 7,2
Température maximale moyenne (°C) 6 7 10 14 18 20 23 23 20 15 9 6 14,2
Précipitations (mm) 44,5 35,2 37,8 36,1 37,8 44,2 53,3 44,3 43,6 43,7 48,9 49,9 519,3


UrbanismeModifier

TypologieModifier

Liévin est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[6],[7],[8]. Elle appartient à l'unité urbaine de Douai-Lens, une agglomération inter-départementale regroupant 67 communes[9] et 503 966 habitants en 2017, dont elle est ville-centre. L'agglomération de Douai-Lens est la dixième plus importante de la France en termes de population, derrière celles de Paris, Lyon, Marseille-Aix-en-Provence, Lille (partie française), Toulouse, Bordeaux, Nice, Nantes et Toulon[10],[11].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lens - Liévin, dont elle est une commune du pôle principal[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 50 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[12],[13].

Occupation des solsModifier

 
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (85,1 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (80,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (66,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (12,6 %), terres arables (7,4 %), zones agricoles hétérogènes (5,2 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (4,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2 %), mines, décharges et chantiers (1,2 %), forêts (0,3 %)[14].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[15].

ToponymieModifier

Le nom provient très probablement de Saint Liévin de Gand, évêque irlandais, qui fut un grand évangélisateur des Flandres au VIIe siècle et qui fut beaucoup vénéré dans le Nord de la France. Liévin vient de Lieven en flamand[16].

HistoireModifier

Préhistoire et AntiquitéModifier

Des fouilles archéologiques sur la butte de Riaumont, point culminant de la ville, ont mis au jour des traces des époques néolithique et gallo-romaine, ainsi que 752 tombes qui attestent que Liévin a été une nécropole mérovingienne.

Du Moyen Âge à la RévolutionModifier

Au Moyen Âge, Liévin est un petit village agricole. En 1414, on recense à Liévin à peine 150 habitants. Des recensements ultérieurs font état de 600 habitants en 1759, 900 habitants en 1789 et 1 223 habitants en 1820.

De l'industrialisation à la Première Guerre mondialeModifier

La découverte d'un gisement de houille en 1857 bouleverse l'économie locale et Liévin devient une cité minière. Sa population explose et atteint 25 698 habitants en 1914.

La Compagnie des mines de Lens y a ouvert sa fosse no 3 - 3 bis, la Société d'Aix sa fosse d'Aix, devenue dix ans plus tard le 2 de Liévin, et la Compagnie des mines de Liévin sa fosse no 1 - 1 bis - 1 ter, et ce dès 1858, les puits secondaires ayant été ouverts plus tard. Cette dernière ouvre à partir de 1899 sa fosse no 5 - 5 bis. Au XXe siècle, la Compagnie de Lens ouvre ses puits d'aérage nos 9 bis, 11 bis et 16 bis. Les derniers puits sont remblayés en 1979, les installations détruites, à l'exception des chevalements des puits nos 1 bis et 3 bis.

En 2017, sur la baie de la plage de Fundy au Canada, est retrouvée une bouteille dans laquelle un message signée de la main de Mathilde Lefebvre dit « Je jette cette bouteille à la mer au milieu de l'Atlantique. Nous devons arriver à New York dans quelques jours. Si quelqu'un la trouve prévenez la famille Lefebvre à Liévin ». La lettre est déchirée en deux pour être mieux glissée dans la bouteille est datée du 13 avril 1912, soit la veille du naufrage du Titanic. Mathilde Lefebvre était à bord du Titanic, a jeté la bouteille à la mer avant d'être retrouvée 105 ans plus tard. Si la lettre est authentifiée à l'été 2022, elle deviendra le second plus vieux message dans une bouteille jeté à la mer retrouvé dans le monde. La ville de Liévin a rendu hommage à la jeune fille ainsi qu'à sa famille dès le début des années 2000 en disposant une stèle à leur mémoire. En 1911, Franck Lefebvre, père de Mathilde, âgé de quarante-ans travaille dans l'industrie minière en tant que mineur, décide grâce à une amie qui souhaite elle aussi quitter la France et qui lui offre le voyage, de s'installer aux États-Unis. Franck arrive aux États-Unis en mars 1911 avec un de ses fils Anselme né en 1901, s'installe dans l'Iowa où il travaillera dans les mines de Lodwick. Le temps d'y faire fortune, il laisse, dans un premier temps le reste de sa famille à Liévin. Pendant une année, il fait des économies, les envoies à Liévin pour permettre à sa famille de le rejoindre. En avril 1912, Marie Lefebvre, née Daumont (1872-1912) sa femme, ainsi que leurs quatre enfants, Mathilde 12 ans (1899-1912), Jeanne 8 ans (1903-1912), Henri 5 ans (1906-1912) et Ida 3 ans (1908-1912), le rejoignent et quittent Liévin. Ils embarquent à Southampton le mercredi 10 avril 1912 à bord du navire du Titanic dans la troisième classe. Toutes la famille va mourir dans le naufrage[17]. Les corps de la famille ne seront jamais retrouvés. Aux États-Unis Franck les recherchent. L'administration américaine se rend compte alors qu'il est entré illégalement sur le territoire et expulsé. Il revient à Liévin, redevient mineur et il décédera en 1948 à Haillicourt[18].

L'entre-deux-guerresModifier

La Première Guerre mondiale vient rompre brutalement cette progression. La ville est en ruine, les églises et les châteaux sont détruits. Au total, 400 civils et 600 soldats ont été tués parmi la population de Liévin. La ville reçoit la Croix de guerre en 1920.

Dès la fin de la guerre, la reconstruction de la ville est entreprise, début , les Pays-Bas offrant des maisons de bois à 200 familles de Liévin (ainsi qu'à 300 familles de la ville voisine de Lens)[19], et l'extraction minière reprend.

La Seconde Guerre mondiale viendra de nouveau stopper la progression de la ville. En 1940, Liévin est évacuée et les Allemands s'y installent et englobent le département dans une zone interdite. La Résistance dans la région s'organise autour, notamment, du journal La Voix du Nord, aujourd'hui premier quotidien régional du Nord-Pas-de-Calais. 220 civils et 225 soldats sont tués[réf. nécessaire]. Pendant quatre année la ville est sous la férule d'Alexander Von Falkenhausen, general qui gouverne la Belgique à laquelle Lievin est rattachée. Liévin est libérée le par la 8e armée britannique. Devant l'avancée des alliés, les Allemands lancent un appel pour réunir les mineurs à la fosse 3. Alors que tout le monde est réuni, l'occupant s'enfuit, les Résistants l'accompagnent. Les anglais traversent la ville en passant par la rue Defernez, d'Angres jusqu'à Lens. Pendant ce temps, la mairie échoit aux communistes, en tête de la Résistance.

De nouveau, la fin de la guerre marque la reprise de l'activité minière, particulièrement sollicitée pour répondre aux besoins de la reconstruction. La silicose, qui tuera de nombreux mineurs, fait son apparition.

La fin de l'industrie minièreModifier

 
Monument commémorant la catastrophe de Liévin de 1974. En arrière-plan, le chevalement de la fosse no 3 bis[20].

Les mines de Liévin connaissent six accidents mortels au cours de leur histoire :

Parallèlement, la récession de l'industrie minière s'amorce. De 1960 à 1980, 60 des 67 puits ferment. La fermeture du dernier puits fait suite à l'accident de la fosse no 3 dite "Saint-Amé". Cet événement marque l'arrêt définitif de l'activité minière à Liévin.

L'entrée dans le XXIe siècle.Modifier

La fin de l'industrie minière prive la ville de sa principale activité économique. En 1999, la ville reste fortement touchée par le chômage avec un taux de 26.6% contre 12,9 % de moyenne nationale[22]. Les ouvriers représentent la première classe socio-professionnelle (40,8 % des actifs, contre 27,1 % de moyenne nationale)[22]. Cependant de grands investissements sont mis en place dans les années 2010 afin de donner une nouvelle image à la ville et au bassin minier.

Politique et administrationModifier

Administration municipaleModifier

En 1990, la municipalité a créé un conseil municipal des jeunes à l'instar de 2 000 communes de France. Les jeunes résidant à ce conseil sont élus lorsqu'ils sont au collège et leurs mandats dure trois ans.

Ce conseil a pour principales missions :

  • d'être force de proposition en élaborant des projets avec le concours des services municipaux, notamment du service jeunesse, puis les présenter aux élus de la commission Jeunesse – Loisirs ;
  • d'être force de consultation en donnant son avis sur les projets qui peuvent lui être adressés par la municipalité ;
  • d'être force de communication en facilitant les contacts entre les jeunes et les élus.

Liste des mairesModifier

No  Portrait Nom Début du mandat Fin du mandat Appartenance politique Notes
1 Procope-Alexandre-Joseph de Ligne
(Né le , mort le )

1792
1810 Il est né le à Liévin, il y décèdera le (64 ans). Outre sa fonction de maire, il fut fermier.
2 Pierre Caron
(Né en 1774, mort en 1856)
1810 1819
3 Jacques Delaby
(Né en 1766, mort en 1831)
1820 1822
4 Pierre Augustin Caron
(Né en 1786, mort en 1876)
1822 1825
5 Henri-Antoine de Ligne
(Né en 1795, mort en 1870)
1825 1855 Maire de Liévin pendant 31 ans et fils de Procope-Alexandre-Joseph de Ligne, premier maire de la ville. [23]
6 Nicolas Antoine Delaby
(Né en 1801, mort en 1887)

1855

1871
Bonapartiste
[réf. nécessaire]
Est élu au Conseil Général du Pas-de-Calais durant son mandat de maire. Il s'agit du seul maire ayant exercé durant le Second Empire. Après son mandat de maire, il devient adjoint au maire[24].
7 Alexandre Procope Jonglez de Ligne
(né le à Lille, mort le )

1871

1878
Il est comte romain et Jonglez de Ligne. Après la chute du Second Empire des élections municipales sont organisées comme le souhaitait la loi du . Alexandre Procope Jonglez de Ligne devient par conséquent le premier maire de Liévin de la Troisième République. Il est par ailleurs le petit-fils de Procope-Alexandre-Joseph de Ligne
8   Louis Schmidt
(Né en 1823)

1878

1891
Républicains modérés[25] Il est attesté qu'en 1872, il aurait été présent dans le conseil municipal de Liévin. Son mandat de maire est marqué par la catastrophe du puits no 1 de la Compagnie des mines de Liévin qui s'est déroulée le vers 22h. En il reçoit du président Sadi Carnot des Palmes Académiques. [26],[27]
9 Félix Pamart
(Né en 1858, mort en 1912)

1891

1892
Le lorsque les mineurs sont en grève, 3 000 personnes descendant dans les rues, selon le Petit Parisien les grévistes auraient chanté la Marseillaise mais également crié " Vive la grève ! À bas Pamard ! "
10 Edouard Defernez
(Né en 1836, mort en 1908)

1893

1904
Socialiste Dans la nuit du 24 au le maire fait face à un événement sans précédents : Ce sont près de 70 habitations qui ont vu leurs vitres être brisées aux abords dans le fosse 3. La période est également propice à l'arrivée de mineurs étrangers et des différends avec la compagnie des mines de Liévin auraient eu raison de cette agitation ouvrière franco-belge. Les Belges seront notamment très nombreux à demander la naturalisation[28]. Dans un article publié le dans le Petit Parisien, le maire de Liévin a légalisé une signature d'un instituteur bourgeois faisant l'éloge d'un remède miracle pour ses maux, la tisane américaine. [29] En 1900, le maire fût invité au Banquet des maires de 1900 par le président de la République Émile Loubet, à l'occasion de l'exposition universelle de 1900.
11   Arthur Lamendin
(né le à Lourches, mort le à Neuville-sur-Escaut)

1904

1912
SFIO Élu une première fois maire en 1892, il finit par décliner son poste pour se consacrer à son mandat de député[30].Il devient maire de Liévin en 1904, mais est battu en 1912. En 1906, lors de l'enterrement des victimes de la catastrophe de Courrières, il prononce un discours virulent contre la cupidité des compagnies minières et leur mépris de la vie humaine. Resté dans le Pas-de-Calais lors de l'invasion allemande en 1914, Arthur Lamendin consacre toutes ses forces au ravitaillement de Liévin, qui souffre de pénurie. Avec Marie Lietard, Silas Goulet et Louise Ariono de Romblay ils seront les derniers à quitter la ville. En 1916, il est évacué vers Paris car sa santé se détériore. Après la guerre, il abandonne le combat électoral, et devient président de la section SFIO de Neuville-sur-Escaut. Il décède à 68 ans.
12 Pierre Leroy
(Né en 1872, mort en 1935)

1912
1913 Radical
National
[réf. nécessaire]
Il démissionne au bout d'une année. Il exerce également le métier de brasseur. Il revient en politique en 1924 en se présentant aux élections législatives avec la liste de concentration républicaine et sociale.
13 François Plouvier
(Né en 1873, mort en 1941)
1914
1914
Anarchiste
Socialiste
Syndicaliste
[réf. nécessaire]
En il est réélu délégué mineur à la Fosse 1 et 1 bis[31]. Plus court mandat de l'histoire de la ville en raison de la Première Guerre mondiale. L'anarchiste Plouvier qui abandonnera son poste en 1914 devant l’arrivée des troupes allemandes dans la ville de Liévin et aurait choisi l'enrôlement.
Évacuation de 1914 à 1919 causée par la Première Guerre mondiale. La grande figure de la ville fut Arthur Lamendin.
14   Léon Degreaux
(né le à Auby, mort le à Liévin)

1919

1925
SFIO En 1907, un certain Degreaux est délégué mineur et examine les conditions de l'accident de la fosse 3 qui a tué trois mineurs (cependant on ignore le prénom de l'individu de ce fait s'il s'agit de celui qui deviendra maire en 1919). Avec ses camarades du bureau syndical il adresse en aux travailleurs un manifeste énergique dans lequel ils adjurent de continuer la grève afin de défendre les libertés syndicales.. Il lança la reconstruction de la ville qui n’était plus qu’un champ de ruines après la guerre. Il fit poser la première pierre de l’hôtel de ville (ainsi que le beffroi) en 1922 et fut également l’un des réorganisateurs de la caisse de secours minière ruinée. [32],[33]
15   Jules Bédart
(né le , inhumé le à Liévin)

1925

1929
SFIO A la mort de Léon Degreaux, il devient le nouveau maire, son mandat est notamment marqué par un essor de la ville. La même année de son élection, il devient conseiller général du canton Lens-Ouest. À sa mort, son corps est exposé en la mairie de Liévin où une partie de la population est venu lui rendre un hommage. [34]
16   Silas Goulet
(Né en 1868, mort en 1938)

1929-1930

1935
SFIO Il fait partie des quelques grands personnages qui ont œuvré à l'approvisionnement de Liévin durant la première guerre mondiale. Peu de temps après la mort du maire Bédart, il le remplace à la tête de la mairie. Élu le au Conseil Général, canton Lens-Ouest avec 76,18% des voix contre Guillamot candidat communiste. En plus de son rôle de maire, Goulet est donc conseiller général en remplacement de Bédart décédé quelque temps plus tôt[35]. Il démissionne du SFIO en 1934[36]. Enfin, la rue qui sera donnée à son nom était à l'origine orthographiée "Sylas", c'est lors d'une délibération du conseil municipal, le que l'orthographe aurait changée.
17 Henri Thiébaut
(né le à Le Cateau, mort le à Douai)

1935

1939
PCF Ouvrier mineur. Un arrêté du ministère de l'intérieur mettra fin à la municipalité communiste. En 1945, il se présente à nouveau aux élections municipales de Liévin mais est battu par la liste de Florimond Lemaire. Il est administrateur des Houillères nationales du Nord et du Pas-de-Calais après la nationalisation des Compagnies minières[37].
18 Louis Thobois
(Né en 1873, mort en 1956)

1939
1944 Socialiste Selon la revue des établissements & des œuvres de bienfaisance de , il aurait été ordonnateur du bureau de bienfaisance. Son mandat est également marqué par la seconde guerre mondiale
19 Henri Bertin
(né le à Lens, mort le à Lens)
1944
1945
Il fut soldat durant la Première Guerre Mondiale et résistant durant la seconde guerre mondiale.
20 Florimond Lemaire
(né en 1893, mort le à Liévin)

1945

1947
SFIO Les élections municipales se déroulent les et . Ce sont les premières élections depuis la libération de la France et les premières où les femmes peuvent voter. Il avait été précédemment conseiller municipal de 1925 à 1935, puis adjoint au maire à la Libération en 1944.
21   Eugène Gossart
(né le à Liévin, mort en 1955)

1947

1952
SFIO Avant d'être maire, il occupe de 1945 à 1947 le rôle de conseiller municipal. Ancien combattant 1939-1940.
22   Henri Darras
(né le à Ronchamp, mort le à Liévin)

1952

1981
PS Il était instituteur. Lors des élections sénatoriales de 1935 il s'affiche dans la liste communiste dirigée par Henri Thiébaut qui était alors maire de Liévin. Il est élu maire de Liévin en 1952 avec l'étiquette SFIO alors qu'il était conseiller municipal depuis 1947. Durant son mandat les actuels Collège Descartes-Montaignes et Lycée Henri Darras sont construits. Il est aussi l'un des acteurs de la rénovation des milliers de logements miniers. La construction du centre commerciale voit également le jour (devenu Carrefour aujourd'hui) ainsi que le premier complexe cinématographique du département, le TOP 3. Durant son mandat la commune se désenclave grâce à la construction de la D58, de l'A21 et l'A26. C'est également dans les années 1970 qu'on va la construction de la Zone d'Aménagement Concerté des Marichelles. Enfin, la Zone Industrielle de l'Alouette voit le jour durant son mandat, il parie alors sur l'industrie et les emplois tertiaires pour donner un second souffle à la ville alors que le dernier puits de mine est fermé avec la catastrophe de St-Amé. En effet son mandat est marqué par la catastrophe de fosse 3 où 42 mineurs perdent la vie. Le , les maires de Liévin, Lens et Béthune encouragent une opération "Ville morte" afin de faire entendre les problèmes liés à l'emploi qui existent dans le bassin minier[38]. Il décédera finalement le durant l'exercice de ses fonctions.[39],[40]
23   Jean-Pierre Kucheida
(né le à Liévin)

1981

2013
PS Il fut conseiller municipal de Liévin de 1971 à 1981[41]. Il apparaît dans Les Jeux de 20 heures en 1981 alors qu'il vient d'être élu maire de Liévin [42] Son mandat est marqué par le besoin de renouveler la ville après la fin de l'ère minière. À la suite de problèmes judiciaires il émet le souhait le démissionner le [réf. nécessaire], démission qui sera officialisée une semaine plus tard[réf. nécessaire].
24 Laurent Duporge
(né le )

2013
PS Le conseil municipal ne souhaitant pas organiser d'élection anticipée à la suite de la démission du maire Kucheida, Laurent Duporge le remplacera jusqu'en 2014. Il gagne cependant les élections municipales suivantes et est élu pour le mandat 2014-2020[43],[44],[45],[46] Son premier mandat est marqué par l'arrivée du Centre de réserves du Louvre sur le territoire de Liévin [47], par la création d'une police Municipale (à la suite d'un référendum local) [48], de la réfection de l'hôtel de ville, du beffroi qui l'accompagne et par le grand débat national qui fait suite au mouvement des Gilets jaunes qui a touché la commune pendant plusieurs semaines avec un pic à 1 200 manifestants [49]. Durant son mandat, la communication avec les citoyens est également changeante. En effet, en plus des réunions de quartiers ce sont des cafés débats qui sont organisées mais également des « Facebook Live » qui permettent aux habitants d'échanger avec leur maire et de lui poser des questions tous les six mois environ[50],[51]. Le maire de Liévin poursuit la lignée politique de Henri Darras en développant l'industrie sur sa commune avec notamment l'extension de la Zone Industrielle de l'Alouette[52]. Il projette également de construire 800 nouveaux logements dans le quartier de Calonne[53]. Il est réélu en mars 2020 maire avec 73.51% des suffrages [54] Durant le confinement lié à la crise sanitaire du Coronavirus, il décrète le couvre-feu de 22 h à 5 h sur l'ensemble de la ville et de sa population[55]. Le 14 août en lien avec une décision préfectorale, le centre-ville de Liévin est soumis au port du masque[56].
Cinquième République (France)Quatrième République (France)Troisième République (France)Deuxième République (France)Première épublique (France)Jean-Pierre KucheidaHenri DarrasArthur Lamendin

ÉlectionsModifier

Référendum 2016Modifier

Le a eu lieu un référendum d'initiative locale. Les habitants de la ville de Liévin ont été appelés à se prononcer sur la création d'une police municipale. Avec 62,5% des voix, c'est le oui qui l'emporte mais en raison de la faible participation (18,1%), le référendum n'a qu'une valeur consultative. Cependant à l'été 2018, la Police Municipale est mise en place à Liévin en remplacement de l'Agence de Surveillance de la Voie Publique qui était alors peu active et bénéficiait de peu de moyens.

Résultats du référendum
Choix Parti faisant
campagne
Premier tour
Voix %
OUI* PS* 2 460 62,48%
NON RN 1 477 37,52%
Inscrits 21 980 100,00
Abstentions 17 995 81,87%
Votants 3 985 18,13%
Blancs et nuls 48 1,22%
Exprimés 3 937 98,78%
* Parti en fonction

Politique environnementaleModifier

Au concours des villes et villages fleuris, Liévin a obtenu le niveau « deux fleurs ».

JumelagesModifier

 
Jumelages et partenariats de Liévin. 
Jumelages et partenariats de Liévin. 
VillePaysPériode
 Bruck an der Mur[57] Autrichedepuis
 La Valette-du-Var Francedepuis
 Limbourg-sur-la-Lenne Allemagnedepuis
 Mouscron Belgiquedepuis
 Pasvalys Lituaniedepuis
 Rybnik[58] Polognedepuis le

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1759. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[59],[Note 3]

En 2018, la commune comptait 30 423 habitants[Note 4], en diminution de 3,47 % par rapport à 2013 (Pas-de-Calais : +0,1 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1759 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
6009531 0381 0171 2231 3501 3361 3921 432
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
1 4301 4491 9412 0753 5875 4638 30910 71812 417
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
14 01417 60022 07025 69810 16524 05426 69825 12728 875
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011
31 80835 12735 85333 07033 09633 62333 42732 56531 790
2016 2018 - - - - - - -
30 93630 423-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[60] puis Insee à partir de 2006[61].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âgesModifier

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,5 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,8 %, 15 à 29 ans = 23,7 %, 30 à 44 ans = 18,8 %, 45 à 59 ans = 21,1 %, plus de 60 ans = 14,6 %) ;
  • 53 % de femmes (0 à 14 ans = 19,3 %, 15 à 29 ans = 20,5 %, 30 à 44 ans = 17,4 %, 45 à 59 ans = 20,7 %, plus de 60 ans = 22,1 %).
Pyramide des âges à Liévin en 2007 en pourcentage[62]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,1 
90 ans ou +
1,0 
4,4 
75 à 89 ans
9,7 
10,1 
60 à 74 ans
11,4 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
18,8 
30 à 44 ans
17,4 
23,7 
15 à 29 ans
20,5 
21,8 
0 à 14 ans
19,3 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[63]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

EnseignementModifier

Enseignement primaireModifier

  • 1 crèche
  • 2 haltes-garderies
  • 1 centre de la petite enfance
  • 12 écoles maternelles
  • 12 écoles primaires

Enseignement secondaireModifier

  • 3 collèges (Riaumont ; Descartes-Montaignes ; Pierre-et Marie-Curie) :
  • Le collège Descartes-Montaignes, est réputé pour le niveau d'excellence de ses élèves dans le domaine du sport. (Basketteur champion de France UNSS en 2013). Le collège dispose de plusieurs bâtiments, qui sont le réfectoire (cantine), le gymnase, le CDI (avec salle d'Art et Musique). Il y a également trois bâtiments de cours qui se relient : le bâtiment Descartes (Langues et Mathématiques), le bâtiment Montaigne (Français et Histoire) et enfin le dernier bâtiment qui relie les deux précédents (Technologie, SVT, Salle Informatiques et Sciences-Physique). Il y a également un petit internat, qui peut accueillir environ 20 élèves.
  • 2 lycées (Hennebique ; Henri-Darras) : Le lycée Henri-Darras fut le premier à proposer la Spécialité/Option "Art Cinema Audiovisuel" en France, il possède aussi plusieurs sections Sport Études, Bac Pro Chaudronnerie, Bac L, S, ES, STMG, STL, STI2D ainsi que les BTS CIRA, NRC, CRCI et ABM.

Autres enseignementsModifier

Équipements sanitaires, sociaux et administratifsModifier

Équipements sanitaires et sociaux

  • 1 polyclinique (402 lits)
  • 1 caisse primaire d'assurance maladie (CPAM)
  • 1 centre communal d'actions sociales
  • 1 dispensaire .

Équipements administratifs

  • 1 centre administratif
  • 1 hôtel de ville
  • 1 mairie annexe
  • 2 bureaux de postes
  • 1 centre d'appels Véolia
  • 1 commissariat de police
  • 1 CEF (centre éducatif fermé)
  • 1 agence Pôle Emploi
  • 1 maison de l'emploi
  • 1 centre de formation AFPA
  • 1 mission locale
  • 1 antenne du conseil général du Pas-de-Calais
  • 1 unité territoriale de l'action sanitaire et sociale (UTASS)
  • 1 unité de la direction départementale de l'équipement (DDE)
  • 1 centre principal de secours
  • 1 maison de l'enfance et de l'adolescence (M.E.A)

SportsModifier

Équipements sportifs :

  • 1 pôle d’excellence sportive (14 000 places en configuration spectacle et 6 000 places pour les compétitions d'athlétisme[64]) 31 200 m2 (unique en Europe du Nord)
  • 1 centre régional d'accueil et de formation (CRAF)
  • 1 piscine (Nauticaa 400 000 clients en 2008)
  • 10 salles de sports
  • 20 terrains de football
  • 1 piste de BMX[65]

Dès l’été 2011, un vélodrome avec piste de 200 mètres et 2 000 places assises et un dojo avec huit tapis pour tous types de sport de combat et 1 500 places et sont aussi prévus sur le site un pôle de médecine sportive et une zone de développement de l’économie du sport. On évoque même la création d’un grand parcours de golf.

Cyclo-cross La ville a accueilli sur son circuit de cyclo-cross du Val de Souchez, deux championnats de France de cyclo-cross (2005, 2010), des championnats d'Europe de cyclo-cross en 2008 et quatre manches de la coupe du monde de cyclo-cross (2002-2003, 2005-2006, 2007-2008, 2011-2012) ainsi que deux manches du Challenge la France cycliste de cyclo-cross en 2000 et 2001.

L'Arena stade couvert de Liévin

Liévin abrite l'Arena stade couvert Liévin qui accueille tous les ans le Meeting Gaz de France. Il sert aussi de salle de spectacles (Mylène Farmer, Johnny Hallyday, Tina Turner, AC/DC, Depeche Mode, Tryo, WWE Raw, Muse... ) Il a accueilli en 2009 le salon du Mariage et Les Folies du textile du Nord. Entre 2007 et 2009, le stade couvert régional a bénéficié de travaux d'agrandissement, pour atteindre finalement une capacité de 11 300 places (en configuration spectacle) et 5 300 places (pour les compétitions d'athlétisme). La superficie totale du complexe sportif international est de 31 200 m2.

Le projet en chiffres :

  • 64 : c'est le montant (en millions d'euros) de l'investissement, confié à Artois Développement, à la suite d'un appel d'offres international
  • 10 900 : constructions complémentaires en m² (l'ancien stade couvert occupait une surface de 16 140 m2)
  • 31 200 : c'est la surface totale du stade couvert et du CRAF réunis (en m2)
  • 5 300 : capacité d'accueil du public lors de meetings d'athlétisme (4 300 assis, 1 000 debout)
  • 6 300 : nombre de places assises en configuration « sports collectifs »
  • 11 300 : capacité d'accueil lors de spectacles
  • 101 : nombre de chambres (dont 50 d'un niveau équivalent à un « 3 étoiles ») réservées aux délégations sportives reçues (contre 50 auparavant), pour un total de 220 lits
  • 4 : nombre de semi-remorques qui pourront simultanément décharger leur matériel
  • 20 : capacité (en tonnes) de ce qui pourra être suspendu dans les virages
  • 40 : capacité (en tonnes) de ce qui pourra être suspendu au centre du stade
  • 700 repas en libre-service et service à table (déplacé du CRAF vers le stade)
  • 12 : nombre de salles de formation
  • 1 : nombre d'amphithéâtre
  • 1 000 : nombre de places de stationnement
  • 2009 : année de livraison du nouvel outil.

Autres installations sportives

  • 1 centre nautique « Nauticaa »
  • 1 centre régional d'accueil et de formation (CRAF)
  • 1 centre de préformation de football
  • 1 centre régional de football agréé par la FFF
  • 1 stade d'athlétisme
  • 19 terrains de football
  • 10 salles de sport
  • 1 rochers d'escalade (int.)
  • 1 aire de tir à l'arc (ext.)
  • 1 terrain de rugby
  • 7 courts de tennis (5 int. et 2 ext.)
  • 56 associations sportives
  • 8 écoles de sport
  • 1 université de sport (université d'Artois)

Le Liévin a accueilli l'avant-dernière manche de la Coupe du monde de cyclo-cross.

Avec les équipements voisins, le stade régional couvert de Liévin constitue un Pôle d’excellence sportive. Un golf pourrait prendre place près du terril de Pinchonvalle à Liévin.

ÉconomieModifier

Plus d’un millier d’entreprises, de commerces à caractère libéral ou artisanal ont choisi Liévin. La ville compte de nombreuses zones commerciales et zones d’activités. Grâce à d’excellentes infrastructures routières, les entreprises et grands groupes internationaux s’y implantent et permettent de redynamiser l’économie locale.

Liévin est une ville qui possède un grand atout grâce à son centre commercial et à plusieurs zones d'activités, Saint-Amé, ZAL 1/1 bis, Abregain, An 2000, Quadraparc et Alouette (l'agrandissement de la zone est programmé).

L'arrivée du Louvre-Lens devrait stimuler l'économie locale. Prévu pour être livré au printemps 2009, le futur centre d'affaires de 6 500 m² de bureaux, dans la ZAC de l'An 2000 à Liévin, mise sur sa situation stratégique et sur les énergies renouvelables. Proche du site d'implantation du Louvre-Lens, dans une zone d'activités où passent 20 000 véhicules par jour, le centre sera équipé de 400 m2 de panneaux photovoltaïques.

Culture locale et patrimoineModifier

Monuments historiquesModifier

  • Chevalement de la fosse no 3 (dite fosse Aimé-Tilloy ou fosse Saint-Amé), érigé pour la Compagnie des Mines de Lens en 1920 sur un site d'extraction remontant à 1858. Le chevalement métallique à treillis est caractéristique de la reconstruction des mines de Lens dans les années 1920. Ce chevalement a été le témoin de la catastrophe du qui fit 42 victimes[66]. Il est inscrit aux monuments historiques par arrêté du .

Édifices religieuxModifier

CatholiqueModifier

 
Chœur et abside de la chapelle du monastère de la Sainte-Croix de Riaumont.

ProtestantModifier

IslamModifier

  • Mosquée, rue Jules Guesde.
  • Mosquée, rue du Temple (en construction).

Témoins de JéhovahModifier

  • Salle du royaume, rue Montgolfier.

Équipements culturelsModifier

  • Centre de réserves du Louvre à Liévin
  • Maison de la Mémoire de Liévin
  • Bibliothèque (2)
  • Cinéma (Arc en ciel et Pathé)
  • Théâtre (Arc en ciel)
  • Café théâtre
  • Centre culturel et social
  • Librairies (2)

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

fascé d’argent et de gueules de 8 pièces.

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

Livres faisant référence à la ville de Liévin où ayant été écrits sur les lieux de la commune :

FilmographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  5. Auteure ayant résidé toute sa jeunesse à Liévin, où fut écrit son roman.

RéférencesModifier

  1. « Distance à vol d'oiseau entre Liévin et Arras », sur www.lion1906.com (consulté le ).
  2. « Distance à vol d'oiseau entre Liévin et Béthune », sur www.lion1906.com (consulté le ).
  3. « Distance à vol d'oiseau entre Liévin et Douai », sur www.lion1906.com (consulté le ).
  4. « Distance à vol d'oiseau entre Liévin et Lille », sur www.lion1906.com (consulté le ).
  5. « Distance à vol d'oiseau entre Liévin et Paris », sur www.lion1906.com (consulté le ).
  6. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  7. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  8. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  9. « Unité urbaine 2020 de Douai-Lens », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
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  11. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  12. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Lens - Liévin », sur insee.fr (consulté le ).
  13. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  14. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  15. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  16. flandreetartois.over-blog.com
  17. Le Journal de TF1 - JT 13h samedi 19 mai 2021
  18. http://www.histoires-de-chtis.com/index-news-23734-le-cauchemar-americain-de-la-famille-lefebvre-de-lievin.php
  19. Cent ans de vie dans la région, Tome II : 1914-1939, La Voix du Nord éditions, n° hors série du 17 février 1999, p. 41.
  20. Mexandeau 2005, p. 417.
  21. Le Matin : derniers télégrammes de la nuit daté du 29 janvier 1907
  22. a et b L'encyclopédie des villes de France sur JournalDuNet.com
  23. « Généalogie de Henri Antoine de LIGNE », sur Geneanet (consulté le ).
  24. Rapports et délibérations / Département du Pas-de-Calais, Conseil général, 1872
  25. Le Rappel, 23 juin 1891
  26. Archives départementales du Pas de Calais, Cote archives : Presse / Bibliothèque : G2/8A
  27. « Visite présidentielle à Lens », sur Le Lensois Normand Tome 3 (consulté le ).
  28. Le Radical, 27 août 1892
  29. Le Petit journal du 2 décembre 1899
  30. La Chambre des députés (1898-1902) : biographies des 581 députés, avec avertissement et documents divers, la liste des ministères qui se sont succédé, la liste alphabétique des députés, etc, page 354-355
  31. Action Syndicale, 28 mars 1909
  32. Numéro L'Humanité : journal socialiste quotidien du 17 mai 1920
  33. Le Matin : derniers télégrammes de la nuit du 29 janvier 1907
  34. « Le Populaire : journal-revue hebdomadaire de propagande socialiste et internationaliste ["puis" socialiste-internationaliste] », sur Gallica, (consulté le ).
  35. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k819792c/f3.item.r=Silas%20Goulet%09%20liévin.zoom
  36. « Le Temps », sur Gallica, (consulté le ).
  37. Yves Le Maner, « THIÉBAULT Henri, Joseph. Il signait souvent THIÉBAUT Joseph », sur maitron-en-ligne.univ-paris1.fr (consulté le ).
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  40. « Mémoires de mines - Les futures réalisations communales de Liévin après la fermeture des mines - Ina.fr » [vidéo], sur Mémoires de mines (consulté le ).
  41. Émission BFM Story (BFM TV) du 4 décembre 2011
  42. Les Jeux de 20 heures à Liévin[réf. incomplète].
  43. Yves Portelli, « Bilan du maire de Liévin, Laurent Duporge: « Je ne suis pas Jean-Pierre Kucheida mais j’assume le bilan et l’héritage » : Laurent Duporge a succédé à Jean-Pierre Kucheida en 2013. Malgré un laps de temps très court à la tête de la mairie de Liévin on peut tout de même évoquer « son » bilan dans la mesure où il était déjà un acteur essentiel de la vie politique locale. C’était encore plus vrai depuis 2008, époque à laquelle il était apparu comme… le successeur possible. À 44 ans, l’élu socialiste évoque l’héritage mais aussi les premiers signes d’une méthode sur laquelle il compte bien rebondir une fois les élections terminées », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  44. Hervé Naudot, « Liévin: À 19 h 05, ce vendredi soir, Laurent Duporge est officiellement devenu maire : Après avoir été élu par les Liévinois dès le premier tour, dimanche dernier, avec 54,75 % des suffrages, Laurent Duporge devait encore recevoir l’onction du conseil municipal. Ce qui fut fait, ce vendredi soir, par 32 voix sur 39. Et l’émotion de la semaine passée a laissé place à un « Au travail ! Nous avons tant à faire ! » dans la bouche du nouveau maire. », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  45. « Liste des communes et des maires » [xls], Préfecture du Pas-de-Calais, (consulté le ).
  46. « Liévin : Jean-Pierre Kucheida a passé la main à Laurent Duporge... et réglé quelques comptes : C'est ce dimanche matin que Jean-Pierre Kucheida a quitté ses fonctions de maire. Le récit de la séance. Lors de la réception qui a suivi, l'ancien édile en a profité pour dénoncer le procès politico-médiatique dont il estime avoir été victime. », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  47. Fiona Moghaddam, « Louvre : le déménagement titanesque de 250 000 œuvres dans le nouveau Centre de conservation de Liévin », sur franceculture.fr, (consulté le ).
  48. https://www.lavenirdelartois.fr/art/lens/police-municipale-a-lievin-la-population-votera-en-novembre-ia696b0n177527
  49. La Voix du Nord, « Gilets jaunes : Après Carrefour Liévin, Auchan Noyelles-Godault ferme », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne  , consulté le ).
  50. « Liévin : le Maire organise un facebook live pour répondre à ses administrés - Ville & Banlieue », sur Ville & Banlieue, (consulté le ).
  51. http://lievin.fr/2018/12/enquete-nationale/
  52. Reno Vatain, « Liévin : Extension du parc de l’Alouette : plus de 1 000 emplois en vue », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne  , consulté le ).
  53. Reno Vatain, « Liévin : Huit cents logements d’ici à 2026 à la Tranchée de Calonne », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne  , consulté le ).
  54. YF, « RESULTATS - Municipales à Liévin : le socialiste Laurent Duporge très largement réélu », sur francetvinfo.fr, France 3 Hauts-de-France, (consulté le ).
  55. « Liévin : Couvre-feu dès ce soir 22 heures », sur L'Avenir de l'Artois, (consulté le ).
  56. Céline Debette, « Lens, Liévin, Hénin : où le port du masque est obligatoire à partir de ce samedi (cartes) », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne  , consulté le ).
  57. « Jumelage : Liévin : « Être une femme en Europe », deux jours, plusieurs conférences et la naissance d’une charte commune », La Voix du Nord,  : « Le premier édile a ainsi invité, pour ces deux journées, toutes les villes jumelées : Saint-Vallier, Rybnik, mais aussi Bruck-an-der-Mur, Hagen-Hohenlimburg et Pasvalys qui vont donc s’engager, à travers une charte liévinoise, à poursuivre leur engagement en faveur de la lutte contre les inégalités et les discriminations envers les femmes. »
  58. « https://www.rybnik.eu/miasto/o-miescie/miasta-partnerskie/ »
  59. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  60. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  61. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
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