Pierre Ménès

journaliste sportif français
Pierre Ménès
Image illustrative de l’article Pierre Ménès
Pierre Ménès en 2014.

Naissance (57 ans)
Paris 8e (France)
Nationalité Drapeau de la France Française
Profession Consultant sportif
Spécialité Football, Tennis, Basket-ball
Récompenses Micro d'or 2012 (influenceur de l'année)
Lucarne d'or 2013 (meilleur consultant)
Site internet Footineo
Médias
Pays Drapeau de la France France
Média Presse écrite, radio, télévision et Internet
Fonction principale Consultant sportif, chroniqueur de télévision, éditorialiste, polémiste et blogueur
Presse écrite France Football, L'Équipe, Direct Sport
Télévision Canal+

Pierre Ménès, né le dans le 8e arrondissement de Paris, est un consultant sportif français spécialisé dans le football. Après une première carrière dans la presse écrite, il fait ses débuts à la télévision sur la chaîne du groupe « L'équipe » qui l'emploie, commence à connaitre la notoriété sur M6, puis rejoint Canal+ et C8. Il intervient également sur les antennes d'autres chaînes de télévision et de radio.

BiographieModifier

Journaliste de presse écrite (1983-2005)Modifier

Né le à Paris (8e arrondissement), Pierre Ménès est issu d'une famille bretonne. Toute sa famille paternelle est originaire de Brest où il passe la plupart de ses vacances dans sa jeunesse[1]. Fils d'un père assureur et d'une mère professeure d’anglais, il pratique l'escrime, sa « première passion »[2]. A l'âge de quinze ans, il percute une voiture 4L à cyclomoteur en allant voir sa grand-mère à l'hôpital, la veille de la rentrée des classes[3]. Victime d'une section du fémur gauche et d'une quadruple fracture du poignet, il doit arrêter l'escrime[2]. Plus tard, il se mettra au tennis et au football en sport corporatif[3].

 
Pierre Ménès fait ses débuts dans la presse écrite à France Football puis au journal L'Équipe.

Sa passion pour le football débute lors de « l'épopée des Verts » lors de la saison 1975-1976[4]. Supporter du Paris Saint-Germain, il est abonné au Parc des Princes entre 1977 à 1983 où évoluent alors Mustapha Dahleb, Carlos Bianchi ou encore Safet Sušić[4]. Durant son adolescence, il remporte un tournoi de tennis juniors au Club Med à Pompadour (Corrèze), où il passe ses vacances en famille[2]. Repéré pour sa personnalité, il est engagé comme gentil organisateur au pair pendant trois saisons[3]. Dans le même temps, il abandonne ses études d'Histoire à la faculté de Nanterre[2].

À l'issue d'une visite des locaux, il rejoint les rangs de France Football en tant que pigiste puis ceux de L'Équipe[3]. Il y passe vingt-et-un ans entre 1983 et 2005, couvrant d'abord la D2, la D1 avec notamment le RC Strasbourg, puis l'équipe de France et Arsenal FC après 1998. Sa personnalité déjà clivante à l'époque, lui vaut des frictions avec son employeur et certains de ses collègues[2]. Ces derniers lui reprochant ses accointances avec certains joueurs professionnels, une situation plutôt mal-vue dans la profession[2],[4]. Ce réseau lui permet toutefois d'obtenir des informations rapidement et décrocher des interviews plus facilement pour le journal[4]. En 1999, il devient éditorialiste sur L'Équipe TV dans l'émission Enfin du foot de Didier Roustan pendant quatre années[5]. Parallèlement, il participe régulièrement à l'émission Le Match du lundi sur Pathé Sport et Europe 1.

Dirigeant de club (2005-2006)Modifier

En juin 2005, Pierre Menès quitte L'Équipe et rejoint le Stade de Reims[6]. Engagé par le président Jean-Pierre Caillot, il est nommé « directeur du développement » pour s'occuper de la communication et du sponsoring du club[2]. Cette expérience se solde par un échec, Ménès démissionne à l'issue de la saison 2005-2006[2]. Depuis cet épisode, il est brouillé avec Jean-Pierre Caillot[7]. En réponse aux critiques formulées par le consultant, certains dirigeants français comme Jean-Michel Aulas ont rappelé cette expérience ratée de dirigeant à Pierre Ménès[8].

Polémiste audiovisuel (depuis 2005)Modifier

En septembre 2005, sa carrière prend un nouveau tournant quand il rejoint M6 pour co-animer l'émission 100 % Foot avec Estelle Denis et Dominique Grimault le dimanche soir à minuit. Pendant la coupe du monde 2006 et l'Euro 2008, il anime quotidiennement respectivement 100 % Coupe du monde et 100 % Euro. C'est à cette période que sa notoriété explose[9]. En 2007, il tient une chronique dans l'émission de Marc-Olivier Fogiel, T'empêches tout le monde de dormir. Une expérience qui correspond aux « trois mois les pires de [s]on expérience télé » d'après Pierre Ménès[10]. En août 2008, il rejoint la radio RTL comme chroniqueur le samedi soir pendant le multiplex de Ligue 1 présenté par le directeur des sports de RTL Christian Ollivier. Il est aussi membre de la Bande à Pacaud[11].

En 2009, Pierre Ménès quitte M6 pour rejoindre Canal+ où il est chroniqueur dans le Canal Football Club (CFC) présenté par Hervé Mathoux[5]. La même année, il abandonne la carte de presse et devient consultant[12],[13]. Ses saillies envers les arbitres et certains joueurs lui valent le surnom de « sniper » du CFC, considéré comme l'émission référence de la Ligue 1 et du football français[2]. Il possède même sa propre rubrique (« Le Top/Flop ») où il donne les trois meilleurs et trois pires acteurs du match du dimanche soir.

Apparaissant régulièrement aux Guignols de l'info depuis 2009, sa marionnette est toujours accompagnée par celle d'Hervé Mathoux[14]. Son personnage « beauf » est présenté comme un amateur de jeux de mots et de blagues lourdes, cynique et amer surtout quand il s'agit de parler de l'Olympique lyonnais[15]. Le consultant les a d'ailleurs accusé de « racisme »[15].

À la rentrée 2010, Pierre Ménès quitte RTL. Il devient chroniqueur dans une nouvelle émission sur Canal+ Sport Les Spécimens. Depuis 2011, il est chroniqueur dans Les Spécialistes.

De septembre 2010 à juin 2011, il est chroniqueur dans l'émission de Bruce Toussaint sur Canal +, Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil.

À partir de novembre 2010, il présente une fois par mois Le grand multiplex… du rire sur Comédie ! avec Alexandre Ruiz, Laurent Paganelli, Ariane Brodier et Willy.

Le , il intervient pour la première fois en tant que consultant lors du match de Premier League opposant Arsenal à Newcastle.

En 2012, il est récompensé d'un Micro d'or dans la catégorie Influenceur de l'année[16]. Le , il est élu « Lucarne d'or » du meilleur consultant football[17].

À la rentrée 2013, il est chroniqueur au Canal Champions Club présenté par Nathalie Iannetta, les soirs de Ligue des champions.

En novembre 2015, il retrouve Estelle Denis dans l'émission Touche pas à mon sport ! .

Le 18 août 2016, il annonce via son compte Twitter qu'il doit prendre du repos en raison de ses problèmes de santé. Son émission prévue pour la rentrée est finalement repoussée à janvier 2017. En décembre 2016, il est en effet greffé d'un rein et d'un foie, à la suite d'une stéatose hépatique non alcoolique, aussi appelée NASH ou « maladie du soda »[18]. Cette opération l'écarte du plateau du Canal Football Club pendant sept mois, jusqu'au 2 avril 2017. Pour son retour, une émission spéciale lui est consacrée nommée « Rebirth » (« renaissance » en anglais), où il reçoit des hommages de plusieurs personnalités du football et du monde médiatique[19]. Il raconte la double greffe qu'il a subie dans un ouvrage intitulé Deuxième mi-temps, co-écrit avec Catherine Siguret, en 2017.

En septembre 2017, il intègre l'équipe de Cyril Hanouna dans l'émission Touche pas à mon poste !.

À partir du 15 septembre 2017, il présente avec Virginie Ramel l'émission 19H30 PM le vendredi soir à 19 h 40 sur Canal+ Sport. L'émission est arrêtée à l'issue de sa première saison[20].

Éditorialiste sur Internet et dans la presseModifier

À partir de la coupe du monde 2006, il anime un blog sur Yahoo! intitulé Pierrot le foot. L'aventure prend fin le et dans le cadre du contrat qui le lie avec Canal+, Pierre Ménès anime un blog intitulé Pierrot Football blog sur le site de la chaîne depuis le .

En novembre 2009, il lance son propre site d'information et de débat sur le foot, Footineo.

À partir de 2010[21], il est un des ambassadeurs du site web européen de paris sportifs et de poker Unibet localisé à Malte.

En novembre 2008, il devient chroniqueur pour le quotidien Aujourd'hui Sport jusqu'à sa suppression. Depuis 2009, il travaille pour l'hebdomadaire Direct Sport édité par le groupe Bolloré.

Depuis 2016, aux côtés d'Hervé Mathoux son confrère sur Canal +, il prête sa voix pour les commentaires de la franchise du jeu-vidéo FIFA succédant ainsi à Franck Sauzée.

CinémaModifier

Ami des réalisateurs Djamel Bensalah et Fabien Onteniente, il a fait des apparitions au cinéma dans plusieurs de leurs films : en 2002 dans le film Trois zéros, en 2004 dans le film Il était une fois dans l'Oued, en 2007 dans Big City, en 2008, une brève apparition dans le film Disco, et, en 2009, dans le film Neuilly sa mère !. En 2011, il apparaît dans le film Les Tuche où il joue le gérant de l'équipe jeune de l'AS Monaco. Il joue aussi un second rôle dans le film Un village presque parfait en 2015.

Conflits et critiquesModifier

À l'occasion de la journée internationale des femmes 2013, le journal L'Équipe titre « A-t-on besoin de l’égalité homme-femme dans le sport ? ». À cette occasion, Pierre Ménès apporte son témoignage, qualifié de « sexiste » et « machiste », « digne de certains piliers de bistrot » par Acrimed[22]. Il y déclare notamment , « Le foot, c’est quand même un sport de mecs [...] et pour voir une gonzesse dunker au basket, il faut se lever tôt » ou encore « des grosses dondons trop moches pour aller en boîte le samedi soir » en évoquant les sportives[23].

Des accusations de sexisme sont de nouveau portées à l'encontre de Pierre Ménès fin 2019 par Emmanuel Trumer, un de ses anciens collaborateurs entre septembre 2017 et juin 2018[24]. Une enquête préliminaire a été ouverte à la suite d'une plainte de ce collaborateur pour "harcèlement moral"[25],[26]. Emmanuel Trumer publie sur Twitter et son site web personnel des échanges de SMS avec Pierre Ménès où celui-ci le traite de "pédé"[27]. L'avocat de Pierre Ménès, Arash Derambarsh, évoque des "phrases sorties de leur contexte" et une instrumentalisation par Emmanuel Trumer dans le but "de se faire mousser"[28].

Une séquence télévisée de l'émission Téléfoot en octobre 2013 est devenue célèbre mettant en scène Patrice Évra répondant de façon virulente aux critiques de plusieurs commentateurs du football dont Pierre Ménès[29],[30].

Engagement politique et vie personnelleModifier

Pierre Ménès vote pour Nicolas Sarkozy aux deux tours de l'élection présidentielle française de 2012[2]. Lors des élections municipales de 2014, il soutient René Taïeb, tête de liste du Parti socialiste à Montmagny[31]. En 2017, il soutient Valérie Pécresse lors du lancement de son mouvement « Libres »[32].

Entre son salaire de Canal+ et son contrat avec Unibet, il déclare avoir gagné environ 250 000 euros sur l'année 2013[2].

Pierre Ménès est en couple avec Mélissa Acosta, originaire de la République dominicaine, rencontrée en 2011 à la Baule[33]. Il a deux enfants, Anne et Axel, d'une union précédente[34].

Le consultant affiche régulièrement sur les réseaux sociaux sa passion pour les chiens (il possède trois cockers et un dalmatien)[35]. Féru de peinture, il détient également plusieurs tableaux dans son appartement de Saint-Cloud où il réside[2]. Pierre Ménès est également passionné de basket-ball et de tennis. Ses idoles sont Magic Johnson pour le basket-ball et Roger Federer pour le tennis. Son fils Axel pratique le basket-ball.

PublicationsModifier

  • Pierre Ménès, Ce soir on la met au fond, dictionnaire absurde du football, éditions Prolongations, 2007
  • Fabrice Jouhaud et Pierre Ménès, Livre d'or du football 2008, éditions Solar, 2008
  • Pierre Ménès, Le Pierrot top foot, éditions du Rocher, 2010
  • Pierre Ménès, Carton rouge pour les Bleus, éditions du Rocher, 2010
  • Pierre Ménès, Mon année foot 2010-2011, éditions du Rocher, 2011
  • Daniel Riolo et Pierre Ménès, L'explication, clash football club, éditions Hugo Sport, 2014
  • Pierre Ménès et Catherine Siguret, Deuxième mi-temps, éditions Kero, 2017

FilmographieModifier

Notes et référencesModifier

  1. « Pierre Ménès. Double crochet à Brest », sur Letelegramme.fr, Le Télégramme, (consulté le 1er juillet 2020).
  2. a b c d e f g h i j k et l Rires et ballons, par Sylvain Mouillard, Libération, 15 novembre 2013
  3. a b c et d Bastien Kossek, « Ménès : « Avant les Verts, je n'aimais pas le foot» », sur lequipe.fr, L’Equipe, (consulté le 3 mars 2019)
  4. a b c et d Bastien Kossek, « Pierre Ménès: «Un procès d'intention avant même que je l'ouvre» », sur lequipe.fr, L’Equipe, (consulté le 3 mars 2019)
  5. a et b Prisma Média, « Pierre Ménès - La biographie de Pierre Ménès avec Voici.fr », sur Voici.fr (consulté le 13 mars 2018)
  6. Bastien Kossek, « Pierre Ménès: « Moi, une marque ? C'est un compliment » », sur lequipe.fr, L’Equipe, (consulté le 3 mars 2019)
  7. http://www.reimsvdt.com/060515menes.htm
  8. « Aulas allume l'arbitre et Ménès », sur Europe 1 (consulté le 1er juillet 2020).
  9. Bastien Kossek, « https://abonnes.lequipe.fr/Medias/Actualites/-a-canal-j-etais-la-bete-du-gevaudan/401259 », sur lequipe.fr, L’Equipe, (consulté le 3 mars 2019)
  10. https://www.ouest-france.fr/medias/television/pierre-menes-doit-marc-oliver-fogiel-ses-pires-mois-la-tele-5302788
  11. Julien Mielcarek, « Pascal Praud rejoint RTL », sur Ozap.com, Puremédias, (consulté le 1er juillet 2020).
  12. Est-ce qu'Elise Lucet fait le même métier que Pierre Ménès ?.
  13. Pierre Ménès. Rires et ballon
  14. « Des blogs aux Guignols, Pierre Ménès prend toute la place », sur Footballogie (consulté le 1er juillet 2020).
  15. a et b Julien Lalande, « Pierre Ménès accuse "Les Guignols" de racisme », ozap.com,‎ (lire en ligne, consulté le 18 avril 2019).
  16. « Palmarès des Micros d'Or », sur ujsf.fr, (consulté le 19 avril 2020).
  17. « Canal+ grand gagnant des Lucarnes d'Or (émissions sportives). », sur www.leblogtvnews.com, (consulté le 11 août 2019).
  18. Anne Jeanblanc, « Pierre Ménès, rescapé de la maladie du soda », Le Point,‎ (lire en ligne, consulté le 4 avril 2017).
  19. « L’émouvant retour de Pierre Ménès dans le CFC », sur GQ France (consulté le 1er juillet 2020).
  20. Florian Guadalupe, « "Canal Sport Club" : Marie Portolano aux commandes d'une nouvelle émission à la rentrée sur Canal+ », sur www.ozap.com, PureMédias, (consulté le 4 août 2018).
  21. http://www.sport.fr/football/ligue-1-les-pronostics-de-pierre-menes-183765.shtm
  22. La beaufitude sexiste d’un journaliste-consultant de football Henri Maler, Acrimed, 8 mars 2013
  23. La phrase de Pierre Ménès Libération, 8 mars 2013.
  24. Le Point.fr, « Harcèlement moral : Pierre Ménès visé par une enquête préliminaire », sur Le Point, (consulté le 28 décembre 2019)
  25. « Pierre Ménès visé par des accusations de harcèlement moral et d’homophobie », sur www.20minutes.fr (consulté le 28 décembre 2019)
  26. « Pierre Ménès visé par une enquête pour harcèlement moral », sur Le Huffington Post, (consulté le 28 décembre 2019)
  27. « Les détails de ma plainte au Pénal contre Pierre Ménès », sur E.TRUMER, (consulté le 28 décembre 2019)
  28. « Enquête préliminaire ouverte contre Pierre Ménès pour harcèlement moral », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 28 décembre 2019)
  29. [1].
  30. « Pierre Ménès propose que les Bleus "pètent" Patrice Evra », sur http://www.closermag.fr/, .
  31. « Municipales à Montmagny : Pierre Ménès soutient le candidat PS », sur leparisien.fr, (consulté le 9 juin 2016).
  32. « Pierre Ménès apporte son soutien à Valérie Pécresse et son nouveau mouvement », Télé-Loisirs,‎ (lire en ligne, consulté le 29 septembre 2017).
  33. https://www.programme-tv.net/news/people/103485-pierre-menes-qui-est-melissa-acosta-la-compagne-du-chroniqueur-du-canal-football-club-video/
  34. « Pierre Ménès : qui est sa compagne, Melissa Acosta, celle qui l'a sauvé », Gala.fr,‎ (lire en ligne).
  35. « Pierre Ménès de retour chez lui, son tendre cliché avec ses chiens sur Twitter », sur Non Stop People (consulté le 1er juillet 2020).

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