Ouvrir le menu principal

Ploumoguer

commune française du département du Finistère

Ploumoguer
Ploumoguer
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Brest
Canton Saint-Renan
Intercommunalité Pays d'Iroise
Maire
Mandat
Didier Pluvinage
2014-2020
Code postal 29810
Code commune 29201
Démographie
Gentilé Ploumoguérois
Population
municipale
2 029 hab. (2016 en augmentation de 4 % par rapport à 2011)
Densité 52 hab./km2
Population
aire urbaine
43 267 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 24′ nord, 4° 43′ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 143 m
Superficie 38,93 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Finistère

Voir sur la carte administrative du Finistère
City locator 14.svg
Ploumoguer

Géolocalisation sur la carte : Finistère

Voir sur la carte topographique du Finistère
City locator 14.svg
Ploumoguer

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Ploumoguer

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Ploumoguer
Liens
Site web Site de la commune

[1]Ploumoguer [plumogɛʁ] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

GéographieModifier

Ploumoguer est située tout à l'ouest du département du Finistère entre les communes du Conquet et de Plouarzel à 25 km à l'ouest de Brest. La commune possède deux plages (Kerhornou et Illien) et 7 km de côte rocheuse et déchiquetée (les falaises y atteignent une trentaine de mètres d'altitude par endroits), avec notamment les pointes de Brenterc'h et, à la limite sud de la commune, d'Illien.

Les paysages du littoral

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Les altitudes vont du niveau de la mer jusqu'à (143 m) pour le point le plus haut, situé à Kéramézec, dans la parie nord-est du finage communal, qui est le point culminant du Bas-Léon ; un belvédère y a été aménagé permettant d'admirer les alentours avec une visibilité pouvant aller jusqu'à 70 km. Le bourg est vers 75 mètres d'altitude.

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

La commune est limitée au nord-ouest par un petit fleuve côtier qui se jette dans l'anse de Porsmoguer ; elle est traversée dans sa partie sud par un autre petit fleuve côtier qui se jette dans l'anse d'Illien ; un troisième fleuve côtier, le Pratséach[2], lui sert de limite sud pendant une partie de son cours, séparant Ploumoguer de Trébabu, puis se jette dans la ria du Conquet. Ces trois vallées, qui séparent des lambeaux d'un plateau en pente douce vers l'ouest (son altitude moyenne étant d'une centaine de mètres à l'est de la commune, d'une trentaine de mètres dans les parties proches du littoral) expliquent que la commune a un relief assez vallonné.

Communes limitrophesModifier

 
Carte de la commune de Ploumoguer.

Cadre géologiqueModifier

 
Carte géologique du Massif armoricain.

La commune appartient au domaine structural de la zone de Léon qui constitue un vaste antiforme métamorphique de 70 km sur 30 km orienté NE-SW[3]. Cette région est considérée comme un « empilement de nappes[4] déplacées du Sud vers le Nord dans des conditions ductiles lors de l'orogenèse hercynienne » (phase tardive du Viséen). Postérieurement au métamorphisme hercynien, se développe un important plutonisme qui se traduit par un chapelet nord de granites rouges tardifs (ceinture batholitique de granites individualisée pour la première fois par le géologue Charles Barrois en 1909[5], formant de Flamanville à Ouessant un alignement de direction cadomienne, contrôlé par les grands accidents directionnels WSW-ENE), datés de 300 Ma, correspond à un magmatisme permien[6].

Touristiquement, les principaux aspects de la géologie peuvent être abordés dans cette région au cours de promenades géologiques qui permettent d'observer sur un espace réduit du territoire, des roches d'âge et de nature différents, témoins de phénomènes géologiques d'ampleur (magmatisme, tectogenèse, métamorphisme, érosion…)[7].
Ainsi, la plage de Kerhornou est surplombée par de petites falaises de paragneiss migmatitique à sillimanite[8]. dont la foliation est orientée N60 à pendage sud[9]. Par rapport aux micaschistes à grenat et staurotide du Conquet, ces gneiss à sillimanite indiquent une nette croissance du métamorphisme vers le Nord (augmentation de 200° sur 10 km, témoignant de la superposition de formations crustales d'une épaisseur de 7 km[10]. Il est possible que les haches polies en fibrolite (synonyme de la dolérite) retrouvées dans les monuments funéraires de l'Armorique néolithique, proviennent de ce gisement[11]. L'anse de Brenterc'h fait partie de la liste des sites géologiques de Bretagne car elle est le témoin du début de la dislocation de la Pangée et de l'ouverture de l'océan Atlantique central lors de la mise en place de la province magmatique centre atlantique[12]. L'anse montre l'affleurement d'une Intrusion doléritique triasico-liasique. Cet affleurement est structuré en prismation horizontale métrique à plurimétrique[13]. Les prismes sont souvent découpés en dalles (appelées lauzes) verticales beaucoup plus visibles[14]. Depuis l'anse de Brenterc'h, ces dykes de dolérite se prolongent dans la presqu'île de Crozon, près de Camaret, et jusqu'en Cornouaille, entre Douarnenez et Quimper, dans la direction de la faille de Kerforne[15], accident tectonique parallèle à l'actuelle bordure de la marge continentale européenne (golfe de Gascogne). Ce dyke qui matérialise la faille est comparable à d'autres qui sont visibles en Espagne, au Maroc et dans les Appalaches de l'Amérique du Nord[16].

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

HabitatModifier

Le bourg est situé à une certaine distance de la côte, sur un plateau : c'est là une caractéristique commune à de nombreuses communes littorales bretonnes (par exemple à Plouguerneau, Ploudalmézeau, Landunvez, Plouarzel, Brélès, etc.), les premiers émigrants bretons fixèrent le centre de leurs plous à l'intérieur des terres, probablement par crainte des pirates saxons[17].

L'habitat rural traditionnel est dispersé en un grand nombre de hameaux (tous de taille modeste) et fermes isolées. Quelques lotissements ont été créés autour du bourg dans les dernières décennies du XXe siècle et le début du XXIe siècle, mais restent de taille modeste, la commune étant éloignée des grands centres urbains. En raison de son relief, le littoral est resté quasi inhabité (si l'on excepte les maisons de goémoniers de l'anse de Brenterc'h) et a échappé pour l'essentiel à la rurbanisation littorale, sauf à Kerargroaz (qui domine la plage de Kerhornou) et à Illien (en bordure de la plage du même nom).

HistoireModifier

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attesté sous les formes Plebs Macoer[18] et parrochia Macoer au XIe siècle, Ploemagoer en 1324, Ploemoguer vers 1330 et Guymogueren 1572[19].

Son nom vient du vieux breton ploe ou ploue ("paroisse") et peut-être de moguer, nom provenant du vieux breton macoer, provenant lui-même du latin maceria ("murs", "ruines") en raison de la présence à cet endroit de ruines gallo-romaines (des tuiles et des poteries ont été trouvées au bourg de Ploumoguer)[20], le nom signifiant donc "la paroisse des murailles", tout comme celui de Porsmoguer signifie "le port des murailles"[21].

Selon une autre hypothèse, le nom proviendrait de "Magoer", nom en breton de saint Magloire. Cette hypothèse semble moins crédible même s'il existe dans la commune une chapelle dédiée à saint Méen, proche de saint Magloire.

Ces hypothèses sur l'origine du nom sont identiques à celles de Ploumagoar et de Magoar (Côtes-d'Armor).

PréhistoireModifier

L'allée couverte de Kermorvan (alors en Ploumoguer), ainsi que le cromlech (formé de 8 menhirs formant un cercle et de 3 menhirs en position centrale, lesquels furent détruits en 1830 par le génie militaire) a été fouillée par Paul du Châtellier en 1903[22]. Les monuments mégalithiques de Kermorvan sont classés monument historique en avril 1914[23].

Une pierre trouvée dans les restes d'un tumulus et gravée d'un poignard, datant probablement de l'âge du bronze, fut trouvée en 1918 dans la lande de Kermorvan (qui faisait alors partie de la commune de Ploumoguer)[24].

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

« La presqu'île [de Kermorvan] était fermée par un rempart gaulois (un oppidum) dans les années 500 avant notre ère, c'était un site protégé, à l'époque romaine. On peut encore voir, à l'entrée de la presqu'île, les restes du rempart, un gros talus » a écrit l'historien Jean-Yves Éveillard[21].

AntiquitéModifier

Une voie romaine venant de Vorgium (Carhaix) via Vorganium (Kérilien en Plounéventer) se divisait en plusieurs branches après Saint-Renan ; l'une aboutissait à la pointe Saint-Mathieu (qui était sans doute Gesocribate (qui figure sur la Table de Peutinger), non loin du Conquet[25]. Un port romain (Portus Salionicus), dont il ne subsiste qu'un vague relief sous-marin en forme de quai, se trouvait à Porsliogan (Porz Liogan)[26]. Une autre branche de cette voie romaine allait vers Ploumoguer et Porsmoguer et une autre vers la presqu'île de Kermorvan[21].

Moyen ÂgeModifier

Ploumoguer est une ancienne paroisse de l'Armorique primitive. La paroisse est mentionnée pour la première fois au XIe siècle dans la "Vie de saint Tugdual", lequel aurait débarqué, venant du Pays de Galles, à la pointe de Kermorvan dans l'anse de Porz Pabu[Note 1], et fondé un ermitage à l'emplacement du bourg actuel de Trébabu[27]

À Lamber en Ploumoguer, au-dessous des ruines d'un donjon en pierres, sur une motte féodale, une couche incendiée témoigne de l'existence d'une construction en bois, datée par des pièces de monnaie retrouvées, qui sont de l'époque du duc Conan II (1033-1066)[28].

En 1443 quatre familles nobles sont mentionnées lors de la réformation de l'évêché de Léon à Lamber : du Bois, seigneur de Keranaouët ; du Mescouez ; Jean Droulin ; Yvon Sané et cinq à Ploumoguer : Bernard Le Déan ; Bernard du Drénec ; Tugdual de Kerbescat ; Bernard et Jean de Kermélégan ; Denis de Lancelin. D'autres sont cités lors des montres de 1481, 1503 et 1557[29].

Époque moderneModifier

Le centenaire Jean CauseurModifier

 
Charles-Marie Caffieri, Portrait de Jean Causeur, boucher de profession (1771, Musée de Bretagne, Rennes)

Jean Causeur, né au village de Lanfeust en Ploumoguer en 1641 selon la tradition (il serait probablement né vers 1666 selon J. Trévédy[30], il est né le 2 mars 1645 au hameau de Cremeinec[31]), et mort le [32] à Saint-Mathieu en Plougonvelin, à l'âge supposé de 137 ans (en fait aux alentours de 109 ans probablement), veuf de Marie Le Hir et de Louise Aleouet[33], boucher, devint célèbre de son vivant[34] grâce au portrait que fit de lui Charles-Marie Caffieri. Selon Jacques Cambry, Jean Causeur aurait travaillé pendant longtemps comme ouvrier perceur dans le port de Brest[35].

Ploumoguer au XVIIIe siècleModifier

Le célèbre prédicateur Julien Maunoir prêcha une mission à Ploumoguer en 1670[36].

En 1759, une ordonnance de Louis XV ordonne à la paroisse de Ploumoguer de fournir 17 hommes et de payer 111 livres pour « la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne »[37].

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Ploumoguer en 1778 :

« Ploumoguer : à 13 lieues à l'ouest-sud-ouest de Saint-Pol-de-Léon, son évêché ; à 51 lieues de Rennes et à 3 lieues deux tiers de Brest, sa subdélégation et son ressort. Cette paroisse, qui relève du Roi, compte 1 800 communiants[Note 2], y compris ceux de Lamper [Lamber], sa trève ; la cure est présentée par l'Évêque. Le château du Pouldu appartient à M. le duc de Rohan. Ce territoire avoisine la mer ; il est très fertile.[38] »

Révolution françaiseModifier

Dans leur cahier de doléances rédigé en 1789 les paroissiens de Ploumoguer se plaignent : « Par défaut de discipline, les soldats couroient les campagnes, pilloient nos bois, voloient nos légumes et nos fruits, .. » ; ils se plaignent aussi des abus concernant la perception des droits de francs-fiefs[39].

La trève de Lamber, qui dépendait sous l'Ancien Régime de la paroisse de Ploumoguer, fut supprimée en 1793 et incorporée à la commune de Ploumoguer.

Jean Le Drévez, né le au manoir de Kerouzien en Ploumoguer, vicaire de la paroisse Saint-Sauveur de Recouvrance, prêtre réfractaire, emprisonné dans l'ancien couvent des Carmes à Brest, puis libéré le ,se retira dans la paroisse de Plouarzel jusqu'en septembre 1792, puis à Plomoguer où il fut dénoncé et arrêté par des sans-culottes le [40]. Il fut probablement, après François Le Coz[41], le deuxième prêtre réfractaire à être guillotiné à Brest le [42].

En 1793 Ploumoguer est rattaché au canton de Plouzané dont font aussi partie les communes de Lampert et Locmaria-Plouzané, avant d'être rattaché en 1798 au canton du Conquet dont faisaient aussi partie Plougonvelin, Saint-Mathieu, Trébabu, Ouessant et Molène.

Plusieurs personnes originaires de Ploumoguer furent arrêtées en 1793 pendant la Terreur et emprisonnées au château de Brest : « Mademoiselle de Keroulas-Cohars[Note 3], ex-religieuse ; Jeanne de Kersauson, sœur et belle-sœur d'émigrés, très inciviques l'une et l'autre ; Armand et Joseph de Kersauson[Note 4], âgés le premier de 15 ans, le second de treize » (les Kersauson habitaient en fait le château de Kerjean-Mol en Trébabu) et à Lamber « Louise-Françoise Jouanne, veuve de Beaussier de l'Isle[Note 5] ; Sylvie de Boulainvilliers, âgée de 68 ans et Jean Le Gonidec, ex-clerc tonsuré (le futur auteur du Dictionnaire et de la Grammaire de la langue bretonne) qui n'avaient pas donné les preuves d'un attachement constant à la République » (ils furent libérés en mars 1795)[43].

L'ancienne trève puis paroisse de Lampert (Lamber)Modifier

Lampert (Lamber) fut une trève de la paroisse de Ploumoguer avant d'être érigée en paroisse, maintenue par le Concordat de 1801 et devenue autonome en 1842 ; ce fut même brièvement une commune à partir de 1793, qui fut rattachée à Ploumoguer en 1806 ; cette commune avait 275 habitants lors du recensement de 1793 et 278 habitants lors de celui de 1800[44].

Le XIXe siècleModifier

 
La mise en vente du château de Cohars et de ses dépendances (journal Le Constitutionnel du ).
 
Maisons anciennes de goémoniers sur la falaise de la rive nord de l'anse de Brenterc'h.

Dans la décennie 1840 le château de Cohars abrita un centre important d'élevage hippique : « On y trouve de vastes écuries parfaitement tenues, des boxs pour les jumens poulinières et les poulains, des paddocks dans le genre anglais »[45]. Déjà un texte de 1770 indiquait que « les plus beaux chevaux de trait et de carrosse sont élevés dans les environs de Ploumoguer, Plouzané, Ploudalmézeau »[46]. François Abgrall, qui habitait au château de Cohars, obtint une médaille de bronze à l'Exposition universelle de 1900 pour l'une de ses pouliches[47].

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Ploumoguer en 1853 :

« Ploumoguer : commune formée de l'ancienne paroisse de ce nom, y compris son ancienne trève, Lamper [Lamber] ; aujourd'hui succursale. (...) Outre l'église, il y a dans cette paroisse la chapelle Saint-Méen, située assez pittoresquement sur le bord de la mer. L'une et l'autre ont leurs pardons qui ne durent qu'un jour chacun et sont peu renommés. Si le sol de Ploumoguer n'est pas en général très fertile, il est heureusement secondé par les engrais de mer. Les prairies artificielles sont peu pratiquées, mais la pomme de terre est cultivée abondamment, les paysans en faisant un grand usage. Géologie : constitution granitique. On parle le breton.[48] »

 
Maintien de l'enseignement du catéchisme en breton en infraction à la loi du 28 mars 1882 dans l'école de Ploumoguer en 1884.

Fin XIXe la construction de 67 écoles de hameaux a été autorisée dans le Finistère par deux décrets :

  • Le décret du qui a délégué une subvention pour 18 écoles de hameaux sur l'arrondissement de Quimperlé ; toutes ont été bâties.
  • Le décret du qui a délégué une subvention pour 50 écoles de hameaux sur les quatre autres arrondissements du département (Brest, Châteaulin, Morlaix, Quimper) à choisir dans les communes « dont le territoire est le plus étendu et les ressources les plus restreintes » ; 49 ont été bâties dont 1 à Ploumoguer (Lamber)[49].
 
La nomination de deux institutrices laïques en 1884 provoque une protestation du maire de Ploumoguer.

Des corps de marins de la corvette Gorgone, qui fit naufrage sur le récif des Pierres Noires près de la Pointe Saint-Mathieu le [50] furent retrouvés sur la côte et inhumés dans le cimetière communal[51].

Les goémoniers étaient alors nombreux notamment dans l'anse de Porstheven où les restes d'un davier (davied en breton) sont encore visibles (une pierre plate en surplomb de la falaise à laquelle était attaché un mât en bois d'orme auquel étaient fixées les cordes servant à hisser les charges de goémon depuis l'estran) ; une douzaine de familles de goémoniers vivaient là au milieu du XIXe siècle[52].

René-Marie Perrot[Note 6], soldat au 15e régiment de ligne, fut blessé à la cuisse lors de la bataille de Solférino[53].

La révocation en 1884 des deux religieuses qui enseignaient à l'école congréganiste de Ploumoguer car elle enseignaient le catéchisme en breton contrairement aux directives de la loi du 28 mars 1882 entraîna la nomination de deux institutrices laïques en dépit des protestations du maire[54].

Benjamin Girard décrit ainsi Ploumoguer en 1889 :

« (...) Le bourg a une population agglomérée de 256 habitants. L'église paroissiale a été récemment reconstruite, à l'exception du clocher. La chapelle de Lamber, située dans la partie est de la commune, est le chef-lieu d'une seconde paroisse (...). Les îles de Béniguet, Quéménès, Trielen, Balannec et Bannec (...) sont des dépendances de la commune de Ploumoguer. Toutes ces îles sont des propriétés particulières et habitées par des fermiers, à l'exception de Bannec, qui n'est qu'un îlot désert et inculte. La baie des Blancs Sablons, sur le littoral de Ploumoguer, a une belle et vaste plage, dont l'accès est défendu par plusieurs redoutes et batteries. Dans la presqu'île de Kermorvan, située entre la baie susdite et un petit estuaire qui forme le port du Conquet, on voit plusieurs monuments druidiques [sic], assez bien conservés : un cromlec'h, deux dolmens et deux menhirs. À l'extrémité de la presqu'île, il existe une batterie et un phare à feu fixe blanc, d'une hauteur de 22 mètres et dont la portée est de 11 milles.[55] »

En 1897 l'élection de l'abbé Gayraud comme député de la circonscription de Brest fut activement soutenue par le clergé de Ploumoguer[56].

En 1899 Ploumoguer fut amputé de sept îles (Béniguet, Quéménès, Bannec, Balanec, Trielen, Chrétiens et Lédénez Quéménès) qui faisaient jusque-là partie du territoire communal au profit du Conquet.

Le XXe siècleModifier

La Belle ÉpoqueModifier

La population de Ploumoguer opposa une vive résistance à la fermeture de l'école congréganiste de Ploumoguer le  : cent hommes du 19e régiment d'infanterie et quatre brigades de gendarmerie (celles de Ploudalmézeau, Brest, Le Conquet et Saint-Renan) durent être dépêchées sur place :

« À l'entrée du bourg, une voiture s'arrête, de laquelle descendent les deux commissaires de police. Le signal de l'action est donné. La troupe obéit tandis que les habitants prévenus par le tocsin arrivent en foule. Le maire et son adjoint, ceints de leur écharpe tricolore, le clergé et tous les membres du conseil municipal sont réunis devant l'école en tête de tous les habitants de la commune. L'un des commissaires s'avance vers la foule et invite les citoyens paisibles à se retirer. Une immense clameur de protestation lui répond et les cris de « Vive la liberté ! Vive les Sœurs ! » retentissent à l'unisson, couvrant jusqu'aux roulements du tambour qui bat, à trois reprises, à chaque sommation. Deux hommes sont renversés, piétinés et blessés, l'un à la nuque, l'autre au pied. Après deux heures de reculades et de charges nouvelles, les gendarmes réussissent enfin à approcher de la barricade qui défendait l'entrée de la maison des Sœurs blanches. Ils scient les brancards des charrettes qui avaient été reliées par d'énormes chaînes, tandis que la foule continue ses cris et défend le terrain pied à pied. À ce moment le 19e d'infanterie entre en ligne, ce qui permet au serrurier, amené de Brest, de soulever la porte de l'école qui est défoncée au bout d'une demi-heure à l'aide d'un levier et d'une pioche, et malgré la belle résistance des défenseurs, qui enfoncent de nouveaux clous dans chaque planche sur le point d'être brisée. Il fallut ensuite enlever, une par une, les femmes qui s'opposaient résolument à l'entrée de la police. Le recteur de Ploumoguer, en qualité de propriétaire de l'immeuble, proteste. On parlemente. Puis, comme le maire, les conseillers municipaux, le clergé et les notables présents ont à cœur de ne pas risquer la vie de leurs administrés et paroissiens, qui offraient de résister jusqu'au bout, la porte est ouverte et les formalités habituelles de notification du décret, d'inventaire et d'apposition des scellés sont accomplies. Tout cela demande plus d'une heure. Les quatre Sœurs blanches protestent à leur tour, puis sortent au bras de notables de la commune pour se rendre à l'église, escortées par la foule, qui crie plus fort que jamais : « Vive les Sœurs ! Vive la liberté ! »[57] »

Le maire de Ploumoguer, Jean Cloatre, fut suspendu de ses fonctions et quelques habitants poursuivis[58] ; l'abbé Kersimon, vicaire, eut son traitement suspendu[Note 7]. Le , lors de la rentrée des classes, l'école congréganiste de Ploumoguer reste fermée ; « la grande majorité des enfants sont gardés dans leurs familles ; quelques-uns sont rentrés à l'école laïque (...). Plusieurs pères de famille sont décidés à instruire leurs enfants chez eux après les travaux des champs »[59]. L'une des religieuses fut poursuivie en mars 1903 devant le tribunal correctionnel de Brest pour « ouverture illégale d'école »[60].

Le les biens ayant appartenu à la fabrique de l'église de Lamber, qui étaient placés sous séquestre, sont attribués au bureau de bienfaisance de la commune de Ploumoguer[61].

Une épidémie de fièvre typhoïde fit 15 malades, dont trois décédèrent, à Ploumoguer en octobre 1911[62].

La Première Guerre mondialeModifier

 
Le monument aux morts de Ploumoguer

Le monument aux morts de Ploumoguer porte les noms de 68 soldats et marins morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale[63] et celui de Lamber porte 17 noms de soldats et marins morts pour la France pendant cette même guerre[64]. Quatre membres de la famille Lannuzel, des cultivateurs de Kerjozel, périrent pendant cette guerre : Gabriel (mort au combat en novembre 1914), René (mort en captivité en Allemagne en 1915), Joachim (mort en octobre 1916) et Hamon (mort en novembre 1916)[65]. Trois soldats au moins originaires de Ploumoguer sont morts sur le front belge (dont deux, Jean Hamon et Claude Le Ru, à Rossignol dès le et Hamon Coatanéa le au Mont Kemmel) ; Guillaume Perchoc est mort de maladie le à Zeitenlik (Grèce) dans le cadre de l'expédition de Salonique ; la plupart des autres sont morts sur le sol français dont Jean François Léost, prêtre instituteur à Ploumoguer, brancardier, gravement blessé dans une tranchée et décédé des suites de ses blessures à l'hôpital de Vannes[66] et Jean Le Gac, adjudant, tué le à Beaurains (Pas-de-Calais), décoré de la Croix de guerre.

Parmi les morts pour la France de Lamber, Jean Omnès a été tué dès le à Maissin (Belgique) et Pierre Autret, marsouin, est disparu en mer lors du naufrage du Provence le [67].

À Ploumoguer, selon un rapport du conseil départemental d'hygiène lié à la surmortalité constatée dans la commune (39 décès en 1918, 44 décès en 1919), « la grippe a fait de nombreuses victimes parmi les enfants en bas âge et parmi les vieillards. Ces derniers, surmenés par un travail intensif et déprimés par les soucis et les chagrins, ont été des proies toutes prêtes. La tuberculose et les autres affections courantes ont fourni leur contingent habituel de décès »[68].

L'Entre-deux-guerresModifier

 
Arrêté municipal du maire de Ploumoguer réglementant la coupe du goémon de rive en 1923 (journal L'Ouest-Éclair du ).

Le ramassage du goémon reste une activité importante ; un arrêté du maire de Ploumoguer en avril 1923 montre que la coupe du goémon de rive était alors strictement réglementée[69]. Le château de Kervadéza (construit vers 1840 par la famille Desson de Saint-Aignan sur le site d'un ancien manoir dont subsistent les communs et la chapelle), fut mis en vente en 1937, ainsi que toutes ses dépendances[70].

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

La Seconde Guerre mondialeModifier

Article détaillé : Bataillon de Ploudalmézeau.
 
Avis rendu à Brest de la cour martiale allemande condamnant Jean Auguste Quéméneur à être fusillé ()

Le monument aux morts de Ploumoguer porte les noms de 14 personnes mortes pour la France pendant la seconde Guerre mondiale ; parmi elles Jean Auguste Quéméneur, né le à Ploumoguer, fusillé au Bouguen à Brest le [71] pour avoir été surpris à couper des fils téléphoniques dans la région du Faou. Le monument aux morts de Lamber porte les noms de trois personnes (Marc Abiven, Louis Jaouen, François Podeur : ce dernier, maître fusilier à bord du cuirassé Bretagne, est mort le lors de l'Attaque anglaise de Mers el-Kébir) mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale[64].

Yves Morvan, un agriculteur de Ploumoguer, a décrit la vie quotidienne, les actions des troupes allemandes et les activités de la Résistance à Plomoguer et les communes avoisinantes pendant la Seconde Guerre mondiale[72].

L'après Seconde Guerre mondialeModifier

En 1955 est déclarée l'"Étoile sportive ploumoguerienne", membre de la Fédération gymnastique et sportive des patronages de France, et qui a son siège au presbytère[73].

En 1961, Ploumoguer perd au profit du Conquet 200 hectares (presqu'île de Kermorvan, dunes des Blancs Sablons et une partie du village de Lanfeust)[74].

Un soldat (Athanase Lenaff) et un marin (Étienne Kermergant) originaires de Ploumoguer sont morts pendant la Guerre d'Indochine, un soldat (Jean L'Hostis) en Tunisie et deux soldats (Jean Caradec, François Lamour) pendant la Guerre d'Algérie[71].

L'ouverture d'une école publique à Ploumoguer en 1981 se heurta à une vive opposition. Trente ans plus tard, les deux écoles, privée catholique l'une, laïque l'autre, étaient à peu près à égalité d'effectifs et leurs relations étaient courtoises[75].

Depuis les années 1980, la plage de Ploumoguer est régulièrement polluée par des éléments de plastique représentant le chat Garfield, issus d'un conteneur perdu par un navire-cargo[76].

Politique et administrationModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Liste des maires depuis 1945
1945 1963 Alain de Bergevin[Note 20]   Militaire retraité. Chevalier de la Légion d'honneur.
1963 mars 1965 Yves Petton    
mars 1965 mars 1977 Victor Martin    
mars 1977 mars 1989 Jean-Marie Le Hir   Officier du Mérite agricole
mars 1989 1992
(démission)
Christian Le Berre[77] DVD Ancien secrétaire général de la CUB
1992 mars 2014 Jean-Hervé l'Hostis[78] DVD  
mars 2014 En cours Didier Pluvinage DVD Retraité de la fonction publique

JumelagesModifier

HéraldiqueModifier

  Blason Coupé, au premier mi-coupé ondé d'or et d'azur, un soleil non figuré couchant de gueules issant de la partition; au deuxième d'or à trois quintefeuilles de gueules disposées 2 et 1; sur le tout un écusson d'azur chargé d'un barbeau d'argent en pal, au chef componé de neuf pièces d'azur et d'argent[79].
Détails
adoptées par délibération municipale le 5 février 1988
Alias Coupé, au premier mi-coupé ondé d'or et d'azur, un soleil non figuré couchant de gueules issant de la partition; au deuxième de sinople à deux gerbes de blé d'or; sur le tout un écusson d'azur chargé d'un barbeau d'argent en pal, à la bordure bastillée d'argent.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[80]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[81].

En 2016, la commune comptait 2 029 habitants[Note 21], en augmentation de 4 % par rapport à 2011 (Finistère : +0,93 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 4201 5531 9301 8201 7951 9101 8881 8882 040
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 8611 9041 9871 8511 9201 8861 8441 9181 967
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 8901 8981 9321 8841 8561 8201 7431 7421 678
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 5621 4751 3611 5601 6021 6461 8511 8801 942
2016 - - - - - - - -
2 029--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[82] puis Insee à partir de 2006[83].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Lieux et monumentsModifier

Patrimoine religieuxModifier

  • L'Église Saint-Pierre du bourg de Ploumoguer a été construite essentiellement en 1845/1846 sur des plans de l'architecte diocésain Joseph Bigot, à l'exception du clocher (1753). On y trouve deux retables latéraux du XVIIIe siècle à Saint-Michel (au Nord) et à la Vierge (Sud). Le nouvel autel de 1967/1968 comporte un bas-relief avec le Bon Pasteur[84].

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

  • La chapelle de Locméven : elle abrite des statues de saint Méen, de sainte Barbe, de saint Alar, de Saint-Jean-Baptiste et de la Vierge à l'Enfant. La chapelle actuelle date de 1812, reconstruite par Yves Le Gléau[Note 22] (rénovée en 1982), mais elle a remplacé une chapelle beaucoup plus ancienne qui était en ruine, mais dont la construction, selon la légende, datait du XIe siècle : les marins d'un navire britannique auraient miraculeusement pu gagner la crique voisine malgré la tempête alors que leur bateau sombrait et le capitaine aurait alors fait vœu d'édifier sur la côte une chapelle dédiée à Saint Méen. La fontaine située à proximité a, selon la tradition, le pouvoir de guérir les maladies de peau[85].

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Châteaux, manoirs et maisonsModifier

 
Sentier côtier à Locméven lors d'un tempête.
  • Le château de Cohars date de la fin du XVIIe siècle ; « un véritable rempart en moëllons taillés, de 100 mètres sur 120 mètres, épais de 6 mètres, avec chemin de ronde, et haut de 5 mètres, entoure le château et ses dépendances. De larges avenues boisées y menaient jadis. Elles furent toutes déboisées dans des conditions mémorables » pour fournir des traverses pour la construction de la ligne ferroviaire Paris-Brest mais elle ne purent servir car elles furent coupées trop court ! Il est habité au XXe siècle par la famille Abgrall, mais fut demeure seigneuriale des familles de Tinténiac et de Coëtivy sous l'Ancien Régime, puis fut la propriété de Tanguy Jacob[Note 23] et en 1842 de Pierre Colin[Note 24], aïeul de la famille Abgrall[86].
  • Le château de Kervadéza, de style néoclassique, construit vers 1840[87].
  • Le manoir du Plessis, appartenant aux Kerlec'h du XVe au XVIIe siècle est cité dans les textes dès 1483. Il conserve des éléments de son mobilier d'origine, comme des niches, un évier, deux cheminées monumentales, un souterrain et trois blasons, martelés pendant la Révolution, ornant la porte d'entrée en accolade[88].
  • La maison Quéré (1973)[89] est une œuvre de l'architecte Roger Le Flanchec (1915-1986), inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du . Une maquette de la maison Quéré est présentée dans la galerie moderne de la Cité de l'architecture et du patrimoine[90].

Architecture civile publiqueModifier

 
Monument aux morts de 1914-1918.
  • Le monument aux morts de 14/18
  • Un parc de 7 éoliennes de 750 kW et 48 mètres de diamètre a été construit à proximité du lieu-dit Kervoualc’h en 2003 et mis en service en 2004

CultureModifier

  • Association Théâtre à Ploumoguer
    • Compagnie de Théâtre "P&P".
    • Troupe de Théâtre "Les Fourre-Tout".
    • Programmation de spectacles tout au long de l'année d'octobre à octobre.
    • Troupes de théâtre amateur ou professionnel, chanteurs, spectacles divers.

Le nom de l'un de ses lieux-dits, Lanfeust, a inspiré les auteurs de la BD Lanfeust de Troy.

ÉvénementsModifier

  • Fête de la moisson, tous les ans le 1er dimanche d'août, avec battage à l'ancienne.
  • Les 'Lundis de Ploum' à Messouflin (Ar Re Viazak) tout l'été.
  • Les FNAP (Fest Noz à Ploumoguer) à Messouflin tous les mardis de l'été
  • spectacle de danse

Personnalités liées à la communeModifier

  • Troilus de Mesgouez (1536-1606) ou Troillus des Mesgoüets ou bien encore Troilus de La Roche de Mesgouez, est né au manoir de Mesgouez en Ploumoguer, fils de Guillaume de Mesgouez et de Françoise Campir, baptisé le 30 juin 1536 à Landerneau, paroisse Saint-Thomas, décédé en 1606, était un gentilhomme de Bretagne. Son influence à la cour de Catherine de Médicis, dont il devint l'amant après avoir été page à sa cour [91] lui vaut en 1567 le poste de gouverneur de Saint-Lô et Carentan, puis en 1568 le poste de gouverneur de Morlaix. En 1576, le roi Henri III crée en sa faveur le marquisat de La Roche en Saint-Thois dans l'actuel Finistère. En 1577 et 1578, le roi Henri III lui accorde deux commissions : celle de 1578 le nomme vice-roi des Terres-Neuves, c'est-à-dire de la Nouvelle-France, avec pouvoir de gouverner celle-ci[92].
  • Achille de Kergariou, né le à Quimper, décédé le à Ploumoguer. Marin, il commande la goélette Jeannette lorsque celle-ci est prise par les Anglais à Tobago le et fut prisonnier de ceux-ci pendant un an ; par la suite, devenu capitaine de frégate, il fit des campagnes à Saint-Domingue et aux États-Unis sur la flute Nécessité, puis commanda la frégate Valeureuse, notamment lors d'expéditions au Brésil et aux États-Unis. Revenant de ce pays sur le George Washington, il fut à nouveau fait prisonnier par les Anglais le et resta entre leurs mains jusqu'en 1814. Nommé capitaine de vaisseau, il commanda alors la Cybèle sur les eaux de Terre-Neuve, puis dans une mission en Extrême-Orient, allant notamment jusqu'à Macao, Hainan et en Indochine, revenant après près de trois ans de navigation avec des renseignements géographiques et hydrographiques précieux de cette région encore mal connue des navigateurs européens[93].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Désormais en Le Conquet.
  2. Personnes en âge de communier.
  3. Marie Magdeleine de Keroulas, née le à Brest, paroisse Saint-Louis, décédée le au château de Cohars en Ploumoguer.
  4. Probablement le premier cité est René Armand de Kersauson, né le au château de Kerjean-Mol en Trébabu.
  5. Louise Jouenne de Lorrière, mariée le à Brest avec Louis Joseph Beaussier de l'Isle (1700-1765), officier de marine.
  6. René-Marie Perrot, né le à Ploumoguer.
  7. En vertu du Concordat de 1801 les prêtres étaient alors payés par l'État.
  8. Guillaume Léaustic, né le au manoir de Lanfeust en Ploumoguer, décédé le à Ploumoguer.
  9. Guillaume Le Drast, né le à Ploumoguer, décédé le à Ploumoguer.
  10. Yves Stanislas Poullaouec, né le à Ploumoguer, décédé le à Ploumoguer.
  11. Jean René Le Drast, né le à Ploumoguer, décédé le à Ploumoguer.
  12. Olivier de Rodellec du Portzic, né le au château du Portzic en Saint-Pierre-Quilbignon, décédé le au château de Kerouzien en Ploumoguer.
  13. Servais Kérébel, né le à Plouarzel, décédé le à Ploumoguer.
  14. Stanislas Poullaouec, né le à Saint-Pabu, décédé le au bourg de Ploumoguer.
  15. Jean Hervé Poullaouec, né le à Ploumoguer, décédé le à Langueriec en Ploumoguer.
  16. Jean Cloatre, né le à Ploumoguer, décédé le à Ploumoguer.
  17. Hervé Férelloc, né le à Saint-Pierre-Quilbignon, décédé le au bourg de Ploumoguer.
  18. Jean René Cloatre, né le à Ploumoguer, décédé le à Plouarzel ou Jean René Cloatre, né le à Ploumoguer, décédé le à Ploumoguer.
  19. Guillaume Le Bihan, né le à Ploumoguer, décédé le à Ploumoguer.
  20. Alain de Bergevin, né le au château de Kerourien en Ploumoguer, décédé le à Ploumoguer.
  21. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.
  22. Yves Le Gléau, né le au manoir de Kerourien en Ploumoguer, laboureur, décédé le à Keramoal en Ploumoguer.
  23. Tanguy Jacob, né le à Lanildut, cultivateur, décédé le à Tréouergat
  24. Pierre Colin, né le à Plabennec, décédé le à Plabennec (mais habitait alors Lesneven).

RéférencesModifier

  1. Centre Généalogique du Finistère
  2. " Dictionnaire géographique, administratif, postal, statistique, archéologique, etc., de la France, de l'Algérie et des colonies", volume 2, 1869, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k73534t/f551.image.r=Ploumoguer?rk=4248948;0
  3. Bruno Cabanis, Découverte géologique de la Bretagne, Cid éditions, , p. 84
  4. Semelle de gneiss de Plouénan, nappe intermédiaire (le Conquet – Penzé) formée de micaschistes, nappe supérieure à schistes briovériens recoupés par des granodiorites très déformées (orthogneiss de Brest), et recouverts de séries paléozoïques épimétamorphiques.
  5. C. Barrois, Carte géologique à 1/80000, feuille Lannion (1re édit.), 1909.
  6. Louis Chauris, « Le granite porphyroïde de Porzpaul dans l'île d'Ouessant: un nouvel élément dans la ceinture des « granites rouges » du Massif armoricain (France) », Comptes Rendus de l'Académie des Sciences, Paris, série II, t. 313,‎ , p. 245-250.
  7. Hubert Lardeux, Claude Audren, Bretagne, Masson, , p. 127.
  8. On y observe une alternance de lits clairs quartzo-feldspathiques et de lits plus sombres à biotite et muscovite ; des lentilles aplaties de sillimanite pouvant atteindre quelques cm de puissance ; des néosomes et des paléosomes.
  9. « La sortie du 12.06.2010 dans le Léon », sur sgmb.univ-rennes1.fr, .
  10. Hubert Lardeux, Claude Audren, Bretagne, Masson, , p. 62.
  11. Pierre-Roland Giot, « Le travail de la fibrolite en Armorique », Bulletin de la Société préhistorique française, t. 49,‎ , p. 395-398.
  12. (en) Martial Caroff, Hervé Bellon, Louis Chauris, Jean-Paul Carron, « Magmatisme fissural triasico-liasique dans l'ouest du Massif armoricain (France): pétrologie, géochimie, âge, et modalités de la mise en place », Canadian Journal of Earth Sciences, vol. 32, no 11,‎ , p. 1921-1936 (DOI 10.1139/e95-147).
  13. http://www.patrimoine-iroise.fr/naturel/roches/Brenterch.php
  14. Alexandre Aubray, Hervé Bertrand, Pierre Thomas, Damien Mollex, « Le dyke basaltique d'âge mésozoïque de Brenterc'h (Finistère Nord) : un marqueur excentré de la province magmatique géante CAMP, précurseur de l'ouverture de l'océan Atlantique central », sur planet-terre.ens-lyon.fr,
  15. Du nom du géologue Fernand Kerforne ayant étudié cette faille au début du XXe siècle.
  16. « La falaise de Brenterc'h », sur patrimoine-iroise.fr (consulté le 4 mars 2019)
  17. René Largillière, Les saints et l'organisation chrétienne primitive dans l'Armorique bretonne, (lire en ligne)
  18. Hervé Abalain, Noms de lieux bretons, Editions Jean-paul Gisserot (ISBN 2877474828, lire en ligne), p. 96
  19. infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Ploumoguer » (consulté le 28 janvier 2017)
  20. Bernard Tanguy, Les noms de lieux. Mémoire des hommes et du paysage, revue ArMen no 22
  21. a b et c Jean-Yves Éveillard, « Voies rmaines: les routes vers la Mer d'Iroise », Le Télégramme,‎ (lire en ligne).
  22. Paul du Châtellier, La pointe de Kermorvan en Ploumoguer (Finistère), ses monuments, pierres à cupules, "Bulletin de la Société archéologique de Brest", 1903 et "L'homme préhistorique", janvier 1904, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58600685/f37.image.r=Ploumoguer?rk=64378;0
  23. "Journal officiel de la République française. Lois et décrets", n° du 18 avril 1914, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63830269/f16.image.r=Ploumoguer
  24. Capitaine G. du Plessix, Découverte d'une pierre gravée dans les landes de Kermorvan. Commune de Ploumoguer, près Le Conquet (Finistère), "Bulletin de la Société archéologique de Nantes et du département de la Loire-inférieure", 1918, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207726f/f83.image.r=Ploumoguer
  25. http://www.amis-st-mathieu.org/spip.php?article18
  26. http://www.aspect-le-conquet.fr/le-conquet-en-savoir-plus/
  27. http://www.infobretagne.com/ploumoguer.htm
  28. André Mussat, Arts et cultures en Bretagne, éditions Ouest-France, (ISBN 2-7373-1932-3)
  29. http://www.infobretagne.com/ploumoguer.htm
  30. J. Trévédy, Le centenaire Jean Causeur, Bulletin de la Société archéologique du Finistère, tome XX, 1893
  31. Centre Généalogique du Finistère
  32. Jacques Cambry écrit à tort qu'il serait mort le Voyage dans le Finistère, ou État de ce département en 1794 et 1795, Tome troisième, page 186, librairie du Cercle social, Paris, 1798
  33. Son second mariage fut célébré le à Ploumoguer
  34. Gazette de France, n° du 13 décembre 1771, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6443789c/f4.image.r=Ploumoguer?rk=386268;0
  35. Jacques Cambry, Voyage dans le Finistère, ou État de ce département en 1794 et 1795, Tome troisième, page 186, librairie du Cercle social, Paris, 1798
  36. Edm.-M. P. Du V, "Le R. P. Julien Maunoir, de la Compagnie de Jésus, apôtre de la Bretagne au XVIIe siècle", 1869, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63707557/f189.image.r=Ploumoguer?rk=2145933;2
  37. >"Ordonnance... portant imposition pour la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne", 1759, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97412315/f8.image.r=Plovan
  38. Jean-Baptiste Ogée, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", tome 3, 1778, consultable https://archive.org/details/dictionnairehist03og/page/424
  39. Henri Sée, Les classes rurales en Bretagne du XVIe à la Révolution, revue "Annales de Bretagne", 1907, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k115319g/f568.image.r=Ploumoguer?rk=3283278;0 et https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k115319g/f401.image.r=Ploumoguer?rk=3283278;0
  40. Auguste Lemasson, "Les Victimes religieuses de la Révolution dans la province ecclésiastique de Bretagne, 1793-1800", 1929, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k30415155/f167.image.r=Plouarzel
  41. François Le Coz, né à Collorec, recteur de Poullaouen, fut probablement le premier prêtre réfractaire guillotiné à Brest, le même jour que Jean Le Drévez
  42. Albert Laot, "La bataille de Kerguidu. Révolte contre-révolutionnaire en Basse-Bretagne, mythe et réalité", Skol Vreizh n°65, 2013
  43. Prosper Levot, "Histoire de la ville et du port de Brest pendant la Terreur", consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96132324/f144.image.r=Ploumoguer?rk=1309019;2
  44. http://cassini.ehess.fr/cassini/fr/html/fiche.php?select_resultat=61018
  45. Éphrem Houël, "Traité complet de l'élève du cheval en Bretagne", 1842, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65256863/f278.image.r=Ploumoguer
  46. Gustave Heuzé, "Les Primes d'honneur, les médailles de spécialités et les prix d'honneur des fermes-écoles décernés dans les concours régionaux", 1869, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5628088t/f191.image.r=Ploumoguer?rk=3433493;2
  47. "Liste des récompenses : Exposition universelle de 1900, à Paris", 1901, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9765409t/f1477.image.r=Ploumoguer?rk=4570838;0
  48. P. Varin, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, t. 2, (lire en ligne).
  49. Marie-Paule et Bernard Kernéis, Les écoles de hameaux : deux programmes d' envergure à la fin du XIXe siècle dans le Finistère, revue "Le Lien", Centre généalogique du Finistère, n° 151, septembre 2019. Site des auteurs http://www.roch-gad.eu
  50. http://histomar.net/Manche/htm/gorgone.htm
  51. Journal Le Petit Journal, n° du 14 janvier 1870, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k590622g/f3.image.r=Lanildut?rk=21459;2
  52. Panneau d'information touristique situé sur place.
  53. Jean-Charles Chenu, "Statistique médico-chirurgicale de la campagne d'Italie en 1859 et 1860", 1869, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61228397/f744.image.r=Ploumoguer
  54. Journal La Lanterne, n° du 25 mars 1884, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k75072118/f3.image.r=Ploumoguer?rk=64378;0 et n° du 1er avril 1884, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k75072185/f1.image.r=Ploumoguer?rk=85837;2
  55. Benjamin Girard, "La Bretagne maritime", 1889, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5744832r/f260.image.r=Ploumoguer?rk=2274689;2
  56. Journal L'Univers, n° du 1er mars 1897, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k709416r/f3.image.r=Ploumoguer?rk=21459;2 et n° du 13 juin 1897, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k709517f/f2.image.r=Ploumoguer?rk=214593;2
  57. Journal Le Pays, n° du 19 août 1902, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4679636n/f3.image.r=Ploumoguer?rk=257512;0
  58. Journal Le Petit Journal, n°du 29 août 1902, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6161763/f3.image.r=Ploumoguer?rk=128756;0 et n° du 11 septembre 1902, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k616189k/f4.image.r=Ploumoguer?rk=85837;2 ; journal La Petite Presse, n° du 30 août 1902, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k47271721/f1.image.r=Ploumoguer?rk=107296;4
  59. Journal Le Pays, n° du 17 septembre 1902, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4679665c/f1.image.r=Ploumoguer?rk=42918;4
  60. Journal La Lanterne, n° du 21 mars 1903, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k75110503/f3.image.r=Ploumoguer?rk=214593;2
  61. "Journal officiel de la République française. Lois et décrets", n° du 9 décembre 1911, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6342187x/f4.image.r=Ploumoguer?rk=386268;0
  62. Journal La Croix, n° du 27 octobre 1911, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k258131h/f5.image.r=Ploumoguer?rk=493564;4
  63. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?insee=29201&dpt=29&idsource=15044&table=bp03
  64. a et b http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?insee=29201&dpt=29&idsource=14359&table=bp03
  65. http://www.ploumoguer.bzh/scripts/files/57112bbd619072.98607496/ploum-mag-2-v3.pdf
  66. "Dieu et patrie : l'héroïsme du clergé français devant l'ennemi", 15 août 1915, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63149365/f11.image.r=Ploumoguer?rk=1008588;4
  67. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=14359
  68. "Procès-verbaux et rapports du conseil départemental d'hygiène et des commissions sanitaires du Finistère", 1923, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6505561c/f123.image.r=Ploumoguer
  69. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 30 avril 1923, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k647260s/f6.image.r=Ploumoguer?rk=150215;2
  70. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 5 décembre 1937, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6610969/f14.image.r=Ploumoguer?rk=600861;2
  71. a et b http://www.ploumoguer.bzh/scripts/files/571e21a0e969c3.39062509/liste-morts-pour-la-france.pdf
  72. http://www.wiki-brest.net/index.php/R%C3%A9cit_de_Yves_Morvan
  73. "Annuaire / Fédération gymnastique et sportive des patronages de France", 1955, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9663424n/f335.image.r=Ploumoguer?rk=2360526;4
  74. http://www.ploumoguer.bzh/histoire.php
  75. Jean Rohou, "Fils de ploucs", tome 2, 2007, éditions Ouest-France, (ISBN 978-27373-3908-0)
  76. « « A la pointe du Finistère, le chat Garfield est devenu un symbole de la pollution marine au plastique » », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 11 mars 2019)
  77. « Décès de Christian Le Berre ancien secrétaire général de la CUB », Le Télégramme,‎ (lire en ligne)
  78. « Jean-Hervé l'Hostis maire honoraire », Le Télégramme,‎ (lire en ligne)
  79. http://www.ploumoguer.fr/
  80. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  81. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  82. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  83. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  84. a et b René Couffon et Alfred Le Bars, Diocèse de Quimper et de Léon : nouveau répertoire des églises et chapelles, Association diocésaine de Quimper, (ISBN 9782950330901)
  85. http://www.patrimoine-iroise.fr/culturel/religieux/Locmeven.php
  86. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 13 janvier 1931, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k658426t/f4.image.r=Ploumoguer?rk=1072966;4
  87. http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/chateau-de-kervadeza-ploumoguer/7fd62232-f76c-44e1-b490-d78a689fedbc
  88. le manoir du Plessis sur le site topic-topos
  89. « Maison Quéré », notice no PA29000008, base Mérimée, ministère français de la Culture
  90. La maquette de la maison Quéré
  91. Troilus de Mesgouez#cite note-1.
  92. Troilus de Mesgouez#cite note-Lanctot-2.
  93. Pierre de Joinville, "La mission de "la Cybèle" en Extrême-Orient, 1817-1818 / Journal de voyage du capitaine A. de Kergariou", consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5791012p/f28.image.r=Ploumoguer

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :