Jacques Weber

acteur, réalisateur et scénariste français
Jacques Weber
Jacques Weber en février 2012.
Biographie
Naissance
(74 ans)
Paris
Nationalité
Formation
Activités
Acteur, narrateur de livre audio, réalisateur, scénaristeVoir et modifier les données sur Wikidata
Période d'activité
depuis Voir et modifier les données sur Wikidata
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Distinctions
Films notables

Jacques Weber est un acteur, réalisateur, scénariste et metteur en scène français, né le à Paris.

Biographie modifier

Formation modifier

Jacques Weber est né le à Paris dans une famille bourgeoise, d’un père ayant des origines suisses, physicien puis chimiste, polytechnicien et enfin directeur d'un laboratoire, et d’une mère au foyer[1]. Il a un frère aîné et deux sœurs[1].

Élève au lycée Carnot, il a pour camarades de classe Francis Huster et Jacques Spiesser avec qui il s'inscrit au Conservatoire municipal du 18e arrondissement de Paris[2]. Il poursuit ses classes en art dramatique à l'école de la rue Blanche puis intègre en 1969 le Conservatoire, dont il sort avec un prix d'excellence. C'est à cette époque qu'il rencontre Pierre Brasseur qui devient son mentor, vivant à ses côtés un an et demi[3]. Il refuse d'entrer à la Comédie-Française et intègre le théâtre populaire de Reims de Robert Hossein[4],[5].

Carrière modifier

 
Jacques Weber au festival de Cannes 1999.

En 1970, Marcel Cravenne l'engage pour jouer dans Tartuffe à la télévision.

En 1972, il est Haroun dans Faustine et le Bel Été et joue le rôle d'Hugo dans État de siège de Costa-Gavras. Depuis R.A.S. (1973) d'Yves Boisset, il obtient également des rôles principaux : dans Le Malin Plaisir, séduit par sa partenaire Claude Jade, il joue le rôle principal du jeune écrivain Marc entièrement nu. S'il découvre dans ce policier de Bernard Toublanc-Michel un complot de meurtre, il tombe sous le charme d'Anicée Alvina dans Une femme fatale de Jacques Doniol-Valcroze .

De 1979 à 1985, il dirige le Centre dramatique national de Lyon (théâtre du 8e), puis, de 1986 à 2001, le théâtre de Nice, Centre dramatique national Nice-Côte d'Azur. Il a joué et mis en scène les grands rôles du théâtre classique, dont Cyrano pendant plusieurs saisons. Il joue 500 fois le rôle-titre de Cyrano de Bergerac, mais dans le film Cyrano de Bergerac, en 1990, c'est De Guiche qu'il interprète.

En 1982 il est Bel-Ami de Guy de Maupassant dans l'adaptation de Pierre Cardinal. À la télévision il interprète, entre autres, Le Comte de Monte-Cristo de Denys de La Patellière et le juge Antoine Rives dans le feuilleton de Gilles Béhat.

En 1998, il joue Don Juan, qui séduit Emmanuelle Béart. En 2008, il dirige Isabelle Adjani dans une adaptation télévisée de Figaro qu'il réalise pour France 3.

 
Jacques Weber en .

En 2013, lors de l'Ommegang de Bruxelles, il tient le rôle de Charles Quint.

Engagements modifier

Jacques Weber se définit comme un « communiste pur et dur »[6].

En 2011, Jacques Weber soutient le chef Raoni dans son combat contre le barrage de Belo Monte[réf. souhaitée].

Lors du premier tour de l'élection présidentielle de 2012, il vote pour le candidat Parti socialiste François Hollande, craignant une désunion de la gauche[7],[8].

Il est parrain de l'école de spectacle « Les enfants de la comédie », à Sèvres[réf. souhaitée].

Le , il participe à la Conférence Berryer, qui met en scène les douze avocats lauréats du concours de la Conférence des avocats du barreau de Paris, un invité célèbre, deux valeureux candidats, un ancien secrétaire et les spectateurs[réf. souhaitée].

Le , lors de l'émission télévisée On n'est pas couché sur France 2, il est invité par Jean-Luc Mélenchon sur le plateau. Il déclare alors soutenir le candidat de La France insoumise à l'élection présidentielle de 2017, tout en précisant également que rien n'est définitif et qu'il préfère attendre de voir quelle sera la situation en 2017[7].

Dans le cadre de l'élection présidentielle de 2022, il lance un appel, relayé sur les réseaux sociaux, à se rendre au meeting de Jean-Luc Mélenchon, qu'il soutient de nouveau au premier tour, le à Montpellier. Il figure ensuite dans un clip diffusé en ouverture de ce meeting[9].

En , il est signataire de la tribune controversée N'effacez pas Gérard Depardieu visant notamment à défendre la présomption d'innocence de Gérard Depardieu, alors accusé de viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel[10]. Le , il présente ses excuses[11]. Il déclare notamment : « Je mesure chaque jour mon aveuglement. J'ai par réflexe d'amitié signé à la hâte, sans me renseigner, oui j'ai signé en oubliant les victimes et le sort de milliers de femmes dans le monde qui souffrent d'un état de fait trop longtemps admis […] Ma signature était un autre viol »[12].

Vie privée modifier

Jacques Weber s'est marié en avec Christine Weber, devenue son assistante. Ils ont trois enfants[13], deux fils prénommés Tommy (réalisateur) et Stanley (comédien), et une fille, Kim (photographe)[14].

Filmographie modifier

Cinéma modifier

Longs métrages modifier

Courts métrages modifier

  • 2002 : La Panne de Pierre Pampini : Le mari
  • 2006 : Le Poids du silence de David Benmussa
  • 2012 : Désolée pour hier soir d'Hortense Gélinet : Marc

Télévision modifier

Séries télévisées modifier

Téléfilms modifier

Théâtre modifier

Années 1970 modifier

Années 1980 modifier

Années 1990 modifier

Années 2000 modifier

 
L'acteur en 2007.

Années 2010 modifier

Années 2020 modifier

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Publications modifier

Jacques Weber publie Des petits coins de paradis en , son premier récit, qui relate sa vie d'artiste et ses amitiés[16].

  • À vue de nez. Mengès, 1985, 185 p.
  • Molière. Jour après jour. Avec la collaboration de Bernard Weber. Ramsay : Archimbaud, 1995, 210 p.
  • Des petits coins de paradis. Pour mémoire(s), Cherche-Midi, 2009, 205 p. (ISBN 978-2-7491-1413-2)
  • Cyrano, ma vie dans la sienne, Stock, 2011, 232 p. (ISBN 978-2-234-07171-1)
  • J'aurais aimé être un rebelle, avec Caroline Glorion, Presses de la Renaissance, 2014, 168 p. (ISBN 978-2-7509-0780-8)
  • La brûlure de l'été, Stock, 208 p.
  • Vivre en bourgeois, penser en demi-dieu, Fayard, 2018
  • L'entrée des mots, éditions de l'Observatoire, 2019, 141 p.
  • Paris-Beyrouth, Le Cherche-Midi, 2020, 160 p.
  • On ne dit jamais assez aux gens qu'on les aime, éditions de l'Observatoire, 2023.

Livre audio modifier

Distinctions modifier

Récompenses modifier

Nominations modifier

Décorations modifier

Notes et références modifier

  1. a et b Interview de Jacques Weber, Paris Match no 3086, , p. 27
  2. Jacques WEBER, Des petits coins de paradis, Le Cherche Midi, , p. 121
  3. Anne-Laure Gannac, « Jacques Weber : « La personne qui a le plus compté dans ma vie est Pierre Brasseur » », sur psychologies.com,
  4. Philippe Lançon, « Mesure pour démesure », Libération,
  5. « Biographie de Jacques Weber », Le Nouvel Observateur
  6. « Jacques Weber : «Reims, c’était magnifique comme ambiance» », sur lardennais.fr,
  7. a et b Déclaration de Jacques Weber dans l'émission On n'est pas couché, le .[source insuffisante]
  8. « Les "hollandais" de la culture. Ces artistes qui le soutiennent », Le Figaro, encart « Le Figaro et vous », jeudi , page 32.
  9. « Les riches sont des assistés - Meeting de Mélenchon à Montpellier » (consulté le )
  10. « Accusé de violences sexuelles: Une tribune de soutien à Gérard Depardieu qui crée le malaise », sur L'indépendant, (consulté le )
  11. « « Ma signature était un autre viol », Jacques Weber s’excuse après son soutien à Depardieu », sur Le HuffPost, (consulté le )
  12. « "Ma signature était un autre viol" : l'acteur et metteur en scène Jacques Weber dit avoir "mal lu" la tribune de soutien à Gérard Depardieu », sur Franceinfo, (consulté le )
  13. « Jacques Weber, un homme comblé avec sa femme Christine et ses trois enfants », Pure People.com, (consulté le ).
  14. Jean-Paul Billo, « Le bel appétit de Jacques Weber », sur francebleu.fr,
  15. Patrick Roegiers, Hôtel Europe : Bernard-Henri Lévy, Lacques Weber et l'atelier de la pensée, La Règle du jeu,
  16. Jacques Weber, Des petits coins de paradis, Éditions du Cherche-Midi, Collection Documents, 2009
  17. Décret du portant promotion et nomination, JORF no 163 du , p. 11280, texte no 4, NOR PREX0813584D, sur Légifrance.
  18. Décret du portant promotion et nomination, JORF no 1 du , p. 29, NOR PREX9612816D, sur Légifrance.
  19. « Jacques Weber », sur France Bleu (consulté le )

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