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Augustin Viseux

ingénieur français
Augustin Viseux
Naissance
Liévin (Pas-de-Calais)
Décès
Nationalité Française
Pays de résidence Drapeau de la France France
Profession
Autres activités
Distinctions
Commandeur de la Légion d'honneur

Augustin Viseux, né le à Liévin (Pas-de-Calais) et mort en 1996, est un mineur de fond, puis ingénieur des mines, connu pour son témoignage Mineur de fond, paru en 1991 dans la collection Terre humaine de Jean Malaurie.

BiographieModifier

Augustin Viseux est fils et petit-fils de mineurs de la région de Lens, dans le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais. Il obtient son certificat d'études primaires en  ; il souhaite poursuivre ses études et entre à l'école primaire supérieure, mais ses parents ont besoin qu'il apporte un salaire et il doit renoncer à poursuivre dans cette voie[1]. Dès quatorze ans, il travaille à la mine ; il commence à la fosse no 5 - 5 bis de la Compagnie des mines de Béthune à Loos-en-Gohelle comme galibot. Petit à petit, il s'élève dans la hiérarchie des travailleurs de la mine et finira comme ingénieur principal. Il entre à l'École des mines de Douai et obtient le titre d'ingénieur. À partir de 1959, atteint de silicose, il ne peut plus descendre au fond ; de 1959 à 1970, il est directeur des services administratifs des travaux du fond[2].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il a été membre du réseau de résistance Libé-Nord. Il perd sa mère dans un bombardement allié.

Il est commandeur de la Légion d'honneur en 1987.

Mineur de fondModifier

Son témoignage, publié en 1991 dans la collection Terre humaine[note 1] sous le titre Mineur de fond : fosses de Lens, soixante ans de combat et de solidarité, est réédité dès 1992 par France Loisirs, puis repris en 1994 dans la collection Terre humaine-Poche.

L'ouvrage raconte son ascension professionnelle et sociale, la vie quotidienne des mineurs à la mine et dans les corons, les risques du métier (catastrophes et maladies), l'évolution des techniques d'exploitation, les événements qu'il a vécus : le Front populaire, la Résistance dans le bassin minier, la nationalisation des houillères, les grandes grèves de 1947-1948.

Notes et référencesModifier

Notes
  1. Jean Malaurie raconte dans Terre humaine, cinquante ans d'une collection : entretien avec Jean Malaurie, Paris, Bibliothèque nationale de France, 2005, p. 116 et suiv., comment il a été amené à accueillir ce témoignage dans sa collection.
Références

Voir aussiModifier