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Saint-Martin-Vésubie

commune française du département des Alpes-Maritimes
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Martin, Vésubie (homonymie) et Lantosque.

Saint-Martin-Vésubie
Saint-Martin-Vésubie
Vue du village de Saint-Martin-Vésubie en venant de la vallée du Var.
Blason de Saint-Martin-Vésubie
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Nice
Canton Tourrette-Levens
Intercommunalité Métropole Nice Côte d'Azur
Maire
Mandat
Henri Giuge
2014-2020
Code postal 06450
Code commune 06127
Démographie
Gentilé Saint-Martinois
Population
municipale
1 394 hab. (2016 en augmentation de 5,45 % par rapport à 2011)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 04′ 09″ nord, 7° 15′ 24″ est
Altitude Min. 715 m
Max. 3 120 m
Superficie 97,13 km2
Localisation

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Saint-Martin-Vésubie
Liens
Site web saintmartinvesubie.fr

Saint-Martin-Vésubie (San-Martin de Lantousca en niçois) est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont les Saint-Martinois[1].

GéographieModifier

 
Le village vu depuis le Collet.
 
Hôtel de ville de Saint-Martin-Vésubie.

LocalisationModifier

Chef-lieu de canton des Alpes-Maritimes et dernier village au nord de la vallée de la Vésubie, Saint-Martin-Vésubie est la principale porte d'accès au parc national du Mercantour. En 1987, Escapade, le bureau des Guides du Mercantour a été fondé dans le village par le guide de haute montagne Hervé Gourdel[2].

Appelée jusqu'en 1889 Saint-Martin-Lantosque car appartenant à l'ancien Val de Lantosque (ancien nom de la Vésubie), Saint-Martin-Vésubie, fut, dès 1864, réputée pour la qualité de son environnement, de ses eaux et de son climat estival, loin des chaleurs étouffantes de la côte.

Ces caractéristiques lui valent son surnom de « Suisse niçoise ».

Géologie et reliefModifier

La commune est environnée de nombreux sommets :

SismicitéModifier

Commune située dans une zone de sismicité moyenne[3].

Hydrographie et les eaux souterrainesModifier

Le village s'élève à la confluence de deux torrents alpins, celui de la Madone de Fenestre à l'est, et du Boréon à l'ouest. La Vésubie naît sous le village.

Cours d'eau sur la commune ou à son aval[4] :

  • rivière la Vésubie,
  • torrent le boréon,
  • riou de venanson,
  • vallon d'espaillart.

Plan d'eau sur la commune ou à son aval :

Saint-Martin-Vésubie dispose de deux stations d'épuration intercommunale :

Hameaux et lieux-ditsModifier

ClimatModifier

Climat classé Cfb dans la classification de Köppen et Geiger[8].

Article détaillé : Climat des Alpes-Maritimes.

Voies de communications et transportsModifier

Voies routièresModifier

Commune desservie par la départementale D 2565 depuis Levens.

Transports en communModifier

Commune desservie par le réseau Lignes d'Azur[9].

IntercommunalitéModifier

Commune membre de la Métropole Nice Côte d'Azur.

UrbanismeModifier

La commune dispose d'un plan local d'urbanisme[10].

Communes limitrophesModifier

HistoireModifier

Érigé sur les bords d'un plateau glaciaire, le village apparaît dans l'histoire dès le XIIIe siècle, mais son site est occupé depuis la plus haute Antiquité (romanisation d'une population autochtone au Ier siècle avérée).

Au XIIe siècle, le village est mentionné sous le nom de Saint-Martin-de-Lantosque. Il s'est construit autour d'un prieuré fondé à l'abbaye de Saint-Dalmas-de-Pedona Borgo San Dalmazzo. Les Templiers administrent le sanctuaire de Fenestre jusqu'à leur arrestation.

Le castrum médiéval s'étend progressivement le long de la falaise surplombant le vallon de la Madone, sur laquelle s'étire la grande route du sel gagnant le Piémont depuis le port de Nice. Au Moyen Âge, la communauté de Saint-Martin est dotée d’un consulat[11].

Dans la réorganisation administrative du comté de Provence opérée en 1307 par Charles II, Saint-Martin fait partie de la «vicaria comitatus Vintimilli et vallis Lantusce». Cette partie du comté comprend Sospel, Saorge, Breil, Pigna, La Roquette, Peille, Lucéram, Belvédère, La Bollène, Lantosque, Utelle, Roquebillière, Saint-Martin, La Tour et Valdeblore[12].

Le 25 janvier 1470, un incendie consume une grande partie de la ville, ses fabriques de draps et ses entrepôts de marchandises. Les pertes sont évaluées à 160 000 florins d'or.

Jérôme-Marcel de Gubernatis, président du Sénat de Nice, obtient en 1684 l'inféodation du fief de Saint-Martin. Devant l'opposition de la population, cette mesure est annulée dans l'année.

En septembre 1792, les troupes françaises franchissent le Var. La noblesse, les institutions niçoises et les émigrés quittent la Ville dans la précipitation. Les troupes sardes se retirent et établissent leur ligne de défense sur les hauteurs autour de Breil-sur-Roya, Saorge et le massif de l'Authion. Le commandement de l'armée sarde a été confié à Charles-François Thaon de Revel. Les troupes françaises entrent dans Saint-Martin-Lantosque (ancien nom de Saint-Martin-Vésubie) le . Les troupes sardes reprennent la ville en août mais doivent la céder aux Français en avril 1794. Charles-François Thaon de Revel prend l'offensive en 1795, mais les troupes sardes commandées par Bonnaud sont battues par les troupes françaises commandées par le général Garnier. Bonnaud est tué au cours des combats autour de Saint-Martin-Vésubie. Le général Garnier a organisé la lutte contre les barbets en 1800-1801.

La commune devient définitivement française en 1860 mais perd une partie de son territoire qui devient italien (dont le vallon de la Madone de Fenestre), qui ne lui sera restitué qu'en 1947 (traité de Paris).

Joseph Mottet, un ferblantier installé à Saint-Martin-Vésubie alimente son atelier par une génératrice à courant continu de 50 kW, fonctionnant sous une hauteur de chute de 30 mètres puis vend son surplus d’énergie à la commune de Saint-Martin-Vésubie, qui ainsi devint ainsi la deuxième commune rurale de France, après La Roche-sur-Foron, en 1893 à bénéficier d’un éclairage public fonctionnant à l’électricité[13]. Il y a probablement une erreur sur la date d'électrification de la commune car dès 1886 plusieurs communes dont Beaurepaire en Isère ou Bourganeuf dans la Creuse bénéficiaient déjà d'un éclairage public à l'électricité. De nombreuses communes rurales s'équipèrent de cet éclairage bien avant 1893. Il y a lieu de vérifier et corriger cette assertion

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Alpes-Maritimes ont été occupées par la IVe armée italienne le . Grâce à la sympathie des autorités italiennes, la zone d’occupation italienne est devenue un refuge pour des milliers de Juifs. Les Juifs avaient un minimum de sûreté et une résidence légale sous les autorités italiennes, qui en mars 1943 les ont transportés de la côte à l’intérieur, dans la zone de Saint-Martin-Vésubie.

La sympathie des autorités italiennes était due à l'absence d'antisémitisme de la majorité de l'armée (dont le maréchal Ugo Cavallero et le général Mario Vercellino) et à l’œuvre du banquier juif italien Angelo Donati qui habitait à Nice et les a convaincus, avec le Père Marie-Benoît, de protéger les Juifs de la persécution des Allemands.

Après l’armistice des Italiens en septembre 1943, et sous la menace directe des autorités allemandes, un millier de Juifs de Saint-Martin-Vésubie ont réussi à remonter la vieille route du sel vers la vallée du Gesso pour se sauver en Italie. Les Juifs qui sont restés à Saint-Martin-Vésubie ont été arrêtés et transportés à Auschwitz. Cet épisode apparait dans le livre Étoile errante de J. M. G. Le Clézio.

Le commandant de la brigade de Saint-Martin-Vésubie, le maréchal des logis-chef Landry Mangon et sa femme Adrienne Mangon ont caché Jean-Claude Dreymann, un petit enfant de quinze mois ; un autre gendarme de la brigade Joseph Fougère et sa femme Yvonne Fougère cachèrent, de leur côté, sa sœur aînée, Cécile, âgée de cinq ans, en la faisant passer pour leur propre fille.

Les 2 enfants restèrent cachés dans la gendarmerie pendant plusieurs mois ; leur mère, enceinte de huit mois, a pu ainsi échapper avec sa famille à la rafle du .

Les 2 gendarmes et leurs épouses ont reçu, à titre posthume, le titre de « Justes parmi les nations » au cours d'une cérémonie qui s'est déroulée à Saint-Martin-Vésubie le [14].

Le , la ville est à son tour reconnue « commune membre des villes et villages Justes de France ». À cette occasion, Pierre-François Veil, président du comité français pour Yad Vashem, a inauguré une stèle en hommage aux Justes et aux juifs de la commune déportés en 1943, aux côtés d'Éric Ciotti, député de la 1re circonscription des Alpes-Maritimes[15].

ToponymieModifier

En occitan alpin, la commune porte le nom de Sant Martin de Lantosca (prononcé [sow mar'ti de lan'tusko]). Dans les textes anciens le village était appelé Saint-Martin-Lantosque.

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires, syndics et bailes successifs à partir de 1908
Période Identité Parti Qualité
1908 1919 Joseph Cagnoli
1919 1940 Louis Fulconis
1940 1945 Louis Blanchard Président du Comité local de Libération
1945 1947 Jacques Mario
1947 1949 Louis Fulconis
1949 1953 Marius Martin
1953 1981 Charles de Cacqueray
1981 1989 Célestin Airaudi
1989 2014[16] Gaston Franco UMP
2014 en cours Henri Giuge UMP-LR Dentiste

Budget et fiscalité 2017Modifier

En 2017, le budget de la commune était constitué ainsi[17] :

  • total des produits de fonctionnement : 2 074 000 , soit 1 485  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 1 590 000 , soit 1 138  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 916 000 , soit 656  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 959 000 , soit 686  par habitant ;
  • endettement : 2 368 000 , soit 1 695  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 11,64 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 13,91 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 15,37 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2015 : médiane en 2015 du revenu disponible, par unité de consommation : 20 157 [18].

JumelageModifier

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[20].

En 2016, la commune comptait 1 394 habitants[Note 1], en augmentation de 5,45 % par rapport à 2011 (Alpes-Maritimes : +0,23 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
1 1049171 2181 3711 6911 8131 7982 0842 037
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
2 0022 0041 9521 9681 6431 7201 9791 9781 909
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
1 5111 5151 5281 5331 3541 1151 1311 0471 188
1982 1990 1999 2004 2009 2014 2016 - -
1 1561 0411 0981 3001 3251 3911 394--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

EnseignementModifier

Établissements d'enseignements[23] :

  • Écoles maternelle et primaire[24],
  • Collèges à Roquebillière, Saint-Sauveur-sur-Tinée,
  • Lycée à Valdeblore.

SantéModifier

Professionnels et établissements de santé[25] :

  • Médecins,
  • Pharmacies à Saint-Martin-Vésubie, Roquebillière,
  • Hôpitaux locaux.

CultesModifier

ÉconomieModifier

Entreprises et commercesModifier

AgricultureModifier

TourismeModifier

  • Restaurants[27].
  • Hôtels[28].
  • Chambres et tables d'hôtes, Meublés de tourisme, Gîtes d'étape.
  • Campings.

CommercesModifier

  • Commerces de proximité[29].
  • La Brasserie du Comté de Nice[30].

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Saint-Martin-Vésubie possède un important patrimoine religieux, église paroissiale et patrimoine des confréries de pénitents noirs et blancs[31] :

église Notre-Dame-de-l'Assomption[32] : l'église a été construite au XIIe siècle par les Templiers et a été modifiée en 1694. Église du XVIIe siècle caractéristique du Baroque niçois. Elle possède plusieurs retables : retable du Rosaire de 1697, quatre panneaux datés de 1510 d'un retable attribué à l'école de Louis Bréa.
chapelle des Pénitents Blancs[33], chapelle Sainte-Croix, datant de la fin du XVIIe siècle. Elle possède un clocher coiffé d'un bulbe. La façade est ornée de sculptures de Giovani Parini de 1847. L'église possède une belle décoration baroque du XVIIe siècle, grand maître-autel et peintures sur les murs.
chapelle des Pénitents Noirs[34], chapelle Notre-Dame-de-la-Miséricorde. La chapelle a été construite au XVe siècle. Après l'incendie de 1470, elle a remplacé l'église paroissiale, le temps de la reconstruire. Le maître-autel a la forme d'un tabernacle couronné par deux anges dominé par un « martyre de saint Jean-Baptiste » sous le regard d'une Vierge étoilée de l'Assomption. Plusieurs tableaux sont installés sur les murs de la chapelle : une « Sainte Famille », « Le Christ au Temple », « Saint Pierre et saint Lazare », « La Madone de Fenestre » datée de 1655. La décoration date du XVIIe siècle.
Prieuré de Saint-Nicolas-d'Andobio : il subsiste des ruines de ce prieuré - abside sous cul-de-four - près de l'embranchement de la route vers Venanson. C'est un ancien prieuré bénédictin dépendant de l'abbaye de Saint-Dalmas-de-Pedona. Il est cité en 1067. Il est confirmé dans la liste des possessions de cette abbaye par le pape Innocent IV en 1246.
Château Gubernatis ou palais Gubernatis[35].
Ouvrage d'infanterie du secteur fortifié frontalier dit ouvrage intermédiaire du Col du Fort[36].

La ville possède des vestiges de ses remparts du XIVe siècle. Des quatre portes que possédait la ville, il ne subsiste que la porte Sainte-Anne. L'église et les bâtiments claustraux avaient été rebâtis en 1439. Avant la Seconde Guerre mondiale, les processions pour la Madone de Fenestre se formaient devant ce bâtiment.


Monuments commémoratifs :
Monument commémoratif de l'Exode Biblique des Juifs de Saint-Martin[37],[38].
Monument aux Morts[39].
Plaque commémorative du 3e R.I.A. F.F.I[40].
Stèle commémorative Roger Maccario.
Plaque de rue, rue Jean Martin.
Plaque de rue Louis Maîssa.
Plaque de rue Jacques Barraja.

La rue du Docteur-Cagnoli, voie étroite et en forte pente, a la particularité d'avoir un caniveau au milieu. Elle est bordée de maisons anciennes, comme la maison du coiffeur et la maison des comtes de Gubernatis[41] datant du XVIe siècle.

L'aménagement de la ville en station d'agrément à la fin du XIXe siècle a vu la construction de villas de la Belle Époque permet au visiteur de découvrir agréablement le pays. L'hôtel de ville[42] et la place Félix-Faure datent de 1863.

Deuxième village électrifié de France (1893), Saint-Martin-Vésubie a conservé son usine électrique dans les locaux du Musée des traditions vésubiennes[44], où se trouvent également les anciens moulins communaux (XVe siècle). Tous les aspects du patrimoine de la Vésubie y sont présentés sur 400 m2 d'exposition.

 
Le lac de barrage du Boréon.

Le sanctuaire de la Madone de Fenestre se trouve au pied du col de Fenestre (2 474 m). Site exceptionnel (1 950 mètres), au cœur du Parc national du Mercantour, il permet des randonnées jusqu'en Italie (1 heure de marche). Le sanctuaire est un ancien prieuré bénédictin situé sur une ancienne voie romaine, il est devenu une commanderie des templiers et donné à l'Église au XVIe siècle. Après plusieurs incendies, la restauration du sanctuaire date du XIXe siècle. L'intérieur est de style baroque.

Le Boréon, autour de son lac (1 500 mètres), offre également une grande variété de randonnées, jusqu'au col de Cerise (Ciriegia, 2 543 m) sur la frontière italienne (2 heures 30 de marche). Depuis peu, le Centre Alpha présente une scénovision inédite sur le loup, dont on peut guetter les meutes dans le scénoparc adjacent.

De Saint-Martin-Vésubie peuvent être visités les villages alentour de Venanson (avec sa chapelle médiévale peinte), de Valdeblore (son église de l'an mil), de Belvédère (haut lieu festif du comté de Nice) et de Roquebillière (son église des Templiers).

Films tournés à Saint-Martin-VésubieModifier

HéraldiqueModifier

Les armoiries de Saint-Martin-Vésubie se blasonnent ainsi :

Parti : au 1er de gueules à la barre cousue de sinople chargée de trois étoiles de six rais d'or, au 2e d'azur à la montagne de deux pics d'or chargée de sapins de sinople sans nombre.

On trouve aussi :

D’argent à la fleur de lys florencée d’azur soutenue d’une jumelle ondée du même, au mantel aussi d’azur chargé de trois étoiles d’or mal ordonnées[45].

Personnalités liées à la communeModifier

  • La famille de Gubernatis[46] faisait le commerce du sel. C'est la raison de son établissement sur les deux villes importantes de la route du sel reliant le Piémont à Nice, Saint-Martin-Lantosque et Sospel. Parmi ses membres éminents, on peut retenir :
  • Nicolas de Gubernatis. Il était considéré au XVe siècle comme le marchand le plus riche de Saint-Martin.
  • Jean Jérôme Marcel de Gubernatis[47]. Il était né à Sospel en 1633, fils de Donat de Gubernatis et d'Anne-Marie Vivaldi. La richesse de sa famille lui permit de faire des études de jurisprudence à Bologne et devint docteur ès lois, littérateur et jurisconsulte. Il fut membre de l'académie d'Arcadie. Il devient podestat, ou juge ordinaire, de Nice en 1655. En 1656, il se marie avec Lucrèce Marie de Vintimille. En 1661, il est nommé sénateur au Sénat de Nice. Il devient chevalier de justice de l'ordre des Saints-Maurice-et-Lazare en 1674. Puis il est président du Sénat de Nice en 1682. Il poursuit sa carrière en étant nommé ambassadeur du duc de Savoie Victor-Amédée II auprès des cours de Lisbonne, Madrid et Londres. En récompense de ses mérites, le duc de Savoie lui donna le fief de Saint-Martin-Lantosque en 1684. Mais, devant les protestations des habitants de Saint-Martin, le fief lui fut retiré au bout de sept mois. Il est fait la même année Commandeur de Saint-Gervais de Sospel. Mais le duc de Savoie le gratifia en le faisant comte de Bonson et l'investiture est célébrée en 1688. Il est nommé grand chancelier de Savoie le 30 janvier 1713. Il meurt le 5 octobre 1713 en ayant réussi à entrer dans le monde de la noblesse niçoise.
  • Eugène Freyssinet décède dans la commune.
  • Éric Ciotti, conseiller général, Président du Département, Adjoint au maire de Nice, Député.
  • Les 9 Justes parmi les nations de Saint-Martin-Vésubie[48] :
    • Joseph Fougère, Yvonne Fougère, Jules Mangon, Marguerite Raibaut, Joseph Raibaut, Victorien Raibaut, Henriette Saissi, Paul Saissi, Fanny Vassalo.

GalerieModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. habitants.fr, « Alpes-Maritimes > Saint-Martin-Vésubie (06450) » (consulté le 9 juin 2012)
  2. Le village de montagne d’Hervé Gourdel en deuil, Libération, 25 septembre 2014.
  3. Didacticiel de la règlementation parasismique
  4. L'eau dans la commune
  5. Description de la station de St-Martin-Vésubie
  6. Description de la station de St-Martin-Vésubie Le Boréon
  7. Sandre, « Fiche cours d'eau - Le Boréon (Y6300500) » (consulté le 9 juin 2012)
  8. Table climatique
  9. réseau Lignes d'Azur
  10. Plan Local d'Urbanisme (PLU)
  11. Édouard Baratier, « carte 45 : Les consulats de Provence et du Comtat (XIIe – XIIIe siècles) », in Sous la direction d'Édouard Baratier, Georges Duby et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, (notice BnF no FRBNF35450017)
  12. Nice historique : Toponymie de Saint-Martin-Vésubie et de Venanson
  13. Hydélect Info
  14. (en) Lucio Monaco (trad. Corey Dimarco), « Borgo San Dalmazzo », Fondazione Memoria della Deportazione, sur le site deportati.it.
  15. « Un nouveau village de Justes dans les Alpes-Maritimes », sur LCI (consulté le 25 septembre 2016)
  16. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  17. Les comptes de la commune
  18. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  23. Établissements d'enseignements
  24. École maternelle et élémentaire
  25. Professionnels et établissements de santé
  26. Paroisse de la Vésubie
  27. Restaurants
  28. Hébergements
  29. Commerces de proximité
  30. La Brasserie du Comté de Nice
  31. Luc F. Thevenon, L'art du Moyen Âge dans les Alpes méridionales, p. 31-32, Éditions Serre, Nice, 1983 (ISBN 2-86410-047-9)
  32. Association Montagne et Patrimoine : Église Notre-Dame-de-l'Assomption
  33. Association Montagne et Patrimoine :chapelle Sainte-Croix des Pénitents Blancs
  34. Association Montagne et Patrimoine: Chapelle de la Miséricorde
  35. « Château Gubernatis ou palais Gubernatis », notice no PA00080842, base Mérimée, ministère français de la Culture
  36. « ouvrage d'infanterie du secteur fortifié frontalier dit ouvrage intermédiaire du Col du Fort », notice no IA06000060, base Mérimée, ministère français de la Culture, enquête thématique régionale (architecture militaire de Provence-Alpes-Côte d'Azur)
  37. Monument commémoratif de l'Exode Biblique des Juifs de Saint-Martin
  38. Les Juifs de Saint-Martin-Vésubie en 1943, par Jean-Louis Panicacci, Cahiers de la Méditerranée Année 1983 26 pp. 145-146
  39. Monument aux morts : Conflits commémorés 1914-1918 et 1939-1945
  40. Monuments commémoratifs
  41. Association Montagne et Patrimoine : Palais Gubernatis
  42. Association Montagne et Patrimoine : Hôtel de ville
  43. Association Montagne et Patrimoine : Gare de Saint-Martin-Vésubie
  44. Association Montagne et Patrimoine : Musée des Traditions Vésubiennes
  45. Vésubie - Mercantour : Saint-Martin-Vésubie, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau
  46. Association Montagne et Patrimoine : La famille Gubernatis
  47. Google Livres : Correspondance de Fénelon Tome IX, commentaire par Jean Orcibal, pp. 82, Librairie Droz, Genève, 1987 (ISBN 978-2-600-03629-0)
  48. Saint-Martin-Vésubie en 1939-1945

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier