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Locmaria-Plouzané

commune française du département du Finistère
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Ne doit pas être confondu avec Plouzané.

Locmaria-Plouzané
Locmaria-Plouzané
La plage de Porsmilin à Locmaria-Plouzané.
Blason de Locmaria-Plouzané
Blason
Locmaria-Plouzané
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Brest
Canton Canton de Saint-Renan
Intercommunalité Pays d'Iroise Communauté
Maire
Mandat
Viviane Godebert
2014-2020
Code postal 29280
Code commune 29130
Démographie
Gentilé Lanvénécois
Population
municipale
5 052 hab. (2016 en augmentation de 4,9 % par rapport à 2011)
Densité 218 hab./km2
Population
aire urbaine
43 267 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 22′ nord, 4° 38′ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 107 m
Superficie 23,16 km2
Localisation

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Locmaria-Plouzané
Liens
Site web http://www.locmaria-plouzane.fr

Locmaria-Plouzané [lɔkmaʁja pluzane], parfois écrit Loc-Maria-Plouzané[1] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France. Ses habitants sont les Lanvénécois.

Sommaire

GéographieModifier

Le territoire de la commune se présente sous la forme d'un trapèze, sa surface est de 2 315 hectares. Située à la sortie du goulet de Brest, elle est bordée au sud par la mer d'Iroise ; la ville compte trois plages appelées (d'est en ouest) Trégana, Portez et Porsmilin sur 6 kilomètres de côtes . Comme dans beaucoup de communes littorales, la tradition respecte deux secteurs distincts : l’arvor et l’argoat par rapport à un bourg, centre administratif et social. Leur délimitation peut être définie assez nettement par un axe routier partant à l'ouest de Pont-Rohel sur la route de Brest - Le Conquet, passant par le bourg et aboutissant à l'est au pont de Feunteun-Sané, limite avec Plouzané.

Communes limitrophesModifier

Cadre géologiqueModifier

 
Carte géologique du Massif armoricain.

Géologiquement, la commune est située à l'extrémité nord-ouest du Massif armoricain, dans le pays de Léon qui est une presqu'île massive, pénéplanée à l'altitude moyenne de 100 m[2]. Le domaine structural armoricain de la zone de Léon constitue un vaste antiforme métamorphique de 70 km sur 30 km orienté NE-SW, plongeant légèrement vers l'est[3] de 70 km sur 30 km orienté NE-SW, plongeant légèrement vers l'Est[4]. Il forme une vaste série d'un métamorphisme croissant depuis les zones externes (fossé de l'Élorn, bassin de Morlaix) où l'on observe essentiellement des schistes et quartzites, jusque vers le centre (région de Lesvenen) où l'on trouve des gneiss d'origine variable partiellement anatectiques, et au nord avec les migmatites de Plouguerneau (datées de 330 à 340 Ma), séparées de l'antiforme par la zone de cisaillement de Porspoder-Guissény, caractérisée par des mylonites et ultramylonites[5]. L'orogenèse hercynienne se termine par la formation de deux accidents crustaux majeurs qui décalent les granites carbonifères : le décrochement dextre nord-armoricain (faille de Molène – Moncontour) et le cisaillement senestre de Porspoder-Guissény (CPG)[6]. Postérieurement au métamorphisme hercynien, se développe un important plutonisme qui s'étend d’un pôle gabbroïque à un pôle leucogranitique, la majorité des venues étant à associer au fonctionnement des grands cisaillements marqués dans la morphologie : le cisaillement nord-armoricain et celui de Porspoder–Guissény (couloir de déformation de 25 km de long sur 500 m de large[7],[8]. Le chapelet nord de granites rouges tardifs (ceinture batholitique de granites individualisée pour la première fois par le géologue Charles Barrois en 1909[9], formant de Flamanville à Ouessant un alignement de direction cadomienne, contrôlé par les grands accidents directionnels WSW-ENE), datés de 300 Ma, correspond à ce magmatisme permien[10]. Dans le Léon, ce chapelet est formé par le massif granitique allongé de Saint-Renan-Kersaint et les massifs de l'Aber-Ildut-Ploudalmézeau-Kernilis-Plouescat au centre et le massif de Brignogan au nord. Le petit massif de Trégana au sud-ouest de Locmana est une intrusion hercynienne (340 Ma)[11].

Pétrologiquement, le plutonisme sur le territoire de Locmaria-Plouzané se traduit par la mise en place de la granodiorite de Trégana, un petit massif granitique (longueur de 13 km et largeur maximale de 2 km) qui recoupe obliquement la partie occidentale des gneiss de Brest et injecte les micaschistes du Conquet de puissantes apophyses. Cette venue granitique qui affleure dans l'anse de Bertheaume (notamment à la plage de Porsmilin) est associée au fonctionnement du décrochement nord-armoricain[7]. Le contact entre les roches est très complexe avec de nombreuses enclaves de gneiss plus ou moins assimilées au sein de la granodiorite. Dans cette dernière, la biotite (minéral plus réfractaire à la fusion) « est souvent répartie de manière hétérogène, en taches ou schlieren[12] qui révèlent vraisemblablement une homogénéisation incomplète du matériel gneissique absorbé ». Sa paragenèse comprend : oligoclase entre 60 et 70 %, quartz entre 20 et 30 %, microcline (3-5%), biotite (~ 2 %), muscovite (1-2 %)[13]. Au fond de l'anse, de petites dunes fossiles ourlent les plages de Trégana et du Trez-Hir. Dans cette dernière, se sont formés des dépôts tourbeux d'arrière-dune d'âge : ces tourbières littorales, contemporaines de la transgression flandrienne, sont visibles derrière les sables dunaires Holocène[14]. Les falaises de Porsmilin interceptent le passage d'un puissant (25 m) dyke doléritique, subvertical[15]. Cette intrusion triasico-liasique affleure depuis l'anse de Brenterc'h jusqu'en Cornouaille, entre Douarnenez et Quimper, dans la direction de la faille de Kerforne[16], accident tectonique parallèle à l'actuelle bordure de la marge continentale européenne (golfe de Gascogne). Ce dyke qui matérialise la faille est comparable à d'autres qui sont visibles en Espagne, au Maroc et dans les Appalaches de l'Amérique du Nord[17]. Âgé d'environ 200 Ma[18], il est le témoin du début de la dislocation de la Pangée et de l'ouverture de l'océan Atlantique central lors de la mise en place de la province magmatique centre atlantique[19].

Économiquement, la granodiorite de Trégana d'affinité trondhjémite a été exploitée surtout[20] dans les falaises et sur l’estran[21] (l'avancement de l'extraction a entraîné la formation d'un platier rocheux artificiel et d'une falaise anthropique[22]. Cette roche est reconnaissable à ses cristaux de plagioclases blancs, à section sub-carrée[23]. « Sa texture, caractérisée par la simple juxtaposition — et non l’imbrication — des nombreux cristaux bien formés d’oligoclase, est à l’origine d’une aptitude particulière à la taille… mais, inversement, elle entraîne une cohésion relativement faible, se traduisant avec le temps par un léger effritement superficiel[24] », ce qui explique que cette pierre de taille n'a été utilise que localement (stèles locales[25] de l’époque gauloise, croix et calvaires depuis le haut Moyen Âge, encadrements dans les chapelles et églises depuis le XIIIe siècle[26], manoirs à partir du XVe siècle, pierre de taille de moyen appareil du donjon du château de Brest… )[27],[28].

Touristiquement, les principaux aspects de la géologie de la région peuvent être abordés au cours de promenades géologiques qui permettent d'observer sur un espace réduit des roches d'âge et de nature différents, témoins de phénomènes géologiques d'ampleur (magmatisme, tectogenèse, métamorphisme, érosion…)[29].

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attesté sous les formes Locmaria de Lanmeanec en 1477, Locmaria Lanvenec en 1610 et Loc Maria Plouzané en 1791.

Locmaria-Plouzané vient du breton Loc Maria (« lieu consacré à Marie »), Plou (« paroisse ») de saint Sané.

En 2011, des réflexions ont été envisagés afin de modifier le nom officiel de la commune pour le transformer en Locmaria-Lanvénec, afin d'une part d'éviter le quiproquo fréquent qui consiste à croire que Locmaria n'est qu'un quartier ou un hameau de la commune voisine de Plouzané, et de rendre le nom de la commune cohérent avec le gentilé. Un référendum à ce sujet devait se tenir fin 2012[30]. Mais finalement le nom n'a pas changé et est resté Locmaria Plouzané.

HistoireModifier

Moyen ÂgeModifier

Du XVIe siècle au XVIIIe siècleModifier

  • Au XVIe siècle, Locmaria-Plouzané faisait partie de la sénéchaussée de Brest et Saint-Renan[31].
  • C'est en 1790 que Locmaria-Plouzané devient une commune.

Le XIXe siècleModifier

Le XXe siècleModifier

L'enterrement de Jean-René Arzel en 1905Modifier

L'enterrement de Jean-René Arzel[Note 1], marin à bord du sous-marin Farfadet, coulé dans la lagune de Bizerte le est décrit longuement par l'abbé Gayraud, qui en profite pour décrire le bourg de Locmaria-Plouzané dans le journal L'Univers :

« Au milieu des tombes où tant de générations dorment leur dernier sommeil sous les dalles de granite, au pied des croix de pierre, l'humble église du bourg de Locmaria dresse son clocher ajouré dont la pointe ne s'élève pas au-dessus de l'horizon des collines qui enserrent l'étroit paysage. À gauche, le long de la route qui descend vers le ruisseau marécageux, une allée d'arbres feuillus forme de ce côté-ci du cimetière une barrière de verdure ; à droite, par dessus la muraille de l'enclos, apparaissent le toit d'ardoises et le haut de la façade blanche du presbytère (...) ; par derrière, autour de la placette et en bordure des deux chemins qui relient ce bourg bas-breton à la grand'route de Brest au Conquet, les maisons rustiques sont posées à la file : chaumières de paysans, boutiques d'artisans campagnards, épiceries, auberges et « débits à emporter », mairie et maison d'école ; enfin, devant nous, sur le flanc opposé du vallon qui s'ouvre largement vers la droite et va se resserrant jusqu'à l'Aber-Ildut, dominé à gauche par les châteaux de Kerros et de Kervasdoué, l'on voit (...) l'église à la tour massive et le bourg de Plouzané (...).[32] »

La querelle des inventaires en 1906Modifier

Le journal L'Ouest-Éclair décrit ainsi la querelle des inventaires à Locmaria en 1906 :

« Vingt minutes après, nous sommes à Locmaria où, après la lecture de deux protestations de l'abbé Mengant, recteur, et les sommations légales, la porte est démolie en dix minutes par les soldats du génie. Ceux-ci reçoivent de la foule, plus surexcitée qu'à Plouzané, des pierres et des morceaux de bois qui n'atteignent pas leur but. La porte de la sacristie est également forcée. Pendant l'opération de l'inventaire, des bagarres ont lieu au dehors et les soldats reçoivent des pierres, des fagots, etc. Des charges ont lieu dans le cimetière et plusieurs cavaliers sont atteints par des pierres. Le brigadier de Saint-Renan a sa pèlerine déchirée. À la sortie du percepteur, la bagarre atteint son comble. Les pierres pleuvent sur tous, soldats, commissaires, journalistes, cochers. M. Jérome est contusionné à l'oreille droite par une forte pierre. Enfin, les voitures s'éloignent au trot, sous les injures et les cris de la foule[33]. »

Un bureau téléphonique fut mis en service à Locmaria le [34].

L'inauguration du monument aux morts en 1951Modifier

  • Le sermon prononcé par le père Quinquis en 1951 à Locmaria-Plouzané lors de l'inauguration du monument aux morts de Locmaria :

Texte original : « Hirio, deiz an armistice, pebhini ac'hanomp en deuz eun dle da baea e kenver bugale Loc-Maria kouezet war tachen ar vrezel. Pebhini ac'hanomp a dle hirio pedi evito pegwir dre ho maro ho deuz soveteat ac'hanomp. 33 vloaz zo tremenet abaoe oa echu ar vrezel genta hag araok dizrein da vro ar Vorianet em oa great tro ar barrez evit sevel eur monument da vugale Loc-maria. Deuet oun da benn da zastum 4 000 lur ha gand ar 4 000 lur-ze eo bet savet ar monument kaer a zo aze dirag an iliz, kenta monument savet e breiz izel. Hirio en devize kousket ne ket 4 000 lur met tost da 400 000 lur. Bennozh doué d'an dud o doa sikouret ac'hanon hag hirio e c'houlenan diganeoc'h pedi evit or c'henvraez o deuz skuillet o goad evidomp, eur beden evito a gresko o levenez er baradoz hag o unan ankounac'hount ket ac'hanomp »

Traduction : « Aujourd'hui, jour de l'anniversaire de l'Armistice, chacun de nous a une dette envers les enfants de Locmaria tombés pendant la guerre. Nous devons donc aujourd'hui prier pour eux puisque par leur mort ils nous ont sauvés. Cela fait 32 ans que la première guerre est finie, et avant de retourner au pays de mission parmi les Noirs, j'avais fait le tour de la paroisse pour élever un monument aux enfants de Locmaria : j'ai pu recueillir 4 000 francs et avec cette somme, ce beau monument a été érigé devant l'église ; premier monument de basse Bretagne. Aujourd'hui cela coûterait non pas 4 000 francs mais près de 400 000 francs. Merci à ceux qui m'avaient aidés et aujourd'hui je vous demande de prier pour nos compatriotes qui ont versé leur sang pour nous, une prière à leur intention augmentera leur plénitude au ciel et, de même, ils ne nous oublieront jamais. »

Politique et administrationModifier

Liste des mairesModifier

Le premier maire de Locmaria fut Jean Gestin originaire de Languiforc'h sur la route de Dalbosc en 1790.

 
La mairie.
 
Monument aux morts de 1914-1918.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1791 Jean Gestin   Maire
1791 1791 Guillaume Le Coat   Maire
1791 1791 Sébastien Nedelec   Maire
1791 1793 Guillaume Le Coat   Maire
1793 1799 Laurent Labbé   Maire
1799 1801 Sébastien Inizan   Maire
1801 1803 Jean Lenard   Maire
1804 1806 Guillaume Le Coat   Maire
1806 1835 Hervé Rioual   Maire
1836 1840 Jean-Marie L'Hopital   Maire
1840 1843 Jacques Lars   Maire
1843 1846 Charles de Kerguiziau de Kervasdoué   Maire
1846 1862 Jacques Lars   Maire
1862 1892 Charles de Kerguiziau de Kervasdoué   Maire
1892 1896 Gabriel Causeur   Maire
1896 1909 Jean-Marie Le Guen   Maire
1909 1925 Nicolas Marzin   Maire
1925 1942 Hervé Leizour   Maire
1942 1964 Henri Gestin   Maire
1964 1971 Michel Lareur   Maire
1971 1983 Jean Herry   Maire
1983 1995 Yves Riou   Maire
1995 2001 Roger Abalain Gauche Maire
2001 2008 Viviane Godebert DVD puis UDI Retraitée - Maire
2008 2014 Viviane Godebert UDI Retraitée - Maire
2014 En cours Viviane Godebert Divers Droite Retraitée - Maire
Les données manquantes sont à compléter.

Politique de développement durableModifier

La commune a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21[35].

DémographieModifier

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1911 2101 1961 1211 1541 2811 2261 3211 439
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3041 3241 2581 2221 2491 2241 2791 2941 244
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 3201 3611 3541 2051 2871 2131 2451 3661 300
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 1911 2021 8242 6863 5894 2464 8074 8165 052
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[36] puis Insee à partir de 2006[37].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

ArmoiriesModifier

Blason de Locmaria-Plouzané :
L’identité de la commune est fait de son histoire, de sa géographie, de son économie, de sa vie sociale et culturelle.
Passé, présent et quelque chose de son avenir s’y trouvent reliés. C’est tout cela que notre blason communal réalisé avec l’aide de la commission départementale d’héraldique du Finistère, et adopté lors de la séance du Conseil municipal du 23 octobre 1987 s’est voulu signifier.
Son symbolisme se lit ainsi comme suit :
Le champs de l’écu représenté en vert (« sinople" en langage héraldique).
Le bras de l’écu (ou « champagne ») ondé d’argent reflète la côte et la mer qui bordent le sud de Loc-Maria-Plouzané.
Les trois épis d’or symbolisent la richesse de la commune.
L’ensemble est surmonté d’une couronne d’or signe d’une certaine alliance celtique suite à l’arrivée vers l’an 440 de saint Sané au lieu-dit Lou-Maria devenu Loc-maria.
Cette couronne se décompose en trois parties :
Le cercle d’or ou "collier magique » de Saint-Sané placé au centre de la couronnerai, selon la légende, étranglait les parjures lors des serments de justice (Re; « Les vies des Saints de la Bretagne Armorique ». Albert Le Grand)
Les trèfles d’Irlande (Patrie d’origine de saint Sané)
L’hermine de Bretagne
Deux lions mornés (sans langue ni griffes dans le langage héraldique) de couleur noire (sable dans le langage héraldique) supportent l’écu et la couronne.
Ils symbolisent le Léon auquel appartient Loc-Maria-Plouzané
Enfin une banderole d’or reçoit, en lettre rouge (gueules dans le langage héraldique), le nom de la commune

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Logo de Locmaria Plouzané :
Ce logo présenté le 5 janvier 2018 lors des voeux de Madame La Maire. Créé et offert à la commune par Alain Crivelli, un Lanvénécois.
Le graphisme du logo se devait d’être en harmonie avec les valeurs portées par la commune et faire ressortir une identité forte autour de différents pôles d’attractivité identifiés :

  • La terre qui souligne la richesse et la diversité de la commune dans le domaine agricole.
  • La mer avec ses 6 km de côtes et ses plages qui reflètent aussi le tourisme…
  • Le soleil pour finir avec les fameux couchers de soleil légendaires de la commune

On distingue donc 3 couleurs fondamentales : BLEU, VERT et JAUNE.
Un logo pour une ville, c’est aussi et surtout un NOM qui doit avoir une lisibilité rapide, nous avons pour cela choisi une typographie simple ronde pour apporter de la modernité.
La problématique connue était de donner une priorité à LOCMARIA puis en plus petit Plouzané afin d'éviter le quiproquo fréquent qui consiste à croire que Locmaria n'est qu'un quartier ou un hameau de la commune voisine de Plouzané
Une typographie simple et une couleur contrastée bleu foncé pour valoriser le nom.
Bien entendu, la traduction en breton fait partie de l’engagement de la commune envers la "charte pour le Breton" « Ya d'ar Brezhoneg ».

Langue bretonneModifier

L'adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 20 juin 2008. La commune a reçu le label de niveau 1 de la charte le 18 décembre 2009.

Loc-Maria Plouzané en breton s'écrit « Lokmaria-plouzane » et se prononce « Loumaria » .

Une classe bilingue a été ouverte en 2012 à l'école Saint-Joseph.

À la rentrée 2017, 57 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue catholique (soit 9,7 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[38].

Sites et monumentsModifier

 
Anciens menhirs christianisés présents au bourg.
 
La Maison des Citoyens et la boucherie.
  • L'église Notre-Dame (achevée en 1779). Selon la tradition[Laquelle ?], elle aurait été édifiée à l’emplacement d'un sanctuaire dédié par saint Sané à Notre-Dame-de-Lanvénec (dont on trouve, à gauche du maître-autel, la statue écrasant des pieds un serpent). La cuve octogonale des fonts baptismaux (qui date de 1530) et la Vierge à l’extérieur sont inscrites à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques.
  • Le monument aux morts de la Première Guerre mondiale près de l'église.
  • La chapelle Saint-Sébastien, (1640), érigée sur un terrain où sont enterrées les victimes d'une épidémie de peste qui fit 53 victimes. On peut y voir un groupe taillé en pierre de Kersanton représentant une scène très rare dans la statuaire religieuse : le martyre de sainte Apolline, patronne des dentistes.
  • La chapelle Saint-Laurent.
  • La croix de Keriel (XIIIe siècle).
  • La croix des Anglais (XVIe siècle).
  • La stèle de Kerhallet.
  • La croix de Keriscoualc'h.
  • Les deux stèles du bourg.
  • Le manoir de Kerscao (XVIe siècle).
  • La fontaine Notre-Dame-de-Lanvénec (XVe siècle).
  • La fontaine de la Trinité qui renferme trois sources.
  • Les stèles de Pen-ar-Ménez.
  • L'abri douanier de Déolen.
  • Les ruines de Poulpiquet, bastion de La Maison de Poulpiquet du Halgouët.

Le BourgModifier

Locmaria-Plouzané abrite un bourg où se sont installés commerces et marchands, comme un caviste, une boucherie, un bar tabac, une fleuriste, des coiffeurs, une poste, la mairie, la maison paroissiale et l'église Notre-Dame de Lanvénec. Il y a aussi la maison des citoyens pour organiser divers événements pour les Lanvénécois.

Personnalités liées à la communeModifier

JumelagesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Jean-René Arzel, né le à Locmaria-Plouzané.

RéférencesModifier

  1. http://www.locmaria-plouzane.fr/
  2. Hubert Lardeux, Claude Audren, Bretagne, Masson, , p. 58.
  3. Coupe du domaine du Léon. D'après (en) Ballève et al., « Palaeozoic history of the Armorican Massif : Model for tectonic evolution of the suture zones », Compte Rendus Geoscience, vol. 341, nos 2-3,‎ , p. 174-201.
  4. Bruno Cabanis, Découverte géologique de la Bretagne, Cid éditions, , p. 84
  5. P. Rétif, « Sortie géologique dans le Léon animée par Michel Ballèvre », sur Société géologique et minéralogique de Bretagne, .
  6. Eric Marcoux, Alain Cocherie, Gilles Ruffet, Jean-René Darboux, Catherine Guerrot, « Géochronologie revisitée du dôme du Léon (Massif armoricain, France) », Géologie de la France, no 1,‎ , p. 19-20 (lire en ligne).
  7. a et b Marcoux, op. cit., p. 27
  8. Hubert Lardeux, Claude Audren, Bretagne, Masson, , p. 63.
  9. C. Barrois, Carte géologique à 1/80000, feuille Lannion (1re édit.), 1909.
  10. Louis Chauris, « Le granite porphyroïde de Porzpaul dans l'île d'Ouessant: un nouvel élément dans la ceinture des « granites rouges » du Massif armoricain (France) », Comptes Rendus de l'Académie des Sciences, Paris, série II, t. 313,‎ , p. 245-250.
  11. Hubert Lardeux, Claude Audren, Bretagne, Masson, , p. 69.
  12. Masse irrégulière avec des bords diffus, généralement riches en minéraux mafiques, qui baigne dans un leucosome.
  13. Chauris et al., Notice explicative de la feuille Brest, éditions du BRGM, 1980, p. 10
  14. Hubert Lardeux, Claude Audren, Bretagne, Masson, , p. 59.
  15. Chauris et al., op. cit., p. 29
  16. Du nom du géologue Fernand Kerforne ayant étudié cette faille au début du XXe siècle. Cf F. Kerforne, Etude de la région silurique occidentale de la presqu’île de Crozon (Finistère), Imprimerie Simon, Rennes, 1901, 234 p.
  17. « La falaise de Brenterc'h », sur patrimoine-iroise.fr (consulté le 4 mars 2019)
  18. (en) Fred Jourdan, Andrea Marzoli, Herve Bertrand, Michael Cosca, Denis Fontignie, « The northernmost CAMP : 40Ar//39Ar age, petrology and Sr-Nd-Pb isotope geochemistry of the Kerforne dike, Brittany, France », American Geophysical Union, vol. 136,‎ , p. 209-226 (DOI 10.1029/136GM011).
  19. (en) Martial Caroff, Hervé Bellon, Louis Chauris, Jean-Paul Carron, « Magmatisme fissural triasico-liasique dans l'ouest du Massif armoricain (France): pétrologie, géochimie, âge, et modalités de la mise en place », Canadian Journal of Earth Sciences, vol. 32, no 11,‎ , p. 1921-1936 (DOI 10.1139/e95-147).
  20. Les carrières de l'intérieur, envahies par la végétation, n'offrent aucun caractère particulier digne d'être signalé.
  21. Chauris L., 1994b – Une roche blanche oubliée : le granite de Trégana dans le Finistère (France), Documents du musée de la Pierre de Maffle (Belgique), 5, p. 52-76
  22. Jean-Yves Eveillard, La pierre en Basse-Bretagne : usages et représentations, Centre de recherche bretonne et celtique, , p. 29.
  23. Max Jonin, Louis Chauris, Promenade géologique à Brest, Biotope, , p. 32.
  24. Louis Chauris, « Pour une géoarchéologie du patrimoine : pierres, carrières et constructions en Bretagne », Revue archéologique de l'Ouest, no 29,‎ , p. 287-316 (DOI 10.4000/rao.1739).
  25. Le granite d'Aber-Ildut le concurrence rapidement.
  26. Une vingtaine recensée par Louis Chauris dans un rayon d'une quinzaine de km
  27. Chauris L., 2000b – L’impact du granite de Trégana en presqu’île de Crozon, Avel Gornog (Crozon), 8, p. 15-17
  28. Chauris L., 2001 – Naguère… l’emploi du granite de Trégana dans la région brestoise. La pierre en Basse-Bretagne, Cahiers de Bretagne occidentale (Brest, CRBC), 18, p. 27-40
  29. Hubert Lardeux, Claude Audren, Bretagne, Masson, , p. 127.
  30. Le Télégramme du 28 décembre 2011
  31. Jean Kerhervé, Anne-Françoise Pérès, Bernard Tanguy, Les biens de la Couronne dans la sénéchaussée de Brest et Saint-Renan, d'après le rentier de 1544, Institut culturel de Bretagne, 1984.
  32. Journal L'Univers, n° du 12 août 1905, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k712493p/f1.image.r=Plouzané
  33. Journal L'Ouest-Éclair n° 2873 du 22 novembre 1906, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6412604/f5.image.r=Roche-Maurice.langFR
  34. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 29 décembre 1913, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k643854q/f5.image.r=Plouarzel?rk=2618038;4
  35. FICHE | Agenda 21 de Territoires - Locmaria-Plouzané, consultée le 31 octobre 2017
  36. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  37. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  38. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm

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