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Théâtre Mogador

théâtre dans le 9e arrondissement de Paris

HistoriqueModifier

La salle est créée par un financier britannique, sir Alfred Butt, qui la fait construire sur le modèle du Palace, music-hall londonien édifié par l'architecte Bertie Crewe. C'est l'architecte français Édouard Niermans qui suit les travaux. La salle se nomme d'abord le Palace Théâtre puis prend le nom de Mogador car elle est située au 25, rue de Mogador (ancien nom de la ville d'Essaouira au Maroc). Elle est inaugurée en avril 1919 par le futur président des États-Unis Franklin Delano Roosevelt[1].

Au cours des années 1920, la salle accueille les Ballets russes de Diaghilev et, en séances d'après-midi, les Thés Mogador, des après-midi musicaux. La décennie suivante, c'est Mistinguett qui y connaîtra le succès, notamment avec son spectacle Ça, c'est parisien.

La salle est consacrée aux opérettes, revues, comédies musicales depuis les années 1930. Les frères Isola y créent de nombreux succès comme No, No, Nanette, Rose-Marie et L'Auberge du Cheval-Blanc. En 1941, Henri Varna, également directeur du Casino de Paris, prend possession du théâtre et y produit des opérettes à grand spectacle qui vont faire la renommée internationale de la salle : Violettes impériales, Les Amants de Venise, Naples au baiser de feu ou Michel Strogoff ainsi que les multiples reprises de La Veuve Joyeuse avec des artistes de haut vol comme Georie Boué de l'Opéra de Paris, Jacques Jansen, Marcel Merkès, Paulette Merval, Tino Rossi. À la mort du directeur, en 1969, le Théâtre Mogador devient le Théâtre Henri-Varna-Mogador. La direction d'Hélène Martini renouvelle le genre avec des spectacles comme Monsieur Pompadour et Hello Dolly.

La salle accueille aussi des concerts à partir des années 1980. Higelin y avait déjà tenu l'affiche durant l'hiver 1980-1981, pour une série de concerts mémorables.

The Shadows vont aussi y jouer en décembre 1980 pour un concert unique car l'Olympia n'était pas libre.

Le Théâtre Mogador a accueilli la cérémonie des Molières en 2002, 2003, 2005 et 2006.

En 2005, le lieu est racheté par le grand groupe hollandais Stage Entertainment.

En 2010, 50 théâtres privés parisiens réunis au sein de l’Association pour le soutien du théâtre privé (ASTP) et du Syndicat national des directeurs et tourneurs du théâtre privé (SNDTP), dont fait partie le théâtre Mogador, décident d'unir leur force sous une enseigne commune : les Théâtres parisiens associés[2].

Le 25 septembre 2016, un incendie se déclare dans les sous-sols, touchant le plancher de la scène[3] et entraînant la fermeture du théâtre pendant plusieurs mois.

Le théâtre rouvre ses portes à l'automne 2017 avec un nouveau spectacle à l'affiche.

RépertoireModifier

Direction Cora Laparcerie (octobre 1923- mai 1924)Modifier

Direction frères Isola (1925-1936)Modifier

Direction Teddy Ehrenthal (1936-1937)Modifier

Direction Mitty Goldin (1937-1939)Modifier

Direction Henri Varna (1940-1969)Modifier

Direction Noël Marcellin (1969-1970)Modifier

Direction Hélène Martini (1971-1975)Modifier

Direction André Huet (1976-1982)Modifier

Direction Fernand Lumbroso (1983-1993)Modifier

Direction Denise Petitdidier (1993-1999)Modifier

Direction Jack-Henri Soumère (2000-2005)Modifier

Direction Stage Entertainement France (depuis 2005)Modifier

 
Le Bal des vampires au théâtre Mogador

Notes et référencesModifier

  1. Jean-François Pinchon, Édouard Niermans, architecte de la Café-Society, 1991.
  2. Le théâtre Mogador sur le site officiel des Théâtres parisiens associés.
  3. « Un incendie dans les sous-sols du théâtre Mogador » (consulté le 25 septembre 2016)

AnnexesModifier

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Lien externeModifier