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Gaël Brustier
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Gaël Brustier, né le au Creusot, est un conseiller politique et politologue français.

Militant et conseiller de plusieurs hommes politiques, il écrit ensuite plusieurs essais et collabore à plusieurs médias.

BiographieModifier

FormationModifier

Il est diplômé de l'institut d'études politiques de Strasbourg (promotion 2000)[1].

En 2009, il devient docteur en science politique de l'université de Strasbourg, ses travaux — dirigés par Yves Déloye — portant sur le processus d'élaboration de la constitution européenne[2].

Parcours militant et professionnelModifier

D'abord séguiniste[3] et militant au Rassemblement pour la République (RPR[4]) à l'âge de 17 ans, puis chevènementiste[5],[6], il adhère au Mouvement des citoyens (MDC) en 1999, puis rejoint le Mouvement républicain et citoyen (MRC) — dont il est secrétaire national[1]. Il devient un proche de Georges Sarre[3].

Militant du Parti socialiste (PS) de 2006[7],[8] à 2013, il travaille pour Philippe Baumel, alors premier vice-président de la communauté urbaine Creusot-Montceau et maire du Breuil, puis pour Arnaud Montebourg au conseil départemental de Saône-et-Loire en tant que directeur de cabinet adjoint[9],[10]. Il est ensuite chargé de mission au cabinet de Julien Dray, vice-président du conseil régional d'Île-de-France délégué à la Culture, entre 2012 et 2015. Entre-temps, en 2011, il dirige la campagne d'Arnaud Montebourg à la primaire socialiste[4]. En 2017, il participe à la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon, avant de s'éloigner de celui-ci[11].

Publications et engagement intellectuelModifier

FondationsModifier

Il est membre de plusieurs fondations :

La question de l'hégémonie culturelleModifier

Dans son ouvrage À demain Gramsci (2015), il avance que les défaites politiques de la gauche s’expliquent par son abandon et son refus de la bataille culturelle[15]. Dans la continuité de ce travail sur la question de l'hégémonie culturelle, il préface l'édition française de Construire un peuple, livre de Chantal Mouffe, théoricienne du « populisme de gauche » et Íñigo Errejón, fondateur et stratège de Podemos[16].

Interventions dans les médiasModifier

Il intervient dans différents médias, à l'instar de Slate[17], mais aussi sur RTL dans On refait le monde ou sur France 24, dans l'émission de Roselyne Febvre, Politique.

En , en réponse au manifeste contre le nouvel antisémitisme, il signe la tribune « La lutte contre l'antisémitisme doit être l'affaire de tous » qui paraît dans Le Parisien[18].

OuvragesModifier

  • Les Socialistes, les Altermondialistes et les Autres : entre Amérique latine et Europe, la gauche face à sa refondation, Bruno Leprince, (ISBN 978-2916333335)
  • Avec Jean-Philippe Huelin, Recherche le peuple désespérément, François Bourin éditeur, (ISBN 978-2849411421)
  • Avec Jean-Philippe Huelin, Voyage au bout de la droite : des paniques morales à la contestation droitière, Mille et une nuits, (ISBN 978-2755505979)
  • La guerre culturelle aura bien lieu : l'occidentalisme ou l'idéologie de la crise, Mille et une nuits, (ISBN 978-2755506990)
  • Le Mai 68 conservateur : que restera-t-il de la Manif pour tous ?, Le Cerf, (ISBN 978-2204102834)
  • À demain Gramsci, Le Cerf, (ISBN 978-2204104913)
  • #Nuit debout : que penser ?, Paris, Le Cerf, , 112 p. (ISBN 978-2204114301, présentation en ligne)
  • Le Désordre idéologique, Paris, Éditions du Cerf, coll. « Actualité », , 352 p. (ISBN 9782204106252)

RéférencesModifier

  1. a et b http://www.atlantico.fr/decryptage/gael-brustier-manif-pour-tous-apres-coup-mai-68-conservateur-critique-avis-essai-livre-culture-tops-editions-cerf-1962354.html
  2. Le processus d’élaboration du traité établissant une Constitution pour l’Europe du Sommet de Cologne du 3 juin 1999 au Sommet de Bruxelles du 13 décembre 2003 (thèse soutenue le 19 juin 2009 sous la direction d'Yves Déloye), université de Strasbourg (lire en ligne)
  3. a et b https://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2011/11/14/de-montebourg-au-fn-la-diaspora-chevenementiste_1603389_1471069.html
  4. a b et c http://www.lesinfluences.fr/Une-ecole-des-cadres-pour-Arnaud.html
  5. http://rue89.nouvelobs.com/2011/10/10/le-chevenementiste-passe-par-montebourg-ira-chez-hollande-225421
  6. https://www.marianne.net/Que-reste-t-il-du-chevenementisme-en-2011_a205565.html
  7. Florence Poli, La gauche est coincée dans une idéologie de droite, Journal de Saône et Loire, (lire en ligne)
  8. Alexandre Devecchio, Gaël Brustier : «Le Front national est la grande déchetterie des espérances déçues, (lire en ligne)
  9. COMPTE RENDU DU 5e COMITE DE SUIVI DES ETATS GENERAUX DE LA NUIT, (lire en ligne)
  10. Gaël Brustier, « Le malentendu Montebourg: pourquoi il n'est pas un «frondeur» », sur slate.fr, (consulté le 20 septembre 2016).
  11. Pauline Graulle, « France insoumise: derrière la crise, l’impasse d’un mouvement «gazeux» », sur Mediapart.fr, (consulté le 2 décembre 2018).
  12. Gaël Brustier, fondation Jean-Jaurès (lire en ligne)
  13. « Conseil scientifique de la Fondation de Recherche Res Publica », fondation Res Publica, (consulté le 3 janvier 2016).
  14. (Kovats 2015)
  15. La revanche de Gramsci, lavie.fr, 14 octobre 2015
  16. Chantal Mouffe, Íñigo Errejón (trad. François Delprat, préf. Gaël Brustier), Construire un peuple : Pour une radicalisation de la démocratie, Éditions du Cerf, coll. « Mémoires des luttes », , 248 p.
  17. « Articles de Gaël Brustier », Slate (consulté le 3 janvier 2016).
  18. « La lutte contre l’antisémitisme doit être le combat de tous », sur sos-racisme.org, .

Liens externesModifier