Calabre

région d'Italie

Calabre
Blason de Calabre
Héraldique
Drapeau de Calabre
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Chef-lieu Catanzaro
Provinces 5
Communes 409
Président Roberto Occhiuto[1] (Forza Italia)
depuis 2021
NUTS 1 ITF (Italie méridionale)
ISO 3166-2 IT-78
Démographie
Population 1 877 728 hab. (01/01/2021)
Densité 125 hab./km2
Géographie
Superficie 1 507 900 ha = 15 079 km2
Localisation
Localisation de Calabre
Liens
Site web regione.calabria.it

La Calabre (en italien : Calabria) est une région d’Italie qui fait partie de la macro-région du Mezzogiorno dans le sud de l'Italie. Avec 1 877 728 habitants, en 2021, la Calabre est la dixième région plus peuplé du pays [2]. Elle est située dans la partie sud du pays, bordée au nord par la Basilicate, à l'est par le golfe de Tarente, au sud par la mer Ionienne, au sud-ouest par le détroit de Messine, qui la sépare de l'île de Sicile, et à l'ouest par la mer Tyrrhénienne.

AdministrationModifier

 
Les cinq provinces de Calabre.

La régionModifier

Les provincesModifier

La région est divisée en quatre provinces et une ville métropolitaine :

GéographieModifier

SituationModifier

 
NASA : photo satellite de la Calabre.

La région forme une petite péninsule distincte de la grande péninsule d'Italie. Elle est considérée l' « orteil » de la « botte » italienne. C'est une région essentiellement montagneuse, comptant plusieurs massifs :

  • le Pollino ;
  • le Serre  ;
  • la Catena costiera ;
  • la Sila ;
  • l'Aspromonte.

Les vallées sont étroites et ravinées.

ClimatModifier

Le climat est méditerranéen, marqué par une longue sécheresse estivale de la mi-mai à la mi-septembre, alors que les automnes et les printemps sont pluvieux. Les hivers sont doux sur les côtes comme dans les plaines, comme celle de Gioia Tauro en basse Calabre ou celle de Sibari en haute Calabre, le temps est aussi souvent pluvieux. En montagne, il fait froid avec parfois des chutes de neige sur le massif de l'Aspromonte et celui de la Sila; les étés sont très chauds et secs, le thermomètre peut dépasser les 40 °C en période de canicule. Sur le relief, il fait un peu plus frais avec l'altitude, et des orages peuvent se développer et donner des averses de brève durée aux heures les plus chaudes. Des medicanes peuvent se former en mer, en automne ou en hiver, mais rarement, et toucher la région engendrant des intempéries violentes.

Données climatiques de la ville de Reggio de Calabre.

Températures moyennes mini et maxi en janvier : °C - 16 °C. Températures moyennes mini et maxi en juillet : 22 °C - 34 °C. Précipitations en janvier : 63 mm. Précipitations en juillet : 1 mm. (source meteoam, 1971-2000.)

REGGIO CALABRIA Jan Fev Mar Avr Mai Jui Jui Aou Sep Oct Nov Dec Ann
T moyenne maximale (°C) 16 17 20 22 26 31 34 34 30 26 22 18 24.6
T moyenne minimale (°C) 9 9 10 13 16 19 22 22 19 16 12 10 14,8
Précipitations moyennes (mm) 63 52 43 31 17 3 1 2 17 53 63 59 398

GéologieModifier

La Calabre se réfère généralement à « l’arc calabrien », aussi appelé « l’arc calabro-lucanien » ou « arc tyrrhénien ». Il s'agit d'un domaine de forme semi-circulaire qui s'étend depuis la partie sud de Basilicate jusqu'au secteur nord-est de la Sicile, dit le Peloritani. Certains auteurs préfèrent étendre ce domaine depuis l'Arc calabrais de Naples dans le nord jusqu'à Palerme au sud-ouest.

Le domaine se compose principalement des roches du « socle calabrien » (cristallines et métamorphiques) d'âge paléozoïque, partiellement recouvertes par des sédiments néogènes. Des études récentes et toujours en cours ont montré que ces roches font partie d'une unité tectonique (chevauchement) couvrant des unités des Apennins méridionales et des Maghrebides de la Sicile[3].

L'évolution du système Néogène géotectonique Méditerranée centrale, est caractérisée par un déplacement de l'Arc calabrien vers le sud-est, se plaçant sur le promontoire de la plaque africaine (Argand, 1916, et Guazzone Boccaletti, 1972). Les principaux éléments de cette chaîne sont donc : la Calabre ou « Bloc Calabro peloritano », la chaine Apenninique méridionale, et la chaîne maghrebide sicilienne. L'avant-pays de ce système est formé par les promontoires de la plaque africaine : la plate-forme Apula, une partie de la plaque Adria, et la plate-forme Ibleo ou «Ragusa», séparée par le bassin de la mer Ionienne. La mer Tyrrhénienne, « Bassin Tyrrhénienne », est considérée comme un bassin arrière-arc de ce dernier système de subduction, où des « microplaques » liées à la plaque africaine rentrent au-dessous des microplaques d'affinités européenne (Arco Calabro).

La géologie de la Calabre a été étudiée depuis plus d'un siècle dans le détail. Pour la littérature scientifique avant 1973, se référer à Ognibene (1973). Ippolito (1959) présente une bibliographie complète des travaux avant cette date. Cortese (1895), Limanowski (1913), Quitzow (1935), Caire et al. (1960), Caire (1961), Grand-Jacquet et al. (1961), Ogniben (1969, 1973), Caire (1970, 1975, 1978), Burton (1971), Amodio-Morelli et al. (1976), Dubois (1976), Grand-Jacquet et Mascle (1978), Moussat (1983), van Dijk (1992), et van Dijk et al. (2000) proposent aussi d'intéressants livres, monographies et jalons. Il convient de noter que, dans les premières œuvres sur la géologie de la Calabre, on a généralement défini deux phases : l'évolution et la déformation du socle jusqu'à l'Éocène tardif, et la phase « post-tectonique » avec la sédimentation des séquences post-orogéniques, pendant le Néogène tardif. Puis, par des études plus approfondies des affleurements et les études liées à l'extraction des hydrocarbures (sections sismiques et forages profonds), il est devenu évident que la dernière déformation est considérée comme post-Miocène, Pliocène et même post Pléistocène moyen[3].

Pendant le dernier épisode, le « Récent », la zone est caractérisée par une activité volcanique et sismique. En général, cela a été attribué à une phase de restauration isostatique après la déformation de la phase de Pléistocène moyenne. Certains auteurs ont la conviction que la subduction est encore active.

 
Carte géotectonique de la Méditerranée centrale et de l'Arc calabrien. Le tracé bleu indique la position de la Section géotectonique. D'après van Dijk (1992)[3].
 
Section géotectonique de l’Arc calabrien. Gauche : NO ; Droit : SE. D'après van Dijk (1992)[3].

HistoireModifier

Le nom Calabria vient des Calabrī, de même étymologie que les Γαλάβριοι (Galábrioi) des Balkans[4].

AntiquitéModifier

La Calabre[5] est d'abord sous domination lucanienne, puis elle est colonisée par les Grecs à partir du VIIIe siècle av. J.-C. : ils fondèrent Locri, Crotone, Sybarys, Reggio, Caulonia et de nombreuses autres colonies sur la côte ionienne. La région est progressivement hellénisée. Elle avait une importance stratégique pour le contrôle du détroit de Messine. Avec la Sicile, elle constitue la « Grande-Grèce ». C'est la terre d'adoption de Pythagore.

À partir du IIIe siècle av. J.-C., la région passe peu à peu sous le contrôle de Rome qui l'appelle Bruttium, du nom du peuple des Bruttiens, anciens alliés de Hannibal, qui occupent la région. Pendant l'Antiquité et l'Antiquité tardive, la région est progressivement romanisée, sans que l'hellénisme disparaisse pour autant : à partir du IVe siècle, elle est également christianisée.

Invasions barbares et Italie byzantineModifier

À partir de la fin de l'Antiquité, la Calabre n'échappe pas aux invasions barbares : elle est pillée et saccagée par les Wisigoths des rois Alaric et Athaulf (410/411). Alaric meurt sous les murailles de Cosenza et, selon la légende, est enterré avec un important trésor dans le lit du Busento, qui arrose la ville. Ce « trésor d'Alaric », qui a toujours échappé aux pillards et aux archéologues, est toujours autant recherché ; il est possible qu'il n'ait jamais existé ou bien qu'il ait été trouvé et pillé dès l'antiquité tardive.

La Calabre est également pillée par les Vandales installés en Afrique romaine, puis passe partiellement sous la domination des Ostrogoths. Lors des guerres gothiques opposant les Ostrogoths aux Romains d'Orient (que nous appelons « byzantins »), elle est ravagée par les guerriers de Totila puis par des bandes de Francs et d'Alamans venus (en principe) aider les Goths du nouveau roi Teias, avant de retrouver la paix au sein de l'Italie byzantine en tant que « thème de Calabre ».

Deux siècles plus tard, les Lombards pénètrent à leur tour en Calabre peu de temps après leur invasion de l'Italie, et la région subit régulièrement les attaques du duché lombard de Bénévent. Le roi lombard Liutprand est peut-être à l'origine de l'actuelle ville calabraise de Longobardi, fondée vers 735, qui tire son nom du peuple lombard (les Langobards, devenus « Lombards » pour la France ; Longobardi en italien).

À partir du IXe siècle, la Calabre, toujours byzantine, subit de fréquents raids de pirates Sarrasins puis au Xe siècle, elle est peut-être atteinte et pillée par des bandes magyares qui se sont aventurées en Italie jusqu'à Bénévent.

Entre le IXe et le XIe siècle, Catanzaro, devient un des prémiers centres à introduire la production de soie en Italie byzantine. La soie de Catanzaro approvisionnait presque toute l'Europe et était vendue dans des grandes foires aux marchands espagnols, vénitiens, génois, florentins et hollandais. Catanzaro devint la capitale européenne de la dentelle avec une grande installation d'élevage de vers à soie qui produisait toutes les dentelles et les linges utilisés au Vatican. La ville était célèbre pour sa fine fabrication de soieries, de velours, de damas et de brocart. Dans cette periode, la Calabre seule produisait plus de soie que tout le reste de l'Italie[6],[7].

De la période normande au XIXe sModifier

Au XIe siècle, elle est conquise peu à peu par des Normands.

 
L'antique route principale de Locri.

Le célèbre aventurier normand Robert Guiscard, arrivé en Italie en 1047, installe son repaire à San Marco Argentano (1048), sur les hauteurs du Crati. De là, il sème la terreur dans la région, pillant les monastères, rançonnant la population et harcelant les troupes byzantines. Les Normands expulsent peu à peu les Byzantins de Calabre et érigent la région en duché (1059), Robert devenant, en plus de duc d'Apulie, duc de Calabre et de Sicile. La prise de Reggio en 1061, achève la conquête normande de la Calabre. Cette dernière sert alors de base pour attaquer et conquérir la Sicile alors musulmane et sarrasine.

Roger de Hauteville, surnommé (le) « Bosse » ou « Bosso » pour sa robustesse, et son frère cadet de « Guiscard » s'installe à Mileto vers 1061. De là, il entame la longue conquête de la Sicile, achevée en 1091 avec la prise de Noto. En 1130, le duché normand de Calabre est rattaché au royaume normand de Sicile du roi Roger II de Sicile. Sous la période normande, après une période de troubles et de guerres succède, à partir du XIIe siècle, une période de prospérité. De nombreux édifices religieux sont construits ou rebâtis.

En 1147, tandis que l’empereur Manuel Ier Comnène est accaparé par la deuxième croisade, le roi normand Roger II de Sicile attaque Corinthe et Thèbes, deux importants centres byzantins de production de la soie, les met à sac et déporte leurs ouvriers en Calabre[8], donnant essor à l’industrie normande de la soie.

Le sort de la Calabre reste alors lié au royaume sicilien : passant tour à tour des Hauteville aux nobles Hohenstaufen (à partir de 1194-1197/1198), puis aux Français (Angevins) (seconde moitié du XIIIe siècle), aux Espagnols, aux Habsbourgs (ceux d'Espagne et ceux d'Autriche), puis aux Bourbons.

C'est au XVe siècle, durant la période aragonaise, que Catanzaro vécut des transformations dans la vie économique et sociale, triomphant dans la soie tant que les tisserands français de Tours et de Lyon demandèrent aux maitres tisserands de Catanzaro qu'ils se rendent en France pour créer une école spécialisée dans l'art de la soie, en instruisant en même temps les tisserands locaux. Les malres de la soie de Catanzaro acceptèrent l'invitation, en exportant dans d'autres pays la technique parfaite de la soie pure, des velours, des tissus composés. Pour remarquer cette grande attitude des « catanzariti », il y a encore à Catanzaro un quartier appelé « Filanda, lieu autrefois des laboratoires ét des écoles de la soie. prit de l'importance, avec le développement de l'industrie de la soie[9].

En 1445 la ville de Rende avec quatre autres villages voisins fut donné a la famille des Adorno, doges a Gênes, avec le titre de comte. La famille dogale des Adorni tient Rende jusqu'en 1529 à l'extinction de la ligne des mâles. En 1532 Rende fut donné avec le titre de marquis à Fernando de Alarçon, général de Ferdinand le Catholique et puis de Charles Quint, dont les descendants gardèrent la ville jusqu'à la chute de la féodalité en 1806 provoquée par l'invasion des troupes napoléoniennes commandées par Masséna.

La Calabre est alors pendant un an le théâtre d'un conflit sanglant entre les insurgés calabrais, soutenus par l'armée anglaise, et l'armée française. De nombreuses exactions sont commises par les deux camps ; l'armée française notamment brûle églises et couvents où se réfugient les civils, conformément aux ordres du général Duhesme[10]. De nombreux viols sont commis par les soldats, ceux-ci relatant (en usant d'euphémismes) les exactions commises dans les lettres qu'ils écrivent à leurs proches[10]. Malgré la défaite française à la bataille de Maida, la Calabre est pacifiée en 1807 au prix de lourdes pertes : dix mille soldats français (soit un cinquième des effectifs engagés dans la campagne) meurent du fait des épidémies ou des combats[10]. La région reste cependant par la suite un foyer insurrectionnel.

Depuis l'unification italienneModifier

Enfin, en 1860, la Calabre est intégrée au royaume d'Italie, réunifié. La fin de l'ère industrielle de la Calabre et du sud de l'Italie commence à partir de 1860. C'est une conséquence du marché unique qui s'instaure après l'unité de l'Italie. La suppression des protections douanières déplace le centre économique et industriel du sud vers le nord de l'Italie. Ces effets ont été si néfastes que 140 ans après la fin du royaume des Deux-Siciles, la région en souffre encore actuellement.

Aujourd'hui, la Calabre est la région la plus pauvre d'Italie et elle souffre d'un chômage important.

ÉconomieModifier

AgricultureModifier

Sa principale ressource est l'agriculture : oliviers, arbres fruitiers (principalement agrumes), bois (châtaignier et sapin). La Calabre produit 95 % de la culture des bergamotes. L'élevage occupe une place importante.

La Calabre occupe la troisième place parmi les régions de l'UE qui ont plus de terres cultivées avec la méthode biologique[11].

Huile d'olive
Abritant plusieurs variétés d’olives indigènes différentes, la Calabre est l’une des régions les plus importantes d’Italie pour la croissance d’olive. Avec 184.529 hectares d’oliviers, la Calabre est en effet la deuxième région oléicole la plus importante en superficie après les Pouilles et la troisième en Europe[12].

En Calabre, il existe 3 huiles DOP: «Bruzio» dans la province de Cosenza, «Lametia» dans la zone de Lamezia Terme, dans la province de Catanzaro et la plus récente «Alto Crotonese» (Crotone). En plus des huiles DOP, Calabre a des huiles IGP. La zone de production d’huile d’olive extra vierge IGP «Olio di Calabria» couvre l’ensemble du territoire de la Calabre ; la production est obtenue à partir d’olives provenant exclusivement de variétés indigènes[13].

Production viticole
La culture de la vigne remonte à la Grande-Grèce. En 2011, elle a produit 302 000 hl de vins.

IndustrieModifier

La sidérurgie calabraise
Lors de l'Expédition des Mille en 1860 (Risorgimento), la Calabre est réputée pour sa sidérurgie et ses fabriques d'armes. Le complexe industriel de Mongiana
 
Fabrique d'armes de Mongiana.
et Ferdinandea a été construit par les Bourbons et il est, à l'époque, le fleuron de l'industrie du Royaume des Deux-Siciles. À Ferdinandea, il y a trois hauts-fourneaux : le « Santa Barbara », le « Santo Ferdinando » et le « San Francesco ». Ils produisent une fonte de qualité identique à celle produite par la sidérurgie anglaise. Les hauts-fourneaux sont alimentés en charbon de bois produit à partir des forêts du massif des Serre et en minerai de fer par la mine de Stilo. Ce complexe employait plus de 2 000 personnes. C'est autour de cette usine que s'est développé ce « pays » des Serre. Les salariés furent les premiers au monde dans cette industrie à bénéficier, avec une participation de l'employeur d'une mutuelle pour l'assistance médicale et la pension[14].

Le déclin et la disparition de cette industrie est une conséquence de l'unité italienne.

TourismeModifier

Le tourisme est en croissance, surtout le long de la côte du côté de Tropea, d'Amantea, Capo Vaticano, sur la mer Tyrrhénienne.

Les bronzes de Riace, deux statues du Ve siècle av. J.-C., sont considérées[Par qui ?] comme l'exemple le plus intéressant de l'art du bronze en Grèce. Elles sont conservées au Musée National de Reggio Calabria. Les deux statues représentent deux athlètes mesurant environ deux mètres de hauteur. Les lèvres et les bouts des seins sont en cuivre, les cils et les dents en argent, les yeux en ivoire et pâte de verre. Elles ont été découvertes par un pêcheur à huit mètres sous la mer à 800 mètres du rivage de Riace en 1972 et restaurées à la Direction Générale des Beaux Arts à Florence.

Parcs nationauxModifier

Transport maritimeModifier

Le port de Gioia Tauro a été construit pour permettre l'approvisionnement en minerai et en charbon du 5e centre sidérurgique qui devait être construit en Calabre dans les années 1970. À la suite de la crise mondiale de la sidérurgie, ce projet a été abandonné et le port a été considéré pendant de longues années comme une « friche industrielle » inutilisée.

Il est en 2011 le premier port italien et le cinquième méditerranéen en termes de trafic de conteneurs[15].

Transport aérienModifier

L'Aéroport de Lamezia Terme a fortement développé ses liaisons nationales et internationales au cours des dernières années grâce aux vols charters et à ceux des compagnies low-cost.

Problèmes économiquesModifier

La Mafia

La Calabre subit une tradition mafieuse comparable à celle de la Sicile.

PopulationModifier

Émigration et immigrationModifier

La Calabre est, depuis la fin du XIXe siècle, une source importante de main d'œuvre pour de nombreux pays du monde entier comme principalement l'Argentine et le Brésil en Amérique du Sud, les États-Unis, le Canada, l'Australie, la France, la Belgique, l'Allemagne et la Suisse. Cette émigration s'est tarie dans les années 1970, pour se diriger vers le nord de l'Italie, centre économique de la péninsule.

La région est dévenue un lieu d'immigration pour de nombreuses personnes originaires d'Europe de l'Est.

Principales communesModifier

Liste des communes calabraises de plus de 20 000 habitants[16] :

  1. Reggio de Calabre - 186 013 habitants
  2. Catanzaro - 93 265 hab.
  3. Corigliano-Rossano-77 220 hab.
  4. Lamezia Terme - 71 123 hab.
  5. Cosenza - 69 827 hab.
  6. Crotone - 61 529 hab.
  7. Rende - 35 352 hab.
  8. Vibo Valentia - 33 857 hab.
  9. Castrovillari - 22 518 hab.
  10. Acri - 21 263 hab.
  11. Montalto Uffugo - 20 553 hab.

Notes et référencesModifier

  1. https://www.lemonde.fr/international/article/2021/10/05/en-italie-le-premier-tour-des-municipales-consacre-la-defaite-de-la-ligue-de-matteo-salvini_6097130_3210.html
  2. https://www.tuttitalia.it/regioni/popolazione/
  3. a b c et d van Dijk, J.P. (1992); Late Neogene fore-arc basin evolution in the Calabrian Arc (Central Mediterranean). Tectonic sequence stratigraphy and dynamic geohistory. With special reference to the geology of Central Calabria. Geologica Ultrajectina, 92, 288 pp.; On voit les références la continue, et aussi: van Dijk, J.P., Bello, M., Brancaleoni, G.P., Cantarella, G., Costa, V., Frixa, A., Golfetto, F., Merlini, S., Riva, M., Toricelli, S., Toscano, C., and Zerilli, A. (2000); A new structural model for the northern sector of the Calabrian Arc. Tectonophysics, 324, 267-320.
  4. (it) Dizionario di toponomastica, editore UTE, Turin 1990, p. 138
  5. Dans l'Antiquité, c'était la pointe du talon de la botte italienne, car c'est la partie au sud de l'Apulie qui était appelée Calabre (en latin Calabria). La Calabria avait pour ville principale Brundisium (en italien Brindisi ; en français Brindes ou Brindisi), un important port de l'Adriatique auquel menaient les « via Appia » et « via Traiana ». (Dictionnaire Gaffiot, Tite-Live.)
  6. Conrad Malte-Brun, Annales des voyages, de la géographie, de l'histoire, Paris, chez F. Buisson,
  7. (en) Eleni Sakellariou, Southern Italy in the Late Middle Ages: Demographic, Institutional Change in the Kingdom of Naples, c.1440-c.1530, Brill,
  8. Muthesius, Anna, "Silk in the Medieval World". In Jenkins (2003), p. 331.
  9. « Alliance Française de Catanzaro »
  10. a b et c Michelle Zancarini-Fournel, Les luttes et les rêves : Une histoire populaire de la France de 1685 à nos jours, Paris, Éditions La Découverte, , 995 p. (ISBN 978-2-35522-088-3), chap. 5 (« Ordre et désordres sous Napoléon (1800 - 1815) »), p. 201
  11. (it) « Eurostat, Calabria terza regione Ue per aree a biologico » (consulté le )
  12. (it) « Le eccellenze della Calabria », sur https://www.ansa.it/ (consulté le )
  13. (it) « L’Or vert de la Calabre » (consulté le )
  14. « Appunti di viaggio da una città fantasma », sur blogspot.fr (consulté le ).
  15. (en) American Association of Port Authorities, « World Port Ranking 2011 » [PDF], sur aapa.files.cms-plus.com, .
  16. DONNÉES ISTAT

BibliographieModifier

  • A. Miceli di Serrapideleo, « I conti di Rende in Calabria durante il regno di Alfonso I e di Ferrante d'Aragona (1422-1494) » in Historica, Reggio Calabria, no 2, 1974
  • A. Miceli di Serrapideleo, « San Francesco di Paola ed i miracoli dei pesci resuscitati » in Rivista Storica Calabrese, Reggio Calabria, 2007

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Antiquité romaine

Liens externesModifier