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Rallye Monte-Carlo 1980

Rallye Monte-Carlo 1980
1re manche du championnat du monde des rallyes 1980
Généralités
Édition 48e édition du Rallye Monte-Carlo
Date du 19 au 25 janvier 1980
Spéciales 30 (sur 34 prévues) (623 km)
Surface asphalte/neige
Équipes 237 au départ, 85 (126 classées) à l'arrivée
Podiums
Classement pilotes
1. Drapeau : Allemagne Walter Röhrl
2. Drapeau : France Bernard Darniche 3. Drapeau : Suède Björn Waldegård
Rallye automobile Monte-Carlo

Le Rallye Monte-Carlo 1980 (48e Rallye Monte-Carlo), disputé du 19 au 25 janvier 1980[1], est la soixante-seizième manche du championnat du monde des rallyes (WRC) courue depuis 1973, et la première manche du championnat du monde des rallyes 1980.

Contexte avant la courseModifier

Le championnat du mondeModifier

 
La Ford Escort RS1800 de Björn Waldegård, championne du monde en 1979.

Ayant succédé en 1973 au championnat international des marques (en vigueur de 1970 à 1972), le championnat du monde des rallyes se dispute sur une douzaine de manches, dont les plus célèbres épreuves routières internationales, telles le Rallye Monte-Carlo, le Safari ou le RAC Rally. Parallèlement au championnat des constructeurs, la Commission Sportive Internationale (CSI) a depuis 1979 créé un véritable championnat des pilotes qui fait suite à la controversée Coupe des conducteurs instaurée en 1977, dont le calendrier incluait des épreuves de second plan. Huit des douze manches du calendrier se disputent en Europe, deux en Afrique, une en Amérique du Sud et une en Océanie. Elles sont réservées aux voitures des catégories suivantes :

  • Groupe 1 : voitures de tourisme de série
  • Groupe 2 : voitures de tourisme spéciales
  • Groupe 3 : voitures de grand tourisme de série
  • Groupe 4 : voitures de grand tourisme spéciales
Article détaillé : Groupes numérotés de la FIA.

Titré en 1979, Ford a mis son programme rallyes en veille pour la saison 1980. La marque sera néanmoins représentée cette saison par des préparateurs chevronnés et pourra disputer le titre aux quatre autres grands constructeurs officiellement engagés, Fiat, Datsun, Talbot et Opel. Mercedes-Benz a étoffé son programme par rapport à l'année précédente, mais ne participera cependant qu'a la moitié des manches du calendrier, laissant à ses principaux pilotes officiels Björn Waldegård (champion du monde en titre) et Hannu Mikkola l'opportunité de courir pour d'autres marques dans les autres épreuves.

L'épreuveModifier

 
Créé en 1911, le Rallye Monte-Carlo est l'une des plus anciennes épreuves routières.
Article détaillé : Rallye Monte-Carlo.
Article détaillé : Rallye Monte-Carlo.

Le Rallye Monte-Carlo fut créé en 1911 sous la férule d'Antony Noghès et René Léon ; c'est l'une des plus anciennes épreuves routières de l'histoire du sport automobile. Au commencement simple épreuve touristique, elle devient rapidement un important événement sportif, la difficulté de son parcours hivernal requérant qualités de pilotage et de navigation. Jusqu'au début des années 60, son classement était basé sur la régularité des concurrents, en fonction d'un temps de référence, les équipages pointant à chaque contrôle horaire du parcours, avec pénalité en cas de retard éventuel. Au fil des années, les moyennes imposées furent régulièrement augmentées, rendant l’épreuve plus sélective. En 1968, les organisateurs introduisirent le classement 'scratch', principalement basé sur les résultats des secteurs chronométrés[2]. Une des particularités de ce rallye est de proposer plusieurs choix de villes de départ, les différents parcours de concentration possibles menant les concurrents à un point de regroupement avant les épreuves de classement. Sauf fortes intempéries, les parcours de concentration, dont les longueurs a été cette année réduite d’environ mille kilomètres par rapport aux éditions précédentes, ne comportent aucune difficulté.

Particulièrement efficace sur parcours sinueux, la Lancia Stratos s’est imposée à quatre reprises au cours des cinq dernières éditions, Bernard Darniche s’étant imposé en 1979 au terme d’une spectaculaire remontée au cours de la dernière nuit.

Le parcoursModifier

  • départ : 19 janvier 1980 (choix entre neuf villes de départ)
  • arrivée : 25 janvier 1980 à Monaco
  • distance : de 3636 km à 4028 km (selon ville de départ), dont 623 km sur 30 épreuves spéciales (34 épreuves initialement prévues, pour un total de 707 km chronométrés)
  • surface : asphalte (conditions hivernales)
  • Parcours divisé en quatre étapes : parcours de concentration, parcours de classement, parcours commun et parcours final[3]

Parcours de concentrationModifier

  • neuf parcours possibles, de 1019 à 1411 km, du 19 au 20 janvier :
  1. Itinéraire d'Amsterdam (1247 km) : Amsterdam - Bruxelles - Reims - Stenay - Langres - Saint-Claude - Chambéry - Gap - Serre Chevalier
  2. Itinéraire de Francfort (1180 km) : Francfort - Munich - Innsbruck - Trente - Brescia - Turin - Serre Chevalier
  3. Itinéraire de Lausanne (1019 km) : Lausanne - Pontarlier - Saint-Claude - Ambérieu-en-Bugey - Grenoble - Nyons - Alès - Privas - Gap - Serre Chevalier
  4. Itinéraire de Londres (1238 km) : Londres - Douvres - Calais - Reims - Stenay - Langres - Saint-Claude - Chambéry - Gap - Serre Chevalier
  5. Itinéraire de Monte-Carlo (1098 km) : Monte-Carlo - Draguignan - Rians - Apt - Le Vigan - Millau - Saint-Affrique - Montpellier - Alès - Privas - Gap - Serre Chevalier
  6. Itinéraire de Paris (1045 km) : Paris - Nanterre - Soissons - Stenay - Langres - Saint-Claude - Chambéry - Gap - Serre Chevalier
  7. Itinéraire de Rome (1031 km) : Rome - Rieti - Pérouse - Arezzo - Florence - Parme - Brescia - Turin - Serre Chevalier
  8. Itinéraire de Saragosse (1095 km) : Saragosse - Andorre-la-Vieille - Carcassonne - Montpellier - Montpellier - Alès - Privas - Gap - Serre Chevalier
  9. Itinéraire de Wrocław (1411 km) : Wrocław - Pilsen - Munich - Innsbruck - Trente - Brescia - Turin - Serre Chevalier

Parcours de classementModifier

Parcours communModifier

Parcours finalModifier

  • Monaco - Saint-Martin-Vésubie - Monaco (2 boucles), 697 km, du 24 au 25 janvier
  • 8 épreuves spéciales, 141 km (10 épreuves initialement prévues, pour un total de 186 km)

Les forces en présenceModifier

Sur les 255 équipages inscrits, 237 vont effectivement prendre le départ[4].

  • Fiat

Le constructeur turinois vise une première victoire dans cette épreuve et engage officiellement quatre voitures : trois 131 Abarth groupe 4 confiées à Markku Alén, Walter Röhrl et Björn Waldegård, ainsi qu'une Ritmo 1500 groupe 2 (840 kg, 165 chevaux) aux mains d'Attilio Bettega. L'équipe officielle est épaulée par Fiat France qui aligne deux 131 Abarth aux caractéristiques identiques à celles des versions usine (1020 kg, moteur deux litres seize soupapes à injection Kugelfischer développant 238 chevaux à 8000 tr/min, boîte cinq vitesses à crabots[5]) pour Jean-Claude Andruet et Michèle Mouton. La marque utilise des pneus Pirelli, qui met à disposition six différents types de gommes sur cette épreuve pour les modèles 131 (slick rayé, pneu pluie, pneu verglas et trois sortes de pneus neige[6]). Sur sa Ritmo, Bettega a un choix plus réduit, ne pouvant bénéficier ni des pneus pluie ni des pneus les plus tendres.

  • Opel
 
L'Opel Ascona 400 (ici lors d'une épreuve historique), fait ses débuts au Monte-Carlo.

La marque allemande du groupe GM fait débuter sa nouvelle Opel Ascona 400, tout juste homologuée en groupe 4. Cette voiture de 1050 kg est équipée d'un moteur quatre cylindres de 2420 cm3 développé chez Cosworth, d'une puissance de l'ordre de 260 chevaux[6]. Deux voitures ont été officiellement engagées, sous les couleurs de l'Euro Händler Team, pour Anders Kulläng et Jochi Kleint. Elles utilisent des pneus Michelin (six types de gommes possibles). La marque est également représentée par plusieurs équipes privées dans les groupes 1 et 2, qui engagent des Kadett GT/E ou des Ascona, parmi lesquelles celle de Jean-Louis Clarr, un des favoris en tourisme de série.

  • Datsun

Le Rallye Monte-Carlo ne constitue pas une priorité pour le constructeur japonais, aussi l'équipe Datsun Europe n'a-t-elle engagé qu'une seule berline 160J PA10 groupe 2 (965 kg, moteur deux litres, 198 chevaux à 7800 tr/min) pour son directeur sportif Andy Dawson, qui utilise des pneus Dunlop[7].

  • Talbot

Récemment homologuée en groupe 2, la Sunbeam Lotus est la plus puissante de sa catégorie, son moteur quatre cylindres seize soupapes de 2217 cm3, alimenté par deux carburateurs double-corps, délivrant 240 chevaux[6], la voiture pesant un peu plus d'une tonne. Un seul exemplaire a été officiellement engagé, pour Guy Fréquelin, avec le concours de Michelin pour les pneumatiques. Le pilote autrichien Georg Fischer est engagé à titre privé sur un modèle identique.

  • Toyota

Toyota a engagé deux coupé Celica groupe 4 (1000 kg, moteur quatre cylindres deux litres à seize soupapes, 220 chevaux) pour les pilotes allemands Achim Warmbold et Klaus Fritzinger. Ils utilisent des pneus Pirelli.

  • Ford

Ayant cessé son activité en rallye, Ford a revendu une partie de ses Escort RS1800 groupe 4 à des écuries privées. Ari Vatanen dispose de l'une d'entre elles, engagée par Publimmo Racing. Préparée chez David Sutton, cette voiture de 980 kg est équipée d'un moteur deux litres alimenté par carburateurs, d'une puissance de 260 chevaux. Vatanen utilise des pneus Helenius pour la neige ou le verglas et des Dunlop dans les autres conditions[6]. 'Ray', responsable de l'ecurie, pilote un modèle identique, ainsi que Nicolas Koob, engagé à titre privé. En groupe 2, le pilote espagnol Salvador Servià d'une Fiesta (860 kg, 150 chevaux) préparée par Ford Catalogne[5]. Parmi les nombreux clients de la marque, on note la présence d'Alain Beauchef sur une Escort RS2000, un des principaux animateurs du groupe 1.

  • Lancia
 
La Lancia Stratos de l'écurie Chardonnet.

Victorieux en 1979, Bernard Darniche s'aligne de nouveau sur une Stratos HF groupe 4 (970 kg, moteur central arrière V6 de 2400 cm3, environ 280 chevaux) de l'écurie Chardonnet, cette fois équipée de pneus Pirelli avec huit choix de gommes possibles[4].

  • Porsche

Le prestigieux constructeur allemand est de nouveau très bien représenté, tant en groupe 3 qu’en groupe 4, grâce aux nombreux clients de la marque. Au volant d'une 911 SC groupe 4 préparée par les frères Alméras, Hannu Mikkola fait partie des favoris, sa voiture, équipée de pneus Michelin, disposant de 290 chevaux[6]. Jacques Alméras s'aligne sur un modèle identique, les préparateurs de Montpellier ayant également mis au point la Carrera groupe 3 d'Alain Coppier, un des favoris de cette catégorie. Bernard Béguin pilote son habituelle 911 SC groupe 4 préparée chez Louis Meznarie, tandis que l'ingénieur-pilote de la marque, Jürgen Barth, a personnellement engagé une 924 turbo groupe 4.

  • Volkswagen

Volkswagen Motorsport a engagé deux Golf GTI groupe 2 pour Jean-Luc Thérier et Per Eklund. Ces voitures de 775 kg ont une puissance de 160 chevaux et sont équipées d'une boîte à cinq vitesses[6]. Utilisant des pneus Michelin, elles seront redoutables dans leur catégorie.

  • BMW

Timo Mäkinen effectue une rentrée remarquée au volant d'une 320i groupe 2 engagée par BMW France et préparée par Georges Benoît[5].

  • Mercedes

Le grand constructeur de Stuttgart n'est pas officiellement engagé mais assiste néanmoins la Scuderia Kassel qui a engagé un coupé 280 CE groupe 2 pour Ingvar Carlsson et deux versions groupe 1 pour Holger Bohne et Johannes Breuer.

Déroulement de la courseModifier

Parcours de concentrationModifier

Les 237 équipages s'élancent d'une des neuf villes de départ (suivant l'itinéraire choisi) le samedi 19 janvier. 72 partent de Paris, 58 de Monte-Carlo, 45 de Lausanne, 25 de Francfort, 22 de Rome, 6 d'Amsterdam, 4 de Saragosse, 3 de Londres et 2 de Wrocław[5]. Avec une distance nettement réduite par rapport à l’année précédente, les différents parcours ne présentent pas de difficulté majeure, seuls les concurrents partant de Saragosse ayant été un peu gênés par une neige abondante lors de la traversée des Pyrénées. Cette première partie va cependant entraîner quelques retraits prématurés, avec notamment l'abandon du Britannique Andy Dawson, parti de Londres, trahi par le moteur de sa Datsun peu avant Douvres. Le dimanche, au regroupement de Serre Chevalier, 228 concurrents sont toujours en course, aucune pénalisation n'affectant les pilotes de notoriété.

Parcours de classementModifier

 
Très bien parti, l'équipage Alén-Kivimaki a perdu toutes ses chances après une sortie de route dans le Queyras.

Repartis de Serre Chevalier après quelques heures de repos, les concurrents disputent leur première épreuve sélective sur le circuit école de la station hivernale, le dimanche après-midi. Bernard Darniche (Lancia Stratos) et Markku Alén (Fiat 131 Abarth) s'y montrent les plus rapides, devançant d'une seconde les Fiat de Jean-Claude Andruet et de Walter Röhrl. En début de nuit, Alén s'impose de nouveau sur la première spéciale routière, entièrement verglacée, prenant seul le commandement de la course avec une marge de six secondes sur son coéquipier Röhrl, alors que Darniche rétrograde à la cinquième place derrière Attilio Bettega, qui domine le groupe 2 au volant de sa Fiat Ritmo, et Björn Waldegård (Fiat 131). Le secteur suivant se déroule dans des conditions très difficiles, la neige se mettant à tomber abondamment aux abords de Molines-en-Queyras, sur un sol gelé. Alén s'y distingue encore et dans les derniers kilomètres rattrape la Porsche d'Hannu Mikkola, partie une minute avant lui. Il le dépasse mais ne parvient pas à rétablir sa trajectoire et sort de la route aussitôt après, percutant un arbre ; il repart aussitôt et termine la spéciale sur trois roues, dans un bruit de ferraille, mais doit renoncer à continuer, le train avant de la Fiat étant irréparable. Röhrl prend la tête du rallye, avec près de trente secondes d'avance sur Bettega et cinquante sur Darniche. Le pilote allemand va dès lors progressivement augmenter son avance au cours de la nuit, ralliant Monaco avec deux minutes et demie d'avance sur Darniche qui, malgré une forte fièvre, a repris la seconde place à Bettega, ce dernier restant largement en tête du groupe 2. Andruet, quatrième, compte déjà près de quatre minutes de retard, les suivants, emmenés par la Volkswagen Golf groupe 2 de Per Eklund, pointant à plus de cinq minutes. Handicapé par des problèmes de cloutage, Waldegård a chuté à la neuvième place, derrière la Porsche de Mikkola et la Ford Escort d'Ari Vatanen, qui ont également perdu du temps à cause de mauvais choix de pneus dans certains secteurs. Quinzième sur sa Porsche, Alain Coppier est largement en tête du groupe 3 tandis qu'en groupe 1 Jean-Louis Clarr (seizième sur son Opel) ne compte que trois minutes d'avance sur l'Escort d'Alain Beauchef. Outre Alén, deux autres pilotes de notoriété ont dû renoncer au cours de la nuit, Guy Fréquelin (Talbot) et Achim Warmbold (Toyota) étant sortis de la route dans le Col des Garcinets. Au total, vingt équipages ont été contraints à l'abandon au cours de cette étape nocturne.

classement à l'issue du parcours de classement[4]
Pos. Pilote Copilote Voiture Groupe Temps Écart
1   Walter Röhrl   Christian Geistdörfer Fiat 131 Abarth 4 1 h 50 min 19 s
2   Bernard Darniche   Alain Mahé Lancia Stratos HF 4 1 h 52 min 51 s + 2 min 32 s
3   Attilio Bettega   Mario Mannucci Fiat Ritmo 2 1 h 52 min 59 s + 2 min 40 s
4   Jean-Claude Andruet   'Biche' Fiat 131 Abarth 4 1 h 54 min 09 s + 3 min 50 s
5   Per Eklund   Hans Sylvan Volkswagen Golf GTI 2 1 h 55 min 19 s + 5 min 00 s
6   Michèle Mouton   Annie Arrii Fiat 131 Abarth 4 1 h 55 min 33 s + 5 min 14 s
7   Hannu Mikkola   Arne Hertz Porsche 911 SC 4 1 h 55 min 35 s + 5 min 16 s
8   Ari Vatanen   David Richards Ford Escort RS1800 4 1 h 56 min 24 s + 6 min 05 s
9   Björn Waldegård   Hans Thorszelius Fiat 131 Abarth 4 1 h 57 min 03 s + 6 min 44 s
10   Anders Kulläng   Bruno Berglund Opel Ascona 400 4 1 h 57 min 28 s + 7 min 09 s
11   Salvador Servià   Alex Brustenga Ford Fiesta 2 1 h 59 min 19 s + 9 min 00 s
12   Jacques Alméras   'Tilber' Porsche 911 SC 4 1 h 59 min 29 s + 9 min 10 s
13   Jochi Kleint   Gunter Wanger Opel Ascona 400 4 2 h 00 min 55 s + 10 min 36 s
14   Bernard Béguin   Jean-Jacques Lenne Porsche 911 SC 4 2 h 01 min 02 s + 10 min 43 s
15   Alain Coppier   Josépha Laloz Porsche Carrera 3 2 h 01 min 17 s + 10 min 58 s
16   Jean-Louis Clarr   Jean-François Fauchille Opel Ascona 2000 1 2 h 01 min 29 s + 11 min 10 s
17   Ingvar Carlsson   Claes Billstam Mercedes 280 CE 2 2 h 01 min 50 s + 11 min 31 s
18   Claude Haldi   Bernard Sandoz Porsche 934 4 2 h 02 min 51 s + 12 min 32 s
19   Bruno Saby   Jean-Marc Andrié Renault 5 Alpine 2 2 h 04 min 16 s + 13 min 57 s
20   Alain Beauchef   Daniel Brichot Ford Escort RS2000 1 2 h 04 min 33 s + 14 min 14 s
21   Holger Bohne   Adolf Ahrens Mercedes 280 CE 2 2 h 06 min 03 s + 15 min 44 s
22   Olivier Lamirault   Chantal Sola Alpine A310 V6 4 2 h 06 min 54 s + 16 min 35 s
23   Nicolas Koob   Win Jacoby Ford Escort RS1800 4 2 h 07 min 17 s + 16 min 58 s
24   Thierry Lousteau   B. Figuière Porsche Carrera 3 2 h 07 min 27 s + 17 min 08 s
25   Jean-Luc Thérier   Michel Vial Volkswagen Golf GTI 2 2 h 07 min 59 s + 17 min 40 s

Parcours communModifier

Monaco - Vals-les-BainsModifier

 
Le secteur du Moulinon a mis fin aux espoirs de Mikkola et de Vatanen.

Après une journée de repos, les 200 concurrents les mieux classés (sur 208) repartent de Monaco dans la nuit du lundi au mardi. Ils affrontent tout d'abord le Col de Turini, complètement enneigé, où Röhrl accentue encore son avance. Les trois épreuves suivantes sont également enneigées et permettent aux voitures du groupe 2 de se mettre en évidence, et au petit matin Bettega a repris la seconde place à Darniche. Tous deux sont désormais à près de quatre minutes de la Fiat de tête. Quatrième, Andruet est à plus de cinq minutes, talonné par la Volkswagen d'Eklund, dont le coéquipier Jean-Luc Thérier a abandonné, hors-course dès le début du parcours commun à cause d'une réparation trop longue du système d'injection. La première épreuve spéciale de jour va se disputer sur route sèche, et Mikkola peut enfin exploiter toute la puissance de sa Porsche ; le pilote finlandais remonte en cinquième position du classement général, derrière Andruet et Bettega troisièmes ex-æquo, Darniche ayant repris la seconde place. Les concurrents vont dès lors rencontrer des conditions plus changeantes en Ardèche : sur les trente-huit kilomètres de l'épreuve du Moulinon, les portions avec neige fondante alternant avec les parties sèches ou légèrement humides. Lors d'un changement brutal d'adhérence, un demi-arbre de la Porsche de Mikkola casse net, l'équipage restant bloqué sur place. Vatanen, alors huitième, se fait surprendre dans un endroit partiellement enneigé ; son Escort heurte un parapet et plonge dans un trou, abandonnant également. Clarr endommage légèrement sa voiture contre le muret, perd un peu de temps mais parvient à continuer, alors que Jacques Alméras (Porsche) va perdre une dizaine de minute après une sortie de route. Au regroupement de Vals-les-Bains, où pilotes et copilotes bénéficient de trois heures de pause, la position de Röhrl est toujours très confortable, le pilote allemand comptant plus de quatre minutes d'avance sur Darniche et près de cinq sur Andruet. Quatrième à un peu plus de six minutes, Bettega mène toujours le groupe 2, mais est directement menacé par Eklund, quatre secondes derrière, à égalité avec Waldegård qui a effectué une belle remontée. Retardée par des problèmes d'alternateur sur sa Fiat, Michèle Mouton occupe la septième place, avec plus de sept minutes de retard.

classement à Vals-les-Bains[8]
Pos. Pilote Copilote Voiture Groupe Temps Écart
1   Walter Röhrl   Christian Geistdörfer Fiat 131 Abarth 4 3 h 42 min 07 s
2   Bernard Darniche   Alain Mahé Lancia Stratos HF 4 3 h 46 min 11 s + 4 min 04 s
3   Jean-Claude Andruet   'Biche' Fiat 131 Abarth 4 3 h 46 min 53 s + 4 min 46 s
4   Attilio Bettega   Mario Mannucci Fiat Ritmo 2 3 h 48 min 18 s + 6 min 01 s
5=   Per Eklund   Hans Sylvan Volkswagen Golf GTI 2 3 h 48 min 22 s + 6 min 15 s
5=   Björn Waldegård   Hans Thorszelius Fiat 131 Abarth 4 3 h 48 min 22 s + 6 min 15 s
7   Michèle Mouton   Annie Arrii Fiat 131 Abarth 4 3 h 49 min 22 s + 7 min 29 s
8   Anders Kulläng   Bruno Berglund Opel Ascona 400 4 3 h 50 min 23 s + 8 min 16 s
9   Jochi Kleint   Gunter Wanger Opel Ascona 400 4 3 h 57 min 52 s + 15 min 45 s
10   Bernard Béguin   Jean-Jacques Lenne Porsche 911 SC 4 3 h 58 min 07 s + 16 min 00 s
11   Salvador Servià   Alex Brustenga Ford Fiesta 2 3 h 58 min 46 s + 16 min 39 s
12   Ingvar Carlsson   Claes Billstam Mercedes 280 CE 2 4 h 00 min 07 s + 18 min 00 s
13   Alain Coppier   Josépha Laloz Porsche Carrera 3 4 h 00 min 23 s + 18 min 16 s
14   Jean-Louis Clarr   Jean-François Fauchille Opel Ascona 2000 1 4 h 03 min 11 s + 21 min 04 s
15   Alain Beauchef   Daniel Brichot Ford Escort RS2000 1 4 h 07 min 24 s + 25 min 17 s

Vals-les-Bains - MonacoModifier

Les concurrents repartent du parc fermé de Vals-les-Bains en début d'après-midi. La première difficulté est le secteur de Burzet, avec trente-deux kilomètres de routes enneigées, la neige étant mouillée en fin de parcours. Anders Kulläng et son Opel s'y distinguent, le pilote suédois reléguant tous ses rivaux à plus de trente secondes et remontant à la sixième place du classement général. Ayant volontairement concédé dix secondes de pénalité au contrôle horaire afin de laisser Darniche ouvrir la route, Röhrl réalise une excellente opération, la Lancia du pilote français perdant près de deux minutes à « faire la trace ». Le pilote français perd de nouveau un peu de temps dans la spéciale de Saint-Bonnet-le-Froid, et chute en quatrième position derrière Waldegård et Eklund (qui a pris la tête du groupe 2). Retardé par un tête-à-queue, Andruet a rétrogradé à la sixième place, derrière Kulläng. Röhrl, qui s'est montré le plus rapide, possède désormais plus de six minutes d'avance sur son coéquipier Waldegård. Kulläng continue sa progression dans le secteur de Saint-Jean-en-Royans, disputé dans des conditions très changeantes (routes sèches, puis neige fondante, puis neige et verglas en fin de parcours) ; il réalise le meilleur temps, cinquante secondes devant Waldegård, et grimpe à la troisième place du classement général derrière les deux Fiat officielles. Röhrl va ensuite se montrer le plus rapide dans les quatre spéciales suivantes, alors que de fortes averses de neige rendent les routes difficiles. Eklund profite de ses conditions particulières pour s'emparer de la seconde place, près de neuf minutes derrière la Fiat de tête. Waldegård est retombé à la quatrième place, derrière Kulläng, tandis que Darniche, gêné par sa position d'ouvreur, compte désormais près de quatorze minutes de retard. Handicapé par des problèmes de freins, Andruet a perdu sa sixième place au profit de Bettega. Les deux derniers tronçons chronométrés se déroulent sur routes sèches, permettant à Darniche de réduire l'écart sur ses adversaires. Sauf incident, il ne pourra toutefois menacer Röhrl pour la victoire finale, le pilote allemand ayant maintenu sa marge de près de neuf minutes sur Eklund, les autres concurrents, emmenés par Kulläng comptant plus de dix minutes de retard sur la Fiat de tête. Onzième au classement général, Coppier reste largement en tête du groupe 3, tandis qu'en groupe 1 Clarr n'est pas à l'abri d'un retour de Beauchef. Cent vingt-six équipages sont parvenus au terme de l'étape.

classement à l'issue du parcours commun[8]
Pos. Pilote Copilote Voiture Groupe Temps Écart
1   Walter Röhrl   Christian Geistdörfer Fiat 131 Abarth 4 7 h 00 min 15 s
2   Per Eklund   Hans Sylvan Volkswagen Golf GTI 2 7 h 09 min 08 s + 8 min 53 s
3   Anders Kulläng   Bruno Berglund Opel Ascona 400 4 7 h 10 min 50 s + 10 min 35 s
4   Björn Waldegård   Hans Thorszelius Fiat 131 Abarth 4 7 h 11 min 19 s + 11 min 04 s
5   Bernard Darniche   Alain Mahé Lancia Stratos HF 4 7 h 13 min 29 s + 13 min 14 s
6   Attilio Bettega   Mario Mannucci Fiat Ritmo 2 7 h 15 min 31 s + 15 min 16 s
7   Jean-Claude Andruet   'Biche' Fiat 131 Abarth 4 7 h 15 min 49 s + 15 min 34 s
8   Michèle Mouton   Annie Arrii Fiat 131 Abarth 4 7 h 21 min 42 s + 21 min 27 s
9   Jochi Kleint   Gunter Wanger Opel Ascona 400 4 7 h 23 min 17 s + 23 min 02 s
10   Salvador Servià   Alex Brustenga Ford Fiesta 2 7 h 24 min 22 s + 24 min 07 s
11   Alain Coppier   Josépha Laloz Porsche Carrera 3 7 h 25 min 33 s + 25 min 18 s
12   Ingvar Carlsson   Claes Billstam Mercedes 280 CE 2 7 h 34 min 33 s + 34 min 18 s
13   Jean-Louis Clarr   Jean-François Fauchille Opel Ascona 2000 1 7 h 38 min 23 s + 38 min 08 s
14   Jacques Alméras   'Tilber' Porsche 911 SC 4 7 h 38 min 36 s + 38 min 21 s
15   Alain Beauchef   Daniel Brichot Ford Escort RS2000 1 7 h 42 min 07 s + 41 min 52 s
16   Timo Mäkinen   Atso Aho BMW 320i 2 7 h 45 min 42 s + 45 min 27 s
17   Klaus Fritzinger   Henning Wünsch Toyota Celica 2000 GT 2 7 h 46 min 02 s + 45 min 47 s
18   Bruno Saby   Jean-Marc Andrié Renault 5 Alpine 2 7 h 47 min 13 s + 46 min 58 s
19   Holger Bohne   Adolf Ahrens Mercedes 280 CE 2 7 h 51 min 07 s + 50 min 52 s
20   Jean-Pierre Ballet   Gérard Kerespert Porsche Carrera 3 7 h 53 min 36 s + 53 min 21 s

Parcours finalModifier

 
La route du Turini, empruntée à deux reprises lors du parcours final.

Seuls les cent premiers du classement disputent le parcours final. Ils s'élancent de Monaco le jeudi soir, après une journée complète de repos, pour une boucle nocturne dans l'arrière pays niçois. La météo se montre plus clémente et les routes sont principalement sèches, avec toutefois quelques plaques de glace isolées. Parti sur un rythme très rapide, Andruet effectue une sortie de route dans le premier passage du Turini, sectionnant un poteau dont la chute va retarder le passage des concurrents suivants. Il parvient néanmoins à terminer la spéciale, mais en tentant de ne pas être pénalisé sur le parcours de liaison après la réparation du train avant, il sort à nouveau de la route et abandonne peu avant la spéciale de Pont-de-Clans. Darniche est enfin guéri de son angine et va se montrer le plus rapide dans presque toutes les épreuves spéciales, seulement devancé par la Fiat Ritmo de Bettega lors du premier passage dans le col de Turini. Ses performances répétées lui permettent de remonter au troisième rang, puis au deuxième derrière l'inaccessible Fiat de Röhrl après le bris d'un demi-arbre de transmission sur la Volkswagen d'Eklund, que le pilote suédois va parvenir à remplacer en treize minute sur le parcours de liaison entre La Bollène et Saint-Sauveur ; pénalisé de deux minutes et dix secondes, Eklund va chuter à la cinquième place, conservant néanmoins la tête du groupe 2. Le retard par rapport à l'horaire initialement prévu ainsi que l'indiscipline de certains spectateurs va inciter les organisateurs à interrompre le déroulement des épreuves chronométrées ; le secteur entre Saint-Sauveur et Beuil ne va être disputé que par une partie des équipages (qui se verront attribuer un bonus basé sur les temps réalisés), les deux dernières spéciales étant annulées afin de permettre aux concurrents de rejoindre directement le port de Monaco à l'heure prévue, le vendredi matin. Ayant roulé à sa main dans cette dernière étape, Röhrl s'impose après avoir mené pratiquement de bout en bout. Il devance Darniche de plus de dix minutes, Waldegård prenant la troisième place après avoir dépassé son compatriote Kulläng dans l'avant dernier secteur chronométré. Cinquième, Eklund remporte le groupe 2, juste devant Bettega. Septième malgré des problèmes d'alternateur, d'éclairage et de mauvais choix de pneus dans le parcours commun, Michèle Mouton remporte une nouvelle fois la Coupe des Dames. Neuvième, Alain Coppier s'impose nettement en groupe 3, tout comme Clarr (treizième au classement général) en tourisme de série, Beauchef, son principal adversaire, ayant cassé son pont arrière peu avant l'arrivée.

Classements intermédiairesModifier

Classements intermédiaires des pilotes après chaque épreuve spéciale[4],[8]

Classement généralModifier

 
Première victoire de Fiat au Monte-Carlo, avec la 131 Abarth de Walter Röhrl.
Pos No  Pilote Copilote Voiture Temps Écart Groupe
1 10   Walter Röhrl   Christian Geistdörfer Fiat 131 Abarth 8 h 42 min 20 s 4
2 1   Bernard Darniche   Alain Mahé Lancia Stratos HF 8 h 52 min 58 s + 10 min 38 s 4
3 7   Björn Waldegård   Hans Thorszelius Fiat 131 Abarth 8 h 53 min 48 s + 11 min 28 s 4
4 4   Anders Kulläng   Bruno Berglund Opel Ascona 400 8 h 54 min 24 s + 12 min 04 s 4
5 26   Per Eklund   Hans Sylvan Volkswagen Golf GTI 8 h 56 min 47 s + 14 min 27 s 2
6 15   Attilio Bettega   Mario Mannucci Fiat Ritmo 8 h 58 min 43 s + 16 min 23 s 2
7 12   Michèle Mouton   Annie Arrii Fiat 131 Abarth 9 h 06 min 13 s + 23 min 53 s 4
8 8   Jochi Kleint   Gunter Wanger Opel Ascona 400 9 h 07 min 50 s + 25 min 30 s 4
9= 20   Alain Coppier   Josépha Laloz Porsche Carrera 9 h 12 min 00 s + 29 min 40 s 3
9= 28   Salvador Servià   Alex Brustenga Ford Fiesta 9 h 12 min 00 s + 29 min 40 s 2

Classements par groupeModifier

Groupe 1Modifier

Pos no  Pilote Copilote Voiture Temps Écart Class. général
1 33   Jean-Louis Clarr   Jean-François Fauchille Opel Ascona 2000 9 h 27 min 00 s 13e à 44 min 40 s
2 21   Holger Bohne   Adolf Ahrens Mercedes 280 CE 9 h 43 min 33 s + 16 min 33 s 18e à 1 h 01 min 13 s
3 102   Pierre Sintzel   Jean-François Riboud Volkswagen Golf GTI 9 h 52 min 03 s + 25 min 03 s 20e à 1 h 09 min 43 s

Groupe 2Modifier

Pos no  Pilote Copilote Voiture Temps Écart Class. général
1 26   Per Eklund   Hans Sylvan Volkswagen Golf GTI 8 h 56 min 47 s 5e à 14 min 27 s
2 15   Attilio Bettega   Mario Mannucci Fiat Ritmo 8 h 58 min 43 s + 1 min 56 s 6e à 16 min 23 s
3 28   Salvador Servià   Alex Brustenga Ford Fiesta 9 h 12 min 00 s + 15 min 13 s 9e à 29 min 40 s

Groupe 3Modifier

Pos no  Pilote Copilote Voiture Temps Écart Class. général
1 20   Alain Coppier   Josépha Laloz Porsche Carrera 9 h 12 min 00 s 9e à 29 min 40 s
2 55   Jean-Pierre Ballet   Gérard Kerespert Porsche Carrera 9 h 41 min 45 s + 29 min 45 s 16e à 59 min 25 s
3 41   Christian Blanc   Georges Bubloz Porsche Carrera RS 9 h 57 min 53 s + 45 min 53 s 22e à 1 h 15 min 33 s

Groupe 4Modifier

Pos no  Pilote Copilote Voiture Temps Écart Class. général
1 10   Walter Röhrl   Christian Geistdörfer Fiat 131 Abarth 8 h 42 min 20 s Vainqueur absolu
2 1   Bernard Darniche   Alain Mahé Lancia Stratos HF 8 h 52 min 58 s + 10 min 38 s 2e à 10 min 38 s
3 7   Björn Waldegård   Hans Thorszelius Fiat 131 Abarth 8 h 53 min 48 s + 11 min 28 s 3e à 11 min 28 s

Hommes de têteModifier

Vainqueurs d'épreuves spécialesModifier

Résultats des principaux engagésModifier

No  Pilote Copilote Voiture Groupe Classement général Class. groupe
1   Bernard Darniche   Alain Mahé Lancia Stratos HF 4 2e à 10 min 38 s 2e
2   Hannu Mikkola   Arne Hertz Porsche 911 SC 4 ab. dans la 12e spéciale (demi-arbre) -
3   Markku Alén   Ilkka Kivimäki Fiat 131 Abarth 4 ab. après la 2e spéciale (suite sortie de route) -
4   Anders Kulläng   Bruno Berglund Opel Ascona 400 4 4e à 12 min 04 s 4e
5   Ari Vatanen   David Richards Ford Escort RS1800 4 ab. dans la 12e spéciale (sortie de route) -
6   Bernard Béguin   Jean-Jacques Lenne Porsche 911 SC 4 ab. dans la 20e spéciale (sortie de route) -
7   Björn Waldegård   Hans Thorszelius Fiat 131 Abarth 4 3e à 11 min 28 s 3e
8   Jochi Kleint   Gunter Wanger Opel Ascona 400 4 8e à 25 min 30 s 6e
9   Jean-Claude Andruet   'Biche' Fiat 131 Abarth 4 ab. après la 25e spéciale (sortie de route) - classé 95e -
10   Walter Röhrl   Christian Geistdörfer Fiat 131 Abarth 4 1er 1er
11   Achim Warmbold   Piero Sodano Toyota Celica 2000 GT 4 ab. dans la 4e spéciale (sortie de route) -
12   Michèle Mouton   Annie Arrii Fiat 131 Abarth 4 7e à 23 min 53 s 7e
14   Jean-Luc Thérier   Michel Vial Volkswagen Golf GTI 2 ab. avant la 7e spéciale (hors course) -
15   Attilio Bettega   Mario Mannucci Fiat Ritmo 2 6e à 16 min 23 s 2e
16   Jacques Alméras   'Tilber' Porsche 911 SC 4 12e à 44 min 18 s 7e
17   Timo Mäkinen   Atso Aho BMW 320i 2 14e à 51 min 27 s 5e
18   Guy Fréquelin   Jean Todt Talbot Sunbeam Lotus 2 ab. dans la 4e spéciale (sortie de route) -
19   Andy Dawson   Stuart Pegg Datsun 160J PA10 2 ab. dans le parcours de concentration (soupape) -
20   Alain Coppier   Josépha Laloz Porsche Carrera 3 9e à 29 min 40 s 1er
21   Holger Bohne   Adolf Ahrens Mercedes 280 CE 1 18e à 1 h 01 min 13 s 2e
23   Claude Haldi   Bernard Sandoz Porsche 934 4 23e à 1 h 17 min 04 s 10e
24   Alain Beauchef   Daniel Brichot Ford Escort RS2000 1 ab. après la 29e spéciale (hors course) - classé 92e -
25   Georg Fischer   Harald Gottlieb Talbot Sunbeam Lotus 2 ab. dans le parcours commun -
26   Per Eklund   Hans Sylvan Volkswagen Golf GTI 2 5e à 14 min 27 s 1er
27   Jürgen Barth   Roland Kussamul Porsche 924 Turbo 4 19e à 1 h 07 min 21 s 8e
28   Salvador Servià   Alex Brustenga Ford Fiesta 2 9e à 29 min 40 s 3e
30   Klaus Fritzinger   Henning Wünsch Toyota Celica 2000 GT 2 ab. dans la 29e spéciale (alimentation) - classé 91e -
31   Ingvar Carlsson   Claes Billstam Mercedes 280 CE 2 11e à 42 min 48 s 4e
32   Gijs van Lennep   Ferry van der Geest Volkswagen Golf GTI 2 36e à 1 h 37 min 08 s 13e
33   Jean-Louis Clarr   Jean-François Fauchille Opel Ascona 2000 1 13e à 44 min 40 s 1er
34   Francis Serpaggi   T. Casalonga Lancia Stratos HF 4 ab. dans le parcours de classement (moteur) -
35   Bruno Saby   Jean-Marc Andrié Renault 5 Alpine 2 15e à 54 min 21 s 6e
37   Francis Vincent   Francis Calvier Alfa Romeo Alfasud TI 2 17e à 1 h 00 min 56 s 7e
38   Johannes Breuer   Dieter Norwig Mercedes 280 CE 1 27e à 1 h 23 min 06 s 5e
39   Nicolas Koob   Win Jacoby Ford Escort RS1800 4 21e à 1 h 13 min 10 s 9e
40   Gérard Swaton   Martine Cordesse Opel Kadett GT/E 1 26e à 1 h 20 min 07 s 4e
41   Christian Blanc   Georges Bubloz Porsche Carrera RS 3 22e à 1 h 15 min 33 s 3e
44   Olivier Lamirault   Chantal Sola Alpine A310 V6 4 ab. après la 29e spéciale (sortie de route) - classé 89e -
51   'Ray'   Pierre Gandolfo Ford Escort RS1800 4 ab. dans le parcours commun -
55   Jean-Pierre Ballet   Gérard Kerespert Porsche Carrera 3 16e à 59 min 25 s 2e
102   Pierre Sintzel   Jean-François Riboud Volkswagen Golf GTI 1 20e à 1 h 09 min 43 s 3e
108   Thierry Lousteau   B. Figuière Porsche Carrera 3 ab. dans la 9e spéciale (sortie de route) -

Classements des championnats à l'issue de la courseModifier

ConstructeursModifier

  • attribution des points : 10, 9, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1 respectivement aux dix premières marques de chaque épreuve, additionnés de 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1 respectivement aux huit premières de chaque groupe (seule la voiture la mieux classée de chaque constructeur marque des points). Les points de groupe ne sont attribués qu'aux concurrents ayant terminé dans les dix premiers au classement général.
  • seuls les sept meilleurs résultats (sur dix épreuves) sont retenus pour le décompte final des points.
Classement des marques
Pos. Marque Points  
M-C
 
POR
 
SAF
 
ACR
 
ARG
 
NZL
 
SAN
 
COR
 
RAC
 
BAN
1 Fiat 18 10+8
2 Lancia 16 9+7
3 Volkswagen 14 6+8
4 Opel 12 7+5
5 Porsche 10 2+8
6 Ford 8 2+6

PilotesModifier

  • attribution des points : 20, 15, 12, 10, 8, 6, 4, 3, 2, 1 respectivement aux dix premiers de chaque épreuve.
  • seuls les sept meilleurs résultats (sur douze épreuves) sont retenus pour le décompte final des points.
Classement des pilotes
Pos. Pilote Marque Points  
M-C
 
SUE
 
POR
 
SAF
 
ACR
 
ARG
 
FIN
 
NZL
 
SAN
 
COR
 
RAC
 
BAN
1   Walter Röhrl Fiat 20 20
2   Bernard Darniche Lancia 15 15
3   Björn Waldegård Fiat 12 12
4   Anders Kulläng Opel 10 10
5   Per Eklund Volkswagen 8 8
6   Attilio Bettega Fiat 6 6
7   Michèle Mouton Fiat 4 4
8   Jochi Kleint Opel 3 3
9=   Alain Coppier Porsche 2 2
9=   Salvador Servià Ford 2 2

Notes et référencesModifier

  1. Reinhard Klein, Rally, Könemann, , 392 p. (ISBN 3-8290-0908-9)
  2. Michel Morelli et Gérard Auriol, Histoire des rallyes : de 1951 à 1968, Boulogne-Billancourt, ETAI, , 208 p. (ISBN 978-2-7268-8762-2)
  3. Revue Sport Auto no 216 - janvier 1980
  4. a b c et d Revue Auto hebdo no 199 - 24 janvier 1980
  5. a b c et d Revue L'Automobile no 405 - mars 1980
  6. a b c d e et f Revue Sport Auto no 217 - février 1980
  7. Jean-Paul Renvoizé, Le championnat du monde des rallyes 79/80, S.I.P.E., , 146 p.
  8. a b et c Revue Auto hebdo no 200 - 31 janvier 1980