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Logo de Conspiracy Watch

Adresse https://www.conspiracywatch.info/
Slogan L'observatoire du conspirationnisme
Commercial non
Publicité non
Type de site Information spécialisée
Langue français
Inscription non
Rédacteur en chef Rudy Reichstadt
Lancement 2007
État actuel Actif

Conspiracy Watch, également appelé Observatoire du conspirationnisme et des théories du complot, est un site web français fondé en 2007 par Rudy Reichstadt[1].

Depuis 2017, Conspiracy Watch se professionnalise avec le soutien financier de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah. Il est co-animé par Rudy Reichstadt et Valérie Igounet, historienne spécialisée dans l'étude de l'extrême droite et l'histoire du négationnisme.

En 2018, Conspiracy Watch est reconnu comme service de presse en ligne.

Le site se donne « pour ambition de constituer un service de presse en ligne entièrement consacré à l’information sur le phénomène conspirationniste, le négationnisme et leurs manifestations actuelles »[2].

Auteurs et historiqueModifier

Rudy Reichstadt, fondateur et auteur principal du site, est diplômé de l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence. Il a notamment occupé les fonctions de chef de bureau des affaires financières au sein de la direction de la jeunesse et des sports de la mairie de Paris[3]. Il est par ailleurs membre de l'Observatoire des radicalités politiques dirigé par Jean-Yves Camus pour la Fondation Jean-Jaurès (proche du Parti socialiste)[4], écrit dans différentes publications et sites web comme l'Observatoire du communautarisme, ProChoix, L'Arche, Rue89[1]. Benoît Bréville considère que « son acharnement à traquer les conspirationnistes de tous poils lui gagne la sympathie de l’historien Pierre-André Taguieff et de l'essayiste et homme d'affaires Bernard-Henri Lévy, lequel lui ouvre les portes de sa revue La Règle du jeu »[5]. Mais en réalité, Rudy Reichstadt n'a jamais signé le moindre texte dans la revue La Règle du jeu[6]. Il a été convié à deux reprises, le 22 septembre 2012 et le 16 juin 2013, à intervenir sur la question du conspirationnisme lors de conférences organisées à Paris par La Règle du jeu aux côtés d'autres intervenants tels que Pierre-Henri Tavoillot, Loïc Nicolas, Aurélie Ledoux ou encore Guy Konopnicki[7],[8].

Rudy Reichstadt crée le site Conspiracywatch.info « dans [son] coin », en 2007[9]. Celui-ci est utilisé comme ressource par le ministère de l'Éducation nationale[10],[5]. Il est régulièrement cité par de grands médias français[5], lors d'affaires impliquant des théories du complot, à l'image de celles concernant la mort d'Oussama ben Laden[11], la religion de Barack Obama[12], l'affaire DSK, les attentats du 11 septembre 2001[13],l'affaire Merah[14] et bien d'autres.

Le site « sort de l'ombre » en janvier 2015 avec la révélation donnée dans les médias par la ministre Najat Vallaud-Belkacem sur le fait « qu'un jeune sur cinq adhère à la théorie du complot » après un entretien qu'elle a eu avec Rudy Reichstadt, dans le cadre de la « mobilisation de l'école pour les valeurs de la République » après les attentats de janvier 2015 en France[15].

En septembre 2015, l'Observatoire du conspirationnisme, association loi de 1901 éditrice du site Conspiracy Watch, est co-fondatrice avec Mohamed Sifaoui et d'autres personnalités de l'association « Onze janvier ». Cette dernière « a pour objet, selon ses statuts, la défense, la propagation, la diffusion et la consolidation dans la société et au-delà du territoire national des principes démocratiques […][16] ».

En mars 2016, Rudy Reichstadt est signataire du Manifeste du Printemps républicain[17].

En 2017, la Fondation pour la mémoire de la Shoah apporte son soutien à l'Observatoire du conspirationnisme. Rudy Reichstadt, qui travaillait comme bénévole sur son site, est désormais rémunéré et peut s'y consacrer pleinement. Il quitte son poste à la Ville de Paris. Et il travaille dorénavant en tandem avec Valérie Igounet, historienne spécialiste du négationnisme et de l’extrême droite. En février 2017, il est à l'origine de l'affaire Olivier Sauton quand il exhume dans le passé du comédien des tweets antisémites et une collaboration en 2011 dans un film de Dieudonné, avec l’essayiste d’extrême droite Alain Soral et le négationniste Robert Faurisson[9].

En 2018[réf. nécessaire], le site est reconnu comme service de presse en ligne[18].

RéceptionModifier

En février 2013, à la suite de la diffusion du reportage Les Obsédés du complot de Caroline Fourest, dans lequel cette dernière interrogeait entre autres Rudy Reichstadt, Pascal Boniface souligne la proximité de Reichstadt avec la revue ProChoix de Fourest et considère que le site Conspiracy Watch « est principalement consacré à la dénonciation des critiques de la politique israélienne[19]. » Le lendemain, Rudy Reichstadt lui répond que son jugement porté sur Conspiracy Watch est « non seulement faux mais aussi absurde », qu'il relève du « procès d'intention », qu'il « trahit [ses] obsessions » et la confusion qu'il fait entre « la défense de la politique de l’État d’Israël et la critique de fantasmes conspirationnistes aux remugles antisémites[20]. »

Selon Caroline Fourest, « Conspiracy Watch [est] un site devenu référence[,] ultra-documenté et terriblement bien informé sur les désinformateurs de notre époque [: les] conspirationnistes[21]. »

Dans une interview réalisée en mars 2016, les journalistes Dominique Albertini et Jonathan Bouchet-Petersen de Libération estiment que « Rudy Reichstadt est l’un des meilleurs connaisseurs français de la sphère complotiste[22]. » Ce dernier y rappelle que selon une enquête de l’institut de sondage OpinionWay de 2013, entre 20 et 50 % des Français seraient influencés par le « phénomène complotiste » dont il explique l'essor par une « diffusion désormais instantanée des récits et la crise de légitimité des autorités constituées[22]. »

En septembre 2016, Olivier Berruyer, auteur du blog les-crises.fr, mis en cause par Rudy Reichstadt sur les réseaux sociaux à la suite de sa participation à l'université d'été des frondeurs du parti socialiste, lui réplique en mettant en doute la qualité de son travail et en dénonçant une volonté de nuire, qui serait motivée par le travail de Berruyer sur l’extrême-droite ukrainienne[23]. Reichstadt lui répond de même sur son site[24]. Les échanges entre les deux contradicteurs sont relevés en 2017 par le site d'informations The Times of Israel[25]. Olivier Berruyer a engagé trois procédures en diffamation à l'encontre de Rudy Reichstadt[26][source insuffisante].

Pour Mathieu Foulot, diplômé de l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS), le site fait partie, avec HoaxBuster, de ceux qui « démantèlent de façon pédagogique rumeurs et fausses infos[10]. »

À l'opposé, Benoît Bréville, rédacteur au Monde diplomatique, estime que Rudy Reichstadt n'a « rien d’un chercheur », que « son site relève davantage du blog collectif que d’un quelconque « observatoire », qu'il « n’aime pas les critiques » et « n’aime pas non plus ce qui lui paraît trop à gauche » au regard des accusations lancées à de nombreuses personnalités de la gauche radicale[5].

Enquête de 2018 sur le complotismeModifier

Conspiracy Watch et la Fondation Jean-Jaurès sont à l'origine d'une étude de l'Ifop publiée en janvier 2018 sur la prévalence des thèses conspirationnistes dans la population française. Selon cette enquête, seul un Français sur cinq n’adhère à aucune thèse conspirationniste, mais plus de 50 % des Français ne croient au maximum qu’à trois théories du complot et ont une approche critique à l’égard des conspirationnistes. Les français qui adhèrent à plus de cinq thèses complotistes et sont plus enclins à croire « les versions non-officielles des informations » représentent 25 % de la population, un chiffre important à l’heure des fake news qui influencent politiquement l'opinion selon France 24. Les auteurs de l'étude relativisent en concluant que le pays « penche plutôt du côté des non-complotistes ». Selon Julien Giry, politologue à l’université Rennes 1, les résultats sont en fait « dans la droite ligne d’autres enquêtes passées », avec un nombre de conspirationnistes constant et analogue à celui des autres pays occidentaux[27]. Rudy Reichstadt explique qu'il a choisi pour ce sondage les thèses conspirationnistes les plus répandues et que les résultats sont préoccupants sur des sujets d'actualité comme la popularité de la rumeur selon laquelle « le ministère de la Santé est de mèche avec l’industrie pharmaceutique pour cacher au grand public la réalité sur la nocivité des vaccins », la méfiance envers les médias ou encore la sensibilité des jeunes aux théories du complot[28].

Arnaud Mercier, professeur en communication à l’Institut Français de Presse, confirme que les jeunes ont toujours plus remis en cause les théories officielles, surtout depuis l’avènement des réseaux sociaux, mais estime « que cet esprit critique est perverti. Car des marchands de doute exploitent le bien-fondé d’une posture critique pour mettre en place un brouillard, un flou artistique » et « il y a aujourd’hui davantage de marchandisation du doute. Certains politiques exploitent à des fins électorales cette propension à la crédulité ». Il met en avant un problème méthodologique du sondage qui « veut tester à la fois la crédulité des Français et leur scepticisme » car « on ne peut pas mettre sur le même plan l’horoscope et le réchauffement climatique »[29].

La méthodologie du sondage est également jugée « problématique » et ses conclusions « hâtives » par Hadrien Mathoux de Marianne, car il mélange les complotistes confirmés et ceux qui découvraient une « théorie plus ou moins loufoque » en même temps que la question posée, il ne propose pas la réponse « sans opinion » et amalgame le fait de douter des médias avec le conspirationnisme[30]. L'Ifop a répondu à certaines critiques : le mélange des thèses plus ou moins complotistes servait selon eux à voir s'il y avait une corrélation entre elles, à voir ce que donnait une réponse spontanée à ces thèses dont le mode de propagation est viral ; le questionnaire demandait préalablement si le sondé avait entendu parler d'une thèse ou non, le « ne se prononce pas » était donc sans objet[31]. Rudy Reichstadt et Valérie Igounet ont également répondu aux critiques adressées à cette enquête dans « L’opinion française et le conspirationnisme : retour sur une enquête critiquée », in Maryvonne Holzem (dir.), Vérités citoyennes. Les sciences contre la post-vérité, éditions du Croquant, 2019, pp. 145-163.

Jean-Michel Dumay pointe un biais méthodologique qui réside dans le fait d’avoir, dans un premier temps, testé la notoriété desdites théories du complot en demandant aux sondés s’ils les connaissaient ; puis, dans un second temps, et quelles qu’aient pu être les réponses à la question de leur notoriété, mesuré le taux d’adhésion à ces « théories » auprès des personnes interrogées. Ainsi, une bonne part des sondés se sont retrouvés classés dans la catégorie « complotistes » sans même avoir pu véritablement réfléchir ou se renseigner. Il en a découlé, comme résultat s'agissant de l’une de ces théories (l’implication de sociétés secrètes qui auraient tiré les ficelles des révolutions française et russe) que 28 % y adhèrent, alors que seuls 27 % déclarent la connaître[32].

Les concepteurs de l'enquête estiment quant à eux que les choix méthodologiques pourtant explicitement annoncés dès la deuxième page de la note d'accompagnement du sondage en question ont été ignorés : « Un autre argument critique était axé sur notre choix, là aussi explicitement assumé, de demander aux sondés leur avis sur des énoncés complotistes qu’ils ne connaissaient pas préalablement. Les tenants de cette objection considèrent généralement que les résultats ainsi obtenus n’ont aucune valeur. Nous sommes partis du postulat inverse, estimant que demander leur avis y compris à des personnes ne connaissant pas la théorie du complot préalablement nous renseignait, justement, sur la capacité de certaines théories à être plus facilement ou plus spontanément approuvées que d’autres. Mais, précisément parce que nous étions conscients que la notoriété de certaines théories du complot était beaucoup plus confidentielle que d’autres (celle sur l’assassinat de JFK est connue de 75% des sondés tandis que celle sur l’existence d’une prétendue arme secrète climatique américaine ne l’est que de 17%) et parce que les chiffres d’adhésion ne peuvent être réellement exploités qu’en distinguant entre ceux qui ont déjà entendu parler de la théorie du complot concernée et ceux qui y sont exposés pour la première fois, nous avons veillé à procéder en deux temps, en demandant d’abord aux sondés s’ils connaissaient les théories du complot que nous leur présentions, puis en leur demandant de se positionner selon une échelle à quatre points. »[33].

Idées et analysesModifier

Rudy Reichstadt a l'idée de créer un observatoire du conspirationisme en 2005 après lecture de La Foire aux illuminés de Pierre-André Taguieff et Les Nouveaux Imposteurs d’Antoine Vitkine. À cette époque, les complotistes se focalisent autour des attentats du 11 Septembre, et le phénomène prend une ampleur telle que Rudy Reichstadt veut alors « apporter des ressources savantes sur cette question, montrer que derrière ces théories, il y a des théoriciens du complot, et réinscrire ce phénomène dans le temps long de l’histoire des idées politiques ». Dans la décennie qui suit, il considère que la sphère complotiste évolue et s'engage notamment sur le terrain de la critique du négationnisme[9].

Lors d'une interview à Libération en 2016, Rudy Reichstadt estime que la théorie du « complot américano-sioniste » est « le principal thème d’obsession » de la partie la plus dynamique de la « complosphère » sur Internet, avec comme tête de pont la « galaxie Soral-Dieudonné »[34]. En 2017, interviewé par Le Monde, Rudy Reichstadt déclare : « s’il existe différentes chapelles parmi les complotistes, tous se mettent d’accord sur une conspiration américano-sioniste. C’est leur socle commun. »[9]. Il se donne pour objectif de mettre en ligne des vidéos qui puissent contrer par exemple celles d'Alain Soral en instillant « le doute sur la théorie du complot, avec un harcèlement argumentatif », et éviter ainsi que les internautes puissent « basculer »[9]. Il juge que « très souvent », le conspirationnisme mobilise un « matériel antisémite »[35].

AnnexesModifier

Notes et référencesModifier

  1. a et b « F.A.Q. », sur www.conspiracywatch.info (consulté le 21 mars 2012)
  2. A propos de Conspiracy Watch, http://www.conspiracywatch.info
  3. Bulletin municipal officiel de la Mairie de Paris, n°15, p. 497.
  4. Membres de l'Observatoire des radicalités politiques de la Fondation Jean-Jaurès
  5. a b c et d Benoît Bréville, « Chasseur de « conspis » », Manière de voir, no 158,‎ (lire en ligne, consulté le 8 août 2018).
  6. « Rudy Reichstadt », sur La Règle du Jeu (consulté le 14 août 2019)
  7. « Décrypter les rhétoriques de la conspiration », (consulté le 13 août 2019)
  8. « Radicalisation politique et théories du complot », (consulté le 13 août 2019)
  9. a b c d et e Samuel Blumenfeld, « Conspiracy Watch : les théories du complot ne passeront pas par lui », sur lemonde.fr, (consulté le 26 juin 2017)
  10. a et b « Folie complotiste et reductio ad complotum », Le Figaro, 10 février 2016.
  11. « La mort d'Oussama Ben Laden relance les thèses conspirationnistes », sur lemonde.fr, (consulté le 21 mars 2012)
  12. « Obama musulman : dernier avatar de la théorie du complot », sur lci.tf1.fr, (consulté le 21 mars 2012)
  13. « 11-Septembre : pourquoi tant de rumeurs? », sur lemonde.fr, (consulté le 21 mars 2012)
  14. « Affaire Merah : tentative de déconstruction d'un discours conspirationniste », sur lemonde.fr, (consulté le 17 juillet 2012)
  15. Conspiracy Watch, ce site qui traque les conspirationnistes, Le Figaro, 2/3/2015
  16. Mohamed Sifaoui, « Le « 11 janvier » est éternel », sur www.huffingtonpost.fr, Le Huffington Post, (consulté le 20 septembre 2015).
  17. « Face aux attaques contre la République, le Printemps républicain commence aujourd'hui », sur Marianne.net, (consulté le 26 avril 2019)
  18. « Liste des services de presse en ligne reconnus - data.gouv.fr », sur www.data.gouv.fr (consulté le 14 août 2019)
  19. Pascal Boniface, « Fourest et les complotistes : posons les bonnes questions sur la manipulation de l'info », sur leplus.nouvelobs.com, (consulté le 14 février 2013)
  20. Rudy Reichstadt, « Caroline Fourest, les obsédés du complot et l'inquiétante obsession de Pascal Boniface », sur leplus.nouvelobs.com, (consulté le 14 février 2013)
  21. Caroline Fourest, Rudy Reichstadt, gardien de l'information sur Internet, Franceinter, janvier 2014.
  22. a et b Dominique Albertini et Jonathan Bouchet-Petersen, Rudy Reichstadt: « Une vision du monde de plus en plus paranoïaque », Libération, 11 mars 2016.
  23. « « Rudy Reichstadt ou la Dénonciation calomnieuse de complotisme pour combattre la liberté d’expression », Les-crises.fr, 6 septembre 2016 »
  24. Une réponse à Olivier Berruyer - Rudy Reichstadt, Conspiracy Watch, 6 septembre 2016
  25. « Le site Les Crises relaie une caricature anti-Israël et corrige son erreur », The Times of Israel,‎ (lire en ligne)
  26. « Plainte contre Jean Quatremer et Rudy Reichstadt pour diffamation », sur Les-Crises.fr, (consulté le 14 août 2019)
  27. Les théories du complot ont la cote auprès des Français, france24.com, 9 janvier 2018
  28. INFO FRANCEINFO. Près de huit Français sur 10 croient à au moins une « théorie du complot », selon une étude, France info, 8/1/2018
  29. Théorie du complot : « gare à la marchandisation du doute », la-croix.com, 8 janvier 2018
  30. Hadrien Mathoux, "Huit Français sur 10 complotistes" : pourquoi ce sondage est problématique, marianne.net, 9 janvier 2018
  31. Enquête sur le complotisme : précisions sur la méthodologie, Conspiracy Watch, 12/01/2018
  32. Jean-Michel Dumay, « Un sondage sur mesure », Le Monde Diplomatique Manière de Voir,‎ (lire en ligne)
  33. Maryvonne Holzem, Les sciences contre la post-vérité : vérités citoyennes, Éditions du Croquant, coll. « Détox », , 174 p. (ISBN 978-2-36512-220-7), p. 160-161.
  34. « Rudy Reichstadt : « Une vision du monde de plus en plus paranoïaque » », sur Libération.fr, (consulté le 2 mars 2019)
  35. « Interview Crif - Conspirationnisme : trois questions à Rudy Reichstadt, fondateur du site Conspiracy Watch », sur Crif - Conseil Représentatif des Institutions Juives de France, (consulté le 2 mars 2019)

Liens externesModifier