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Enedis

Ne doit pas être confondu avec RTE, autre filiale d'EDF s'occupant du transport d'électricité
Page d'aide sur l'homonymie Pour le réseau de distribution de gaz, voir GRDF.

Enedis, anciennement ERDF (pour Électricité Réseau Distribution France), est une société anonyme à conseil de surveillance et directoire, filiale à 100 % d'EDF chargée de la gestion et de l'aménagement de 95 % du réseau de distribution d'électricité en France. Elle ne doit pas être confondue avec RTE qui est le gestionnaire du réseau de transport d'électricité en haute tension supérieure à 50 kV (HTB).

Enedis
Image illustrative de l'article Enedis

Création
Dates clés  : ERDF change de nom et devient Enedis
Forme juridique Société anonyme à directoire et conseil de surveillance
Slogan L’électricité en réseau
Siège social Tour Blanche, La Défense
Drapeau de France France
Actionnaires EDF (100%)
Activité Distribution d'électricité
Société mère EDF
Sociétés sœurs RTE
Effectif 39 000 (en 2016)[1]
Site web enedis.fr

Fonds propres 38,54 Md  (2015)[2]
Dette 4,361 Md € (2015)[2]
Chiffre d’affaires 13,5 Md  (2015)[2]
Résultat net 373,8 (2015)[2]

Enedis a été créée le , sous le nom d'ERDF, par la scission des activités de distribution d'électricité d’EDF avec les activités de production, de transport et de commercialisation de l'électricité.

Enedis reprend les activités préalablement assurées par EDF Gaz de France Distribution et EDF Réseau Distribution, qui opéraient en tant que directions d'EDF SA dotées d'une indépendance de gestion.

Le , le groupe annonce le changement de nom d'ERDF qui devient Enedis[3].

Enedis tend à aussi devenir (dans le cadre de la transition énergétique) gestionnaire de systèmes électriques et gestionnaire de big data énergétique ; ses données de consommation électrique ont été publiées à l'échelle INSEE de l'IRIS (échelle du quartier) en open data sur 5, à la fois sur le site d'Enedis et celui d'Etalab, et il est prévu d'ouvrir aussi des données sur la production, anonymisées, mais venant aussi des compteurs communicants (qui doivent aussi permettre aux énergies renouvelables de mieux s'intégrer dans le réseau électrique)[4].

Sommaire

RéglementationsModifier

Un ensemble de directives européennes et leur transposition en droit français ont déréglementé le secteur, afin de faire émerger un marché de l'électricité[5]. Dans ce but elles ont imposé progressivement :

  • une séparation de gestion, puis juridique, des activités de production, de transport (RTE), de distribution (Enedis), et de fourniture d'électricité ;
  • une ouverture totale à la concurrence des activités de production et de fourniture d'électricité.

Dans ce contexte d’ouverture de marché, la distribution de l’électricité (gestion et exploitation des réseaux publics) demeure une activité monopolistique assortie de missions de service public. Le législateur a confié ce monopole territorial aux entreprises existantes gestionnaires de réseau. La Commission de régulation de l'énergie (CRE) veille quant à elle au respect des règles de l'ouverture de marché.

Description d'EnedisModifier

Enedis est gestionnaire du réseau de distribution en France métropolitaine et continentale. Elle a l'obligation de garantir un accès au réseau électrique aux clients des fournisseurs d'électricité quels qu'ils soient. Opérateur industriel de concession, elle est responsable dans les territoires du développement, de l’exploitation, de la maintenance du patrimoine et des missions de service public. Enedis est une entreprise présente dans tous les départements de France métropolitaine hors Corse (plus de 1 000 sites).

Elle est la filiale la plus importante du groupe EDF. Elle rassemble 38 667 personnes et dessert 35 millions de clients[6]. Elle exploite le réseau le plus important en Europe avec 1,3 million de km de lignes Haute tension A (< 50 kV pour le courant alternatif)[1] et basse tension, et environ 763 812 transformateurs[7].

Enedis partage avec GRDF, Gaz Réseau Distribution France, un service commun dans les régions. Cependant les deux entreprises ont tendance à individualiser leurs activités respectives. En 2010, à la presse, Henri Proglio, PDG d'EDF, a qualifié le service commun avec GRDF de « non-sens »[8]. Cela dit, malgré les réorganisations opérationnelles, les agents continuent administrativement d'appartenir à la fois à Enedis SA et GRDF SA, pour 90 % d'entre eux. En effet, l'existence du service commun est inscrit dans la loi et seul un vote du parlement pourrait modifier cet état de fait.

Missions de service publicModifier

 
Place d'Enedis dans le marché de l'électricité.
  •      Lignes HTB (Haute Tension)
  •      Lignes HTA (Moyenne Tension)
  •      Ligne Basse Tension

Les collectivités locales ont confié à Enedis, sous le régime de la concession de service public, la gestion et l'exploitation des réseaux publics de distribution d'électricité sur 95 % du territoire français métropolitain. Les 5 % restants sont gérés par des entreprises locales de distribution. Cette mission fait l’objet d’un contrat de service public passé entre Enedis et la collectivité concédante[9], et s’accompagne d’engagements de la part d’Enedis :

  • desservir tout usager, dans les villes comme dans les campagnes, c'est l'obligation de desserte quel que soit le coût et la complexité ;
  • maintenir la qualité d’alimentation sur la base des normes en vigueur en fonctionnement normal, en réalisant des investissements sur le réseau ;
  • rétablir le fonctionnement du réseau au plus vite après des aléas climatiques (par exemple en 2009 dans le Sud-Ouest de la France après la tempête Klaus[10],[11], ou en 2010 après la tempête Xynthia[12]etc.) avec un dépannage 24h/24, 7j/7 et activation lors des aléas climatiques de la FIRE[13] (Force d'Intervention Rapide Électricité, voir le paragraphe ci-dessous) ;
  • accompagner les programmes de rénovation urbaine et de transition énergétique.

Le contrat de service public passé entre Enedis et l’État stipule qu’Enedis doit garantir un accès sans discrimination à l’électricité à tous les usagers du réseau. Ainsi, lorsqu’une personne physique ou morale souhaite faire raccorder son installation électrique intérieure au réseau de distribution pour disposer de l’électricité, elle doit en faire la demande à Enedis. L’entreprise traite toutes ces demandes de la même manière, quel que soit le fournisseur d’électricité choisi. Cette non-discrimination est contrôlée par la CRE[14] (Commission de Régulation de l’Énergie). Enedis est aussi chargée du raccordement des installations de production au réseau électrique (photovoltaïque, éolien, biogaz, etc.)[15].

La FIRE (Force d'Intervention Rapide Électricité)Modifier

La Force d'Intervention Rapide Électricité (FIRE) est composée de 2500 techniciens de l'entreprise s'étant portés volontaires pour être mobilisés à tout moment lors d'une situation de crise (branches ou arbres tombés sur des lignes, poteaux et/ou fils à terre, feu de transformateur électrique, inondation des installations électriques, etc.) menaçant ou ayant déjà coupé l'alimentation en électricité d'un certain nombre de "clients" (consommateurs d'électricité raccordés au réseau) dans n'importe quel endroit de France métropolitaine[16]. Elle intervient surtout lors de catastrophes naturelles (tempêtes, inondations) et a pour objectif de réalimenter 90 % des clients coupés dans les 5 jours suivant la catastrophe[16].
La FIRE fut créée durant l'année 2000 et tient son origine des tempêtes Lothar et Martin de fin décembre 1999 en France, qui, de par leur intensité exceptionnelle, avaient détruit une partie non négligeable du réseau électrique français[17].

Mise à disposition de donnéesModifier

Fin 2016, en application de la Loi transition énergétique, Enedis a ouvert une plate-forme open data contenant des données (à partir de 2011) sur la consommation électrique par secteur d’activité (résidentiel, agriculture, industrie et tertiaire), à diverses échelles géographiques (IRIS, Établissement public de coopération intercommunale, Région)[18].

InvestissementsModifier

Depuis sa création en 2008, Enedis a augmenté de 11 % par an en moyenne ses investissements sur le réseau. En 2013, 3,177 milliards d'euros ont été investis (en augmentation de 3,5 % par rapport à 2012).

Grâce à ces investissements, le temps de coupure moyen a été stabilisé en 2013 à 97 minutes.

L'entreprise investit également dans le domaine des réseaux intelligents « smart grids ». Aujourd’hui, elle est dotée de 31 « Tours de contrôle de l’électricité » sur tout le territoire permettant de piloter à distance une grande partie du réseau (réalimenter plus rapidement les clients...). Le compteur communicant Linky permet, lorsqu'il est installé, de télécommander le réseau (sans intervention humaine pour des tâches courantes comme le changement de puissance électrique souscrite par un client...).

Le réseau électrique géré par EnedisModifier

Contrats de concessionModifier

Enedis entretient des relations avec les collectivités locales françaises souvent regroupées en syndicats d'énergies départementaux qui sont les propriétaires du réseau de distribution. Elles en confient l’entretien, le développement et l’exploitation aux gestionnaires de réseau public de distribution, Enedis dans 95% des cas. Cette délégation donne lieu à la signature de contrats de concession[19] passés entre chaque collectivité concernée (alors appelée autorité concédante) et Enedis. Ces contrats sont établis sur un modèle élaboré en 1992 avec la Fédération Nationale des Collectivités Concédantes et des Régies (FNCCR). Fin 2013, la France métropolitaine comptait 625 contrats de concession.

Taille du réseauModifier

Enedis exploite 1 324 045 km de réseaux, soit 95 % du réseau de distribution de France métropolitaine (les 5 % restant étant exploités par des entreprises locales de distribution, indépendantes d'Enedis). Il s’agit des lignes basse et moyenne tension (respectivement BT et HTA avec une tension inférieure à 50 000 volts), permettant d’acheminer l’électricité jusque chez les particuliers ou dans les entreprises[20]. Le réseau de transport à haute tension (HTB avec une tension supérieure à 50 000 volts) est entièrement géré par RTE.

Enfouissement des lignesModifier

Dans le mondeModifier

Des liaisons à câbles enterrés sont localement utilisées pour le transport de l'électricité (et donc non pour les réseau de distribution), souvent en milieu urbain pour des réseaux basse et moyenne tension pour les réseaux de distribution. L'enfouissement est d'autant plus couteux et moins utilisé que le niveau de tension augmente. Selon un rapport[21] du CIGRE (Conseil international des grands réseaux électriques) de 2007, dans le monde industrialisé, le taux d'enfouissement n'est que de quelques dixièmes de pourcent du réseau pour les câbles de 400 kV (exploités par RTE et non par Enedis). Ainsi plus de 6 % du réseau exploité par RTE, et non par Enedis, de 50 à 109 kV est enterré (contre seulement 0,5 % des lignes dont la tension est comprise entre 315 et 500 kV[22]). Une alternative au câble à isolation synthétique est le câble à isolation gazeuse (CIG), alors disposé dans un tunnel, et présentant l'avantage d'une haute valeur de puissance unitaire transportable (2 200 à 2 300 MW pour un câble de 400 kV) et d'un faible besoin de compensation réactive (5 à 10 fois moins que pour un câble à isolation synthétique, ce qui permet de construire une ligne de 100 km sans « compensation réactive »), avec 5 fois moins de "pertes par effet Joule" que pour une ligne électrique aérienne de même capacité, mais cette solution reste très coûteuse en investissement initial et est donc peu utilisée. Les enfouissement de câbles à haute tension, qui ne relèvent pas des compétences d'Enedis mais de RTE, concernent ainsi surtout des zones urbaines denses ou des paysages exceptionnels et en 2014 ne concernent encore que des trajets courts (quelques kilomètres)[22].

La rareté des enfouissements de lignes à très haute tension exploitées par RTE s'explique par un coût initial plus élevé pour l'enfouissement et dans le cas des CIS (câbles à isolation synthétique) par des difficultés de contrôle de la tension(la forme constructive et la disposition physique des conducteurs impliquent que « la capacité des câbles est 15 à 20 fois supérieure à celle des lignes aériennes, avec une inductance 4 fois plus basse. Cette différence de paramètres électriques a une influence primordiale sur les longueurs admissibles des lignes aériennes et des câbles : en effet, concernant les niveaux THT, les lignes aériennes peuvent présenter des longueurs de plusieurs centaines de kilomètres (100 à 300 km) sans qu'aucun problème de niveau ou de profil de tension ne se pose. En revanche, dans le cas des câbles à isolation synthétique, les paramètres électriques impliquent une limitation de la longueur à quelques dizaines de kilomètres dans les cas les plus favorables relatifs aux réseaux « forts », c‟est-à-dire ayant une puissance élevée de court-circuit »[22].

Des lignes de ce type nécessiteraient si elles étaient très longues un « système de compensation de courant (dit « réactif ») de charge-décharge de la capacité des câbles, constituée par des électrodes formées par le conducteur en tension, les écrans mis à la terre et un diélectrique formé par l‟isolation du câble ». Des « réactances de compensation » (ou selfs) devraient alors être installées tout le long du câble ou connectées à ses extrémités afin de produire sur place la puissance réactive nécessaire (en réduisant les limitations de portée des câbles, ce qui est très import aux heures creuses). Aujourd'hui de telles lignes n'existent pas (elles sont toutes assez courtes pour être compensées aux extrémités)[22].

En EuropeModifier

L'essentiel des grands projets de lignes THT gérés par les gestionnaires de réseaux de transport (et non par les gestionnaires de réseaux de distribution comme Enedis) à courant alternatif prévus de 2014 à 2030 (18 000 km environ) sont proposés en lignes aériennes ; seules quelques centaines de kilomètres en câbles terrestres en courant alternatif sont annoncées[23]. Un bilan sur la faisabilité et les techniques d'enfouissement partiel des lignes THT a été inclus dans les documents ENTSO-E et Europacable[24].
Par contre les lignes à courant continu tendent à se développer (plus de 1 000 km en Europe en 2014) et à se démocratiser[22]. Par rapport aux liaisons en Courant alternatif, l'enfouissement de ces lignes présentent des avantages en termes de contrôle des flux de puissance et de faibles pertes en ligne. C'est une solution idéale pour les liaisons sous-marines de grandes fermes éoliennes « off-shore ». Leur inconvénient est l'obligation d'installer des transformateurs coûteux et de très grande taille en début et fin de ligne.

Dans tous les cas (courant alternatif ou continu) des postes aéro-souterrains doivent être construits aux extrémités de toute ligne enfouie (ou de "passages en siphons"). Ils constituent encore un élément visuel et d'emprise foncière dans le paysage[22].

En FranceModifier

 
Tranformateur Haute Tension Enedis (ex-ERDF) au sol pour ligne de distribution électrique enterrée[25].

43,3 % environ du réseau global de distribution est souterrain, soit près de 470 000 km. Avec ce taux d’enfouissement, la France accuse un retard sur ses voisins britanniques ou germaniques[26] Enedis s'est engagée à enfouir ou dissimuler 96,9 % des nouvelles lignes moyenne tension et 72,8 % des nouvelles lignes basse tension[27] en 2009, tout en contenant le tarif d'acheminement à niveau le plus bas possible pour les français, contrairement aux tarifs pratiqués notamment en Europe du Nord plus élevés pour les utilisateurs.

Le compteur communicant LinkyModifier

Article détaillé : Linky.

Enedis, en tant que gestionnaire du réseau électrique, s'est fixé l'objectif de prendre en charge le développement des compteurs communicants. En France, la loi dit : « un gestionnaire de réseau de distribution d'électricité ou de gaz naturel est notamment chargé, dans le cadre des cahiers des charges de concession et des règlements de service des régies, [...] d'exercer les activités de comptage pour les utilisateurs raccordés à son réseau, en particulier la fourniture, la pose, le contrôle métrologique, l'entretien et le renouvellement des dispositifs de comptage et d'assurer la gestion des données et toutes missions afférentes à l'ensemble de ces activités » (extrait de la loi du 7 décembre 2006[28]) ; il n'est pas mentionné que ce gestionnaire doive recourir à une automatisation de la relève : ceci ne fait pas partie du cahier des charges de concession de service public.

L'expérimentation du compteur communicant Linky par Enedis s'est achevée le . Lancée un an auparavant à la demande de la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE), cette phase de test étendue à environ 250 000 compteurs dans le département d'Indre-et-Loire et sur l'agglomération de Lyon[29], s'est déroulée en adéquation avec les objectifs fixés par le régulateur. Enedis est aujourd'hui[Quand ?] en cours de déploiement du compteur communicant Linky pour ses 35 millions de clients d'ici 2020[29], suite à l'arrêté du [30] qui décide de sa généralisation. Cette décision a fait l'objet de nombreux recours associatifs qui ont tous été rejetés[31].

Direction nationaleModifier

Le président du Directoire d'Enedis est Philippe Monloubou[32], tandis que le conseil de surveillance est présidé par Christian Nadal[33].

Organisation en régionModifier

 
Camion Enedis Renault Master (avec l'ancien logo ERDF), à Montpellier (Hérault).

L'implantation d'Enedis en région est assurée par 25 Directions Régionales (DR) (les Directions Inter Régionales (DIR) ont disparu au 1 Janvier 2016) :

  • Alsace Franche-Comté
  • Champagne-Ardenne
  • Lorraine
  • Île-de-France Est
  • Île-de-France Ouest
  • Paris
  • Nord-Pas-de-Calais
  • Normandie
  • Picardie
  • Alpes
  • Bourgogne
  • Sillon Rhodanien
  • Côte d'Azur
  • Languedoc-Roussillon
  • Provence-Alpes du Sud
  • Aquitaine
  • Midi-Pyrénées Sud
  • Nord Midi-Pyrénées
  • Pyrénées et Landes
  • Bretagne
  • Pays de la Loire
  • Poitou-Charentes
  • Auvergne
  • Centre
  • Limousin

Chaque région possède en outre plusieurs autres unités opérationnelles :

  • Les Unités Clients Fournisseurs (UCF), chargées de l'ensemble des interventions auprès de la clientèle en électricité et en gaz naturel (Mise en Service, Relève...) et de la relation clientèle en général. Ce service est en commun avec GRDF.
  • Les Unités Services Régionales (USR), support des autres unités, dans le domaine de la logistique et des fonctions transverses (Immobilier, RH, Informatique....).

Opérateur informatiqueModifier

Il existe aussi une autre unité opérationnelle, l'Unité Opérationnelle Informatique (UOI) rattachée à la Direction du Système d'Information (DSI) d'Enedis.

L'UOI assure les missions suivantes :

  • l'assistance informatique aux utilisateurs
  • le conseil et expertise
  • le maintien en condition opérationnelle (MCO) de la téléphonie tertiaire
  • la gestion du parc informatique
  • la gestion des habilitations
  • l'exploitation des infrastructures et des applications nationales pour Enedis

Campus de formationModifier

Enedis dispose de six campus de formation répartis dans toute la France et dirigés par l'unité opérationnelle de formation (UOF). Il s'agit des campus de Lille-Croix, Ottmarsheim, La Pérollière, Sainte-Tulle, Nantes-Montluc, et une partie à Saclay.

Le campus de Gennevilliers appartenant à GRDF, il fut remplacé par celui de Saclay.

PartenariatsModifier

Enedis s’engage dans des partenariats ayant pour but de valoriser la proximité et l’utilité sociale ou environnementale.

Implication environnementaleModifier

Outre des effets encore discutés en termes de champs électromagnétique et des impacts liés à l'amont, l'aval et au fonctionnement des filières nucléaires, ou aux gaz à effet de serre émis par certains moyens de production d'électricité, les lignes électriques aériennes, et les chantiers et certains ouvrages peuvent contribuer à la fragmentation écopaysagère et avoir d'autres impacts sur la biodiversité ou l'environnement.

En juin 2011, Enedis s'est associée à six autres grands gestionnaires d'infrastructures linéaires fragmentantes « pour agir en faveur de la biodiversité »[37] notamment dans le cadre de la Trame verte et bleue nationale autour d'une charte, en créant un « Club infrastructures linéaires et biodiversité » pour renforcer leur engagement en faveur de la biodiversité.

En 2016, Enedis s'associe au Sicoval dans le but de faire coopérer opérateurs et collectivités territoriales dans la transition énergétique. il s'agit de mettre en place un partage des cartographies et des données énergétiques afin de mieux estimer les actions mises en place sur la collectivité[38].

Identité visuelle (logo)Modifier

Lors de sa création en janvier 2008, ERDF utilise un logo similaire à celui d'EDF reprenant l'image de la « turbine » où seule la couleur est modifiée, passant ainsi de l'orange à un bleu canard.

En 2015, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) estime que l'identité visuelle des deux sociétés porte à confusion. En conséquence, le , ERDF adopte un nouveau logo et change de slogan pour se distinguer d'EDF[39]. Ceci ne suffisant pas, la direction d'ERDF annonce le 30 mai 2016 le changement de nom d'ERDF qui devient Enedis[40]. Les syndicats reprochent à Enedis le coût de ce changement de nom et de logo[41].

Notes et référencesModifier

  1. a et b Chiffres-clés, sur le site erdfdistribution.fr, consulté le 3 décembre 2015
  2. a, b, c et d Bilan 2015 de la société Enedis, sur societe.com, consulté le 5 avril 2017.
  3. Oubliez ERDF, la filiale d’EDF se renomme Enedis, Lemonde.fr du 30 mai 2016, consulté le 26 décembre 2016
  4. Plateau TV au salon Be positive (2017), mis en ligne le 9 mars 2017
  5. [1], http://www.energie-info.fr L’ouverture du marché de l’électricité et du gaz naturel à la concurrence, consulté le 07 février 2017
  6. ERDF: Chiffres clefs 2010, sur le site erdfdistribution.fr
  7. transformateurs Edf.com
  8. EDF veut rompre ses derniers liens avec GDF, sur le site lefigaro.fr
  9. cahiers des charges de concession signés avec les autorités concédantes, sur le site erdfdistribution.fr
  10. [PDF] Bilan de la Tempête Klaus, ERDF, sur le site energie2007.fr
  11. [PDF]non trouvé le 19 septembre 2014, Article 01/09/2010, Le Républicain Lorrain
  12. Article du 01/03/2010, L’Usine nouvelle
  13. FIRE, sur erdf.fr
  14. CRE, sur cre.fr.
  15. Enedis (ex-ERDF), sur connaissancedesenergies.org, consulté le 24 octobre 2016.
  16. a et b Présentation de la FIRE, sur le site enedis.fr, consulté le 5 avril 2017
  17. Plongée au cœur des opérations des «pompiers de l'électricité», sur le site lefigaro.fr, consulté le 5 avril 2017
  18. Portail Open data de Enedis
  19. non trouvé le 19 septembre 2014, Site ERDF : Délégation de service public
  20. RTE et ERDF deux filiales d'EDF aux missions complémentaires, Article du 18/01/2010, Le Télégramme.com
  21. CIGRE WG B1.07 Brochure 338 : “Statistics of AC underground cables in power networks” – Décembre 2007
  22. a, b, c, d, e et f Rapport du CESI (Centro Elettrotecnico Sperimentale Italiano) n°B4023551, 74 pages, commande RTE n.4500547131/R0DI, rapport demandé par la Préfecture du Nord - Bureau de l'environnement dans le cadre du projet de reconstruction de la ligne 400 kV Avelin-Gavrelle : Réponses aux questions posées durant la phase de concertation
  23. ENTSO-E : the European Network of Transmission System Operators for Electricity) (2014), “Ten-Year Network Development Plan 2014 - Executive Summary”, Bruxelles, Juillet 2014
  24. ENTSO-E, Europacable, “Joint paper: feasibility and technical aspects of partial undergrounding of extra high voltage power transmission lines”, Bruxelles, Décembre 2010
  25. Les réseaux électriques basse et moyenne tension sécurisés (Bretagne/Morbihan) (01/2016)
  26. Enfouissement des lignes électriques, sur le site laviedesreseaux.fr du 4 février 2009
  27. ERDF: Rapport d'activité 2009, sur le site zone-secure.net
  28. LOI no 2006-1537 du 7 décembre 2006 relative au secteur de l'énergie, sur legifrance.gouv.fr
  29. a et b Linky, le compteur nouvelle génération , sur le site erdfdistribution.fr
  30. Extrait du JO consolidé le 09/11/2016, sur legifrance
  31. Rejet de plusieurs recours par le conseil d'état, sur le site de nextinpact.com
  32. Philippe Monloubou prend la tête d'ERDF, sur le site lefigaro.fr
  33. Directoire et conseil de surveillance, site d'ERDF, page vue le 06/02/2014
  34. ERDF soutient la biodiversité de proximité aux côtés de la LPO, communiqué de presse du 26/11/2010, sur le site lpo.fr
  35. Un partenariat pour protéger les oiseaux des lignes électriques Place Gre'net, 19 novembre 2014
  36. Lancement des premiers ERDF Masters Kart - Communiqué de presse du 3 mai 2011, sur le site erdfdistribution.fr
  37. Sept grands gestionnaires d’infrastructures linéaires réunis pour agir en faveur de la biodiversité - Conférence de presse donnée le 27 juin 2011 dans les locaux de l’institut océanographique de Paris
  38. « Transition énergétique : ERDF aide le Sicoval », sur La Dépêche,
  39. Avec un nouveau logo, ERDF se démarque d’EDF, sur lemonde.fr, article du 30 juin 2015, consulté le 3 décembre 2015.
  40. « ERDF change de nom et devient Enedis | ERDF », sur www.enedis.fr (consulté le 31 mai 2016)
  41. Prisma Media, « ERDF devient Enedis : un nouveau nom aussi cher qu’inutile ? », sur Capital.fr (consulté le 3 juin 2016)

Voir aussiModifier