Opel

constructeur automobile allemand, filiale de Groupe PSA

Opel
logo de Opel
Logo de la marque Opel
illustration de Opel
Adam Opel Haus (Russelsheim, Allemagne) : le siège social d'Opel situé à côté de l'usine

Création à Russelsheim
par Adam Opel
Dates clés 1899 : première automobile
1929 : Reprise par General Motors
1979 : première traction, la Kadett D
2017 : Rachat par le groupe PSA
2021 : Fusion des groupes PSA et FCA, puis intégration dans Stellantis
Fondateurs Adam OpelVoir et modifier les données sur Wikidata
Forme juridique GmbH
Slogan « L'avenir appartient à tous »
Siège social Rüsselsheim
Drapeau d'Allemagne Allemagne
Direction Uwe Hochgeschurtz (PDG)
Rémi Girardon (Vice-président)[1]
Frédéric Brunet (DAF)
Xavier Duchemin (directeur des ventes)
Directeurs Michael Lohscheller (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Actionnaires Stellantis
Activité Construction automobile et génie mécaniqueVoir et modifier les données sur Wikidata
Produits Camionnette et automobileVoir et modifier les données sur Wikidata
Société mère Stellantis
Sociétés sœurs Vauxhall
DS
Citroën
Peugeot
Jeep
Fiat
Maserati
Dodge
Alfa Romeo
Chrysler
Filiales Opel Performance Center
Site web www.opel.fr
www.opel.com

Opel est une entreprise allemande fondée en 1862 par Adam Opel et un constructeur automobile depuis 1899, filiale du groupe Stellantis depuis 2021, après avoir fait partie du groupe PSA de 2017 à 2021, et de l'américain General Motors (GM) de 1929 à 2017.

Le groupeModifier

Opel appartient au groupe Stellantis depuis 2021, après avoir fait partie du groupe PSA de 2017 à 2021, puis de General Motors entre 1929 et 2017. Opel a partagé ou partage certains de ses modèles avec Vauxhall, Buick, Chevrolet, Holden, Isuzu et Saturn (filiales de General Motors), les italiens Fiat (pour le Doblo) et Alfa Romeo (pour les moteurs Diesel), ou encore Renault (pour les véhicules utilitaires Trafic et Master).

En 2009, à la suite de la crise financière et de ses pertes colossales en Amérique du Nord, General Motors annonce qu'Opel est en vente. Parmi les offres de rachat reçues, le groupe canadien Magna International[2] est favori et des négociations furent même entamées avec le gouvernement allemand, avant que GM ne se rétracte en fin d'année[3].

Mi-, GM annonce être entré en discussions avec PSA pour une éventuelle cession de sa filiale allemande Opel. Le , le conseil de surveillance de PSA finalise le rachat. Le dans un communiqué de presse[4], le groupe français officialise le rachat en présence de Mary Barra et Dan Ammann, qui sont respectivement, directrice générale et président de GM, mais également de Carlos Tavares, président de PSA et de Karl-Thomas Neumann, PDG de la marque allemande.

Opel est présent en Europe, en Afrique, en Asie et en Océanie, mais peu présent en Amérique (Chili et DROM français). Le constructeur est coté à la bourse de Francfort[5] sous sa dénomination sociale Adam Opel AG.

HistoriqueModifier

Famille OpelModifier

Adam Opel, fondateur de la marque, était le fils d'un ferronnier allemand de Rüsselsheim. Durant l'été 1858, à Paris, il eut l'idée de fabriquer des machines à coudre, toute nouvelle invention du français Barthélemy Thimonnier. Revenu en Allemagne, il construisit, à vingt-cinq ans, sa première machine à coudre à la main, dans l'atelier de son père. Cependant, les possibilités de production sont insuffisantes dans l'atelier paternel, où il ne fabriqua en tout que cinq machines.

En 1863, Adam Opel transforma une grange abandonnée en usine. La grange appartenait à son oncle, qui était également son soutien financier.

En 1868, les affaires marchent bien. Près de la gare de Rüsselsheim, sur la ligne qui relie Francfort à Mayence, Adam Opel se porte acquéreur d'une parcelle de 1 500 m2. Il y construit un bâtiment de deux étages avec une partie habitation adjacente. La nouvelle usine de machines à coudre s'enorgueillit rapidement d'un effectif de vingt-cinq personnes.

Augmenter la production signifie songer à un réseau de distribution. Avec son frère Wilhelm, Adam Opel installa la première succursale en Allemagne, dans la métropole économique de Francfort en 1873. Les exportations vers l'ouest démarrent, principalement vers la France, et peu après, vers la Russie, les États-Unis et l'Inde. Petit à petit la production en grande série s'installe, grâce à des procédés de fabrication très mécanisés.

En 1882, la société continua à se développer. Par deux fois au cours des années 1880, l'usine subit des agrandissements importants. Un moteur à vapeur de quarante chevaux est installé. En 1884, l'effectif atteignait 240 personnes.

En 1886, la diversification intervient avec la fabrication de bicyclettes. Un modèle anglais de vélocipède est d'abord produit, suivi un an plus tard du premier modèle de sécurité avec un cadre surbaissé.

Adam Opel meurt des suites de la fièvre typhoïde en 1895, il avait 58 ans. Par la suite, sa femme Sophie poursuivit son entreprise, aidée des fils aînés, Carl (en) et Wilhelm (en). Opel emploie alors 1 500 personnes, mais le secteur doit faire face à la crise ; la concurrence est rude, les prix chutent et les ventes aussi. Il faut diversifier la production.

Construction automobileModifier

 
Les cinq frères Opel, ici réunis en 1912.

En 1899, le nouveau créneau devient l'automobile. Opel achète une licence de production et usine à Friedrich Lutzmann, maître serrurier de la cour, et commence la production d'automobiles avec la Opel Patent Motor Car, System Lutzmann. Fritz (Friedrich) Opel et son frère Wilhelm ont procédé au rachat et gèrent de concert les toutes nouvelles lignes de montage. L'usine est transférée à Rüsselsheim.

En 1901, Opel commence à produire des motocyclettes. Parallèlement, des améliorations sont apportées à la production d'automobiles : un contrat avec le pionnier de l'automobile française, Alexandre Darracq, scelle la première aventure internationale de la société.

 
Opel GP 4L. 110HP, utilisée au Grand Prix de France 1913.

En 1911, un grave incendie détruisit la partie ancienne du complexe industriel. De nouveaux bâtiments destinés à la production des automobiles et des bicyclettes sont édifiés à l'emplacement de l'usine détruite. La fabrication des machines à coudre est arrêtée après la production d'un million d'unités.

En 1914, avec une production annuelle de 3 335 véhicules, Opel devient le numéro un de l'automobile allemande. Jamais la gamme n'a été aussi complète ; elle comprend dix-neuf berlines et quatre voitures de sport. Mais, le , la guerre éclate, et Opel licencie les milliers d'ouvriers employés au montage des voitures et des bicyclettes. En 1916, pendant la guerre, Opel passe du statut de plus grand constructeur de voitures de grande série à celui de plus grand constructeur allemand de véhicules utilitaires. Toutefois, le développement des voitures particulières se poursuit.

En 1924, Opel investit un million de marks-or dans la modernisation de sa production automobile et devient le premier constructeur allemand à passer à la production à grande échelle grâce à l'introduction de la construction à la chaîne. Cela ouvre la voie à la production en très grande série.

En 1926, de nouvelles méthodes de production sont introduites. À partir de 1925, les châssis en acier remplacent peu à peu ceux en bois. Des presses hydrauliques réalisent les panneaux de carrosserie en quelques secondes. Grâce à la toute nouvelle technique de soudure par points, des ouvriers spécialisés raccordent les panneaux de carrosserie. Les techniques de mise en peinture sont également révolutionnaires. Les peintures peuvent être appliquées au pistolet et sèchent en quelques secondes.

En 1928, en maîtrisant 37,5 % du marché, Opel est le premier constructeur d'Allemagne. Les quelque 8 000 employés fabriquent 42 771 voitures par an.

Opel intègre General MotorsModifier

En 1929, au cœur de la Grande Dépression, les frères Opel décident de céder 80 % de leurs actions Opel à General Motors. Un an plus tard, GM acquiert les 20 % restants. Après la dépression, les affaires commencent à reprendre. Opel est le premier constructeur allemand à lancer une compagnie d'assurance. La Banque Opel, filiale de GMAC est créée pour permettre l'achat à crédit. En 1931, Opel produit cent mille automobiles.

En 1939, Opel est l'un des constructeurs les plus importants et les plus modernes d'Europe. Il emploie 25 374 ouvriers. À Rüsselsheim, l'entreprise construit sa propre gare de chemin de fer. L'usine Opel de Brandebourg-sur-la-Havel change ses activités pour produire des camions (Opel Blitz) pour la Wehrmacht, tandis que celle de Rüsselsheim travaille pour la Luftwaffe, en assemblant des avions tels le JU-88, cheval de bataille de la flotte allemande de bombardiers.

En 1944, les usines de Rüsselsheim et de Brandebourg sont détruites. Environ la moitié des lignes de production et des bureaux ont été réduits à l'état de ruines lors des attaques des bombardiers alliés. Immédiatement après la guerre, les anciens employés d'Opel commencent à reconstruire l'usine de Rüsselsheim. La production reprend en 1946.

En , un nouveau centre d'essais Opel ouvre à Dudenhofen (Hesse). Une nouvelle usine de fabrication de composants est ouverte à Kaiserslautern (Rhénanie-Palatinat). C'est la troisième implantation d'Opel en Allemagne.

En 1982, une nouvelle usine ouvre à Saragosse, en Espagne.

En 1990, Opel est le premier constructeur européen à lancer le travail en équipes à grande échelle. Une équipe était composée de six à douze ouvriers.

En 1991, une nouvelle usine ouvre à Eisenach, en Allemagne.

En 1998, le nouveau siège social Adam Opel AG est créé à Rüsselsheim.

En février 2002, Opel inaugure sa nouvelle usine de Rüsselsheim et rénove son image de marque. La charte graphique est modernisée. La marque met en avant un nouveau slogan : « Opel. Des idées fraîches pour de meilleures voitures ».

En février 2009, la maison mère d'Opel, General Motors, est en grande difficulté financière. Elle annonce son intention de se séparer progressivement d'Opel en vendant entre 50 et 75 % de son capital[6]. Le , l'État allemand autorise la cession d'Opel au constructeur de pièces canadien Magna, alors que Fiat était pressenti pour son rachat[7]. La banque russe à capitaux publics Sberbank ainsi que le constructeur russe GAZ participent au plan de reprise. Le nouvel actionnariat se constitue alors comme suit : General Motors (35 %), Sberbank (35 %), Magna (20 %), salariés (10 %) [8].

 
Thomas Sedran, PDG en interim de juillet 2012 à janvier 2013.
 
Karl-Thomas Neumann, PDG de janvier 2013 à juin 2017.

Après quelques mois d'incertitudes et de remous politiques, General Motors a signé le un accord prévoyant de céder Opel à Magna International et à un groupe d'investisseurs russes avant le . Magna s'est engagé à investir 500 millions d'euros dans les opérations, alors que le gouvernement allemand s'est engagé à financer le plan de redressement en offrant des prêts pouvant atteindre 4,5 milliards d'euros[9]. Mais en novembre, le conseil d'administration de GM se rétracte en raison d'une meilleure santé financière sur le plan économique, ce qui provoque le courroux des autorités allemandes, espagnoles et russes[10].

En 2010, Opel annonce la fermeture de son usine d'Anvers en Belgique. En [11] la production s'arrête. C'est la maison d'enchères Troostwijk qui est finalement chargée de vendre 6 000 lots de matériels sur Internet[12].

En 2011, Opel change de patron et c'est Karl-Friedrich Stracke qui est nommé nouveau directeur d'Opel par General Motors[13].

En , les médias font état d'un possible rapprochement entre Opel et PSA Peugeot-Citroën[14].

En , Thomas Sedran devient le nouveau patron d'Opel par intérim et succède à Karl-Friedrich Stracke[15].

En 2012, General Motors s'allie avec PSA Peugeot-Citroën et acquiert 7 % de son capital, mais cette alliance ne durera que deux ans. L'alliance capitalistique est dénouée, mais quelques projets industriels communs se concrétisent, sans toutefois empêcher une érosion des ventes d'Opel[16].

Le , Karl-Thomas Neumann, ancien responsable de Volkswagen en Chine, succède à Thomas Sedran à la direction d'Opel[17].

Le , Opel annonce l'ouverture d'un nouveau centre de recherche à Rüsselsheim sur les moteurs de demain[réf. souhaitée].

En 2016, l'Opel Astra K est élue voiture de l’année[18]. Elle devance le Volvo XC90 et le Mazda MX-5, succédant ainsi à la Passat VIII de Volkswagen.

Opel racheté par le groupe PSAModifier

En raison de nombreuses erreurs stratégiques qui entraînent des pertes cumulées de 15 milliards de dollars pour la maison-mère depuis 2000, General Motors envisage la cession de sa filiale allemande Opel à PSA[16].

Le , le constructeur américain General Motors vend Opel au groupe PSA. Le montant du rachat est de 1,3 milliard d'euros[19].

En , Michael Lohscheller, directeur financier d'Opel, remplace Karl-Thomas Neumann au poste de PDG[20] Et Philippe de Rovira lui succède au poste de directeur financier[21].

En , la direction de PSA déclare vouloir réclamer plus de 500 millions de dommages et intérêts à l'ancienne maison-mère, GM, pour tromperie lors de la vente d'Opel. Les recherches avancées, vantées par l'américain sur les moteurs du futur, n'auraient jamais été engagées.

En , le Français Frédéric Brunet devient le nouveau directeur financier de la marque allemande en remplacement de Philippe de Rovira, nommé directeur financier de PSA. Pendant cette période, Xavier Duchemin remplace Peter Küspert au poste de directeur des ventes de la marque[22].

Fusion de PSA avec FCA : Opel dans le groupe StellantisModifier

En , Opel rejoint le groupe Stellantis, à la suite de la fusion des groupes PSA et Fiat Chysler Automobiles (FCA).

Le , afin de remplacer Michael Lohscheller parti chez VinFast[23], Stellantis nomme l'allemand Uwe Hochgeschurtz à la direction de la marque Opel[24].

CommunicationModifier

Identité visuelle (logo)Modifier

Le logo d'Opel est un éclair (blitz en allemand) traversant un cercle, on pourrait y voir une lettre « Z » déformé et étiré horizontalement. Ce logo est utilisé depuis 1964 avec quelques modifications mineures, qui n'ont pas changé la simplicité et la clarté de ce logo. Il est né de la fusion d'un zeppelin, symbole de modernité, traversant un cercle, qui est utilisé à partir des années 1930, et l'éclair stylisé qui caractérisait originellement le camion Opel Blitz. Le « camion volant » provient d'une mascotte de capot qui était originellement le bouchon de radiateur. La galerie d'images suivante montre cette évolution.

Chiffres de venteModifier

Année Ventes mondiales du constructeur Opel
500 000 600 000 700 000 800 000 900 000 1 000 000 1 100 000 1 200 000 1 300 000
2014[26] 1 076 000  
2015[27] 1 100 000  
2016[28] 1 160 000  
2017[29] 1 120 000  
2019[30] 977 130  
2020[31] 632 687  

Implantation industrielleModifier

Sites d'assemblage d'Opel en EuropeModifier

 
L'usine d'assemblage Opel à Gliwice en Pologne

Opel assemblait des Astra jusqu'en 2011 à Anvers (Belgique), et jusqu'en 2006 à Azambuja (Portugal) des Combo. Il sous-traitait à Cerizay, dans la Vienne, pour la Tigra TwinTop, et coopère avec d'autres constructeurs, en règle générale sans être propriétaire de l'usine. Ainsi à Esztergom (Hongrie) est produite l'Agila dans une usine Suzuki, à l'usine Renault de Batilly en Lorraine, Renault produit le Movano. De 1962 à 2014, Opel a assemblé des Zafira à Bochum (Allemagne) jusqu'à la fermeture de l'usine.

D'autres usines pour les composants, moteurs, transmissions se trouvent à Kaiserslautern, Tychy en Pologne, Aspern près de Vienne en Autriche, et St Gotthard en Hongrie.

L'usine de Tychy a été établie originalement par Isuzu, puis convertie en joint-venture avec General Motors, après GM solo, et usine Opel après l'achat d’Opel par PSA Peugeot-Citroën. Jusque-là, l'usine a produit que des moteurs diesel. La production avait été arrêtée par GM avant 2015. La maison-mère française d'Opel a converti cette usine pour produire des moteurs essence, destiné aux Peugeot 208 et Citroën C3 assemblées à Trnava en Slovaquie, au lieu du plan original de construire une usine de moteurs sur le site de Trnava.

Le conseil d'administration d'OpelModifier

  • Rémi Girardon, vice-président
  • Frédéric Brunet, directeur Financier
  • Xavier Duchemin, directeur des ventes
  • Anke Felder, directrice des ressources humaines
  • Christian Müller, vice-président engineering

ModèlesModifier

Modèles anciensModifier

 
Opel Admiral B.
 
Opel Kadett, 1936.
 
Opel Rekord C, 1.7 L, 1968.
 
Opel GT.

Modèles actuelsModifier

 
Opel Combo life
 
Opel Grandland X.

Concept carsModifier

 
Opel Monza Concept
 
Opel GT Concept
  • Opel Experimental GT (1965)[33]
  • Opel CD (1968)
  • Opel Elektro GT (1968)
  • Opel Aero GT (1969)
  • Opel GT2 concept (1975)
  • Opel TECH 1 (1981)
  • Opel Junior (1983)
  • Opel Twin (1992)
  • Opel Slalom Coupe (1996)
  • Opel G90 (1999)
  • Opel Frogster (2001)
  • Opel Insignia Concept (2003)
  • Opel Trixx (2004)
  • Opel Flextreme (2007)
  • Opel GTC Concept (2007)
  • Opel RAK e (2011)
  • Opel Monza (2013)
  • Opel GT Concept (2016)
  • Opel GT X Experimental (2018)
  • Opel Manta GSe ElektroMOD (2021)

RécompensesModifier

Voiture de l'année en EuropeModifier

Cinq véhicules d'Opel ont été couronnés par le Trophée européen de la voiture de l'année, considéré comme le prix le plus prestigieux en Europe :

À l'étrangerModifier

Malgré le contexte économique global difficile, dans un élan de renouveau, Opel prit en 2009 la décision de s'émanciper de son marché intérieur qu'est l'Europe afin de vendre ses modèles à l'international et plus particulièrement en Chine, Australie et Nouvelle-Zélande. Plutôt réticent à ce projet, GM n'a pas réellement soutenu le déploiement de la marque dans ces régions, préférant concentrer ses investissements sur ses marques Buick, Holden et Chevrolet qui y étaient déjà installées. Pas question donc pour la maison mère qu'Opel fasse de l'ombre à ses marques porte-drapeau, dont les modèles sont pourtant majoritairement développés par Opel.

Les lourds investissements demandés par la construction d'un réseau de concessionnaires indépendant et les coûts commerciaux conjugués à une baisse des ventes en Europe ont mis Opel dans une situation délicate, portant son projet développement à bout de bras. De plus, la concurrence interne créée par la commercialisation de modèles similaires sous les blasons Buick et Holden à la notoriété indiscutablement plus importante dans ces pays ont conduit à l'échec programmé d'Opel dans cette région du monde.

En 2012, après des années de ventes en nombre anecdotique Opel a définitivement quitté l'ensemble de ces marchés.

Sport automobileModifier

Notes et référencesModifier

  1. A propos d'Opel, conseil d'administration
  2. nouvelobs.com, « GM vend Opel à l'équipementier canadien Magna » (consulté le )
  3. Melissa Eddy pour Associated Press, « Opel : l'Allemagne en colère contre GM », (consulté le ).
  4. « Opel/Vauxhall rejoint le Groupe PSA | Média Groupe PSA », sur media.groupe-psa.com (consulté le )
  5. FSE : Frankfurt Stock Exchange, stockmarkets.com
  6. (en) « Opel to spin off, GM will retain stake », sur Autoblog (consulté le ).
  7. Personnel de rédaction, « Magna peut reprendre Opel », Le Devoir,‎ (lire en ligne, consulté le ),Agence Reuters, « Opel et le Magna de l'auto », Le Journal du dimanche,‎ (lire en ligne, consulté le )
  8. (en) Marie de Vergès, « General Motors cède Opel au canadien Magna », Le Monde,
  9. (en) John D. Stoll, Vanessa Fuhrmans et Marcus Walker, « At Last, GM Sets Deal to Cede Control of Opel », The Wall Street Journal,‎ (lire en ligne, consulté le )
  10. [1]
  11. [2]
  12. [3]
  13. « Un nouveau patron pour Opel, le buzz auto.com, 23 mars 2011 » (consulté le )
  14. PSA et General Motors voudraient fusionner Peugeot-Citroën et Opel, Capital.fr, (page consultée le 12 octobre 2012).
  15. Opel changements à la direction, Le Figaro.fr
  16. a et b Nabil Bourassi, « Opel ou l'histoire d'une belle marque, seule face à son déclin », latribune.fr, (consulté le )
  17. Alain-Gabriel Verdevoye, « Opel, allié de PSA, choisit un ancien de Volkswagen comme patron pour assurer sa survie », sur latribune.fr, (consulté le ).
  18. a et b Julien Sarboraria et Stéphane Bonnegent, « Voiture de l'année 2016 : l'Opel Astra remporte le Trophée ! », sur largus.fr, (consulté le ).
  19. PSA s'offre Opel pour 1,3 milliards d'euros, le Figaro, 6 mars 2017
  20. Thibaut Madelin et Julien Dupont-Calbo, « Le patron d'Opel choisit l'option démission avant l'arrivée de PSA », sur lesechos.fr, (consulté le ).
  21. PSA finalise le rachat d'Opel qui présentera un plan stratégique dans 100 jours, Les Echos investir
  22. Xavier Duchemin et Fréderic Brunet entrent au conseil d'administration d'Opel, autoactu.com
  23. Le patron d'Opel, Michael Lohscheller, file chez VinFast, Motor1.com
  24. Stellantis nomme un nouveau directeur général pour la marque Opel, pro.largus.fr
  25. Florent Ferrière, « Opel adopte un nouveau logo et un nouveau slogan », sur caradisiac.com, (consulté le ).
  26. F.I., « Les ventes annuelles d'Opel atteignent 1,076 million de véhicules en 2014 », La Tribune Auto,
  27. F.I., « Opel enregistre plus de 1,1 million de véhicules vendus en 2015 », La Tribune Auto,
  28. F.I., « Opel enregistre 1,16 million de véhicules vendus en 2016 », La Tribune Auto,
  29. F.I., « Opel enregistre 1,12 million de véhicules vendus en 2017 », La Tribune Auto,
  30. F.I., « Opel a vendu 977 130 véhicules dans le monde en 2019 », La Tribune Auto,
  31. Mathieu Demeule, « Ventes : PSA Battu Par Renault En 2020 », Auto Plus,
  32. (en) « Révélation : le nouveau cabriolet Opel s’appelle Cascada », media.gm.com, GM Media France, 5 séptembre 2012 (consulté le )
  33. Jean-Philippe Peden, « Retour vers le futur avec Opel à Francfort », Auto Plus,

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

 
Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Opel.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

BibliographieModifier

  • Jean Botella et Christophe Bourdoiseau, « Opel : Le deutsche Fiasko », Capital, no 255,‎ , p. 50-51.